Rois Achéménides: Liste et Commentaire

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Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 05 mars 2020
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Disponible dans ces autres langues: anglais, persan, espagnol

L'Empire achéménide (vers 550-330 av. J.-C.) était la première grande entité politique perse en Asie occidentale et centrale, qui s'étendait, à son apogée, de l'Asie mineure à la vallée de l'Indus et de la Mésopotamie à l'Égypte. Il fut fondé par Cyrus II (le Grand, r. vers 550 à 530 av. J.-C.), dont la vision d'un vaste empire perse global fut, plus ou moins, maintenue par ses successeurs.

Les Perses arrivèrent dans la région de l'Iran actuel au sein d'un groupe migratoire d'Aryens (qui signifie "noble" ou "libre" et fait référence à une classe de personnes, et non à une race). Les Aryens - composés de nombreuses tribus telles que les Alains, les Bactriens, les Mèdes, les Parthes et les Perses, ainsi que d'autres - s'installèrent dans la région qui devint connue sous le nom d'Ariana (Iran) - "le pays des Aryens". La tribu qui devint finalement connue sous le nom de Perses s'installa à Persis (aujourd'hui Fars), ce qui leur donna leur nom.

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Achaemenid Royal Tombs
Tombes royales achéménides
Carole Raddato (CC BY-SA)

Cyrus II vainquit les Mèdes, les Lydiens, les Élamites et les Babyloniens pour fonder son empire qui, une fois consolidé, fut ensuite développé par ses successeurs. L'empire atteignit son apogée sous Darius Ier (le Grand, r. de 522 à 486 av. J.-C.) qui lança la première invasion perse de la Grèce et fu défait à la bataille de Marathon en 490 avant J.-C.. Ce fut un revers pour les Perses, mais cela n'entama en rien le règne de Darius Ier.

De nombreux spécialistes indiquent le règne de Xerxès comme marquant le début du déclin de l'empire.

Son fils et successeur, Xerxès Ier (r. de 486 à 465 av. J.-C.), leva une grande armée et la mena dans la deuxième invasion perse de la Grèce, qui fut également défaite en 479 avant J.-C.. Cette défaite eut des répercussions sur l'empire, car Xerxès Ier n'était tout simplement pas le genre de roi que son père avait été, il épuisa le trésor pour sa campagne et passa le reste de son règne abattu par son échec. Son intérêt pour les affaires d'État s'évapora par la suite et il se préoccupa davantage de son harem et de ses projets de construction. De nombreux spécialistes indiquent son règne comme marquant le début du déclin de l'empire.

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Le pouvoir perse fut renouvelé par Artaxerxès Ier (r. de 465 à 424 av. J.-C.) qui contribua à déstabiliser la Grèce en finançant Sparte lors de la première guerre du Péloponnèse (460-446 av. J.-C.), une politique poursuivie sous Darius II (r. de 424 à 404 av. J.-C.) lors de la deuxième guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.). Le règne d'Artaxerxès II (404-358 av. J.-C.) fut marqué par des révoltes généralisées qui se multiplièrent sous ses successeurs, notamment en Égypte, et l'empire perdit une grande partie de sa cohésion initiale à l'époque de Darius III (r. de 336 à 330 av. J.-C.), qui fut vaincu par Alexandre le Grand, ce qui marqua la fin de l'empire achéménide.

Les premiers rois achéménides n'étaient peut-être pas des adeptes du zoroastrisme, mais cette religion influença la culture perse et fut préservée par les empires qui lui succédèrent. Le dernier d'entre eux, l'empire sassanide, développera le plus complètement les meilleures innovations des rois entre Cyrus II et Artaxerxès Ier, préservant ainsi son héritage.

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Monarques de Cyrus II à Artaxerxès I (vers 550-424 av. J.-C.)

Cyrus II (le Grand, r. vers 550 à 530 av. J.-C.) était le fils de Cambyse Ier de Perse (r. de 580 à 559 av. J.-C.) et le petit-fils d'Astyage de Médie (r. de 585 à 550 av. J.-C.). Les Mèdes s'étaient unis sous la direction d'un chef au 8e siècle av. J.-C. et, sous la direction de leur roi Cyaxare (r. de 625 à 585 av. J.-C.), ils avaient étendu leur contrôle dans la région pour former un empire. Ils furent renversés par Cambyse Ier et Cyrus II profita alors de son ascendance sur les Perses et les Mèdes pour se présenter comme un homme des deux peuples, les unissant sous son autorité et s'engageant dans de nouvelles guerres de conquête pour fonder l'empire achéménide. Parmi ses nombreuses réalisations, citons des innovations dans les techniques agricoles, la réorganisation de l'armée et un gouvernement perse qui garantissait à son peuple de diverses nationalités et religions la liberté de pratiquer son culte et de perpétuer ses traditions culturelles comme il l'avait toujours fait. Il est mentionné favorablement dans la Bible et la tradition juive pour avoir libéré le peuple juif de la captivité babylonienne et alloué des fonds pour l'aider à reconstruire son temple à Jérusalem. Au moment de sa mort, en 530 avant J.-C., l'empire était l'entité politique la plus puissante de la région.

The Cyrus Cylinder
Le Cylindre de Cyrus
Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

Cambyse II (r. de 530 à 522 av. J.-C.) était le fils et l'héritier de Cyrus II qui poursuivit ses politiques et l'expansion de l'empire. En 525 av. J.-C., il envahit l'Égypte et, connaissant l'amour des Égyptiens pour les animaux - en particulier les chats - et leur vénération pour la déesse des chats Bastet, il demanda à ses soldats de peindre ces images sur leurs boucliers et, en outre, conduisit un certain nombre d'animaux devant son armée lors de l'attaque de la ville de Pelusium. Les Égyptiens se rendirent plutôt que de risquer de blesser les animaux et le pays tomba aux mains des Perses. Cambyse II fut présenté durement par l'historien Hérodote comme "le roi fou" qui détruisit des temples et perturba la culture égyptienne, mais peu d'éléments viennent étayer cette conclusion. Il semble plus probable, puisqu'il était un grand admirateur de la culture égyptienne, qu'il ait bien traité le peuple après la conquête. Lorsqu'il apprit que son frère s'était emparé du pouvoir, il se prépara à revenir et à reconquérir son trône, mais il fut tué par une blessure qu'il s'infligea accidentellement.

Bardiya/Gaumata (r. 522 av. J.-C.) était le fils cadet de Cyrus II, qui aurait ou non tenté d'arracher le pouvoir à Cambyse II. La tradition perse postérieure (établie par Darius Ier) veut que Cambyse II ait assassiné Bardiya avant la campagne d'Égypte et que le trône ait été pris par l'usurpateur médian et magi (prêtre) Gaumata qui se fit passer pour Bardiya et revendiqua la légitimité. Darius Ier, un cousin éloigné, tua Gaumata et prit le trône. Bien qu'il s'agisse de l'histoire officielle, il se pourrait que Bardiya ait été l'héritier légitime du trône et qu'il ait été assassiné par Darius Ier, et que cette histoire ait été créée pour justifier l'action de Darius Ier contre un roi en exercice.

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Une fois l'ordre établi, Darius se concentra sur l'amélioration et l'expansion de l'empire.

Darius Ier (le Grand, r. de 522 à 486 av. J.-C.) commença son règne en réprimant des rébellions mais, une fois l'ordre établi, il se concentra sur l'amélioration et l'expansion de l'empire. Il institua un réseau de routes (dont la célèbre route royale), qui permit d'accroître le commerce en facilitant les déplacements dans l'empire et en les rendant plus sûrs, ainsi qu'un système postal. Il réforma les lois fiscales et créa la monnaie connue sous le nom de daric qui remplaça la monnaie locale dans les différentes régions et il l'uniformisa dans tout l'empire. En 499 av. J.-C., les colonies grecques ioniennes d'Asie mineure, sous domination perse, se révoltèrent avec le soutien d'Athènes et d'Érétrie et, après avoir réprimé la rébellion, Darius Ier lança les guerres perses en 492 av.J.-C. pour punir ces cités-États. Érétrie fut mise à sac, mais l'armée de Darius Ier fut vaincue par les Athéniens à la bataille de Marathon en 490 avant J.-C. et dut se retirer. Darius Ier se préparait à une deuxième invasion lorsqu'il mourut et son fils, Xerxès Ier, lui succéda.

Xerxès Ier (r. 486-465 avant J.-C.) était le fils de Darius Ier et de son épouse principale, Atossa, qui était la fille de Cyrus le Grand. Bien que Darius Ier ait eu un fils aîné, qui estimait qu'il aurait dû lui succéder, Xerxès Ier fut choisi pour son lien avec Cyrus II. Au début, Xerxès Ier ne semblait guère intéressé par la poursuite de la politique de son père à l'égard de la Grèce, mais il fut encouragé par Mardonius (son cousin, beau-frère et commandant en chef de l'armée) à lancer une deuxième invasion et à terminer l'œuvre de Darius Ier. Xerxès Ier réunit la plus grande armée jamais rassemblée et dirigea en personne ses forces dans l'invasion. Il rencontra une résistance à la bataille des Thermopyles en 480 avant J.-C., célèbre pour la dernière résistance des 300 Spartiates, mais il fut victorieux et marcha sur Athènes qu'il fit brûler. Sa marine fut vaincue la même année à la bataille de Salamine, et la force d'invasion terrestre et maritime fut vaincue l'année suivante, en 479 avant J.-C., à la bataille de Platées et à Mycale. Xerxès Ier avait épuisé le trésor royal lors de cette campagne ratée et continua à dépenser dans des projets de construction somptueux une fois rentré chez lui. Il semble avoir planifié une troisième invasion vers 466 avant J.-C., mais ces plans furent stoppés lors de la bataille de l'Eurymédon, où Cimon d'Athènes (c. 510 - c. 450 av. J.-C.) vainquit les Perses sur mer et sur terre en Asie Mineure. Xerxès fut assassiné en 465 av. J.-C. par son conseiller et le chef de sa garde rapprochée, Artaban.

Artaxerxès Ier (r. 465-424 av. J.-C.) était le fils de Xerxès Ier et il vengea sa mort en exécutant Artaban. Il comprit que, d'après les précédents, un conflit ouvert avec la Grèce ne favorisait pas les Perses. Il accueillit le général athénien Thémistocle (c. 524-c. 460 av. J.-C.) à sa cour, après qu'il eut été exilé par ostracisme et se fut enfui de Grèce, sur la promesse que Thémistocle l'aiderait dans sa stratégie militaire contre les Grecs, mais Thémistocle mourut avant que cela ne se produise. Artaxerxès Ier adopta alors une approche consistant à courtiser Athènes et Sparte avec de grandes quantités d'or perse, à financer secrètement le développement militaire de Sparte et à laisser monter la tension entre les deux cités. Bien qu'il n'ait pas personnellement provoqué les dernières guerres du Péloponnèse (460-446 et 431-404 av. J.-C.), son programme y contribua certainement. Il dut faire face à un soulèvement majeur en Égypte et à la révolte de l'un de ses plus fidèles généraux, Mégabaze (mort vers 440 av. J.-C.), mais on se souvient surtout de la paix de Callias (vers 449 avant J.-C.) qui mit fin aux hostilités entre les Grecs et les Perses sous son règne, et de sa description favorable dans les livres bibliques d'Esdras et de Néhémie.

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Monarques depuis Xerxès II-Artaxerxès III (424-338 av. J.-C.)

Xerxès II (r. 424 avant J.-C.) était le fils et l'héritier légitime d'Artaxerxès Ier par son épouse principale Damaspia. Il ne régna qu'un peu plus d'un mois lorsqu'il fut assassiné par son demi-frère Sogdianos, fils d'une concubine d'Artaxerxès Ier.

Sogdianos (r. 424 avant J.-C.) avait le soutien d'un certain nombre de nobles influents et régna pendant six mois avant d'être assassiné par son demi-frère Nothos (également appelé Ochos) qui prit le trône sous le nom de Darius II.

Darius II aida Sparte dans la deuxième guerre du Péloponnèse avec Athènes, ce qui conduisit à la défaite d'Athènes.

Darius II (r. 424-404 av. J.-C.) commença son règne en réprimant des révoltes, puis aida Sparte dans la deuxième guerre du Péloponnèse avec Athènes, ce qui conduisit à la défaite de cette dernière. Il dut également faire face à la révolte d'Amyrtée en Égypte qui chassa les Perses de Basse-Égypte. Il épousa sa demi-sœur Parysatis qui fut la véritable force derrière le trône et qui continuera à exercer un pouvoir considérable après la maladie et la mort de Darius II en 404 avant Jésus-Christ. Il nomma Artaxerxès II comme successeur, mais Parysatis favorisa son autre fils, Cyrus le Jeune, et encouragea plus tard sa révolte.

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Artaxerxès II (r. de 404 à 358 av. J.-C.) monta sur le trône en 404 av. J.-C. et dut peu après réprimer la révolte de son frère, Cyrus le Jeune, soutenu par Parysatis. La révolte et ses conséquences sont décrites par Xénophon (l. 430 - c. 354 avant J.-C.) dans son Anabase, car Xénophon était l'un des commandants de la force mercenaire grecque employée par Cyrus le Jeune. La révolte fut écrasée en 401 av. J.-C., et peu après, Artaxerxès II s'engagea dans une guerre contre Sparte (396-387 av. J.-C.) qui encouragea les Athéniens à se révolter. Il perdit ensuite l'Égypte vers 373 av. J.-C. et échoua également dans sa médiation de la guerre entre Thébains et Spartiates (368-366 av. J.-C.). On se souvient de son règne comme d'un règne litigieux, notamment à cause de la révolte des satrapes, mais il revigora le culte d'Anahita et contribua peut-être à l'établissement de son culte. Il autorisa de nombreux projets de construction, notamment de nouveaux temples et la restauration de structures plus anciennes.

Artaxerxès III (r. de 358 à 338 av. J.-C.) était le fils et l'héritier d'Artaxerxès II, qui ordonna presque instantanément la mort de son frère et d'autres membres de sa famille dès son accession au trône. Dans un effort pour consolider l'armée, il ordonna la dissolution des unités de mercenaires grecs, ce qui provoqua une révolte des satrapies qui comptaient sur les Grecs pour leur défense. Artaxerxès III écrasa impitoyablement cette rébellion et chercha ensuite à reprendre les territoires perdus en Égypte, fut d'abord vaincu, puis fut victorieux vers 342 avant notre ère. Son obsession de soumettre l'Égypte l'amena cependant à négliger l'évolution de la situation en Grèce, et il semble avoir été totalement ignorant de l'accroissement de la puissance militaire de Philippe II de Macédoine (r. de 350 à 336 av. J.-C.). Artaxerxès III, comme ses prédécesseurs, se concentra uniquement sur Athènes et Sparte comme représentant des menaces pour son empire et ne vit donc jamais les Macédoniens comme posant un quelconque problème. Il fut empoisonné par son conseiller Bagoas (hypothèse la plus probable) ou mourut de causes naturelles, selon le récit que l'on accepte. Dans les deux cas, Bagoas plaça Artaxerxès IV sur le trône.

Artaxerxes III
Artaxerxès III
Classical Numismatic Group Inc. (CC BY-SA)

Monarques d'Artaxerxès IV à Artaxerxès V (338-329 avant J.-C.)

Artaxerxès IV (r. de 338 à 336 avant J.-C.) était le fils d'Artaxerxès III et de son épouse principale Atossa. Il est connu sous le nom d'Arsès par les Grecs, ce qui était probablement son nom réel avant qu'il ne prenne le nom de trône d'Artaxerxès IV. Sous son règne, Philippe II de Macédoine commença ses ouvertures à la conquête de la Perse en 336 avant Jésus-Christ. Il fut empoisonné, ainsi que sa famille, par Bagoas qui plaça ensuite sur le trône son cousin Artashata qui prit le nom de Darius III.

Darius III (r. de 336 à 330 av. J.-C.) né Artashata, petit-fils d'Artaxerxès II par sa fille Sisygambis; il reçut la satrapie d'Arménie, apparemment juste parce qu'il était de la famille royale. Il n'avait aucune formation pour diriger un empire et, apparemment, aucune envie de le faire, mais il fut installé sur le trône par Bagoas qui pensait gouverner à travers lui. Lorsqu'il se rendit compte que Darius III ne pouvait être contrôlé, Bagoas tenta d'empoisonner le roi, mais il fut contraint de boire le poison lui-même. Le règne de Darius III fut contesté dès le début, car la mort inattendue d'Artaxerxès IV avait encouragé diverses régions à se révolter et Darius III ne savait pas comment gérer la situation. Ces problèmes furent toutefois atténués par l'invasion de son empire par l'armée macédonienne d'Alexandre le Grand en 334 av. J.-C., qui voulait achever ce que son père avait commencé et venger les invasions de la Grèce de 490 et 480 avant J.-C. Darius III fut vaincu à chaque engagement avec Alexandre, fuyant le champ de bataille à la bataille d'Issos en 333 av. J.-C. et laissant derrière lui sa famille qui fut prise en charge par Alexandre. Il fut totalement vaincu à la bataille de Gaugamèles en 331 av. J.-C., où il fuit de nouveau le champ de bataille, et fut assassiné plus tard par son parent, et satrape de Bactriane, Bessos.

The Alexander Mosaic
Mosaïque d'Alexandre
Carole Raddato (CC BY-SA)

Artaxerxès V (r. de 330 à 329 av. J.-C.) fut le nom du trône éphémère de Bessos, satrape de Bactriane, qui assassina Darius III et se proclama roi. Alexandre le Grand trouva Darius III mort ou mourant (les récits originaux varient sur ce point) dans un chariot où Bessos l'avait laissé et lui donna une sépulture digne de ce nom avec tous les honneurs. Ensuite, Alexandre fit exécuter Bessos et s'attribua l'honneur du titre de Shahanshah, le roi des rois de l'empire achéménide.

Conclusion

Bien que l'empire achéménide n'ait plus été ce qu'il avait été sous Darius Ier, il était encore intact lorsqu'Alexandre le conquit. Il tenta une synthèse des cultures grecque et perse en mariant ses soldats à des femmes perses, en élevant des officiers perses à des rangs élevés dans son armée et en se comportant comme un roi perse. Ses efforts ne furent pas appréciés par l'armée gréco-macédonienne et, après sa mort en 323 avant notre ère, sa vision fut abandonnée. Comme il n'avait pas désigné de successeur clair au moment de sa mort, ses généraux se firent la guerre les uns contre les autres pour revendiquer la suprématie.

Ces guerres (connues sous le nom de guerres des Diadoques, 322-275 av. J.-C.) aboutirent, en partie, à la naissance de l'empire séleucide (312-63 av. J.-C.) sous la direction du général d'Alexandre, Séleucos I Nicator (r. de 305 à 281 av. J.-C.). L'empire séleucide occupait approximativement les mêmes régions que l'empire achéménide et, bien qu'il soit parvenu à une position de force, il perdit progressivement des territoires, d'abord au profit des Parthes, puis de Rome. Aux Séleucides succéda l'Empire parthe (247 av. J.-C. - 224 ap. J.-C.), puis l'Empire sassanide (224-651 ap. J.-C.). Les Sassanides firent revivre les meilleurs aspects de l'empire achéménide et devinrent la plus grande expression de la culture perse dans le monde antique.

L'empire sassanide préserva la culture des Achéménides et, même après sa chute face aux envahisseurs arabes musulmans, cette culture perdura et se répandit dans le monde antique. De nombreux aspects de la vie moderne, depuis les fêtes d'anniversaire et les desserts jusqu'aux aspects les plus sublimes du monothéisme, des mathématiques, de l'art et de l'architecture, furent développés par les Sassanides sur le modèle de l'empire achéménide.

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2020, mars 05). Rois Achéménides: Liste et Commentaire [Achaemenid Kings List & Commentary]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1518/rois-achemenides-liste-et-commentaire/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Rois Achéménides: Liste et Commentaire." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le mars 05, 2020. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1518/rois-achemenides-liste-et-commentaire/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Rois Achéménides: Liste et Commentaire." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 05 mars 2020. Web. 04 oct. 2022.

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