Colonie de Plymouth

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Définition

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 26 octobre 2020
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Disponible dans ces autres langues: anglais
Plimoth Plantation (by Dumphasizer, CC BY-SA)
Plimoth Plantation
Dumphasizer (CC BY-SA)

La colonie de Plymouth (1620-1691) fut la première colonie anglaise dans la région de l'actuelle Nouvelle-Angleterre aux États-Unis, établie par les séparatistes religieux connus sous le nom de "pèlerins" qui avaient traversé l'océan Atlantique sur le Mayflower en 1620. Les pèlerins fuyaient les persécutions religieuses de l'église anglicane et partaient pour établir une colonie où ils pourraient pratiquer librement leur culte dans le Nouveau Monde. Ils avaient prévu de débarquer près de la colonie anglaise de Jamestown, en Virginie (fondée en 1607 et florissante en 1620) ou dans la région de la vallée de l'Hudson, dans l'actuel État de New York, contrôlée par les Hollandais depuis 1609. Cependant, le mauvais temps les fit dévier de leur route et l'amenuisement de leurs provisions, conjugué aux mauvaises conditions météorologiques, les contraignit à débarquer dans l'actuel Massachusetts où ils allaient s'installer et, avec l'aide des Amérindiens de la région, survivre et établir leur colonie.

La région était déjà connue des commerçants, investisseurs et navigateurs européens, puisque la colonie de Popham y avait été fondée en 1607 (au nord de l'endroit où les pèlerins débarquèrent, dans l'actuelle ville de Bath, dans le Maine), mais n'avait survécu que 14 mois. Le capitaine John Smith (1580-1631), chef de la colonie de Jamestown, la visita en 1614 et la cartographia, mais ni le travail de Smith ni les rapports sur Popham ne purent préparer les pèlerins à l'expérience du rude hiver 1620-1621 de la Nouvelle-Angleterre, au cours duquel plus de la moitié d'entre eux périrent.

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Les survivants purent poursuivre leur vision de liberté religieuse grâce aux indigènes qui leur apprirent à planter du maïs, des haricots et des courges.

Les survivants furent soutenus et purent poursuivre leur vision d'une Nouvelle Jérusalem de liberté religieuse grâce aux autochtones qui leur apprirent à planter du maïs, des haricots et des courges - les "trois sœurs" - et à vivre dans le Nouveau Monde. Selon le récit traditionnel, les colons reconnaissants partagèrent avec les autochtones un festin d'automne qui, au XIXe siècle, a été honoré par l'instauration de Thanksgiving, le dernier jeudi de novembre aux États-Unis.

Les relations entre les colons et leurs premiers bienfaiteurs allaient toutefois s'envenimer à mesure que de plus en plus de terres étaient prises pour des établissements permanents, notamment après la création de la colonie de la baie du Massachusetts en 1628/1630, ce qui entraîna la guerre du roi Philip de 1675 à 1678. Ces conflits, ainsi que les maladies apportées par les Européens entre 1607 et 1620, réduisirent considérablement la population des tribus amérindiennes de la région, ce qui facilita la colonisation par l'afflux d'Européens qui suivirent ceux de la première colonie. La colonie de Plymouth perdura jusqu'en 1691, date à laquelle elle fut rattachée à la colonie de la Baie du Massachusetts. À l'époque moderne, le site original du débarquement du Mayflower à Plymouth Rock, qu'il soit historiquement exact ou non, est considéré comme une sorte de sanctuaire national dans l'histoire des États-Unis, et l'histoire de la colonie de Plymouth est devenue un mythe fondateur.

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Croyances et voyage

Les pèlerins avaient quitté leur foyer pour le Nouveau Monde parce que leurs croyances religieuses entraient en conflit avec celles de l'Église d'Angleterre, dirigée par le roi Jacques Ier d'Angleterre (r. de 1603 à 1625), qui avait le pouvoir d'arrêter, d'emprisonner et d'exécuter ceux qui, selon lui, diffusaient des idéologies séditieuses. L'idéologie en question était le brownisme, du nom de son principal porte-parole, Robert Browne (1550-1633), un ancien prêtre anglican qui avait adopté une interprétation fondamentaliste et littérale de la Bible et rejeté les enseignements et les pratiques de l'église anglicane.

Les croyances de Browne furent adoptées par John Robinson (1576-1625), qui forma une congrégation de séparatistes religieux comprenant des notables tels que John Carver (1584-1621), William Bradford (1590-1657) et Edward Winslow (1595-1655). Après l'arrestation d'un certain nombre d'entre eux en 1607, ils fuirent l'Angleterre pour Leyde, aux Pays-Bas, où un certain nombre d'autres séparatistes s'étaient déjà rendus car le gouvernement local pratiquait la tolérance religieuse. Après s'être établi, cependant, l'un de leurs membres, William Brewster (1568-1644), publia en 1618 un tract critiquant le roi Jacques Ier et l'église anglicane, ce qui amena les autorités civiles à l'arrêter. Il fut caché par la congrégation, mais celle-ci comprit qu'elle devait partir et décida de voyager aussi loin que possible de l'emprise de Jacques Ier vers le Nouveau Monde.

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Mayflower II
Le Mayflower II
Andrew Hitchcock (CC BY)

Cependant, on ne pouvait monter des expéditions vers les Amériques que si l'on recevait une charte du roi, ce qui était peu probable. Heureusement pour eux, l'écrivain Richard Hakluyt (1553-1616), membre fondateur de la Virginia Company de Londres qui avait établi Jamestown, encourageait tous les hommes riches à investir dans toute expédition qui apporterait la nouvelle du salut chrétien aux indigènes d'Amérique du Nord. Les investisseurs pouvaient ainsi servir les intérêts supérieurs de Dieu et de l'Église tout en espérant un bon retour sur investissement grâce à une colonie prospère.

Des intermédiaires connus sous le nom de marchands-aventuriers servaient à mettre en relation les investisseurs avec les expéditions, et l'un d'entre eux était Thomas Weston (1584 - c. 1647) qui, négociant avec deux membres de la congrégation, Robert Cushman (1577-1625) et John Carver, créa une entreprise commune pour les investisseurs par le biais de la Virginia Company de Londres et reçut un brevet pour l'expédition des pèlerins. Un ami ou membre de la congrégation, un certain capitaine Blossom, leur acheta un navire de passagers, le Speedwell, et Weston loua les services d'un plus grand cargo, le Mayflower, et de son équipage.

Les pèlerins partirent pour leur voyage à bord des deux navires en juillet 1620, mais le Speedwell prit l'eau à plusieurs reprises, ce qui nécessita des retards pendant sa réparation. Il fut finalement abandonné et 20 de ses passagers embarquèrent sur le Mayflower, qui prit la mer le 6 septembre 1620. Le navire n'était pas conçu pour transporter des passagers et les 100 pèlerins durent donc vivre à l'étroit sur le pont d'artillerie central, dans une lumière tamisée et sans aucune intimité, pendant les deux mois de la traversée de l'Atlantique.

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Ils avaient reçu une charte au nom de la Virginia Company et étaient censés débarquer au-dessus de la colonie déjà établie de Jamestown et en dessous des colonies hollandaises de la vallée du fleuve Hudson. Cependant, la mer étant agitée, ils dévièrent de leur route et finirent par apercevoir une terre loin au nord de leur objectif, dans la région de l'actuel Massachusetts. Le manque de provisions et le mauvais temps les obligèrent à renoncer à poursuivre leur route et ils jetèrent l'ancre le 11 novembre 1620.

Le pacte du Mayflower et le premier hiver

Jamestown ou les colonies néerlandaises étaient déjà soumises au droit européen, mais la terre qu'ils avaient atteinte, ils le comprirent immédiatement, ne l'était pas. Parmi les passagers se trouvaient des hommes que les pèlerins appelaient des étrangers (ceux qui n'étaient pas croyants) et, selon le récit écrit par William Bradford, une fois qu'il fut décidé qu'ils s'installeraient là où ils avaient débarqué, certains de ces hommes firent comprendre qu'ils vivraient comme ils l'entendaient puisqu'aucune loi ne pouvait les contraindre. Il fut donc décidé qu'avant que quiconque ne quitte le navire, un contrat serait rédigé, liant tout le monde à des lois servant le bien commun. Bradford écrit :

Cela fut causé en partie par les discours de mécontentement et de mutinerie que certains des étrangers parmi eux avaient laissé entendre : qu'une fois à terre, ils useraient de leur liberté que personne n'avait le pouvoir de leur commander, le brevet obtenu étant pour la Virginie et non pour la Nouvelle-Angleterre. (49)

Le pacte du Mayflower ou Mayflower Compact était un accord selon lequel toutes les lois adoptées par le vote d'une assemblée générale seraient observées pour le bien commun et que chaque personne signant l'accord s'y conformerait. Quarante et un des passagers masculins signèrent, et ce n'est qu'après cela qu'ils furent autorisés à quitter le navire.

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The Mayflower Compact
Le Pacte du Mayflower
Jean Leon Gerome Ferris (Public Domain)

Comme le plan initial prévoyait qu'ils quittent l'Angleterre en juillet, atterrissent dans des climats plus chauds et puissent compter sur l'aide de colonies déjà établies, les pèlerins n'étaient pas préparés à un hiver en Nouvelle-Angleterre. Ils avaient très peu de nourriture, aucun moyen d'attraper du poisson, et il était bien trop tard dans la saison pour planter des cultures. Leur célèbre première rencontre avec les autochtones (8 décembre 1620) ne s'était pas bien passée et il semblait donc qu'ils ne pourraient attendre aucune aide de leur part. La plupart des passagers restèrent sur le Mayflower ce premier hiver, les maladies se s'y propagèrent rapidement tandis que ceux qui se trouvaient à terre, qui essayaient de construire des abris, souffraient du froid. Plus de 50 % des passagers et de l'équipage moururent pendant l'hiver et ceux qui survécurent durent leur vie à quelques personnes (Bradford en compte environ sept) qui réussirent à rester en bonne santé et à soigner les autres.

Première année et vie quotidienne

Les colons furent toutefois sauvés par l'intervention des autochtones Tisquantum (plus connu sous le nom de Squanto, c. 1585-1622) de la tribu Patuxet et Samoset (également donné sous le nom de Somerset, c. 1590-1653) des Abénaquis. Samoset s'adressa d'abord aux pèlerins dans un anglais approximatif et leur présenta Squanto, qui avait été enlevé en 1614 par l'Anglais Thomas Hunt, avec beaucoup d'autres, pour être vendu comme esclave dans les Antilles. Squanto s'était échappé, s'était rendu en Angleterre, avait appris la langue et était revenu. Les deux hommes présentèrent ensuite les pèlerins à Ousamequin (également connu sous le nom de Massasoit Sachem, c. 1581-1661), chef de la confédération Wampanoag, qui allait devenir l'allié des pèlerins. Les maladies européennes propagées par les expéditions européennes précédentes avaient considérablement réduit le peuple de Massasoit, et bien qu'il ait encore été un grand chef, il espérait une alliance avec la colonie de Plymouth contre ses rivaux plus forts et plus nombreux. John Carver, Edward Winslow et Massasoit parvinrent à un accord qui serait mutuellement bénéfique.

Massasoit, Great Sachem of the Wampanoag
Massasoit, Grand Sachem du Wampanoag
Cyrus E. Dallin (Public Domain)

Squanto enseigna aux pèlerins comment cultiver la nourriture et les aida à négocier avec les tribus indigènes environnantes. John Carver avait été élu premier gouverneur de la colonie avant même que quiconque ne quitte le Mayflower et il délégua diverses responsabilités. Le capitaine Myles Standish (c. 1584-1656), l'un des Étrangers, organisa une milice et construisit un fort. Des maisons furent d'abord construites le long de la rue Leiden (l'actuelle rue Leyden, à Plymouth) en l'honneur de la maison des pèlerins aux Pays-Bas. L'accord qu'ils avaient conclu avec Weston stipulait qu'une certaine quantité de marchandises devait être livrée aux investisseurs mais, jusqu'à présent, les pèlerins n'avaient rien de valeur à envoyer. Des bateaux arrivèrent, transportant d'autres colons (dont certains membres de la communauté de Leyde) et des lettres de Weston à Carver exigeant un paiement. Avec l'aide de Squanto, les pèlerins purent établir des relations commerciales pour les fourrures avec Massasoit et d'autres tribus n'appartenant pas à la confédération Wampanoag, ce qui permit de rembourser une bonne partie de leur dette envers Weston.

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La vie quotidienne de la colonie de Plymouth était centrée sur la Bible qui était interprétée littéralement comme l'infaillible Parole de Dieu. En conséquence, bien que les femmes soient considérées comme ayant une valeur égale aux yeux de Dieu, elles sont intrinsèquement plus pécheresses et plus faibles que les hommes, puisque le récit de la chute de l'homme dans le livre de la Genèse indique clairement qu'Ève avait désobéi au commandement de Dieu concernant l'arbre de la connaissance du bien et du mal et qu'Adam n'avait été trompé que par Ève. Les femmes n'avaient donc aucun droit de vote dans les lois de la communauté et devaient obéir à leur mari, à leur père ou à d'autres hommes, conformément à l'Écriture de I Corinthiens 11:3, selon laquelle "le chef de l'homme est le Christ et le chef de la femme est l'homme". Les hommes et les femmes plantaient et récoltaient les cultures, mais c'était à l'homme de décider ce qu'il en ferait.

À l'automne 1621, les pèlerins, les étrangers et les autochtones célébrèrent ensemble la première récolte, commémorée depuis le 19e siècle sous le nom de Thanksgiving.

Cela semble avoir causé un certain conflit initial et une certaine confusion dans les relations entre les colons et les tribus indigènes, car dans la culture autochtone, les femmes s'occupaient des plantations et des récoltes et étaient responsables des accords commerciaux. Au début, les pèlerins ne s'adressaient qu'aux hommes pour négocier, ce qui aurait été compris comme une insulte, car cela n'était pas considéré comme une responsabilité d'homme.

Cependant, les pèlerins et les indigènes s'entendaient bien la plupart du temps, Massasoit encourageant les autres tribus à aider les nouveaux arrivants. Les relations s'améliorèrent encore au cours de l'été 1621, lorsque Myles Standish apprit que Massasoit et quelques autres avaient été kidnappés par Corbitant, chef de la tribu des Narragansett, et partit en mission de sauvetage. Ce faisant, Standish ne faisait qu'honorer l'accord de protection et de défense mutuelle que les pèlerins avaient conclu avec Massasoit, mais son action prouva aux autochtones que les pèlerins tenaient parole. Massasoit et les autres réussirent à s'échapper de Corbitant par leurs propres moyens, mais les actions de Standish furent récompensées par une augmentation du commerce. Selon la tradition, à l'automne 1621, les pèlerins, les étrangers et les Amérindiens célébrèrent ensemble la première récolte lors d'une fête de trois jours, commémorée aux États-Unis depuis le 19e siècle sous le nom de Thanksgiving.

Conflits et colonie de la Baie du Massachusetts

Les relations confortables entre les colons et les autochtones allaient cependant changer radicalement en mai 1622, lorsqu'un navire arriva avec d'autres colons. Ces nouveaux arrivants n'avaient aucun intérêt à rembourser la dette de la colonie de Plymouth envers les investisseurs de Weston et fondèrent leur propre colonie au nord, appelée Wessagussett. Peu de temps après son établissement, Myles Standish apprit qu'une attaque des autochtones était prévue contre la nouvelle colonie, et il prit la tête de sa milice pour la défendre. À son arrivée, il s'aperçut que le rapport n'était qu'une rumeur, mais au lieu de retourner simplement à Plymouth, il exécuta deux indigènes en guise de démonstration de force. Selon William Bradford, cette action endommagea irrémédiablement les relations de la colonie avec les indigènes, et le commerce chuta de façon spectaculaire par la suite. Bradford, Winslow et les autres allaient devoir travailler dur pour réparer les relations endommagées.

Les conflits se multiplieraient à mesure que d'autres colons européens arriveraient entre 1622 et 1630, déplaçant de plus en plus de tribus autochtones, polluant les cours d'eau et appauvrissant la faune qui était tuée et dépecée pour le commerce de la fourrure. La colonie de la Baie du Massachusetts fut fondée en 1628 dans la région de l'actuelle Boston, en grande partie grâce aux efforts du pasteur puritain anglais John White (1575-1648) qui, comme les puritains de Plymouth, cherchait à échapper aux persécutions de l'Église anglicane. Les autorités anglaises n'étaient que trop heureuses de voir davantage de puritains quitter le pays, et une charte fut délivrée à la Massachusetts Bay Company pour établir une colonie où ils pourraient vivre dans le Nouveau Monde. En 1630, une flotte de navires arriva avec à son bord le prédicateur puritain et gouverneur de la colonie John Winthrop (c. 1588-1649) dont la vision de la colonie en tant que ville biblique sur une colline, attirant tous les peuples au Christ, allait définir la colonie, les relations avec les Amérindiens et le christianisme dans le Nouveau Monde.

John Winthrop, Governor of Massachussets Bay Colony
John Winthrop, gouverneur de la colonie de la baie du Massachusetts
American Antiquarian Society (Public Domain)

Winthrop amena plus de 700 colons avec lui et, entre 1630 et 1636, plus de 20 000 autres arrivèrent. L'évangélisation des autochtones était une priorité absolue, mais à mesure qu'ils se convertissaient, se "civilisaient" et se rapprochaient des églises, les tribus autochtones perdaient des membres. Cette situation devint de plus en plus intolérable pour Metacom (1638-1676, plus connu sous le nom de Roi Philip), fils de Massasoit et chef de la confédération Wampanoag après la mort de son père. Metacom avait grandi avec les pèlerins de la colonie de Plymouth et les admirait tellement qu'il prit le nom de Philip et s'habilla en européen ; les colons l'appelaient le Roi Philip. Il essaya à plusieurs reprises d'arrêter l'expansion des colons par la négociation, mais les colons ne tinrent jamais leurs promesses, et la guerre éclata.

La guerre du roi Philip (1675-1678) fut un conflit d'usure de trois ans au cours duquel le roi Philip frappa les colons par des tactiques de guérilla, n'épargnant personne, et les colons rassemblèrent des milices pour attaquer les campements autochtones. Les hostilités se poursuivirent jusqu'à ce que le roi Philip ne soit trahi et tué par l'un de ses propres hommes. À la fin de la guerre, des milliers de personnes étaient mortes des deux côtés et les autochtones furent chassés de leurs terres. Beaucoup furent vendus comme esclaves, et d'autres furent forcés de vivre dans des réserves. La colonie de Plymouth, qui se rangea naturellement du côté des autres colons de la région, perdit un nombre important de citoyens et rompit ensuite tout lien avec les communautés autochtones restantes.

Conclusion

La Compagnie de la Baie du Massachusetts revendiqua de grandes étendues de terres comprenant la plupart des États de l'actuelle Nouvelle-Angleterre et, en 1691, elle finit par absorber la colonie de Plymouth. Le récit de Bradford sur la fondation et les premières années de la colonie, écrit entre 1630 et 1651, fut réédité sous le titre Of Plymouth Plantation en 1856. La popularité du livre (considéré comme un classique américain à l'heure actuelle) encouragea l'intérêt déjà élevé pour les pèlerins de Plymouth, qui existait déjà avant la guerre d'indépendance américaine (1775-1783) et joua un rôle dans l'instauration de Thanksgiving.

L'œuvre de Bradford était l'accompagnement littéraire du symbole physique de l'arrivée des pèlerins - le rocher de Plymouth - qui fut identifié en 1741 comme le site du débarquement du Mayflower en 1620 par un certain Thomas Faunce (alors âgé de 90 ans) dont le père était arrivé dans la colonie en 1623. Bien qu'il n'y ait aucune mention du rocher dans l'ouvrage de Bradford - ou dans tout autre récit ancien de la colonie - le récit de Bradford en est arrivé à l'étayer. De nos jours, Plymouth Rock en est venu à symboliser les valeurs de courage, de foi, de détermination et de force incarnées par les pèlerins de 1620, ainsi que le moment fondateur de leur arrivée dans le Nouveau Monde, qu'ils allaient changer à jamais.

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2020, octobre 26). Colonie de Plymouth [Plymouth Colony]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19233/colonie-de-plymouth/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Colonie de Plymouth." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le octobre 26, 2020. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19233/colonie-de-plymouth/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Colonie de Plymouth." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 26 oct. 2020. Web. 08 févr. 2023.

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