Les siècles obscurs de la Grèce Antique (c. 1200 à c. 800 av. J.-C., chevauchant l'âge du fer, c. 1200-550 av. J.-C.) est le terme moderne utilisé pour désigner la période de l'histoire grecque qui suivit l'effondrement de l'âge du bronze, lorsque la civilisation mycénienne s'effondra et que le système d'écriture linéaire B disparut, qualifiant cette époque d'"obscure" car il n'existe aucun récit écrit contemporain à son sujet.
La civilisation mycénienne (c. 1700-1100 av. J.-C.) et la civilisation minoenne antérieure (2000-1450 av. J.-C.) firent construire de grands palais dans des centres urbains tels que Tirynthe, Pylos, Mycènes et Knossos, qui régulaient le commerce et soutenaient les scribes qui tenaient les comptes et consignaient le développement de la culture. Les Mycéniens remplacèrent les Minoens en tant que puissance majeure en Méditerranée, et lorsque leur civilisation s'effondra, la classe supérieure lettrée disparut en même temps que le système socio-économique qu'elle avait créé. Les chercheurs Christopher Scarre et Brian M. Fagan commentent:
Les théories actuelles sur "la période obscure" ne considèrent pas un remplacement complet de la population grecque, mais plutôt une décapitation de la société mycénienne: la chute des aristocrates, avec leurs palais et leurs tablettes d'argile, laissant les villageois et les agriculteurs sans instruction, avec pour seules ressources leurs traditions orales et l'économie agricole villageoise. (272)
Bien que cela puisse être vrai, les "siècles obscurs" n'étaient pas aussi "sombres" qu'on le pensait autrefois. Les siècles obscurs grecs se caractérisent par:
- Une fragmentation politique
- L'effondrement des réseaux commerciaux
- Le déclin économique
- La perte de culture matérielle
- Le déclin démographique
- Déclin de l'art, des activités culturelles, de la richesse et de l'écriture
Dans le cas des siècles obscurs grecs, le système d'écriture disparut complètement. À partir du XIXe siècle, les érudits ont attribué la responsabilité des siècles obscurs à l'invasion dorienne, affirmant que les Grecs connus sous le nom de Doriens avaient détruit la civilisation mycénienne et déraciné la culture grecque pendant 400 ans, mais cette théorie a été rejetée et l'invasion dorienne est désormais considérée davantage comme une migration. La période obscure n'est également plus considérée comme aussi "sombre", car la culture et le commerce grecs continuèrent après la chute des Mycéniens, mais pas au même niveau qu'auparavant.
On comprend aujourd'hui que l'âge obscur grec suivit l'effondrement de l'âge du bronze qui élimina ou toucha négativement toutes les civilisations de la Méditerranée et du Proche-Orient, mais, contrairement aux Hittites (pour ne citer qu'un exemple), les Grecs, eux, réussirent à survivre à cet effondrement pour sortir de leur période sombre et entrer dans la période archaïque (du VIIIe siècle à environ 480 av. J.-C.), au développement d'une écriture alphabétique et à l'essor des cités-États de la Grèce antique. Les siècles obscurs grecs sont donc désormais considérés comme une période de jachère menant à une récolte culturelle abondante plutôt que comme une période stérile de déclin, comme on le définissait aux XIXe et XXe siècles.
Civilisation mycénienne
Les Mycéniens établirent plus de 100 centres urbains à travers la Grèce et l'Anatolie, qui étaient liés culturellement, sinon politiquement. La structure sociale de la civilisation mycénienne n'est pas claire, mais il a été établi que le palais fonctionnait selon sa propre économie basée sur les produits de luxe, tandis que la base économique du ou des villages voisins était agricole. Le palais contrôlait peut-être ou non l'économie du village, mais ensemble, ils produisaient les biens utilisés dans le commerce à travers toute la Méditerranée.
Dans toutes les régions mycéniennes, le palais dominait le paysage, comme à Mycènes, construit sur une colline à 278 mètres au-dessus du niveau de la mer, avec des murs de 13 mètres de haut et 8 mètres d'épaisseur. Ceux-ci ont ensuite été appelés "murs cyclopéens", car on pensait que seules les créatures gigantesques connues sous le nom de cyclopes avaient pu les ériger. Les murs entouraient le complexe du palais qui comprenait le Mégaron, le centre du palais, qui comportait un grand foyer circulaire qui aurait été la salle du trône où le souverain convoquait ses assemblées pour les conférences. Les murs du Mégaron étaient décorés de fresques, tout comme les pièces du palais en général.
La richesse du palais contrastait avec celle du village, où les habitants vivaient dans des maisons en briques crues construites sur des fondations en pierre sans ornements. En l'absence de documents, on ignore dans quelle mesure les villages étaient prospères, mais après l'effondrement de la civilisation mycénienne, cela n'avait plus d'importance, car ces maisons en briques crues étaient les seules à avoir survécu intactes.
Effondrement de l'âge du bronze et période obscure
L'effondrement de l'âge du bronze est un terme moderne désignant le déclin rapide et généralisé des civilisations de la Méditerranée et du Proche-Orient à partir de 1200 avant J.-C. environ. Les causes de cet effondrement sont notamment les suivantes:
- les catastrophes naturelles (tremblements de terre)
- les changements climatiques (provoquant sécheresse et famine)
- les rébellions internes (guerres de classes)
- les invasions (principalement par les Peuples de la mer)
- perturbation des relations commerciales/effondrement des systèmes (instabilité politique)
Tous les éléments ci-dessus ont été cités comme causes de l'effondrement de la civilisation mycénienne et des siècles obscurs qui s'ensuivirent. L'instabilité politique pourrait avoir résulté de guerres de classes entre les villageois et les habitants du palais au sujet de la répartition inéquitable des richesses, bien que cette hypothèse ne soit que pure spéculation. Le changement climatique et les catastrophes naturelles, ainsi que les invasions des Peuples de la mer (qui jouèrent un rôle déterminant dans la chute ou le déclin d'autres civilisations telles que les Hittites et les Égyptiens), semblent être des causes plus certaines. La cspécialiste Bettany Hughes, entre autres, cite la cupidité, qui encouragea la guerre, comme cause principale de l'effondrement mycénien:
La ville a donné naissance à un type particulier de civilisation autonome et a incarné le paradoxe autodestructeur de ce qu'est la civilisation: le désir pressant d'avoir plus, d'avoir ce que nous n'avons pas. Ainsi, les dirigeants de l'âge du bronze égéen sont devenus cupides; en scrutant l'horizon, ils ne voyaient pas seulement une autre cité-État comme la leur, mais un butin potentiel... Il y a eu des triomphes, puis il y a eu la tragédie. (Norwich, 125)
On ne sait toutefois pas exactement ce qui s'est passé, et tout ce que l'on sait avec certitude, c'est que les grands palais et les centres de production des Mycéniens connurent un déclin brutal entre 1230 et 1100 environ, lorsque plusieurs de ces sites furent détruits, certains portant les traces d'un incendie, tandis que d'autres restèrent intacts mais furent abandonnés. Ces derniers furent parfois été repeuplés, mais à une échelle beaucoup plus modeste. Les sites de la période dite post-palatiale ne fournissent aucune preuve de la richesse opulente de l'époque mycénienne.
Ceux qui vivaient dans les complexes palatiaux abandonnés et ceux qui continuaient à vivre dans les maisons en briques crues qui les entouraient semblaient avoir le même niveau économique. Il n'y a aucune preuve, du moins au début des siècles obscurs, de commerce à longue distance, et la céramique montre un déclin marqué dans son style. Il n'y a aucune preuve d'un système d'écriture quelconque, et la production agricole diminua, tout comme la population. La civilisation antique grecque dans son ensemble semble avoir marqué une pause pendant environ 200 ans avant de renaître; pourtant, au cours de ces 200 ans, des développements importants permirent clairement l'émergence de l'industrie, du commerce et de l'expansion observés entre 1050 et 800 avant J.-C. environ.
Développement culturel pendant les siècles obscurs
Après l'effondrement de l'âge du bronze, aucune structure monumentale en pierre ne fut construite et, comme indiqué, celles qui n'avaient pas été détruites déclinèrent et furent habitées, semble-t-il, par des squatteurs. La relation entre le déclin de la production agricole et le déclin de la population continue de faire l'objet de débats, mais il semble que le manque de denrées alimentaires de base ait favorisé le déclin de la population, qui à son tour aurait entravé la production alimentaire. Il s'agit toutefois d'une généralisation, car certaines régions, notamment l'Attique et l'Eubée, continuèrent à fonctionner plus ou moins comme avant, mais à un niveau plus modeste.
Comme indiqué précédemment, la relation entre le palais et le village à l'époque mycénienne n'est pas claire, mais pendant la période obscure, le village s'organisa autour d'un homme fort qui devint l'autorité, comme le note le chercheur Thomas R. Martin:
Dans la société des siècles obscurs, les hommes dominaient l'application de la justice, exerçant un contrôle direct sur les membres de leur famille et les domestiques. Les personnes extérieures à leur foyer immédiat devenaient leurs partisans en reconnaissant leur statut de chefs. Les partisans d'un homme puissant lui accordaient une certaine autorité car, comme ils étaient à peu près égaux en termes de richesse et de statut, ils avaient besoin d'une figure investie d'autorité pour régler les différends et organiser la défense contre les raids ou autres menaces militaires. En termes anthropologiques, ces chefs agissaient comme des chefs de bande. Un chef avait le pouvoir de régler les différends concernant les biens et les devoirs, supervisait la distribution des récompenses et des punitions, et dirigeait généralement les rituels religieux jugés essentiels à la sécurité du groupe. En même temps, son pouvoir réel de contraindre les membres récalcitrants ou rebelles de sa bande était limité. (48)
L'autorité du chef était accordée par les hommes du groupe qu'il présidait et, s'il abusait de sa position ou n'était plus considéré comme digne de son poste, il était remplacé. Ce paradigme social est connu grâce à Hésiode (VIIIe siècle av. J.-C.) qui l'a décrit dans son ouvrage Les Travaux et les Jours. On ignore à quelle date précise ce modèle fut mis en place, mais à l'époque d'Hésiode, il semblait déjà bien établi et allait finalement évoluer vers le concept de royauté et, à Athènes, vers la démocratie.
Au début des siècles obscurs, il n'y avait cependant pas de villes à gouverner pour un roi, ni d'armées à envoyer en campagne de conquête. Le chef du village organisait la défense contre les raids sur d'autres villages ou la mobilisation pour les mener. Au Xe siècle avant notre ère, cependant, des changements importants sont visibles dans le développement social, comme le notent Scarre et Fagan:
Pendant plusieurs siècles, la Grèce est restée une société essentiellement paysanne, sans villes, sans écriture et sans architecture digne de ce nom. Pourtant, dès le Xe siècle avant J.-C., des signes de reprise économique sont apparus. Cette reprise culturelle et économique, qui s'est poursuivie au cours des IXe et VIIIe siècles avant J.-C., comportait des aspects tant nationaux qu'internationaux. Au niveau national, la population, qui avait considérablement diminué à la fin de l'époque mycénienne, a recommencé à augmenter et la prospérité s'est accrue. À l'étranger, les contacts avec les ports de la Méditerranée orientale ont repris, et des objets de luxe provenant d'Égypte et de Chypre ont été placés dans des tombes à Lefkandi, sur l'île grecque d'Eubée. (273-274)
Lefkandi
Dans les années 1960, le site désormais célèbre de Lefkandi, sur l'île d'Eubée, a été découvert et a révélé une ancienne colonie grecque datant d'environ 1200 à 950 avant J.-C. Le site comprend plusieurs cimetières contenant des objets funéraires qui attestent de l'existence de relations commerciales entre l'Eubée, Chypre, l'Égypte et le Levant. Lefkandi est un excellent exemple de communauté qui semble avoir été relativement peu touchée par les siècles obscurs de la Grèce. D'après la grande structure excavée connue sous le nom de "tombe du héros", la communauté semble avoir été dirigée à un moment donné, vers 950 avant J.-C., par un chef puissant et riche et, peut-être, par sa femme. On ignore qui ils étaient et comment ils seraient arrivés au pouvoir (si tel est le cas), mais il est clair qu'ils étaient des membres importants d'une classe aristocratique d'élite à une époque où le concept d'aristocratie semblait avoir été oublié. Martin commente:
Nous ne pouvons que spéculer sur les différentes façons dont les familles ont pu initialement obtenir leur statut d'élite et ainsi avoir le droit de transmettre cette richesse et ce statut à leurs descendants capables de les maintenir. Certaines familles des siècles obscurs ont peut-être hérité d'un statut d'élite en tant que survivantes de familles éminentes de l'âge mycénien qui avaient réussi à conserver leur richesse ou leurs terres au début de l'âge sombre grâce à une richesse extraordinaire et en se liant d'amitié avec des personnes moins fortunées qui étaient prêtes à reconnaître le statut supérieur de leurs bienfaiteurs en échange d'une aide matérielle; d'autres ont peut-être acquis un statut social supérieur en monopolisant le contrôle des rituels religieux essentiels qu'elles perpétuaient pour que d'autres puissent y participer. Les idées et les traditions de cette élite sociale concernant l'organisation de leurs communautés et le comportement approprié de chacun de leurs membres, c'est-à-dire leur code de valeurs, représentaient, tout comme la réapparition de l'agriculture, les éléments fondamentaux des nouvelles formes politiques émergentes en Grèce. Les valeurs sociales de l'âge sombre sous-tendent les récits racontés dans l'Iliade et l'Odyssée. ( 42)
Les restes masculins trouvés dans la tombe du héros avaient été incinérés, enveloppés dans un tissu et enterrés dans une amphore en bronze gravée provenant de Chypre. Il avait été enterré avec une épée et des objets funéraires élaborés. La femme enterrée avec lui ou après lui était parée de bijoux et d'un couteau à manche en ivoire. La tombe et le bâtiment construit au-dessus suggèrent une richesse importante, plus conforme à l'époque mycénienne qu'aux siècles obscurs. Ainsi, comme indiqué, cela fait de Lefkandi l'un des sites qui semblent avoir facilement résisté à l'effondrement de 1200 avant J.-C. ou, du moins, qui se seraient redressés plus rapidement que d'autres. Vers 950 avant J.-C., pour une grande partie de la Grèce, le monde des Mycéniens était devenu un âge d'or de héros et de dieux très éloigné de leur vie quotidienne.
Homère et Hésiode
L'écriture fut redécouverte grâce au commerce avec les marchands phéniciens et les récits de la grande époque des héros, perpétués par la tradition orale, furent consignés par Homère au VIIIe siècle avant J.-C. Martin commente:
Les Grecs avaient réappris la technologie de l'écriture grâce à leurs contacts avec les civilisations lettrées du Proche-Orient et l'alphabet qui s'y était développé bien avant. Entre 950 et 750 avant J.-C., les Grecs adoptèrent l'alphabet phénicien pour représenter les sons de leur propre langue, innovant de manière fondamentale en introduisant les voyelles comme lettres. La version grecque de l'alphabet finit par constituer la base de l'alphabet utilisé aujourd'hui notre langue. Les Grecs de l'époque archaïque ont rapidement appliqué leurs nouvelles compétences pour transcrire la littérature orale, comme [ l'Iliade et l'Odyssée]. Les Grecs croyaient que Homère, un poète aveugle originaire de la région d'Anatolie appelée Ionie, avait composé l'Iliade et l'Odyssée. La poésie homérique, même si elle fut mise en forme définitive par un seul auteur, est le fruit de siècles de performances orales par d'innombrables poètes grecs chantant les exploits et les valeurs de guerriers légendaires et de leurs familles... Malgré les origines anciennes de la poésie homérique, le code de conduite décrit dans ses vers reflétait principalement les valeurs établies dans la société grecque des siècles obscurs, avant l'émergence des systèmes politiques basés sur la citoyenneté. Les personnages principaux des poèmes homériques sont sans aucun doute des membres de l'élite sociale, censés se conformer à un code de valeurs exigeant. (43-44)
Les héros de l'Iliade et de l'Odyssée – Agamemnon, Achille, Ménélas, Ulysse et d'autres – furent modelés sur les chefs des siècles obscurs, combinés aux images de richesse et de puissance de la période mycénienne. Dans la section des Travaux et des Jours intitulée Les Âges des Héros, Hésiode compare défavorablement son époque à l'âge d'or antérieur "une quatrième race plus juste et plus vertueuse, la céleste race de ces Héros que l'âge précédent nomma les demi-dieux dans l’immense univers." (156). En écrivant sur son époque, il commente:
Plût aux dieux que je ne vécusse pas au milieu de la cinquième génération! Que ne suis-je mort avant! que ne puis-je naître après! C'est l'âge de fer qui règne maintenant. Les hommes ne cesseront ni de travailler et de souffrir pendant le jour ni de se corrompre pendant la nuit; les dieux leur enverront de terribles calamités. (trad. M. A. Bignan sur Remacle)
Les siècles obscurs de la Grèce antique était en effet une "race de fer", le fer ayant remplacé le bronze. La fabrication du bronze nécessitait un commerce à longue distance, mais le fer était abondant dans les mines grecques. Selon Hésiode, le fer était aussi inférieur au bronze que les gens de son époque ne l'étaient comparés aux héros des poèmes homériques.
Conclusion
Parmi les autres victimes de l'effondrement de l'âge du bronze, on trouve la céramique qui, comme nous l'avons vu, connut un déclin marqué en termes de qualité et de savoir-faire pendant les siècles obscurs, mais qui, comme d'autres technologies, s'améliora considérablement après 950 av. J.-C. La production textile, l'agriculture, l'écriture et le commerce connurent également un renouveau à partir de 1050 avant J.-C. environ. L'ancien paradigme social de l'époque mycénienne, tel que le suggèrent du moins les chercheurs modernes, caractérisé par l'inégalité des richesses et du pouvoir, refit surface à la fin de des siècles obscurs et au début de la période archaïque grecque. Martin note:
Hésiode révèle qu'au VIIIe siècle avant J.-C., une tension accrue concernant l'application de la justice dans la vie quotidienne s'était effectivement développée entre les chefs et les paysans... La propriété foncière des paysans faisait d'eux le groupe le plus influent parmi les hommes, qu'ils fussent pauvres ou modérément aisés, qui composaient les bandes de partisans des chefs de l'élite à la fin des siècles obscurs en Grèce. (49)
Malgré cela, les chefs – très probablement à l'instar des monarques mycéniens de l'Antiquité – insistaient sur leur autorité innée, encourageant le développement de leur rôle dans la polis grecque – la cité-État – où le chef, désormais roi, recevait son pouvoir des dieux et régnait selon leur volonté. Ce modèle prévalut dans toute la Grèce pendant la période archaïque et jusqu'à la période classique, lorsque la démocratie athénienne fut introduite. Le concept démocratique n'était toutefois pas nouveau, car il était déjà compris et pratiqué sous une forme rudimentaire pendant ce qu'on appelle les siècles obscurs de la Grèce antique.