Grammairiens et poètes célèbres de l'Empire byzantin

Helene Perdicoyianni-Paleologou
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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À la suite de la chute de l'Empire romain d'Occident et du déclin intellectuel d'Athènes, les érudits byzantins se sont attachés à préserver la langue grecque classique et sa littérature. Ils sont ainsi devenus les gardiens d'une culture disparue. Cet article présente les travaux grammaticaux et littéraires de quelques-uns des érudits byzantins les plus célèbres, d'Arcadius d'Antioche à Georges Choumnos.

Préservation de la langue grecque

La rédaction d'un manuel de grammaire constituait l'un des principaux outils dont disposaient les érudits byzantins pour préserver la forme correcte du grec classique. Ces manuels de grammaire contenaient, sous une forme concise, toutes les règles établies par les auteurs classiques. Une attention particulière était accordée aux inflexions morphologiques des noms et des verbes, ainsi qu'à la fonction de ces derniers en tant que constituants de structures syntaxiques. La préservation de la langue grecque classique était soutenue par des notes explicatives et critiques en marge ou entre les lignes des manuscrits des auteurs anciens. De plus, la paraphrase des livres ecclésiastiques était un moyen de rendre les enseignements de l'Église plus compréhensibles pour les personnes peu instruites. Ces actions ont contribué à la renaissance de la langue et de la littérature grecques dans l'Empire byzantin et constituaient une part importante de la culture de l'Europe de la Renaissance.

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Les grammairiens et poètes célèbres dont il est question ici sont:

  • Arcadius d'Antioche (IIe siècle de notre ère)
  • Arsène Apostolios de Malvoisie (1465-1535)
  • Georges Choumnos (fin du XVIe siècle)
  • Jean Charax (entre le VIe siècle et le IXe siècle)
  • Orus (VIe siècle)
  • Théodoret (vers le VIe siècle)

Arcadius d'Antioche

Vie

Arcadius était un grammairien grec qui s'illustra au IIe siècle de notre ère. Il appartenait selon toute vraisemblance à la famille d'Apollonius Dyscole, l'un des grammairiens les plus éminents. Il est mentionné par Stéphane de Byzance dans son Ethnika et par Georges Choiroboscos dans ses Scholia in Theodosium.

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Œuvres

Arcadius figure dans le catalogue des grammairiens de Kröhnert (Canones 7) sous la rubrique hosoi grammatikoi. Selon la Suda (A.3948), Arkadius, grammatikos, Antiocheus est l'auteur des ouvrages suivants:

  • Peri orthographias ("Sur l'orthographe")
  • Peri suntakseôs tôn tou logou merôn ("Sur la syntaxe des parties du discours")
  • Onomatikon thaumasion ("Merveilleux Onomasticon").

De plus, son ouvrage sur les accents (Peri tonôn) a survécu et a été publié par Barker (1860) et par Dindorf (1823).

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Arcadius est cité dans le dictionnaire géographique intitulé Ethnika de Stéphane de Byzance (VIe siècle) (Ethnika s.vv. Aktion, Aigosthena, Daskylion, Zephyrion, Lyrnatia, Molykria, Niphates, Chairôneia) ainsi que chez Georges Choiroboscos, grammairien et diacre byzantin du début du IXe siècle, (Schol. in Theodos.) (GG 4.1.196.33, 205.28-29) où il est mentionné aux côtés d’Orus d’Alexandrie (troisième quart du Ve siècle) et d’Eudémon de Péluse (vers 337-392 de notre ère). Il est cité à nouveau avec ce dernier par Étienne de Byzance (Ethnika s.v. Daskylion).

Deux manuscrits parisiens attribués à tort à Arcadius dans l’épitome des 19 livres de l’ouvrage d’Hérode sur la prosodie catholique (Schmidt 1860 ; Egenolff 1887 ; Galland 1882 ; Cohn 1895). Cet ouvrage appartient très probablement soit à Théodose d’Alexandrie (vers le IIIe siècle de notre ère), auteur des Kanones eisagôgikoi peri kliseôs onomatôn kai rématôn ("Introduction aux règles de la déclinaison des noms et des verbes"), soit à un grammairien nommé Aristodème, qui n’a probablement pas vécu avant le IVe siècle de notre ère. Bien qu’Arcadius n’ait pas rédigé l’épitome d’Hérode ou d’Hérode d’Antioche (vers 170-vers 240), les titres des ouvrages qui lui sont attribués ont conduit à croire qu’il était un épigone d’Hérode ou du père de celui-ci, Apollonius Dyscole, l’un des plus grands grammairiens grecs (IIe siècle de notre ère) (Kröhnert, Canones 7). Le livre XX de la Katholiké prosodia est l’œuvre d’un faussaire du XVIe siècle. Néanmoins, comme il conserve l’ordre de l’original, il peut être considéré comme une base précieuse pour sa reconstruction.

Arsène Apostolios de Malvoisie

Biographie

Né à Chandaka (Héraklion), Arsène de Malvoisie était un grammairien crétois, fils du savant Michel Apostolius (vers 1420-1474 ou 1486) et, du côté maternel, petit-fils de Théodose, comte de Corinthe (komis Korinhtios). Son nom de naissance était Aristobule et il prit le nom d'Arsène au moment de son élévation à l'épiscopat. Il est parfois également appelé Apostoles Paroemiographus (Apostoles, l'auteur de proverbes). Avant d'être ordonné diacre, il était copiste de manuscrits, comme son père. En 1492, il fut invité par Laurent de Médicis à Florence où il travailla sur des manuscrits grecs. En 1495, il participa aux éditions grecques d'Alde Manuce. Il fut l'élève d'Antonios Karmalikes, professeur de grec à Rome et membre de la Nea Akademia. De 1506 à 1511, il fut ordonné évêque métropolitain de Malvoisie par la Curie romaine. En 1509, il démissionna à la demande du patriarche œcuménique Pacôme Ier et se retira à Venise où il mourut en 1539. Arsène est surtout connu pour son épigramme intitulé Thesaurus Cornucopiae et Horti Adonis et pour la préparation de l'édition de la Galeomyomachy de Théodore Prodrome. Ses œuvres comprennent également des recueils d'apophtegmes et de scholia, ainsi que des épigrammes.

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Carrière

Après la mort de son père, il gagna d’abord sa vie en transcrivant des manuscrits grecs anciens. Une cinquantaine de manuscrits ont traversé les siècles, dont seuls trois sont datés, le plus ancien remontant au 31 mars 1489. Il décida ensuite de devenir moine et fut par la suite ordonné diacre. En avril 1492, il signa un contrat avec Janus Lascaris, alias Jean Rhyndacenus (1445-1535), éminent érudit grec de la Renaissance, en vue de la recherche de manuscrits grecs pour la bibliothèque de Laurent de Médicis. À l'invitation de ce dernier, il se rendit à Florence en 1402 où il rencontra Petrus Medicus et Alde Manuce (vers 1449-1515), humaniste, érudit et éducateur italien. Lorsque, en 1495, Alde Manuce commença ses impressions grecques, il fut l’un des premiers collaborateurs aux côtés de Marcus Musurus (vers 1470-1517), philosophe grec et professeur de grec. En 1496, il composa un épigramme de quatre vers intitulé Thesaurus Cornucopiae et Horti Adonis pour un volume de grammairiens grecs publié par les presses Aldines. Il prépara également une édition de la Galéomyomachie de Théodore Prodrome (également appelé "Ptochoprodromos"), publiée par la même maison d'édition. Un différend entre Arsène et le propriétaire de la presse mit fin à leur collaboration. Pendant son séjour, il fut élu membre de la Nea Akademia. Selon Théodose Zygomalas (1544-1607), érudit grec, philologue et copiste de manuscrits, il était un disciple du "Megas Rhétor" Antonios Karmalikes.

Arsène se déclara en communion tant avec le patriarcat orthodoxe de Constantinople qu'avec l'Église catholique de Rome.

Il quitta définitivement la Crète en 1504 et s’installa à Rome où il se convertit au catholicisme. En raison de son extrême pauvreté, il vécut de la charité du pape Léon Ier (1475-1521). Selon Antonios Phrakinos, il enseignait le grec à ceux qui bénéficiaient d’une bourse papale pour financer leurs études. Au cours du deuxième mandat du patriarcat de Pacôme Ier (1506-1511), il se rendit à Malvoisie, une ville de Laconie, et, après avoir littéralement poursuivi l’évêque orthodoxe, il fut ordonné évêque métropolitain de Malvoisie par la Curie romaine. Arsène se déclara en communion à la fois avec le patriarcat orthodoxe de Constantinople et avec l’Église catholique de Rome. Jugeant la situation intolérable, Pacôme Ier demanda la démission d’Arsène. En 1509, le patriarche excommunia Arsène, qui se retira à Venise. Bien qu’excommunié par le patriarche et le Saint-Synode, il continua à ordonner des diacres et des prêtres, et à exercer toutes les fonctions d’un évêque.

À Venise, Arsène noua une solide amitié avec Didier Érasme de Rotterdam (vers 1469-1536), philosophe néerlandais et l’un des plus grands érudits de la Renaissance, et recommença à collaborer avec Alde Manuce. En 1521, il fut nommé directeur d’un collège grec à Florence. Il rédigea la préface d’une édition d’Aristophane par Antonio Franchini, publiée par l’imprimerie Giunti’s Florentini en 1525. Comme cet ouvrage mentionne son séjour passé au collège grec, on suppose qu’il quitta Florence avant 1525.

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Le 30 mars 1534, à Venise, il fut désigné par le Conseil des Dix, avec le soutien du Saint-Siège, prédicateur de l'église San Giorgio dei Greci. Il mourut en 1539 et fut inhumé dans cette église, où l'un de ses neveux fit ériger un tombeau à sa mémoire.

San Giorgio dei Greci Church, Venice
Église San Giorgio dei Greci de Venise Didier Descouens (CC BY-SA)

Œuvres

Arsène compléta et publia un recueil d'apophtegmes de philosophes, d'orateurs et de poètes, tirés de l'Iônia de son père. Le recueil fut publié à Rome en 1519. Le volume comprend également un petit dialogue de sa composition, entre un bibliophile, un libraire et le livre personnifié. Un grand nombre de chercheurs ont attribué ce recueil à Arsène. Parmi eux, Christian Waltz l'a reproduit à Stuttgart en 1832 sous le titre Arsenii Violetum. Il a également rédigé plusieurs préfaces d'éditions d'auteurs anciens ainsi qu'un grand nombre de lettres.

Les œuvres suivantes d'Arsène nous sont parvenues:

  • Alkinoou logos didaskalikos tôn tou Platônos dogmatôn. Venise [s. n.]
  • Apophthegmata philosophôn kai stratégôn, rhétorôn kai poiétôn. Rome 1515
  • Epigramma eis Hieronumon Donaton, dioikétén Krétés. [s.l.] [s.n.]
  • Epigramma eis Képon Adônidos. Venise 1496
  • Épigrammes hellénolatinistes sur les quatre Évangiles. [s.l.] [s.n.]
  • Leksikon philologikon. [s.l.] [s.n.]
  • Peri poiétikés. [s.l.] [s.n.]
  • Prolegomena eis Galeomuomachian. [s.l.] [s.n.]
  • Scholia sur Aristophane. Florence [s.n.] 1525
  • Schola sur Pindare. [s.l.] [s.n.]
  • Scholia sur les sept tragédies d’Euripide. Bâle [s.n.] 1544
  • Syntagma logikon, d'après Michel Psellos, Nicéphore Blémoudos et Georges Pachoumérès. Paris [s.n.] 1510.

Georges Choumnos

Biographie

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Georges Choumnos était un poète crétois, probablement de confession catholique, originaire de Chandaka (alias Héraklion), une ville de l'est de la Crète. Son identité est incertaine, mais il est célèbre pour son poème de 28 000 vers intitulé Kosmogennesis. Il serait soit un orfèvre mentionné entre 1430 et 1472, soit un notaire public ayant exercé à Kastro entre 1464 et 1500. La seconde hypothèse est la plus probable. En effet, dans son testament daté du 29 juin 1502 et édité par Sathas (1877), Maria Kapellaina a déclaré qu’elle léguait à son fils toute la dot donnée par son père, comme l’a consigné le notaire Kyr Georges Choumnos de Chandaka. Sur la base de cette déclaration, on peut supposer que Georges Choumnos était un notaire public en activité à Chandaka au début des années 1500. Cela peut être confirmé par les informations fournies par l'archive n° 137 du catalogue des notaires publics de Crète de Spyros Theotokes, qui se trouve aujourd'hui à Venise. Selon cette archive, il est fait mention d’un notaire public nommé Georges Choumnos qui vécut à Chandaka de 1480 à 1500.

Œuvres

Dans le but de rendre les enseignements de l'Église plus accessibles et plus compréhensibles pour les personnes moins instruites, Choumnos a écrit un long poème intitulé Kosmogennesis ("La Création du monde") ou Palaion dia stichôn ("L'Ancien Testament en vers"). Ce poème est considéré comme une œuvre religieuse et édifiante sans grande valeur littéraire. Il est écrit en vers rimés démotiques de 15 syllabes par ligne. Il couvre la période allant de la création du monde jusqu’aux royaumes de David et Salomon (les deux premiers livres de l’Ancien Testament). Le poème a été transmis dans pas moins de cinq manuscrits et se trouve dans le Codex théologique grec (Nessel), folios 2 à 19, ainsi que dans le Codex classique grec Marcianus IX 17, folios 1 à 70. Le Codex théologique grec (Nessel) porte le titre suivant: "Georges Choumnos, originaire de l’illustre et heureuse île de Crète, de la ville de Chandaka". D'autre part, le Codex Marcianus porte le titre suivant: "La Cosmogennesis transformée en poème par Kyros Georges Choumnos". Le Codex Marcianus comprend également d'autres poèmes rimés et prières religieuses, tels qu'un poème à Jésus, composé de 222 vers, suivi de la prière du pape Jean XII, de prières au Saint-Esprit, à la Théotokos et à saint François, la prière de saint Thomas d’Aquin pendant la Sainte Communion, des vers à la Théotokos, un poème faisant référence à la mort, une louange à la Théotokos par le père Andreas Skletzas, et, enfin, des enseignements sur les bienfaits des services commémoratifs.

D'après le manuscrit conservé au British Museum, seules les sections traitant de la Genèse et de l'Exode ont été publiées dans la revue intitulée Byzantinai kai Neoellénikai epetérides. En 1925, Cosmogenesis a été traduit et commenté en anglais par F.H. Marshall et publié par Cambridge University Press. En Grèce, il a été publié (avec un commentaire et un glossaire) par George Megas en 1975. Il a également fait l'objet de la thèse de Vassileios Kleitsas en 2019. L'auteur a fourni une nouvelle édition critique accompagnée d'un commentaire qui décrit, classe et évalue les manuscrits conservés de cet ouvrage. Il a également donné une description des images présentes dans les manuscrits modernes. De plus, il a présenté les éditions les plus récentes du poème et décrit sa langue ainsi que la technique poétique utilisée. À cela s'ajoutent un résumé du contenu du poème ainsi que des informations sur l'identité du poète, son éducation et son public de lecteurs.

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Jean Charax

Vie

Jean Charax était un grammairien grec et un chrétien orthodoxe dont les dates de vie ne peuvent être déterminées avec certitude. Il a probablement été actif entre la seconde moitié du VIe et le IXe siècle, d’après ses citations de Jean Philopon (490-570), philologue byzantin d’Alexandrie, commentateur d’Aristote et théologien chrétien, connu pour ses innombrables ouvrages philosophiques et théologiques, ainsi que pour ses propres traités (cité quatre fois par Georges Choiroboscos dans ses Scholia in Theodosium (IXe siècle). Cette affirmation est corroborée par certains fragments de son commentaire sur les Canons de Théodose, qui nous sont parvenus sous forme d’extraits conservés par le patriarcat grec orthodoxe d’Alexandrie et de toute l’Afrique de Sophrone Ier (841-860). Ces extraits affirment que Charax était un enseignant, ce qui suggère que son commentaire aurait pris naissance sous la forme d’une série de conférences ou d’un cours dispensé sur les Canons. Ainsi, le commentaire n’était pas à l’origine un traité écrit, mais plutôt un traité apo phônés ("de vive voix").

Œuvres

Un fragment du Peri tôn ôn ( sc. légontôn) de Charax a été conservé par Sophrone et est inséré après les scholia sur le Canon 25 de Théodose et fait référence au même sujet. Charax rédigea également les traités Peri tôn egklinomenôn et Peri Orthographias, tous deux basés sur Hérode, ainsi que Peri dialektôn. L’ouvrage Peri tôn egklinomenôn a d’abord été publié dans le recueil intitulé Thesaurus Cornucopiae et Horti Adonidis et imprimé par Alde Manuce (Venise, 1469), puis ajouté au Dictionarium Graecum imprimé par Alde Manuce (Venise, 1524) et parmi ceux ajoutés à celui imprimé par Melchior Sessa et Petrus de Ravanis (Venise, 1525). Indépendamment de ces trois éditions, le traité est inclus, comme pour la première fois, par Iriarte dans les Codices Graeci MSS de la Regiae Bibliothecae Matritensis. Les ouvrages Peri Orthographias et Peri dialektôn ont également été publiés dans le recueil Thesaurus Cornucopiae et Horti Adonidis. Ce dernier ouvrage est principalement attribué à Jean Philopon.

Orus

Vie

Selon la Suda Ω.201, Orus est un grammairien originaire d'Alexandrie qui enseignait à l'Université impériale de Constantinople. Son nom est souvent confondu avec celui du grammairien Orion, surnommé ho grammatikos ("le grammairien"), qui enseignait également à Constantinople. Dans certains manuscrits, son nom est suivi de la désignation ho mel ou ho ml, ce qui a conduit les chercheurs modernes à penser qu’il était originaire de Milet, et par la suite à établir Orus ho Milésios (Etym. Genuin.). Cette suggestion a été rejetée par d’autres experts qui ont vu dans ces citations fragmentaires le début de l’article melas, faisant référence à son origine continentale. Parmi eux figurent Reitzenstein et Wendel, qui compare le terme melas à melagchroes (Hdt., 2.104.2) des Égyptiens (cf. également l’expression désignant un autre grammairien égyptien, Pamprepius, dans Damasc. V. Isid. Fr. 178 Zintzen.

L'ouvrage d'Orus sur l'ethnographie (Hopôs ta ethnica lekteon) peut être daté d'après 438. Les citations de Stéphane de Byzance concernant Orus dans son Ethnica conduisent certains commentateurs à supposer qu'il avait été son prédécesseur à l'Université impériale. La plupart de ces citations ont été supprimées lorsque l’Ethnica a été abrégée par un épitomiseur. Mais une tentative de reconstruction a été entreprise par M. Billerbeck, qui n’a inclus que les fragments appartenant exclusivement à Orus.

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Œuvres

Les œuvres les plus célèbres d'Orus (ou qui lui sont attribuées) sont les suivantes :

  • Kata Phrynichou kata stoicheion
  • Peri dichronôn
  • Peri egklitikôn
  • Orthographia kata stoicheion
  • Peri tés ei diphthoggou
  • Orthographe de la diphthongue
  • Poinaks tôn heautou
  • Sur les mots polysémantiques
  • Prosodie de l'Iliade
  • Peri pathôn.

Plus précisément, les ouvrages ci-dessus traitent des sujets suivants: une critique de Phrynichus (Kata Phrynichou kata stoicheion), dans laquelle il conteste les opinions de Phrynichus sur certains points de l'usage attique. Des fragments de cet ouvrage sont conservés dans le Lexique atticiste de Zonaras et ont été publiés par Alpers (1981). Il convient de noter qu'Orus est très probablement l'une des autorités suivies dans le dictionnaire anti-atticiste. Un ouvrage sur les voyelles de quantité ambiguë (Peri dichronôn) (également répertorié dans Kröhnert, Canonesne 7). Ce traité est conservé dans une compilation intitulée Arché tôn tonizomenôn lekseôn parekselechthentôn toutôn ek tôn Horou, Choiroboskou, Aitheriou grammatikou, Philoponou kai hetérôn. Un texte concernant Hérode (Lyseis protaseôn tôn Herodianou). Des ouvrages sur les enclitiques (Peri egklitikôn) et l’orthographe (Orthographia kata stoicheion, Peri tés ei diphthoggou, Orthographia peri tés ai diphthoggou). L’hypomnéma tés orthographias tôn hérôôn est attribué dans l’Etym. Gud. (s.v. ksiris, p. 415 Sturz). Des extraits des ouvrages orthographiques d’Orus sont cités dans Rabe (1892, 1895). Un catalogue de ses propres œuvres (Poinaks tôn heautou) ; des fragments de son ouvrage sur Peri polusémantôn lekseôn ont également survécu. Il est conservé dans le codex Paris. gr 2720 (= Cramer, 1839-1840 4.262.4ff., 2558 et 2830) ; les ouvrages Iliaké prosôdia et Peri pathôn, tous deux probablement écrits par Hérode, ont été attribués de manière douteuse à Orus. Enfin, un commentaire sur Héphaestion semble être suggéré par les citations d'Orus dans Choerobosc. Schol. in Hephaest. Des fragments de cet ouvrage sont très probablement conservés dans les Scholia A à Héphaestion (Cornsbruch 1971 p. XIV, 91ff.)

Théodoret

Vie

Théodoret était un grammairien grec et peut-être un poète, qui vécut au VIe siècle de notre ère. Théodoret pourrait être identifié à Théodoret le grammairien, auteur d’un épigramme sur le gouverneur Philippus, conservé sous la référence Ant. Gr. 16.34. Il était gravé sur une statue érigée à Smyrne par la ville de Philadelphie en l’honneur du gouverneur Philippus. Il a peut-être été recueilli dans le Cycle d’Agathias, ce qui fournirait une date limite antérieure vers 568.

Œuvres

Théodoret est l'auteur de Peri pneumatôn, qui fait partie du 20e livre de la Katholiké prosodia d'Hérode. Il a été inclus dans le Mischlexicon ek tôn peri pneumatôn Truphônos, Choiroboscou, Theodôritou kai heterôn chez Valckenaer, Ammonius 188, et introduit par un court épigramme de douze vers qui dédie l'ouvrage à un certain Patricius. Le fait qu'il ait produit un abrégé d'Hérodien laisse penser qu'il ne peut être daté d'avant le VIe siècle et qu'il pourrait appartenir au Ve-VIe siècle, comme le suggèrent les noms "Théodoret " et "Patricius".

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Bibliographie

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction pour WHE, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Helene Perdicoyianni-Paleologou
Helene holds a PhD in Classical Greek Philology and one in Latin Linguistics and Philology. She is an expert in Classical linguistics and philology and in the relationship of Greek and Latin to Indo-European.

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Style APA

Perdicoyianni-Paleologou, H. (2026, avril 07). Grammairiens et poètes célèbres de l'Empire byzantin. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1709/grammairiens-et-poetes-celebres-de-lempire-byzanti/

Style Chicago

Perdicoyianni-Paleologou, Helene. "Grammairiens et poètes célèbres de l'Empire byzantin." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, avril 07, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1709/grammairiens-et-poetes-celebres-de-lempire-byzanti/.

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Perdicoyianni-Paleologou, Helene. "Grammairiens et poètes célèbres de l'Empire byzantin." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 07 avril 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1709/grammairiens-et-poetes-celebres-de-lempire-byzanti/.

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