Religion dans le Monde Antique

Définition

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 23 mars 2018
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Disponible dans ces autres langues: anglais, arabe, espagnol, Turc
Sumerian Worshipper Statue (by Osama Shukir Muhammed Amin, Copyright)
Statue d'adorateur sumérien
Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

La religion (du latin Religio, qui signifie "retenue", ou Relegere, selon Cicéron, qui signifie "répéter, relire", ou, plus probablement, Religionem, "montrer du respect pour ce qui est sacré") est un système organisé de croyances et de pratiques tournant autour d'une expérience spirituelle transcendante ou y conduisant. Il n'existe aucune culture enregistrée dans l'histoire de l'humanité qui n'ait pas pratiqué une quelconque forme de religion.

Dans l'Antiquité, la religion était indissociable de ce que l'on appelle aujourd'hui la "mythologie" et consistait en des rituels réguliers fondés sur la croyance en des entités surnaturelles supérieures qui avaient créé et continuaient de maintenir le monde et le cosmos environnant. Ces entités étaient anthropomorphes et se comportaient d'une manière qui reflétait étroitement les valeurs de la culture (comme en Égypte) ou se livraient parfois à des actes contraires à ces valeurs (comme on le voit avec les dieux de la Grèce). La religion, hier comme aujourd'hui, se préoccupe de l'aspect spirituel de la condition humaine, des dieux et des déesses (ou d'un dieu ou d'une déesse unique et personnel), de la création du monde, de la place de l'être humain dans ce monde, de la vie après la mort, de l'éternité et de la manière d'échapper à la souffrance dans ce monde ou dans l'autre; et chaque nation a créé son propre dieu à son image et à sa ressemblance. Le philosophe grec Xénophane de Colophon (c. 570-478 av. J.-C.) a écrit :

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Les mortels supposent que les dieux sont nés et ont des vêtements, des voix et des formes comme les leurs. Mais si les bœufs, les chevaux et les lions avaient des mains ou pouvaient peindre avec leurs mains et façonner des œuvres comme le font les hommes, les chevaux peindraient des images de dieux semblables à des chevaux et les bœufs des images semblables à des bœufs, et chacun façonnerait des corps semblables aux siens. Les Éthiopiens considèrent que les dieux ont le nez plat et sont noirs ; les Thraces pensent qu'ils ont les yeux bleus et les cheveux roux.

Xénophane croyait qu'il y avait "un dieu, le plus grand parmi les dieux et les hommes, qui ne ressemble en rien aux mortels, ni par son corps ni par son esprit", mais il était dans la minorité. Le monothéisme n'avait pas de sens pour les peuples de l'Antiquité, à l'exception des visionnaires et des prophètes du judaïsme. La plupart des gens, du moins pour autant que l'on puisse en juger par les documents écrits et archéologiques, croyaient en de nombreux dieux, chacun ayant une sphère d'influence particulière. Au cours de notre vie, il n'y a pas qu'une seule personne qui subvient à nos besoins; nous interagissons avec de nombreux types de personnes différentes afin d'atteindre la plénitude et de maintenir un certain niveau de vie.

Les anciens pensaient qu'aucun dieu unique ne pouvait répondre à tous les besoins d'un individu.

Dans le courant de notre vie, nous interagissons avec nos parents, nos frères et sœurs, nos enseignants, nos amis, nos amants, nos employeurs, nos médecins, nos pompistes, nos plombiers, nos politiciens, nos vétérinaires, etc. Aucune personne ne peut remplir tous ces rôles ou répondre à tous les besoins d'un individu, comme c'était aussi le cas dans l'Antiquité.

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De la même manière, les anciens estimaient qu'aucun dieu unique ne pouvait répondre à tous les besoins d'un individu. De même que l'on n'irait pas voir un plombier avec son chien malade, on n'irait pas voir un dieu de la guerre avec un problème d'amour. Si l'on souffrait de chagrin d'amour, on allait voir la déesse de l'amour ; si l'on voulait gagner au combat, alors on consultait le dieu de la guerre.

Les nombreux dieux des religions du monde antique remplissaient cette fonction en tant que spécialistes dans leurs domaines respectifs. Dans certaines cultures, un certain dieu ou une certaine déesse devenait si populaire qu'il ou elle transcendait la compréhension culturelle de la multiplicité et assumait une position si puissante et si englobante qu'elle transformait presque une culture polythéiste en hénothéiste.

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West Pediment of the Parthenon (Reconstruction)
Fronton ouest du Parthénon (reconstruction)
Tilemahos Efthimiadis (CC BY-SA)

Alors que le polythéisme signifie l'adoration de plusieurs dieux, l'hénothéisme signifie l'adoration d'un seul dieu sous plusieurs formes. Ce changement de conception était extrêmement rare dans le monde antique, et la déesse Isis et le dieu Amon d'Égypte sont probablement les meilleurs exemples de l'ascension d'une divinité parmi d'autres au statut de créateur suprême et pourvoyeur de l'univers reconnu sous différentes formes.

Comme nous l'avons vu, toutes les cultures anciennes pratiquaient une forme de religion, mais il est impossible de déterminer avec certitude où la religion vit le jour. Le débat sur la question de savoir si la religion mésopotamienne influença celle des Égyptiens dure depuis plus d'un siècle maintenant et n'est pas plus près d'être résolu qu'à ses débuts. Il est plus que probable que chaque culture développa sa propre croyance en des entités surnaturelles pour expliquer des phénomènes naturels (le jour et la nuit, les saisons) ou pour aider à donner un sens à leur vie et à l'état incertain dans lequel les humains se trouvaient au quotidien.

Bien qu'il puisse s'agir d'un exercice intéressant d'échange culturel que de tenter de retracer les origines de la religion, cela ne semble pas être une utilisation très utile de son temps, alors qu'il semble assez clair que l'impulsion religieuse fait simplement partie de la condition humaine et que différentes cultures dans différentes parties du monde auraient pu arriver indépendamment aux mêmes conclusions sur le sens de la vie.

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Queen of the Night or Burney's Relief, Mesopotamia
Reine de la nuit ou plaque de Burney, Mésopotamie
Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

La religion dans l'ancienne Mésopotamie

Comme pour de nombreuses avancées culturelles et inventions, le "berceau de la civilisation", la Mésopotamie, a été cité comme le lieu de naissance de la religion. On ignore quand la religion se développa en Mésopotamie, mais les premières traces écrites de la pratique religieuse datent de Sumer, vers 3500 avant notre ère. Selon les croyances religieuses mésopotamiennes, les êtres humains étaient des collaborateurs des dieux et travaillaient avec eux et pour eux afin de retenir les forces du chaos qui avaient été contrôlées par les divinités suprêmes au début des temps. L'ordre avait été créé à partir du chaos par les dieux et l'un des mythes les plus populaires illustrant ce principe racontait que le grand dieu Marduk avait vaincu Tiamat et les forces du chaos pour créer le monde. L'historien D. Brendan Nagle écrit :

Malgré l'apparente victoire des dieux, il n'y avait aucune garantie que les forces du chaos ne puissent pas retrouver leur force et renverser la création ordonnée des dieux. Les dieux comme les humains étaient impliqués dans la lutte perpétuelle pour contenir les puissances du chaos, et ils avaient chacun leur rôle à jouer dans cette bataille dramatique. La responsabilité des habitants des cités mésopotamiennes était de fournir aux dieux tout ce dont ils avaient besoin pour diriger le monde. (11)

Les dieux récompensaient les humains pour leurs services en prenant soin de leurs besoins quotidiens dans la vie.

Les humains avaient été créés, en fait, dans ce but précis : travailler avec et pour les dieux dans un but mutuellement bénéfique. L'affirmation de certains historiens selon laquelle les Mésopotamiens étaient les esclaves de leurs dieux est indéfendable, car il est tout à fait clair que les gens comprenaient leur position en tant que collaborateurs. Les dieux récompensaient les humains pour leurs services en répondant à leurs besoins quotidiens (par exemple en leur fournissant de la bière, la boisson des dieux) et en entretenant le monde dans lequel ils vivaient. Ces dieux connaissaient intimement les besoins du peuple car ils n'étaient pas des entités lointaines qui vivaient dans les cieux mais habitaient des maisons sur terre construites pour eux par leur peuple ; ces maisons étaient les temples qui étaient élevés dans chaque ville mésopotamienne.

Les complexes de temples, dominés par l'imposante ziggourat, étaient considérés comme les maisons littérales des dieux et leurs statues étaient nourries, baignées et habillées quotidiennement par les prêtres et prêtresses qui s'en occupaient comme on le ferait pour un roi ou une reine. Dans le cas de Marduk, par exemple, sa statue était transportée hors de son temple pendant le festival qui l'honorait et à travers la ville de Babylone afin qu'il puisse en apprécier la beauté tout en profitant de l'air frais et du soleil.

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Ishtar
Ishtar
Fae (Public Domain)

Inanna était une autre divinité puissante qui était très vénérée en tant que déesse de l'amour, du sexe et de la guerre, et les prêtres et prêtresses s'occupaient fidèlement de sa statue et de son temple. Inanna est considérée comme l'un des premiers exemples de divinité qui meurt et ressuscite, qui descend dans les enfers et revient à la vie, apportant fertilité et abondance à la terre. Elle était si populaire que son culte se répandit dans toute la Mésopotamie à partir de la région sud de Sumer. Elle devint Ishtar chez les Akkadiens (et plus tard chez les Assyriens), Astarté chez les Phéniciens, Shaushka chez les Hourrites-Hittites, et fut associée à Aphrodite chez les Grecs, Isis chez les Égyptiens et Vénus chez les Romains.

Les temples furent le centre de la vie de la ville tout au long de l'histoire mésopotamienne, de l'Empire akkadien (c. 2334-2150 av. J.-C.) à l'Assyrie (c. 1813-612 av. J.-C.) et après. Le temple remplissait de multiples fonctions : le clergé distribuait du grain et des biens excédentaires aux pauvres, conseillait les personnes dans le besoin, fournissait des services médicaux et parrainait les grands festivals qui honoraient les dieux. Bien que les dieux aient pris grand soin des humains de leur vivant, l'au-delà mésopotamien était un monde souterrain lugubre, situé sous les montagnes lointaines, où les âmes buvaient de l'eau stagnante dans des flaques d'eau et mangeaient de la poussière pour l'éternité dans la "terre sans retour". Cette vision sombre de leur demeure éternelle était très différente de celle des Égyptiens et de leurs voisins, les Perses.

Religion de perse antique

La première religion des Perses fit son apparition sur le plateau iranien avec les migrations des Aryens (au sens propre, les Indo-Iraniens) quelque temps avant le troisième millénaire avant notre ère. La foi primitive était polythéiste, avec un dieu suprême, Ahura Mazda, présidant à des divinités de moindre importance. Parmi les plus populaires, citons Atar (dieu du feu), Mithra (dieu du soleil levant et des pactes), Hvar Khshsata (dieu du plein soleil) et Anahita (déesse de la fertilité, de l'eau, de la santé, de la guérison et de la sagesse). Ces dieux représentaient les forces du bien et de l'ordre contre les mauvais esprits du désordre et du chaos.

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Entre 1500 et 1000 avant J.-C., le prophète et visionnaire Zoroastre (également connu sous le nom de Zarathoustra) eut une révélation d'Ahura Mazda par laquelle il comprit que ce dieu était l'être suprême, le créateur de l'univers et le garant de l'ordre, qui n'avait besoin d'aucun autre dieu à ses côtés. La vision de Zoroastre allait devenir la religion du zoroastrisme - l'une des plus anciennes du monde encore pratiquée de nos jours.

Selon cette croyance, le but de la vie humaine est de choisir entre suivre Ahura Mazda et la voie de la vérité et de l'ordre (Asha) ou suivre son éternel adversaire, Angra Mainyu (également donné comme Ahriman) et la voie du mensonge et du chaos (Druj). Les humains étaient considérés comme intrinsèquement bons et dotés du libre arbitre pour choisir entre ces deux voies; celle qu'une personne choisissait déterminait sa vie et sa destination après la mort. Lorsqu'une personne mourait, elle traversait le pont Chinvat où elle était jugée.

Ceux qui avaient mené une bonne vie en accord avec les préceptes d'Ahura Mazda étaient récompensés par une vie continue dans le paradis de la Maison des Chants, tandis que ceux qui s'étaient laissés tromper par Angra Mainyu étaient lâchés dans l'enfer de la Maison des Mensonges (druj-demana) où ils seraient torturés sans relâche et, bien qu'entourés d'autres âmes souffrantes, se sentiraient éternellement seuls.

Bien que les spécialistes caractérisent souvent le zoroastrisme comme une religion dualiste, il semble évident que Zoroastre fonda une foi monothéiste centrée sur une divinité unique et toute-puissante. Les aspects dualistes de la religion apparurent plus tard dans ce qu'on appelle communément l'hérésie du zurvanisme, qui faisait d'Ahura Mazda et d'Angra Mainyu des frères, les fils de Zorvan (le temps), et le temps lui-même devenait la puissance suprême par laquelle toutes choses naissaient et disparaissaient.

Le zoroastrisme soutenait également qu'un messie viendrait à une date ultérieure (connu sous le nom de Saoshyant - Celui qui apporte le bienfait) pour racheter l'humanité lors d'un événement connu sous le nom de Frashokereti, qui marquait la fin du temps et apportait la réunion avec Ahura Mazda. Ces concepts allaient influencer les religions ultérieures que sont le judaïsme, le christianisme et l'islam. La croyance en un dieu unique, différent des êtres humains et tout-puissant, put également influencer la religion égyptienne pendant la période Amarna, au cours de laquelle le pharaon Akhenaton (r. de 1353 à 1336 av. J.-C.) abolit les rituels et pratiques traditionnels égyptiens et les remplaça par un système monothéiste centré sur le dieu unique Aton.

La religion en Égypte

La religion égyptienne était similaire à la croyance mésopotamienne, en ce sens que les êtres humains étaient des collaborateurs des dieux pour maintenir l'ordre. Le principe d'harmonie (connu des Égyptiens sous le nom de ma'at ou maât) était de la plus haute importance dans la vie des Égyptiens (et dans l'au-delà), et leur religion était pleinement intégrée dans tous les aspects de l'existence. La religion égyptienne était une combinaison de magie, de mythologie, de science, de médecine, de psychiatrie, de spiritisme, d'herbologie, ainsi que de la compréhension moderne de la "religion" comme la croyance en une puissance supérieure et une vie après la mort. Les dieux étaient les amis des êtres humains et ne cherchaient que le meilleur pour eux en leur fournissant la terre la plus parfaite de toutes pour y vivre et une maison éternelle dont ils pourraient profiter lorsque leur vie sur terre serait terminée.

Ce système de croyance se poursuivrait, avec des évolutions diverses, tout au long de la longue histoire de l'Égypte, seulement interrompu par les réformes religieuses d'Akhenaton pendant son règne. Après sa mort, l'ancienne religion fut restaurée par son fils et successeur Toutankhamon (r. d'environ 1336-à environ 1327 av. J.-C.) qui rouvrit les temples et fit revivre les anciens rituels et coutumes.

Chain of Ankhs
Chaînes d'ânkh
Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

Les premières traces écrites de la pratique religieuse égyptienne remontent à environ 3400 avant J.-C., pendant la période prédynastique en Égypte (environ 6000 à 3150 avant J.-C.). Des divinités comme Isis, Osiris, Ptah, Hathor, Atoum, Seth, Nephtys et Horus étaient déjà établies en tant que forces puissantes. Le mythe égyptien de la création est similaire au début de l'histoire mésopotamienne en ce sens qu'à l'origine, il n'y avait que des eaux chaotiques, tourbillonnant lentement. Cet océan était sans limites, sans profondeur et silencieux jusqu'à ce que, à sa surface, ne s'élève une colline de terre (connue sous le nom de ben ben, le monticule primordial, que les pyramides symbolisent, pense-t-on) et que le grand dieu Atoum (le soleil) ne se tienne sur le ben ben et ne parle, donnant naissance au dieu Shou (de l'air), à la déesse Tefnout (de l'humidité), au dieu Geb (de la terre) et à la déesse Nout (du ciel). Aux côtés d'Atoum se tenait Heka, la personnification de la magie, et la magie (heka) donna naissance à l'univers.

Plus tard, Osiris servit en tant que juge suprême des âmes des morts dans la salle de la vérité.

Atoum avait prévu d'épouser Nout, mais elle tomba amoureuse de Geb. Fâché contre les amoureux, Atoum les sépara en étirant Nout dans le ciel, loin de Geb sur la terre. Bien que les amoureux aient été séparés pendant la journée, ils se retrouvèrent la nuit et Nout donna naissance à trois fils, Osiris, Seth et Horus, et à deux filles, Isis et Nephtys.

Osiris, l'aîné, fut annoncé comme "Seigneur de toute la Terre" à sa naissance et reçut sa sœur Isis comme épouse. Seth, rongé par la jalousie, détestait son frère et le tua pour s'emparer du trône. Isis embauma alors le corps de son mari et, grâce à de puissants charmes, ressuscita Osiris qui revint d'entre les morts pour redonner vie au peuple d'Égypte. Osiris servit ensuite de juge suprême des âmes des morts dans la salle de la vérité et, en pesant le cœur de l'âme dans les balances, il décidait qui recevait la vie éternelle.

L'au-delà égyptien était connu sous le nom de Champ des roseaux et était une image miroir de la vie sur terre, jusqu'à l'arbre, le ruisseau et le chien préférés de chacun. Ceux que l'on aimait dans la vie nous attendaient à notre arrivée ou nous suivraient. Les Égyptiens considéraient l'existence terrestre comme une simple partie d'un voyage éternel et étaient si soucieux de passer facilement à la phase suivante qu'ils créèrent des tombes élaborées (les pyramides), des temples et des inscriptions funéraires (les textes des pyramides, les textes des sarcophages et le Livre des morts égyptien) pour faciliter le passage de l'âme de ce monde au suivant.

Les dieux prenaient soin de chacun après la mort comme ils l'avaient fait dans la vie depuis la nuit des temps. La déesse Qebhet apportait l'eau aux âmes assoiffées dans le pays des morts et d'autres déesses comme Serket et Nephtys prenaient soin des âmes et les protégeaient pendant leur voyage vers le Champ des roseaux. Un ancien Égyptien comprenait que, de la naissance à la mort et même après la mort, l'univers avait été ordonné par les dieux et que chacun avait une place dans cet ordre.

La religion en Chine et en Inde

Ce principe d'ordre est également primordial dans la plus ancienne religion du monde encore pratiquée aujourd'hui : L'hindouisme (connu par ses adeptes sous le nom de Sanatan Dharma, "ordre éternel", que l'on pense avoir été fondé dès 5500 avant Jésus-Christ, mais certainement vers 2300 avant Jésus-Christ). Bien que souvent considéré comme une foi polythéiste, l'hindouisme est en fait hénothéiste. Il n'y a qu'un seul dieu suprême dans l'hindouisme, Brahma, et toutes les autres divinités sont ses aspects et ses reflets. Comme Brahma est un concept trop vaste pour que l'esprit humain puisse le comprendre, il se présente sous la forme de nombreuses versions différentes de lui-même que les gens reconnaissent comme des divinités telles que Vishnu, Shiva et bien d'autres. Le système de croyance hindou comprend 330 millions de dieux et ceux-ci vont de ceux qui sont connus au niveau national (comme Krishna) à des divinités locales moins connues.

Vishnu as Varaha, Udayagiri Caves
Vishnou en tant que Varâha, grottes d'Udayagiri
Jean-Pierre Dalbéra (CC BY)

La pensée principale de l'hindouisme est qu'il existe un ordre dans l'univers et que chaque individu a une place spécifique dans cet ordre. Chaque personne sur la planète a un devoir (dharma) qu'elle seule peut accomplir. Si l'on agit correctement (karma) dans l'accomplissement de ce devoir, on est récompensé en se rapprochant de l'être suprême et en ne faisant plus qu'un avec Dieu ; si l'on ne le fait pas, on se réincarne autant de fois qu'il le faut pour finalement comprendre comment vivre et se rapprocher de l'union avec l'âme suprême.

Cette croyance fut reprise par Siddhartha Gautama lorsqu'il devint le Bouddha et fonda la religion connue sous le nom de bouddhisme. Dans le bouddhisme, cependant, on ne cherche pas à s'unir à un dieu mais à sa nature supérieure en laissant derrière soi les illusions du monde qui génèrent la souffrance et obscurcissent l'esprit par la peur de la perte et de la mort. Le bouddhisme devint si populaire qu'il voyagea de l'Inde à la Chine, où il connut le même succès.

en ce qui concerne la Chine ancienne, on pense que la religion s'y développa dès 4500 avant J.-C., comme en témoignent les dessins sur les céramiques.

En ce qui concerne la Chine ancienne, on pense que la religion s'y développa dès 4500 ans avant notre ère, comme en témoignent les dessins sur les céramiques trouvées sur le site néolithique du village de Banpo. Cette structure de croyance précoce était peut-être un mélange d'animisme et de mythologie, car ces images comprennent des animaux reconnaissables et des dragons-cochons, précurseurs du célèbre dragon chinois.

À l'époque de la dynastie Xia (2070-1600 av. J.-C.), de nombreux dieux anthropomorphes étaient vénérés et un dieu principal, Shangti, présidait à tout. Cette croyance se poursuivit, avec des modifications, pendant la période de la dynastie Shang (1600-1046 av. J.-C.), qui développa la pratique du culte des ancêtres.

Les gens croyaient que Shangti avait tellement de responsabilités qu'il était devenu trop occupé pour répondre à leurs besoins. On pensait que, lorsqu'une personne mourait, elle allait vivre avec les dieux et devenait un intermédiaire entre le peuple et ces dieux. Le culte des ancêtres influença les deux grands systèmes de croyance chinois, le confucianisme et le taoïsme, qui ont tous deux fait du culte des ancêtres un élément central de leurs pratiques. Avec le temps, Shangti fut remplacé par le concept de Tian (ciel), un paradis où les morts résideraient éternellement en paix.

Chinese Oracle Bone
Os Oraculaire Chinois
BabelStone (CC BY-SA)

Pour passer de sa vie terrestre au paradis, il fallait traverser le pont de l'oubli au-dessus d'un abîme et, après avoir jeté un dernier regard sur sa vie, boire dans une coupe qui purgeait toute mémoire. Sur le pont, on était soit jugé digne du paradis - et donc on y entrait - soit indigne - et on glissait du pont vers l'abîme pour être englouti en enfer. D'autres versions de ce même scénario prétendent que l'âme se réincarnait après avoir bu dans la coupe. Quoi qu'il en soit, les vivants devaient se souvenir des morts qui avaient traversé le pont pour rejoindre l'autre rive et honorer leur mémoire.

La religion en Méso-Amérique

Le souvenir des morts et du rôle qu'ils jouent encore dans la vie des habitants de la Terre était un élément important de toutes les religions anciennes, y compris du système de croyance des Mayas. Les dieux étaient impliqués dans tous les aspects de la vie des Mayas. Comme dans d'autres cultures, il y avait de nombreuses divinités différentes (plus de 250), qui avaient toutes leur propre sphère d'influence. Ils contrôlaient le temps, les récoltes, dictaient le choix du conjoint, présidaient à chaque naissance et étaient présents à la mort.

La vie après la mort des Mayas était similaire à celle des Mésopotamiens en ce sens qu'il s'agissait d'un endroit sombre et lugubre, mais les Mayas imaginaient un destin encore pire où l'on était constamment menacé d'être attaqué ou trompé par les seigneurs démons qui habitaient le monde souterrain (connu sous le nom de Xibalba ou Metnal). La crainte du voyage à travers Xibalba était une force culturelle si puissante que les Mayas sont la seule culture ancienne connue à honorer une déesse du suicide (Ixtab) car les suicidés étaient censés contourner Xibalba et aller directement au paradis (tout comme ceux qui mouraient en couches ou au combat). Les Mayas croyaient en la nature cyclique de la vie, que toutes les choses qui semblent mourir ne font que se transformer, et considéraient la vie humaine comme une autre partie du type de modèle qu'ils voyaient tout autour d'eux dans la nature. Ils considéraient la mort comme une progression naturelle après la vie et craignaient la très peu naturelle possibilité que les morts reviennent hanter les vivants.

Il était possible qu'une personne s'accroche à la vie pour un certain nombre de raisons (la principale étant un enterrement inadéquat), et des cérémonies étaient donc organisées pour se souvenir des morts et honorer leur esprit. Cette croyance était également partagée par des cultures mésoaméricaines autres que les Mayas, comme les Aztèques et les Tarasques. Avec le temps, elle se développa pour devenir la fête connue aujourd'hui sous le nom de "Jour des morts" (El Dia de los Muertos), au cours de laquelle les gens célèbrent la vie de ceux qui sont décédés et commémorent leurs noms.

Zapotec Priest Figure
Figurine de prêtre zapotèque
James Blake Wiener (CC BY-NC-SA)

Cependant, ce ne sont pas seulement les personnes qui devaient être commémorées et honorées, mais aussi une divinité très importante que les spécialistes appellent le dieu du maïs. Le dieu du maïs est une figure divine qui meurt et revit sous la forme de Hun Hunahpu, tué par les seigneurs de Xibalba, ramené à la vie par ses fils, les jumeaux héros, et qui émerge des enfers sous la forme de maïs. Le dieu du maïs "tonsuré" ou le dieu du maïs "foliacé" sont des images courantes dans l'iconographie maya. Il est toujours représenté éternellement jeune et beau, avec une tête allongée tel un épi de maïs, de longs cheveux flottants comme de la soie de maïs, et orné de jade pour symboliser la tige de maïs. Il était considéré comme si important par les Mayas que les mères liaient la tête de leurs jeunes fils pour aplatir le front et allonger leur tête afin de lui ressembler.

Le dieu du maïs resta une divinité importante pour les Mayas, même lorsqu'il fut éclipsé par le plus grand et le plus populaire des dieux, Gucumatz (également connu sous le nom de Kukulcan et Quetzalcoatl), dont la grande pyramide de Chichen Itza est toujours visitée par des millions de personnes chaque année. Aux deux équinoxes de chaque année, le soleil projette une ombre sur les marches de la structure pyramidale qui ressemble à un grand serpent descendant du haut vers le bas; on pense qu'il s'agit du grand Kukulcan qui revient des cieux vers la terre pour y apporter ses bénédictions. Aujourd'hui encore, les gens se rassemblent à Chichen Itza pour assister à cet événement aux équinoxes, se souvenir du passé et espérer en l'avenir.

Religion grecque et romaine

L'importance du souvenir des morts dans le cadre des dévotions religieuses faisait également partie intégrante des croyances des Grecs. Le fait que les vivants aient continuellement commémoré les morts permettait à l'âme du défunt de rester en vie dans l'au-delà. Les Grecs, comme les autres cultures mentionnées, croyaient en de nombreux dieux qui se souciaient souvent des humains qui leur étaient confiés, mais qui, tout aussi souvent, recherchaient leur propre plaisir.

Platon critiqua constamment le concept grec des dieux et Critias affirma qu'ils étaient simplement créés par des hommes pour contrôler d'autres hommes.

La nature capricieuse des dieux contribua peut-être au développement de la philosophie en Grèce, car la philosophie ne peut se développer que dans une culture où la religion ne répond pas aux besoins spirituels du peuple. Platon citiqua constamment le concept grec des dieux et Critias affirma qu'ils étaient simplement créés par des hommes pour contrôler d'autres hommes. Xénophane, comme nous l'avons vu plus haut, affirmait que la vision grecque était complètement fausse et que Dieu était inimaginable.

Pourtant, pour la majorité des Grecs - et c'était un élément central du fonctionnement de la société - les dieux devaient être honorés, tout comme ceux qui étaient passés dans leur royaume. Ce n'est pas parce qu'une personne ne vit plus sur terre qu'il faut l'oublier, pas plus qu'il ne faut oublier d'honorer les dieux invisibles. Comme dans d'autres cultures anciennes, la religion en Grèce était pleinement intégrée à la vie quotidienne et à la routine.

The Parthenon
Le Parthénon
Andrew Griffith (CC BY-NC-SA)

Les Grecs consultaient les dieux sur des sujets allant des affaires d'État aux décisions personnelles concernant l'amour, le mariage ou le travail. Une histoire ancienne raconte que l'écrivain Xénophon (430 - vers 354 av. J.-C.) était allé voir Socrate pour lui demander si le philosophe pensait qu'il devait rejoindre l'armée de Cyrus le Jeune en campagne en Perse. Socrate l'envoya poser la question au dieu de Delphes. Au lieu de poser sa question initiale, Xénophon demanda au dieu de Delphes lequel des nombreux dieux devait être courtisé afin d'assurer le succès de l'entreprise et la sécurité du retour. Il semble avoir obtenu la bonne réponse puisqu'il survécut à la campagne désastreuse de Cyrus et non seulement rentra à Athènes mais sauva également le gros de l'armée.

La religion de Rome suivit le même paradigme que celle de la Grèce. La religion romaine commença très probablement par une sorte d'animisme et se développa au contact d'autres cultures. Ce sont les Grecs qui eurent l'impact le plus important sur la religion romaine, et de nombreux dieux romains étaient simplement des divinités grecques avec des noms romains et des attributs légèrement modifiés.

À Rome, le culte des dieux était intimement lié aux affaires de l'État et l'on pensait que la stabilité de la société dépendait de la façon dont le peuple vénérait les dieux et participait aux rituels qui les honoraient. Les vierges vestales sont un exemple célèbre de cette croyance : on comptait sur ces femmes pour maintenir les vœux qu'elles avaient prononcés et accomplir leurs devoirs de manière responsable afin d'honorer continuellement Vesta et tout ce que la déesse donnait au peuple.

Bien que les Romains aient importé leurs principaux dieux de Grèce, une fois la religion romaine établie et liée au bien-être de l'État, aucun dieu étranger n'était accueilli. Lorsque le culte de la populaire déesse égyptienne Isis fut introduit à Rome, l'empereur Auguste interdit la construction de temples en son honneur et l'observation de rites publics dans le cadre de son culte, car il estimait qu'une telle attention portée à une divinité étrangère porterait atteinte à l'autorité du gouvernement et aux croyances religieuses établies. Pour les Romains, les dieux avaient tout créé selon leur volonté et entretenaient l'univers de la meilleure façon possible et un être humain était tenu de leur témoigner de l'honneur pour leurs dons.

Vestal Virgin by Canova
Vestale par Canova
Getty Museum (CC BY-NC-SA)

Ceci était vrai non seulement pour les dieux "majeurs" du panthéon romain mais aussi pour les esprits de la maison. Les penates étaient les esprits terrestres du garde-manger qui veillaient à la sécurité et à l'harmonie de la maison. On était censé leur être reconnaissant pour leurs efforts et se souvenir d'eux en entrant ou en sortant de chez soi. Les statues des penates étaient sorties de l'armoire et posées sur la table pendant les repas pour les honorer, et des sacrifices étaient déposés près de l'âtre pour leur plaisir. Si l'on s'appliquait à apprécier leurs efforts, on était récompensé par une santé et un bonheur continus et, si on les oubliait, on souffrait de cette ingratitude. Bien que les religions d'autres cultures n'aient pas exactement les mêmes types d'esprits, la reconnaissance des esprits du lieu - et en particulier du foyer - était courante.

Thèmes communs aux religions de l'Antiquité et leur pérennité

Les religions du monde antique partageaient de nombreux modèles communs, même si les cultures n'eurent jamais aucun contact entre elles. L'iconographie spirituelle des pyramides mayas et égyptiennes est reconnue depuis que John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood ont attiré l'attention du monde sur les Mayas au XIXe siècle, mais les structures de croyance, les histoires et les personnages les plus importants de la mythologie antique sont remarquablement similaires d'une culture à l'autre.

Dans chaque culture, on retrouve les mêmes schémas ou des schémas très similaires, qui parlèrent aux gens et qui donnèrent vie à leurs croyances. Ces schémas comprennent l'existence de nombreux dieux qui s'intéressent personnellement à la vie des gens ; la création par une entité surnaturelle qui la parle, la façonne ou l'ordonne ; d'autres êtres surnaturels émanant du premier et plus grand ; une explication surnaturelle de la création de la terre et des êtres humains ; une relation entre les humains créés et leur dieu créateur nécessitant adoration et sacrifice.

Il y a la répétition de la figure connue comme le Dieu qui meurt et ressuscite, souvent une entité puissante elle-même, qui meurt et revient à la vie pour le bien de son peuple.

Il y a aussi la répétition de la figure connue sous le nom de Dieu qui meurt et ressuscite, souvent une entité puissante elle-même, qui est tuée ou meurt et revient à la vie pour le bien de son peuple : Osiris en Égypte, Krishna en Inde, le dieu du maïs en Mésoamérique, Bacchus à Rome, Attis en Grèce, Tammuz en Mésopotamie. Il y a souvent une vie après la mort semblable à une existence terrestre (Égypte et Grèce), antithétique à la vie sur terre (Mésoamérique et Mésopotamie), ou une combinaison des deux (Chine et Inde).

Le message spirituel de ces différentes religions est répété dans des textes provenant de Phénicie (2700 av. J.-C.), de Sumer (2100 av. J.-C.), de Palestine (1440 av. J.-C.), de Grèce (800 av. J.-C.) et de Rome (c. 100 ap. J.-C.), et continua à influencer les croyances de ceux qui sont venus plus tard. Ce schéma est même abordé dans le judaïsme dans la figure de Joseph (Genèse 37, 39-45) qui est vendu par ses frères comme esclave en Égypte, descend en prison suite aux accusations de la femme de Potiphar, et est ensuite libéré et réhabilité. Bien qu'il ne meure pas réellement, après sa "résurrection" symbolique, il sauve le pays de la famine, subvenant aux besoins du peuple de la même manière que d'autres figures régénératrices.

Le conte phénicien du grand dieu Baal qui meurt et revient à la vie pour combattre le chaos du dieu Yamm était déjà ancien en 2750 avant J.-C., lorsque la ville de Tyr fut fondée (selon Hérodote), et l'histoire grecque du dieu Adonis qui meurt et revit (c. 600 av. J.-C.) est dérivée de contes phéniciens antérieurs basés sur Tammuz, qui fut emprunté par les Sumériens (et plus tard les Perses) dans le célèbre mythe de la Descente d'Inanna aux Enfers.

Baal Statue
Statue de Baal
Jastrow (Public Domain)

Ce thème de la vie après la mort, de la vie issue de la mort et, bien sûr, du jugement après la mort, acquit sa plus grande notoriété grâce aux efforts évangéliques de saint Paul, qui répandit la parole du dieu mort et ressuscité Jésus-Christ dans toute la Palestine antique, en Asie mineure, en Grèce et à Rome (c. 42-62 de notre ère). La vision de Paul de la figure de Jésus, le fils oint de Dieu qui meurt pour racheter l'humanité, fut tirée des systèmes de croyance antérieurs et éclaira la pensée des scribes qui allaient écrire les livres qui constituent la Bible.

Le christianisme normalisa la croyance en une vie après la mort et mit en place un ensemble organisé de rituels grâce auxquels un adepte pourrait obtenir la vie éternelle. Ce faisant, les premiers chrétiens ne faisaient que suivre les traces des Sumériens, des Égyptiens, des Phéniciens, des Grecs et des Romains, qui avaient tous leurs propres rituels stylisés pour le culte de leurs dieux.

Après les chrétiens, les interprètes musulmans du Coran instituèrent leurs propres rituels pour comprendre la divinité suprême qui, bien que très différents dans leur forme de ceux du christianisme, du judaïsme ou de toute autre religion "païenne" plus ancienne, servaient le même objectif que les rituels pratiqués autrefois dans le culte du panthéon égyptien il y a plus de 5 000 ans : faire comprendre aux êtres humains qu'ils ne sont pas seuls dans leurs luttes, leurs souffrances et leurs triomphes, qu'ils peuvent maîtriser leurs pulsions les plus basses et que la mort n'est pas la fin de l'existence. Les religions du monde antique apportaient des réponses aux questions des gens sur la vie et la mort et, à cet égard, elles ne sont pas différentes des religions pratiquées dans le monde d'aujourd'hui.

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

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Mark, J. J. (2018, mars 23). Religion dans le Monde Antique [Religion in the Ancient World]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-131/religion-dans-le-monde-antique/

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Mark, Joshua J.. "Religion dans le Monde Antique." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le mars 23, 2018. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-131/religion-dans-le-monde-antique/.

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Mark, Joshua J.. "Religion dans le Monde Antique." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 23 mars 2018. Web. 16 avril 2024.

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