Les Saxons

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Définition

Cristian Violatti
de , traduit par Yves Palisse
publié le 14 décembre 2014
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Disponible dans ces autres langues: anglais, espagnol
Alfred the Great Statue, Winchester (by Odejea, CC BY-NC-SA)
Statue d'Alfred le Grand, Winchester
Odejea (CC BY-NC-SA)

Les Saxons étaient un peuple germanique originaire d'une région riveraine de la mer du nord correspondant aux côtes des Pays-Bas, de l'Allemagne et du Danemark actuels. Leur nom provient du mot désignant un coutelas typique alors très en vogue parmi les combattants de la nation, le seax. Ce sont les auteurs romains s'attachant à relater les nombreux troubles ayant affecté la frontière nord de l'Empire romain au cours des deuxième et troisième siècles de notre ère qui nous fournissent l'un des premiers témoignages historiques sur ce groupe ethnique. Il n'est d'ailleurs pas impossible que ces premiers récits romains aient également qualifié de 'Saxons' d'autres groupes germaniques de la région, tels que les Angles, les Frisons et les Jutes. En effet, ils parlaient tous des langues germaniques occidentales très voisines qui, au fil du temps, donnèrent naissance au vieil anglais.

Comme les Saxons étaient illettrés, la quasi-totalité de ce que nous savons d'eux provient des rapports d'un nombre limité de chroniqueurs (principalement des évêques et des moines) et de recherches archéologiques. Les Saxons faisaient partie des nations dites 'barbares' qui sont entrées en conflit avec Rome à la fin de l'Antiquité, contribuant ainsi à porter un coup fatal à l'ordre impérial déjà chancelant dans la partie occidentale de l'empire de Rome, redessinant la carte de l'Europe et en renommant les nations.

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Les origines

Au sud de l'espace occupé par les Saxons du continent se trouvaient les Francs, une puissante confédération germanique solidement implantée dans un territoire se situant entre les Saxons et la frontière romaine. De ce fait, une expansion vers le sud leur posant un problème épineux, la voie maritime s'imposa aux Saxons comme une bien meilleure alternative. À la fin du troisième siècle de notre ère, des pillards francs se joignirent aux Saxons dans la partie sud de la mer du Nord et de la Manche. Ils s'attaquèrent aux voies maritimes et aux côtes de l'île de Bretagne et de la Gaule. Ces attaques contre la Bretagne romaine à la fin du troisième siècle de notre ère poussèrent les autorités à doter ses sites côtiers d'un réseau de forts aux épais murs de pierre dans le but de s'y opposer. La côte sud de l'Angleterre devint ainsi connue sous le nom de frontière de la côte saxonne. Généralement situés à proximité de ports importants et d'embouchures de fleuves, ces forts servaient non seulement de défenses stratégiques contre les pillards, mais aussi de moyen de garantir la collecte et la distribution des marchandises fournies par l'État.

Carausius, un commandant ménapien des légions romaines sous les ordres du futur empereur Maximin, fut chargé d'éliminer les pirates francs et saxons en 285 de notre ère. Sa mission fut couronnée de succès et dès l'année suivante, il avait porté un coup fatal à la toute-puissance des pirates dans les mers de la région. Cependant, accusé de complicité avec les pirates et de détournement de leur butin, il fut condamné à mort sur ordre de Maximin (alors empereur de Rome). Plutôt que de se soumettre à ce qu'il considérait comme une condamnation inique, il se déclara empereur d'une Bretagne indépendante et y régna jusqu'en 293 de notre ère, avant que sa mort au combat n'en restitue la souveraineté à Rome.

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Map of the Saxon Shore, c. 380 CE
Carte des côtes saxonnes
Cplakidas (CC BY-SA)

Dans le même temps, au IVe siècle de notre ère, la confédération saxonne continentale commençait à se disloquer. Un nombre croissant de Saxons (ainsi que d'autres groupes germaniques tels que les Angles) partit s'installer en Bretagne, tandis que d'autres restaient en Europe continentale. Les documents romains officiels contemporains témoignent d'un accroissement significatif du nombre d'incursions saxonnes dans le sud-est de la Bretagne (Ammianus Marcellinus : 26, 4). Beaucoup de combattants saxons ayant auparavant servi dans les légions romaines de Bretagne, il semble assez probable que le conflit entre Carausius et Maximin ait encouragé certains vétérans à quitter la région de l'Elbe et à s'installer dans une Bretagne indépendante sous le règne de Carausius. Cependant, même après la mort de ce dernier, la migration saxonne à destination de la Bretagne (souvent décrite par les auteurs de l'époque sous forme d'invasion) se poursuivit de plus belle.

LA MIGRATION DES SAXONS ET DES ANGLES EN BRETAGNE A ÉTÉ UNE ÉTAPE CRUCIALE de la création DE LA LANGUE ANGLAISE.

La côte sud-est de la Bretagne n'était pas le seul endroit affecté par les incursions saxonnes. Peu de temps après la mort de l'empereur Constantin (337 de notre ère), les frontières nord de Rome en Europe continentale subissaient également les assauts de plusieurs groupes 'barbares', dont les Saxons. L'historien romain Zosime offre un résumé des défis auxquels Constance, l'empereur romain succédant à Constantin, dut faire face au cours des années 350 de notre ère. Les Saxons y sont mentionnés comme l'une des nombreuses menaces militaires à la sécurité de Rome.

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Mais [Constance] voyait que tous les territoires romains étaient en proie aux incursions des Barbares, et que les Francs, les Alamans et les Saxons s'étaient non seulement emparés de quarante villes près du Rhin, mais les avaient également laissées en ruines, enlevant un nombre immense de leurs habitants et une quantité proportionnelle de butin ; [...] il ne se croyait guère capable de gérer la situation à cette période critique (Zosime : Livre 3, 1).

Références antiques aux migrations saxonnes

Au début du Ve siècle, l'autorité de Rome en Bretagne s'effritait à mesure qu'elle dirigeait la majorité de ses ressources militaires vers les champs de bataille de l'Europe continentale. L'armée romaine devait finir par se retirer définitivement de la Bretagne en 410 de notre ère, laissant les territoires évacués aux mains des Britto-Romains. Le territoire se retrouve dès lors convoité par une myriade de petits groupes, indigènes et envahisseurs, se disputant âprement le contrôle politique du territoire. Profitant de ce conflit social et politique, d'autres Saxons émigrent en Bretagne, étendent leur territoire et établissent un certain nombre de royaumes facilement identifiables par le fait que la plupart de leurs noms contiennent le suffixe 'sex' (par exemple, Sussex, Wessex).

Les sources antiques fournissent des versions différentes de la manière exacte dont les Saxons sont arrivés en Bretagne et de leur expansion. Trois ouvrages majeurs concernant l'arrivée des Saxons en Bretagne ont survécu jusqu'à nos jours : le De Excidio Britanniae, écrit par Gildas ; l'Historia Ecclesiastica, de Bède le vénérable, et la Chronique anglo-saxonne, un récit à auteurs multiples. Selon Bède, le célèbre moine breton du début du Moyen Âge, comme les Bretons subissaient les attaques des Scots et des Pictes, ils se décidèrent à engager des mercenaires saxons pour combattre leurs ennemis. Or, une fois leur mission accomplie, les Saxons se retournèrent contre les Bretons. Gildas, un moine breton du VIe siècle, décrit les Saxons comme des sauvages comparables à des chiens et à des lions, et il ajoute que 'rien de plus destructeur, rien de plus amer n'a jamais frappé le pays'. Pour Gildas, les ravages des Saxons sont une sorte de punition infligée par Dieu afin de punir les péchés des Bretons, qu'il compare aux Israélites de la Bible :

Le peuple des Angles ou des Saxons arriva en Bretagne dans trois longs navires. Lorsque la nouvelle de la réussite de leur voyage fut rapportée dans leur pays, une armée plus forte se mit en route qui, jointe à la précédente, commença par chasser l'ennemi désigné [les Pictes et les Scots]. Ils retournèrent ensuite leurs armes contre leurs alliés [les Bretons] et soumirent par le feu ou l'épée la quasi-totalité de l'île, de la rive orientale à la rive occidentale, sous le prétexte fallacieux que les Bretons leur avaient versé une indemnité insuffisante pour leurs services militaires (la Chronique majeure, cité par Higham et Ryan).

Dans la Chronique anglo-saxonne, on peut lire que les Saxons sont arrivés en Bretagne par vagues successives, sous l'autorité de différents chefs, et qu'ils ont établi plusieurs petits royaumes dans différentes régions de la Bretagne : Hengest en 449 de notre ère, à la tête d'une force de trois navires, s'empare du Kent ; Ælle en 477 de notre ère, à la tête d'une force de trois navires, règne sur le Sussex ; et Cerdic, le père de la dynastie saxonne occidentale, arrive en Bretagne en 495 de notre ère à la tête d'une flotte de cinq navires.

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Cerdic, le plus célèbre des rois saxons, a régné de 519 à 534, comme en témoigne l'entrée de la Chronique anglo-saxonne pour l'année 519 : 'En cette année, Cerdic et Cynric obtinrent le royaume des Saxons de l'Ouest, et la même année, ils combattirent les Bretons à un endroit maintenant appelé Cerdices-ford, ou Gué de Cerdic. Depuis ce jour, les princes de Saxe occidentale y ont établi leur royaume.' On prétend qu'il a combattu 'le célèbre roi Arthur' en l'an 520, mais cette date pourrait en fait être décalée d'un an, et la bataille avec Arthur aurait donc eu lieu en 519. L'historien Robert J. Sewell note que 'Cerdic se heurta à une grande résistance de la part des derniers Britto-Romains, sous la conduite d'un chef mystérieux qui peut ou non avoir été le 'véritable' roi Arthur' (3). En tout état de cause, soit Cerdic a remporté la victoire, soit il a déclaré une trêve et le roi breton identifié comme Arthur lui a cédé le territoire. Dans tous les cas, il a fondé le royaume des Saxons de l'Ouest, le Wessex, en Bretagne. Bien que la Chronique anglo-saxonne avance la date de 519 pour le début de son règne, d'autres sources suggèrent une date aussi tardive que l'an 532. En 530, Cerdic conquit l'île de Wight, grâce à une armée et une marine déjà bien aguerries. Il mourut deux ans plus tard, en 534. La date la plus précoce est donc la plus cohérente des deux dans la biographie de Cerdic. L'instabilité de la période, combinée à des récits contradictoires provenant de sources différentes, contribue souvent à la création de récits très divergents soit repris, soit combinés, par des auteurs postérieurs.

Interprétation des sources antiques

Dans le passé, ces récits traditionnels étaient repris tels quels, les auteurs rejetant tel récit en faveur de tel autre ou en combinant deux ou plusieurs. Les écrivains victoriens acceptaient les récits résultants rapportés dans la Chronique anglo-saxonne comme une vérité historique, qu'ils modifiaient ensuite pour les adapter à leurs propres objectifs narratifs. Comme ces récits plus anciens se contredisaient fréquemment, les écrivains postérieurs ont essayé de les fondre en des récits homogènes leur offrant une lecture linéaire de leur passé. C'est ainsi que l'on dispose aujourd'hui de deux versions très différents de l'histoire de la Bretagne qui prétendent toutes deux être la vérité et peuvent chacune s'appuyer sur des récits plus anciens pour étayer cette affirmation. Il convient de garder à l'esprit les différentes variantes et interprétations des soi-disant 'invasions saxonnes' lorsqu'on lit ces diverses sources.

Central Europe 5th century CE
L'Europe Centrale au Ve Siècle Ap. JC
Varoon Arya (CC BY)

L'affirmation selon laquelle les Saxons ont été engagés par les Romains pour combattre en Bretagne est symptomatique de cette dichotomie. Dans la mesure où Rome manquait à l'époque de troupes en Bretagne, la version qui fait des Saxons des mercenaires semble tout à fait plausible : les Bretons romanisés se décidèrent à engager des mercenaires barbares pour assurer leur sécurité, ce qui était une pratique romaine courante. Les preuves archéologiques de la présence saxonne avant l'an 450 de notre ère ne reflètent pas une migration massive, mais sont au contraire très peu nombreuses, ce qui tend à accréditer la thèse de la conquête militaire évoquée dans les récits anciens : en tant que groupe armé au service des Bretons, le nombre de Saxons ne peut sans doute pas avoir au départ excédé les quelques milliers d'individus. En revanche, l'augmentation de la quantité de matériel archéologique saxon après l'an 450 de notre ère corrobore l'affirmation de la Chronique gauloise de 452, selon laquelle les Saxons contrôlaient une grande partie du sud de la Bretagne.

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La plus ancienne sépulture anglo-saxonne en Bretagne a été datée par les archéologues au plus tard entre 425 et 450 de notre ère. Les pratiques funéraires des Saxons (et des peuplades germaniques en général) étaient nettement différentes des rites indigènes bretons en la matière. Le rituel de crémation du nord de la Germanie a été introduit dans l'est de l'Angleterre, mais les peuples germaniques ont progressivement abandonné la crémation au profit de l'inhumation, enterrant leurs morts avec des objets funéraires, une coutume qui s'est maintenue jusqu'à l'an 700 environ. À la fin du VIe siècle, l'inhumation meublée est le principal rituel d'enterrement des Saxons. Les sépultures saxonnes ne se sont pas développées à partir de pratiques autochtones antérieures ; elles sont plutôt liées aux sépultures trouvées de l'autre côté de la mer du Nord. Les sépultures romaines tardives en Bretagne étaient en grande partie des inhumations non meublées, mais à la fin du IVe siècle de notre ère, on voit apparaître des inhumations accompagnées d'armes et de ceintures, souvent interprétées comme des sépultures de mercenaires d'origine germanique, ressemblant en cela à d'autres sépultures trouvées dans le nord de la Gaule et dans d'autres régions occupées par des tribus germaniques. Ces sépultures sont liées au développement des rites funéraires angles et saxons détectés entre les Ve et VIIe siècles : des inhumations où les hommes étaient généralement enterrés avec des armes, tandis que les femmes étaient enterrées avec des peignes, des broches et des colliers.

De nombreuses sources historiques et données archéologiques indiquent clairement qu'à la fin du Ve siècle, le sud-est de la Bretagne était sous le contrôle de divers groupes saxons. La propagation des pratiques funéraires saxonnes dans des lieux où seules des sépultures indigènes avaient été enregistrées auparavant reflète l'expansion des Saxons, qui ont déplacé les groupes romains et celtes indigènes.

Absorption franque, conquête de l'Angleterre et postérité culturelle

Au Ve siècle, on signale des affrontements entre les Francs et les Saxons en Europe continentale. Sous la direction de Childéric, les Francs avaient soutenu les forces romaines et les avaient aidées à vaincre un certain nombre d'ennemis, dont une armée de Saxons à Angers en 469 de notre ère. À partir de là, les Francs avaient enclenché un processus d'absorption graduelle des Saxons continentaux et, alors que ce processus était toujours en cours au VIIIe siècle, les Saxons de Bretagne avaient réussi à y établir une solide colonie. Après plusieurs générations de conquêtes, d'alliances et de successions instables, ils finirent par asseoir leur domination sur la plupart des groupes indigènes. Après les invasions vikings du IXe siècle, les rois du Wessex (Alfred et ses descendants) ont créé le premier royaume saxon occidental puissant (au sud de la Tamise) qui, au cours du Xe siècle, a réussi à conquérir le reste de l'Angleterre, créant ainsi le royaume anglo-saxon tardif.

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Britain, c. 600 CE
Bretagne, an 600
Hel-hama (CC BY-NC-SA)

La Bretagne est le seul endroit d'Europe qui vit la formation de nouveaux États n'ayant pas grand-chose en commun avec les principes romains. Tous les États naissants d'Europe continentale ayant émergé des ruines de l'empire romain furent créés sur des fondations romaines, avec parfois une implication romaine évidente ou même en conservant des aspects essentiels du mode de vie romain. Ce n'était toutefois pas le cas des Saxons fraîchement arrivés en Bretagne, moins familiarisés avec les coutumes romaines.

L'arrivée des Saxons et des Angles en Bretagne a été déterminante dans le développement de la langue anglaise. Si ces tribus germaniques ne s'étaient pas installées en Bretagne, la langue anglaise telle que nous la connaissons aujourd'hui n'existerait pas, et les dialectes des Angles et des Saxons auraient été progressivement dissous dans les langues germaniques continentales, éventuellement mélangés aux dialectes bas-allemands et néerlandais. Au fur et à mesure de leur expansion en Bretagne, ces groupes germaniques ont déplacé les communautés locales de langue celtique. Le vieil anglais, la langue née des Angles et des Saxons ayant migré en Bretagne, a progressivement supplanté le latin et les langues brittoniques dans les basses terres de Bretagne, et à partir de là, il a fini par s'imposer dans la plupart des îles de l'archipel breton.

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Traducteur

Yves Palisse
Linguiste passionné d'Histoire, Yves P Palisse est un traducteur indépendant possédant des années d’expérience dans les domaines de la traduction, de l’analyse des médias et du service à la clientèle. Après avoir beaucoup voyagé dans toute l'Europe, Il a fini par poser ses bagages à londres en 1999. Il a une passion pour les sciences humaines, le droit et la justice sociale.

Auteur

Cristian Violatti
Cristian est conférencier public et auteur indépendant, il se passionne pour le passé de l'humanité. Inspiré par les riches leçons de l'histoire, son objectif est de stimuler les idées et d'éveiller la curiosité intellectuelle de son public.

Citer cette ressource

Style APA

Violatti, C. (2014, décembre 14). Les Saxons [The Saxons]. (Y. Palisse, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-13480/les-saxons/

Style Chicago

Violatti, Cristian. "Les Saxons." Traduit par Yves Palisse. World History Encyclopedia. modifié le décembre 14, 2014. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-13480/les-saxons/.

Style MLA

Violatti, Cristian. "Les Saxons." Traduit par Yves Palisse. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 14 déc. 2014. Web. 05 févr. 2023.

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