Platon

Définition

Joshua J. Mark
de , traduit par Jerome Couturier
publié le 02 septembre 2009
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Disponible dans ces autres langues: anglais, grec, Turc, espagnol
Plato (by Mark Cartwright, CC BY-NC-SA)
Platon
Mark Cartwright (CC BY-NC-SA)

Platon (vers 428-347 av. JC) est un des philosophes grecs les plus célèbres, connu pour ses Dialogues et pour avoir fondé son Académie à Athènes, traditionnellement considérée comme la première université du monde occidental. Platon était un élève de Socrate, il fit intervenir son ancien maître dans presque tous ses dialogues, qui constituent la base de la Philosophie Occidentale.

Né Aristoclès, fils d'Ariston d'Athènes (du dème de Collythos), Platon avait deux frères aînés (Adimante et Glaucon), tous deux célèbres dans le dialogue La République, et une sœur, Potonè. Il est connu sous le surnom de 'Platon' qui, selon l'historien Diogène Laërce (vers 180-240 ap. JC), lui a été donné par son entraîneur de lutte en raison de ses larges épaules (en grec 'platon' signifie large). Sa famille était aristocratique et avait de bonnes relations politiques, et il semble que Platon était destiné à faire une carrière politique. Cependant, il s'intéressait davantage aux arts et, dans sa jeunesse, il écrivit des pièces de théâtre et, peut-être, de la poésie.

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Après avoir abandonné ses activités littéraires et s'être consacré à Socrate, même au long de son procès et de son exécution, Platon écrivit les œuvres philosophiques fondamentales du monde antique qui allaient influencer la culture mondiale. Les trois grandes religions monothéistes du monde doivent beaucoup à la pensée platonicienne, que ce soit directement ou par l'intermédiaire des œuvres de son élève et ami Aristote (384-322 av. JC), dont les enseignements étaient en accord avec sa vision sur l'importance d'accorder de l'attention à son âme et de maintenir un style de vie vertueux, même si Aristote s'écarta de certaines spécificités de la philosophie de Platon.

Socrate et Platon

À la fin de son adolescence ou quand il avait une petite vingtaine d'années, Platon entendit Socrate enseigner au marché et abandonna ses projets de carrière littéraire en tant que dramaturge; il brûla ses premières œuvres et se consacra à la philosophie.

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Il est probable que Platon connaissait Socrate, du moins de réputation, depuis sa jeunesse. Le politicien athénien Critias (vers 460-403 av. JC) était le cousin de la mère de Platon et avait étudié avec Socrate dans sa jeunesse. On a donc suggéré que Socrate était un visiteur régulier de la maison familiale de Platon. Quoi qu'il en soit, rien n'est évoqué par les auteurs anciens pour indiquer l'influence de Socrate sur Platon jusqu'à environ ses 20 ans.

Diogène Laërce écrit que Platon était sur le point de concourir pour le prix des tragédies au théâtre de Bacchus "lorsqu'il entendit le discours de Socrate et brûla ses poèmes en disant: 'Vulcain, viens ici, car Platon veut ton aide' et dès lors, l'on dit qu'âgé de vingt ans, il devint l'élève de Socrate". On ne sait rien des activités de Platon pendant les huit années qui suivirent, si ce n'est qu'il étudia sous la direction de Socrate jusqu'à son procès et à son exécution pour impiété, en 399 av. JC.

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L'exécution de Socrate eut un grand impact sur le jeune homme, alors âgé de 28 ans. Il quitta Athènes pour voyager, visitant notamment l'Égypte et l'Italie, avant de revenir dans sa patrie pour écrire ses dialogues et créer l'Académie. Ses Dialogues mettent presque tous en scène Socrate en tant que personnage principal, mais la question est de savoir s'il s'agit réellement d'une représentation exacte des actions et des croyances de Socrate.

Le contemporain de Platon, Phédon, également l'un des élèves de Socrate (connu pour le dialogue de Platon qui porte son nom) soutenait que Platon plaçait ses propres idées dans la bouche de Socrate et inventait les situations dramatiques de ses dialogues. D'autres philosophes et écrivains de l'époque ont également mis en doute l'exactitude de la description de Socrate par Platon, mais ils semblent s'accorder sur le fait que Platon était un homme très sérieux, aux idées nobles, difficiles à comprendre pour beaucoup.

Les Critiques de Platon

Bien que respecté de son vivant comme un philosophe de grand talent (il fut enlevé au moins deux fois et rançonné à prix d'or), il ne fut pas universellement acclamé. La valeur de la philosophie de Platon fut remise en question par le philosophe cynique Diogène de Sinope, qui le considérait comme un 'snob élitiste' et un 'imposteur'.

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Lorsque Platon définit l'être humain comme "un bipède sans plumes", Diogène aurait plumé un poulet et l'aurait présenté dans la classe de Platon en s'écriant: "Voici l'être humain de Platon". Platon aurait répondu que sa définition demandait une révision, mais cette concession à un critique semble avoir été une exception plutôt que la règle. Les critiques mises à part, l'œuvre de Platon exerça cependant un impact énorme sur ses contemporains et ceux qui ont suivi.

L'APOLOGIE EST UNIVERSELLEMENT CONSIDÉRÉE COMME LE DÉBUT DE LA PHILOSOPHIE OCCIDENTALE.

Les Dialogues de Platon

Les Dialogues de Platon, à savoir l'Euthyphron, l'Apologie, le Criton et le Phédon, sont généralement rassemblés sous le titre Les derniers jours de Socrate. Ce drame en quatre actes montre Socrate avant, pendant et après son procès devant le tribunal athénien. I.F. Stone fait l'éloge de l'Apologie comme étant "un chef-d'œuvre de la littérature mondiale, un modèle de plaidoirie, et le plus grand morceau de prose grecque qui nous soit parvenu. Il atteint un sommet qui ne manque jamais de toucher profondément le lecteur", et Stone n'est certainement pas le seul à estimer ainsi l'œuvre.

L'Apologie est universellement considérée comme le début de la philosophie occidentale. L'Euthyphron, même s'il est souvent négligé, prépare le terrain pour l'Apologie tout en donnant au lecteur un autre aperçu des valeurs auxquelles Socrate pouvait tenir, et de la manière dont il s'y prenait pour les enseigner. Peut-être était-ce l'intention de Platon de montrer pourquoi Socrate devait être jugé en premier lieu. C'était que le jeune fondamentaliste, Euthyphron, ne faisait guère de mal à quiconque avec ses croyances et que, sans aucun doute, le procès qu'il intentait à son propre père devait être rejeté par le tribunal. Euthyphron croit clairement et ardemment aux dieux de la Grèce, et Socrate lui démontre puissamment que ses croyances sont incohérentes et incomplètes. Le dialogue illustre ce que pouvait signifier l'accusation de "corrompre la jeunesse".

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Dans l'Apologie, Platon raconte le discours fondateur de Socrate (qu'il soit factuel ou de sa propre création) défendant l'importance du droit du philosophe - ou de quiconque - à défendre ses convictions personnelles contre l'opinion de la société. En se défendant contre les accusations injustes de ses accusateurs, Socrate dit :

Hommes d'Athènes, je vous honore et je vous aime, mais j'obéirai plutôt au dieu qu'à vous; et, tant que j'aurai la vie et la force, je ne cesserai de pratiquer et d'enseigner la philosophie, encourageant quiconque je rencontrerai à suivre mon attitude, et je le convaincrai en disant : Ô mon ami, pourquoi, toi qui es citoyen de la grande, puissante et sage cité d'Athènes, te préoccupes-tu tant d'amasser le plus d'argent, d'honneur et de réputation, et si peu de sagesse, de vérité, et d'amélioration de ton âme, dont tu ne t'occupes pas du tout ? N'as-tu pas honte de cela ? Et si la personne avec qui je discute dit : Oui, je m'en soucie; je ne le quitterai pas ou ne le laisserai pas partir tout de suite; je l'interrogerai, je l'examinerai et je le contre-examinerai, et si je pensais qu'il n'avait pas de vertus, mais qu'il disait qu'il en avait, je lui reprocherai de sous-évaluer la plus grande et de surévaluer la plus petite. Et cela, je devrais le dire à tous ceux que je rencontre, jeunes et vieux, citoyens et étrangers, mais surtout aux citoyens, parce que ce sont mes frères. Car c'est l'ordre du dieu, je veux que vous le sachiez, et je crois que jusqu'à ce jour il n'est jamais arrivé dans l'état un plus grand bien que mon service au dieu. Car je ne fais rien d'autre que de vous persuader tous, jeunes et vieux, de ne pas penser à vos personnes et à vos biens, mais de vous préoccuper d'abord et surtout du plus grand perfectionnement de l'âme. Je vous dis que la vertu ne se donne pas par l'argent, mais que de la vertu viennent l'argent et tous les autres biens de l'homme, tant publics que privés. Tel est mon enseignement, et si c'est là la doctrine qui corrompt la jeunesse, mon influence est effectivement désastreuse. Mais si quelqu'un dit que je ne dis pas cela, il dit un mensonge. C'est pourquoi, hommes d'Athènes, je vous dis : faites ce qu'Anytos vous demande ou non, et acquittez-moi ou non ; mais quoi que vous fassiez, sachez que je ne changerai jamais de voie, même si je devais mourir mille fois. (29d-30c)

Ce discours continue d'inspirer les militants, les révolutionnaires et bien d'autres depuis deux mille ans, mais il n'aurait aucun sens si Socrate n'avait pas choisi de mettre sa vie en jeu pour défendre sa parole. Le dialogue du Criton montre Socrate en train de le faire, puisqu'il s'agit d'une discussion sur la loi et sur la façon dont, en tant que citoyen, on doit obéir à la loi, même si on n'est pas d'accord avec elle.

Criton, l'ami de Socrate, lui suggère de s'échapper et lui offre les moyens de le faire, mais Socrate rejette l'offre, soulignant que le travail de toute une vie n'aurait aucun sens s'il tentait d'esquiver les conséquences de ses paroles et de ses actes. Ce dialogue, qui se déroule dans la cellule de prison de Socrate alors qu'il attend son exécution, prépare le lecteur au dernier acte du drame, le Phédon, dans lequel Socrate tente de prouver l'immortalité de l'âme.

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Platon déclare délibérément dans le dialogue qu'il n'était pas présent ce jour-là et laisse à son personnage principal, le narrateur Phédon, le soin de raconter les dernières heures de Socrate, entièrement consacrées à des discussions philosophiques avec ses étudiants. Platon fait dire au personnage de Socrate s'adressant au philosophe Cébès, à un moment donné :

Je reviens sur ce dont nous avons si souvent parlé. Je commence par supposer qu'il existe une beauté absolue, un bien absolu, une grandeur absolue, et ainsi de suite. Si tu m'accordes cela, et si tu conviens que cela existe, j'espère pouvoir te montrer quelle est ma cause, et te faire découvrir que l'âme est immortelle. (100b)

Si le lecteur accorde cela à Socrate, alors, en effet, l'âme est prouvée immortelle; mais si l'on n'accorde pas l'hypothèse, elle ne l'est pas. L'hypothèse selon laquelle il existe "un bien absolu et une grandeur absolue" est assez large, et les dialogues de Platon, quel que soit le sujet qu'ils traitent, peuvent être lus comme le travail d'une vie pour prouver la vérité de ce que Socrate demande à un auditeur de lui accorder.

La Quête de la Vérité

Les Dialogues de Platon traitent universellement de la quête de la Vérité et de la compréhension de ce qui est Bon. Platon soutenait qu'il existait une vérité universelle que l'être humain devait reconnaître et en conformité de laquelle il devait s'efforcer de vivre. Cette vérité, affirmait-il, résidait dans le domaine des formes. La Théorie des Formes de Platon affirme, en termes simples, qu'il existe un domaine supérieur de vérité dont notre monde perceptible n'est qu'un reflet.

Ainsi, lorsque l'on regarde un cheval et que l'on estime qu'il est 'beau', on répond à dans quelle mesure ce cheval précis correspond à la 'Forme de la Beauté' dans le domaine des formes. Pour reconnaître la 'Forme de la Beauté', il faut d'abord être capable de reconnaître que ce monde que nous percevons n'est qu'une illusion ou un reflet, et que ce que l'on appelle 'beau' sur terre n'est pas beau en soi, mais seulement 'beau' dans la mesure où il participe à la 'Forme de la Beauté' (le concept est approfondi dans la célèbre "Allégorie de la Caverne" dans le livre VII de la République). Ce concept central de la pensée platonicienne est une réfutation de l'affirmation du sophiste Protagoras selon laquelle "l'homme est la mesure de toute chose", ce qui signifie que la réalité est sujette à l'interprétation individuelle. Platon rejeta complètement cette affirmation et passa sa vie à essayer de la réfuter à travers son œuvre.

Le vieux dicton "La beauté est dans l'œil de celui qui regarde" serait totalement inacceptable pour Platon. Si une personne A prétend qu'un cheval est beau et que la personne B dit qu'il ne l'est pas, l'une d'entre elles doit avoir raison et l'autre tort; elles ne peuvent pas avoir toutes deux raison. Selon Platon, celui qui aura raison sera celui qui comprendra et reconnaîtra la forme de la beauté telle qu'elle s'exprime dans ce cheval particulier. Cette conception, bien sûr, est en opposition directe avec l'affirmation de Protagoras selon laquelle "l'homme est la mesure de toutes choses" et, semble-t-il, c'est ce qu'elle devait être. Platon consacra la majeure partie de sa vie à essayer de prouver la réalité du domaine des formes et à réfuter le relativisme de Protagoras, jusqu'au dernier dialogue qu'il écrivit, les Lois.

Dans toute l'œuvre de Platon, la seule constante est qu'il existe une vérité qu'il est du devoir de l'être humain de reconnaître et de chercher à atteindre, et que l'on ne peut pas simplement croire ce que l'on veut (là encore, un défi direct à Protagoras). Même s'il n'a jamais prouvé de manière concluante l'existence des Formes, ses normes ont inspiré des philosophes et des écrivains postérieurs, notamment Plotin, à qui l'on attribue la fondation de l'École Néo-Platonicienne, laquelle exerça une influence considérable sur le début du Christianisme.

L'Influence de Platon

L'énormité de l'influence de Platon fut rapportée par Diogène Laërce qui écrivit :

Il fut le premier auteur qui écrivit des traités sous forme de dialogues, comme nous le dit Favorinus d'Arles dans le huitième livre de son Histoire Universelle. Il fut également le premier à introduire la méthode d'investigation analytique, qu'il enseigna à Léodamas de Thasos. Il fut aussi le premier de la philosophie à parler des antipodes, des éléments, de la dialectique, des poèmes (poiêmata), des nombres oblongs, des surfaces planes, et de la providence de dieu. Il fut également le premier des philosophes à contredire l'affirmation de Lysias, fils de Céphale, en la reprenant mot pour mot dans son Phèdre. Et il fut aussi le premier à examiner scientifiquement le sujet de la connaissance grammaticale. Et comme il discutait presque tous ceux qui vécurent avant lui, on se demande souvent pourquoi il ne mentionna jamais Démocrite. (Vies, XIX)

Dans ce passage, Laërce affirme essentiellement que Platon contredit ou améliora significativement toutes les théories acceptées qui l'ont précédé. Une reconnaissance importante de son influence sur le monde jusqu'à aujourd'hui est résumée par le philosophe du XXème siècle Alfred North Whitehead qui a déclaré : "La caractérisation générale la plus sûre de la tradition philosophique européenne est qu'elle consiste en une série de notes de bas de page à Platon".

Cette influence est peut-être le mieux représentée par le dialogue le plus célèbre de Platon, la République. À son sujet, le professeur Forrest E. Baird écrit: "Il y a peu de livres dans la civilisation occidentale qui ont eu l'impact de la République de Platon - à part la Bible, peut-être aucun" (Ancient Philosophy, 68). La République a été dénoncée comme un traité sur le fascisme (par le philosophe Karl Popper, entre autres) et louée comme une œuvre éloquente et élégante par des chercheurs tels que Bloom et Cornford. Le dialogue commence par une réflexion sur la signification de la justice et se poursuit par le développement de l'état idéal et parfait. Tout au long de l'œuvre, les idées de Platon sur la Vérité, la Beauté, la Bonté et la Justice sont développées au fur et à mesure qu'elles furent explorées par Socrate et ses interlocuteurs.

Si l'œuvre est traditionnellement comprise comme la tentative de Platon de définir son modèle pour une société parfaitement juste et efficace, un point important est souvent négligé: le personnage de Socrate déclare très clairement dans le livre II. 369 qu'ils créent cette 'cité' comme un moyen de mieux comprendre la fonction de 'l'âme' parfaite. La société dont les hommes discutent ne vise donc pas à refléter une entité politico-sociale physique réelle, mais plutôt à servir symboliquement de moyen permettant au lecteur de reconnaître les forces et les faiblesses de sa propre constitution.

Le jeune poète et dramaturge Aristoclès a toujours été présent dans l'élaboration des œuvres de maturité du philosophe Platon, et dans tous les dialogues, on attend du lecteur qu'il examine l'œuvre aussi attentivement qu'il le ferait pour un poème. Contrairement à son célèbre élève Aristote, Platon n'explique jamais clairement au lecteur le sens d'un dialogue. Le lecteur est censé affronter individuellement les vérités que le dialogue présente. C'est cette combinaison de talent artistique et d'abstractions philosophiques qui assura la valeur durable de Platon en tant que philosophe et artiste.

The School of Athens by Raphael
L'École d'Athènes, par Raphaël, Musées du Vatican
Raphael (Public Domain)

Héritage d'Aristote et de Platon

Bien qu'Aristote ne soit pas d'accord avec la Théorie des Formes de Platon et de nombreux autres aspects de sa philosophie, il fut profondément marqué par son maître, notamment par l'accent mis par ce dernier sur une bonne façon de vivre et de suivre son chemin dans la vie (comme l'indique clairement l'Éthique à Nicomaque d'Aristote). Aristote deviendra ensuite le précepteur d'Alexandre le Grand et, en faisant cela, contribuera à diffuser la philosophie établie par Platon dans le monde connu.

Platon mourut à l'âge de 80 ans vers 347 av. JC, et la direction de l'Académie passa à son neveu Speusippe. La tradition veut que l'Académie ait perduré pendant près de 1 000 ans en tant que phare de l'enseignement supérieur jusqu'à sa fermeture par l'empereur chrétien Justinien en 529 ap. JC, dans le but de supprimer l'hérésie de la pensée païenne. Des sources anciennes affirment cependant que l'Académie fut gravement endommagée lors de la première guerre de Mithridate en 88 av. JC, et presque entièrement détruite lors du sac d'Athènes par le dictateur Romain Sylla en 86 av. JC. Malgré cela, une certaine version de l'Académie semble avoir survécu jusqu'à sa fermeture par les adeptes zélés de la nouvelle religion du Christianisme.

L'Académie de Platon était un jardin boisé situé près de l'une de ses maisons et non une 'université' comme on pourrait s'en faire une idée aujourd'hui. La région subit donc de nombreux changements avant et après l'établissement de l'école de Platon et semble avoir été un centre d'éducation pendant des siècles.

L'écrivain romain Cicéron affirme que Platon n'était même pas le premier à avoir une école dans les jardins de l'Academia, mais que c'est Démocrite (vers 460 av. JC) qui fut le premier à fonder et à diriger une école philosophique en ce lieu. Il est également établi que le philosophe Simplicius était à la tête d'une école dans les jardins, qui était encore connue sous le nom d'Académie, jusqu'en 560 ap. JC. Aujourd'hui encore, le site est connu et honoré à Athènes comme étant celui de l'Académie de Platon, ce qui reflète l'importance de l'influence du philosophe et le respect de son héritage.

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Traducteur

Jerome Couturier
Je suis médecin, spécialisé en Génétique. J'aime l'Histoire et l'Antiquité depuis mon plus jeune âge. J'ai toujours eu un interêt pour la recherche dans divers domaines scientifiques, dont l'archéologie.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

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Style APA

Mark, J. J. (2009, septembre 02). Platon [Plato]. (J. Couturier, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-349/platon/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Platon." Traduit par Jerome Couturier. World History Encyclopedia. modifié le septembre 02, 2009. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-349/platon/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Platon." Traduit par Jerome Couturier. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 02 sept. 2009. Web. 26 mai 2022.

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