Astarté

Définition

Joshua J. Mark
de , traduit par Priscilia Barbuti
publié le 09 novembre 2021
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Disponible dans ces autres langues: anglais, espagnol
Plaque of Astarte from Alalakh (by Osama Shukir Muhammed Amin, Copyright)
Plaque d'Astarté, Alalakh
Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

Astarté est la déesse cananéenne/phénicienne de l'amour, du sexe, de la guerre et de la chasse, inspirée de la divinité mésopotamienne Inanna/Ishtar. Elle est le plus souvent associée au dieu des tempêtes Baal, mais semble avoir été bien plus populaire que ce dernier. Elle arriva en Égypte par le biais des échanges commerciaux et y fut adoptée comme divinité de la guerre et compagne de Seth.

Si elle était déjà associée à la guerre dans les territoires du Levant, avant même son apparition en Égypte, les récits la concernant insistent généralement sur ses talents de chasseuse et sur certains aspects de sa relation avec Baal et le dieu El. Après son introduction en Égypte, elle fut souvent représentée accompagnée de chevaux et de chars, sous les traits d'une belle femme nue, dotée parfois d'ailes ou de cornes, telle qu'elle l'était dans les régions cananéennes/phéniciennes qui l'associaient également à la colombe, à l'abeille et au lion.

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Grâce au commerce, elle voyagea depuis la Phénicie, puis depuis l'Égypte, dans toute la Méditerranée et était vraisemblablement très populaire, à en juger par le nombre de temples érigés en son honneur. Elle aurait joué un rôle dans le développement des divinités grecques Artémis et Aphrodite, de la déesse romaine Vénus, ainsi que de la déesse hourrite Shaushka, entre autres. Astarté est également connue sous les noms d'Ashtart, d'Athart et on la retrouve sous celui d'Ashtoreth, compagne de Baal, dans la Bible. Comme lui, elle est condamnée en tant que "faux dieu" par le prophète Élie et par d'autres, dont Jérémie, pour avoir détourné les hommes du culte de Yahvé.

Son nom a parfois été mis en relation avec la fête chrétienne de Pâques, mais cette thèse est régulièrement contestée. Il est toutefois possible qu'elle ait inspiré des déesses de la fertilité apparues plus tard et dont les célébrations furent christianisées, à l'instar de nombreuses fêtes païennes. Elle reste aujourd'hui une divinité appréciée au sein des mouvements néo-païens et wiccans, qui la considèrent, avec d'autres déesses antiques, comme une source d'inspiration et d'émancipation.

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Nom et origines

Astarté est mentionnée pour la première fois dans des textes provenant de l'ancienne cité d'Ougarit et datant du milieu du XIVe siècle à la fin du XIIIe siècle avant notre ère.

Astarté est la forme grecque du nom cananéen Athart et du nom phénicien Ashtart, tous deux dérivés de l'akkadien Asdartu, qui fait référence à la déesse Ishtar. Cette dernière trouve son origine dans la déesse sumérienne Inanna, attestée par des écrits datant du IVe millénaire avant notre ère, mais dont le culte est considéré comme beaucoup plus ancien. Inanna était la déesse de l'amour, de la sexualité, de la sensualité, de la fertilité et de la guerre, des attributs qui, par la suite, caractérisèrent Ishtar.

Inanna était déjà une divinité populaire à Sumer au moment où elle fut associée à Ishtar par Enheduanna (2285-2250 avant notre ère), grande prêtresse du temple d'Ur et fille de Sargon d'Akkad (2334-2279 avant notre ère), fondateur de l'Empire d'Akkad. Sargon attribua à Ishtar des victoires militaires dans des inscriptions, la désignant, sous son règne, comme une divinité de la guerre. Le spécialiste Stephen Bertman décrit ainsi la déesse :

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Inanna ou Inanna/Ishtar (en sémitique occidental : Astarté) était la divinité la plus populaire de l'ancienne Mésopotamie et symbolisait le pouvoir de l'attraction sexuelle et du plaisir charnel qui en résulte. Tournée vers la satisfaction immédiate de ses propres désirs sensuels, elle n'était ni une déesse du mariage, ni une déesse de la maternité. Son appétit sexuel était insatiable et ses relations avec les hommes de courte durée... En raison de sa brutalité et de sa farouche détermination à parvenir à ses fins quel qu'en soit le prix à payer pour les autres, Inanna/Ishtar était aussi une déesse de la guerre et une protectrice des dynasties régnantes. Son animal était le lion et son emblème l'étoile, en référence à l'étoile du matin et du soir, Vénus, à laquelle on l'identifiait sur le plan astrologique. (120)

Elle fut adoptée avec ces attributs par les Cananéens qui rajoutèrent l'abeille, la colombe et le palmier à son iconographie. Ses caractéristiques, antérieurement à son arrivée en Égypte, ont été étudiées par les chercheurs principalement à partir de statues et de reliefs, dans la mesure où elle tient un rôle mineur dans les mythes relatifs aux dieux cananéens. La sœur de Baal, Anat, est bien mieux définie dans la littérature religieuse cananéenne, tandis qu'Astarté l'est davantage en Égypte. Les deux déesses furent appariées en tant que figures de culte en Égypte, bien que reconnues comme des divinités distinctes, et elles apparaissent ensemble dans au moins deux récits de la mythologie cananéenne.

Les textes ougaritiques

Astarté est mentionnée pour la première fois dans des textes provenant de l'ancienne cité d'Ougarit (aujourd'hui sur le site de Ras Shamra, en Syrie) datant du milieu du XIVe siècle à la fin du XIIIe siècle avant notre ère, en particulier dans le cycle de Baal et le Festin d'El. Le Cycle de Baal ne constitue pas un seul et unique récit, mais un recueil d'histoires relatant la guerre de Baal contre le dieu de la mer Yam, sa victoire face à la mort et son ascension au rang de roi des dieux.

Baal Cycle Tablets
Tablettes du cycle de Baal
Mbzt (GNU FDL)

Baal était le dieu des tempêtes, de la pluie et de la guerre. Il était également associé à la fertilité et aux bonnes récoltes et était l'un des dieux les plus populaires du panthéon cananéen. Sa puissance et sa condition de prince, fils du Seigneur El, faisaient de lui le successeur naturel de son père. Le Cycle de Baal s'ouvre cependant sur la déception de Baal devant la décision d'El de désigner Yam comme nouveau roi à sa place. Mais, sitôt couronné, Yam réduit en esclavage les autres dieux qui implorent alors l'aide d'Asherah, la compagne d'El. Asherah offre à Yam divers trésors à condition que celui-ci change de politique, mais il les refuse, déclarant que la reine est la seule dont il souhaite disposer. Lorsque Asherah retourne au conseil des dieux apporter la nouvelle et annoncer sa décision de se soumettre à la condition de Yam, tous acceptent son sacrifice avec gratitude, à l'exception de Baal qui jure la mort du dieu.

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Lorsque Yam dépêche des émissaires pour demander au conseil de lui livrer Baal, les messagers se montrent arrogants ; Baal s'apprête à les affronter mais est retenu par Anat et Astarté :

Alors, le prince Baal s’agite,

[Il saisit] De sa main de quoi frapper,

Dans sa main gauche de quoi tuer...

... Anat se saisit,

De sa main gauche, Astarté se saisit.

(Tablette 2, colonne 1 ; basé sur la traduction anglaise de Coogan et Smith, 113)

Le texte est très endommagé à partir de là, mais les déesses semblent le mettre en garde contre la tentation de tuer des messagers qui ne font que suivre les ordres. El ignore également le comportement déplacé des émissaires et promet que Baal sera livré et viendra muni de présents. Alors, Kothar-wa-Khasis, le dieu de l'artisanat, forge pour Baal deux puissantes massues destinées à vaincre Yam. Baal affronte Yam en combat singulier, le terrasse et le rejette à la mer, avant de s'emparer de la couronne.

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À la suite de quoi Mot, dieu de la mort, se révolte contre Baal et le dévore (ou croit le faire, car Baal part en réalité se cacher et envoie un double à sa place). Parce qu’il est le dieu de la fertilité, son absence provoque sécheresse et famine. Il semblerait naturel, à ce stade, que sa compagne Astarté tienne un rôle significatif dans sa vengeance, mais c'est sa sœur, Anat, qui tue Mot, le découpe en morceaux et le disperse à travers le pays. Après quoi Baal réapparaît et rétablit son règne, soumet Mot (qui, en sa qualité de dieu immortel, est revenu à la vie), et le récit s'achève.

Baal Statue
Statue de Baal
Jastrow (Public Domain)

Astarté ne joue qu'un rôle mineur tout au long de l'histoire, ce que les chercheurs Michael D. Coogan et Mark S. Smith expliquent comme étant l'expression du caractère patriarcal de la société d'Ougarit, lequel façonna sa théologie (7). S’il ne fait aucun doute que le patriarcat ougaritique influença les textes religieux, cela ne peut expliquer pourquoi Asherah et Anat occupent des rôles centraux là où une déesse aussi populaire qu'Astarté ne figure que dans la scène dans laquelle elle aide à contenir Baal, puis plus tard lorsqu'elle vote aux côtés des autres dieux pour accorder à Baal son propre palais.

Le cycle de Baal fut découvert à Ougarit en 1929, et les spécialistes de l'époque résolurent ce problème en déclarant que les figures d'Astarté et d'Anat se confondaient, de sorte que le rôle de vengeresse était, en fait, endossé par Astarté. Cette allégation fut néanmoins rejetée, car il apparaît clairement que les deux déesses forment deux entités distinctes, et rien ne prouve qu'elles aient jamais été associées. Dans le mythe du Festin d'El, Anat et Astarté organisent le banquet, partent chasser ensemble et aident par la suite El à dégriser.

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Il est plus probable qu'Anat soit tout simplement la protagoniste la plus active des deux, décidant de s'acquitter elle-même de la tâche, là où Astarté pourrait avoir été considérée comme plus encline à inciter les autres à agir à sa place. Cette hypothèse serait cohérente avec le fait qu'elle tire son origine de la divinité mésopotamienne Inanna/Ishtar, qui manipulait fréquemment les autres pour les amener à faire ce qu'elle voulait. Dans l'Épopée de Gilgamesh, pour citer l'exemple le plus célèbre, elle fait appel au Taureau céleste pour punir Gilgamesh après que celui-ci a repoussé ses avances, plutôt que de répondre elle-même à l'insulte. Dans la mesure où les deux déesses étaient appariées, il est possible qu'Anat ait été celle tournée vers l'action et Astarté sa contrepartie passive, tout au moins avant leur arrivée en Égypte.

Astarté au Levant et en Égypte

Peu importe la manière dont elle est représentée dans les textes, les preuves archéologiques attestent de sa popularité dans l'ensemble du Levant. Elle était vénérée à Baalbek, Byblos, Sidon et Tyr. À Baalbek - principal foyer du culte rendu à Baal - les sanctuaires et les temples qui lui étaient consacrés étaient plus nombreux que ceux du dieu. Du Levant, elle gagna Chypre par les voies commerciales, où elle devint tout aussi populaire ; le même phénomène est observé en Grèce et en Égypte.

Elle est introduite en Égypte sous la XVIIIe dynastie du Nouvel Empire (vers 1550-1292 avant notre ère) et est mentionnée sur la stèle du sphinx érigée par Amenhotep II (r. 1427-1401 avant notre ère) comme étant " satisfaite " de ses talents de cavalier. Avec Anat, qui voyagea en même temps qu'elle, elle était considérée comme la divinité protectrice du pharaon sur le champ de bataille, en particulier de son char et de ses chevaux.

Goddess Astarte Votive Plaque
Déesse Astarté, plaquette votive
Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

Il semblerait que les récits du cycle de Baal aient voyagé avec elle, mais selon l'érudit Richard H. Wilkinson, Astarté aurait hérité du rôle précédemment tenu par Anat :

Selon le récit fragmentaire du "Papyrus d'Astarté", daté de la XIXe dynastie, la déesse semble avoir été impliquée dans la lutte contre les revendications du tyrannique dieu de la mer Yam, quoique les détails de ce mythe ne nous soient pas parvenus. (138)

Elle était considérée comme la fille de Rê (ou peut-être de Ptah) et la compagne de Seth, au même titre qu'Anat. Sa relation avec Seth est expliquée dans le conte populaire Les aventures d'Horus et de Seth, qui relate la lutte des deux dieux pour la couronne. L'histoire à pour trame de fond le cycle Osiris-Seth, dans lequel le roi légitime, Osiris, est assassiné par son frère jaloux, Seth, puis ramené à la vie par sa sœur et épouse Isis et la sœur de celle-ci, Nephtys. Cependant, en raison de son corps incomplet à sa résurrection, Osiris descend aux enfers pour y devenir le juge des défunts. Isis élève leur fils Horus jusqu'à sa majorité, où il défie alors Seth pour la succession au trône.

Astarté continua d'être populaire au Levant et constitua un important obstacle à l'acceptation du dieu Yahvé au sein du Royaume d'Israël

Dans Les aventures d'Horus et de Seth, Horus et Seth se présentent devant le conseil des dieux pour défendre leurs droits sur le trône, et il est décidé de les départager par une série de joutes. La majorité des dieux estiment qu'Horus devrait régner car il est le fils d'Osiris, mais Râ le juge trop jeune et inexpérimenté et considère que Seth possède la maturité nécessaire pour faire un meilleur souverain. Les épreuves se succèdent durant 80 ans, jusqu'à ce qu'Isis intervienne et que Râ soit convaincu, octroyant le titre de roi à Horus.

Néanmoins, Seth restait perçu comme un monarque compétent et se vit octroyer le contrôle des terres étrangères situées au-delà des frontières de l'Égypte et des régions arides du désert. À titre de dédommagement, puisqu'il était reconnu que ces terres n'étaient en rien comparables à la beauté du pays d'Égypte, il reçut également Anat et Astarté comme épouses. Si Seth fut déchu de son titre de souverain et dépeint comme le méchant dans le cycle Osiris-Seth, il fut aussi vénéré durant le Nouvel Empire, et la popularité d'Astarté ne souffrit assurément pas de ses liens avec lui. Elle était révérée à travers toute l'Égypte dans des temples officiels qui lui étaient dédiés, dans des sanctuaires, associée à Anat, et en tant que membre de triades, apparaissant avec Mout et Khonsou. Wilkinson commente :

Elle apparaît comme une déesse de la guerre [en Égypte] et si la dimension sexuelle d'Astarté ne semble pas avoir été aussi importante dans la religion égyptienne que dans le pays cananéen dont elle est originaire, elle n'en était vraisemblablement pas totalement absente. Elle était habituellement représentée sous les traits d'une femme nue, montée sur un cheval, brandissant des armes et portant une couronne Atef ou une coiffe ornée de cornes de taureau... Un certain nombre d’œuvres montrant une autre déesse, non identifiée, portant un casque à cornes - comme sur les ostraca trouvés dans le village ouvrier de Deir el-Médineh - pourraient bien représenter cette déesse. (138-139)

Elle était invoquée, avec Anat, afin d'obtenir la guérison, la protection et la victoire au combat, en particulier pour les chevaux et les chars.

Astarté dans la Bible

Astarté continua d'être une divinité populaire au Levant et ailleurs et, selon la Bible, elle constitua un obstacle important à l'acceptation du dieu Yahvé au sein du Royaume d'Israël. Elle est mentionnée sous le nom d'Ashtoreth dans les récits bibliques et condamnée en tant que faux dieu par les prophètes de Yahvé dans les livres des Rois, le livre de Jérémie et dans d'autres. La Bible la désigne également par son épithète "Reine du Ciel", héritée d'Inanna/Ishtar, et souligne à quel point elle était populaire dans un passage du Livre de Jérémie.

Votive Altar for Astarte
Autel votif dédié à Astarté
Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

Après que le prophète Jérémie ait dit aux gens du peuple que Yahvé le détruirait s'ils ne s'humiliaient pas, ne rejetaient pas les autres dieux et ne se l'adoraient lui et lui seul, ils rejettent ses avertissements, affirmant que la vie était plus agréable du temps où ils vénéraient la déesse :

Les hommes qui savaient que leurs femmes brûlaient des offrandes à d'autres dieux, ainsi que les femmes qui étaient présentes en grande assemblée… répondirent à Jérémie : « Bien que tu nous dises cela au nom du Seigneur, nous ne t’écoutons pas. Nous allons faire tout ce que nous avons décidé : brûler des offrandes à la Reine du Ciel, lui verser des libations, comme nous l’avons fait dans les villes de Juda et dans les ruelles de Jérusalem – nous-mêmes, nos pères, nos rois, nos ministres ; alors nous avions du pain à satiété et nous vivions heureux sans connaître le malheur. Depuis que nous avons cessé de brûler des offrandes à la Reine du Ciel et de lui verser des libations, nous manquons de tout et nous périssons par l’épée et par la famine. (Jérémie 44 : 15-18)

À cela, Jérémie répond que leurs maux sont tous imputables à l'adoration de faux dieux comme Astarté et que, s'ils persistent, Yahvé les châtiera sévèrement. La lutte entre le culte de Baal/Astarté et celui de Yahvé tient lieu ici de fil conducteur pour démontrer la supériorité de Yahvé, tout comme dans le célèbre récit de la confrontation du prophète Élie avec les prêtres de Baal ( I Rois 18-19).

Conclusion

Le combat mené par Elie contre les dieux étrangers constitue le fondement de sa lutte avec la reine phénicienne Jézabel, qui encourage le culte de Baal et d'Astarté en Israël. Jézabel, comme la déesse qu'elle vénérait, est présentée comme malfaisante dans la Bible hébraïque et continua à l'être lorsque celle-ci devint l'Ancien Testament de la Bible chrétienne.

The Story of Elijah
Histoire d'Élie
Lawrence OP (CC BY-SA)

Bien qu'Astarté soit souvent confondue avec Asherah dans les commentaires bibliques, il s'agit de deux déesses distinctes, et l'Asherah mentionnée dans la Bible désigne le poteau de fertilité (ou arbre sacré) de la déesse ; il ne s'agit pas d'une allusion à Astarté, contrairement à ce que certaines traductions bibliques semblent suggérer. Astarté continua d'être diabolisée aux débuts du christianisme et était considérée comme la représentante des systèmes de croyances païens à rejeter.

À partir du Moyen Âge, Astarté, comme Baal, fut associée à la figure du diable chrétien et transformée dans les ouvrages médiévaux de démonologie en un démon masculin, Astaroth, membre d'une trinité maléfique avec Belzébuth (dérivé de Baal) et Lucifer. De nos jours, selon certaines dénominations chrétiennes, Astaroth continue d'être considéré comme tel, tandis qu'Astarté est reléguée au rang de fausse déesse antique dont le clergé fut défait par le pouvoir de Yahvé. Les adeptes du néo-paganisme et de la Wicca modernes rejettent toutefois cette allégation en continuant à vénérer la déesse comme elle était honorée dans le passé, trouvant en elle une source de puissance et d'émancipation.

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Traducteur

Priscilia Barbuti
Passionnée d'art, d'histoire et de science depuis toujours, j'ai fait le choix d'étudier l'archéologie avant de m'orienter vers le domaine des technologies 3D et considère comme essentielle la diffusion des savoirs auprès du plus grand nombre.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2021, novembre 09). Astarté [Astarte]. (P. Barbuti, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-13265/astarte/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Astarté." Traduit par Priscilia Barbuti. World History Encyclopedia. modifié le novembre 09, 2021. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-13265/astarte/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Astarté." Traduit par Priscilia Barbuti. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 09 nov. 2021. Web. 05 juil. 2022.

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