Cycle d'Enmerkar

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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Le Cycle d'Enmerkar est le titre moderne d'un recueil de quatre poèmes - Enmerkar et le seigneur d'Aratta, Enmerkar et En-suhgir-ana, Lugalbanda dans la grotte de la montagne et Lugalbanda et l'oiseau Anzû - au sujet de la rivalité entre les villes d'Uruk (Ourouk) et d'Aratta et qui date de la période Ur III (2047-1750 av. J.-C.).

Tablet of King Lugalbanda
Tablette du roi Lugalbanda Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

Leur ordre de composition est inconnu et les spécialistes ne s'accordent pas sur l'ordre dans lequel ils doivent être lus, mais ils proviennent des écoles de scribes de la ville de Nippur, peut-être sous le règne de Shulgi d'Ur (2029-1982 av. J.-C.). La popularité du Cycle d'Enmerkar est attestée par le nombre de copies découvertes à Nippur et ailleurs à partir du milieu du XIXe siècle, ainsi que par le style dans lequel elles sont écrites, ce qui suggère la main de scribes hautement qualifiés créant des œuvres durables, et non de simples exercices de scribe.

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Comme ils mettent en scène des personnages historiques dans des récits fictifs, ces ouvrages peuvent également être considérés comme la première forme de fiction historique.

Les quatre poèmes faisaient partie du programme de l'edubba ("Maison des tablettes"), l'école de scribes sumérienne, et étaient inclus dans les textes obligatoires que l'on devait maîtriser vers la fin de son éducation formelle pour obtenir son diplôme. Les poèmes mettent tous en scène Enmerkar, roi d'Uruk qui, selon la liste des rois sumériens (c. 2100 av. J.-C.), régna pendant plus de 400 ans au cours de la période d'Uruk (4100-2900 av. J.-C.) et fonda la ville. Son successeur, Lugalbanda, est le personnage principal de ce qui est généralement considéré comme les deux derniers poèmes (parfois traduits comme une seule œuvre), également connus sous le nom de Lugalbanda I et Lugalbanda II. Comme elles mettent en scène des personnages historiques dans des récits fictifs, ces œuvres peuvent également être considérées comme de la littérature mésopotamienne naru, la forme la plus ancienne de fiction historique.

Selon certains spécialistes, dont Samuel Noah Kramer et H. L. J. Vanstiphout, les œuvres furent composées pour célébrer la culture sumérienne pendant la période connue aujourd'hui sous le nom de Renaissance sumérienne, lorsque, après la fin de l'occupation de la région par les Gutis, les rois sumériens de la dynastie Ur III revitalisèrent leur héritage culturel par des projets de construction, des arts et des œuvres écrites. Aujourd'hui, les quatre poèmes du Cycle d'Enmerkar sont considérés comme les plus impressionnants du corpus de la littérature mésopotamienne ancienne.

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Contexte

La période d'Uruk, qui connut la fondation et la croissance de villes dans toute la Mésopotamie, fut suivie par la période des dynasties archaïques (2900-2334 av. J.-C.), au cours de laquelle la culture sumérienne s'épanouit. Les cités-états furent ensuite conquises par Sargon d'Akkad (Sargon le Grand, r. de 2334 à 2279 av. J.-C.) et absorbées dans son empire akkadien, qui tomba aux mains des Gutis en 2218 avant notre ère. Bien que les cités-états sumériennes se soient rebellées à plusieurs reprises contre Sargon et ses successeurs, elles trouvèrent dans les Gutis de bien pires suzerains, comme l'attestent les inscriptions ultérieures. Le chercheur Paul Kriwaczek relate les récits des scribes sumériens sur l'occupation guti:

[Selon les scribes sumériens, la catastrophe [que les Gutis] ont infligée à Akkad a été impitoyable: "Rien n'échappait à leurs griffes, personne ne pouvait éviter leur emprise. Les messagers n'empruntaient plus les routes, le bateau du messager ne passait plus sur les rivières. Des prisonniers montaient la garde. Des brigands occupaient les routes. Les portes des cités du Pays étaient enfoncées dans la boue et tous les pays étrangers poussaient des cris amers du haut des murs de leurs villes." (130)

Il est possible, comme l'ont noté Kriwaczek et d'autres, que ces récits soient des fictions poétiques exagérant et dramatisant la chute d'Akkad, dont le déclin fut peut-être davantage dû aux changements climatiques, à la sécheresse et à la famine qu'à une quelconque invasion. Il semble toutefois que les Gutis aient été incapables d'établir un gouvernement stable - leur liste de rois montre une succession rapide de monarques - et que l'image chaotique de l'époque donnée par les scribes sumériens en ait été le résultat.

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Map of the Akkadian Empire, c. 2334 - 2218 BCE
L'Empire d'Akkad, vers 2334-2218 av. J.-C. Simeon Netchev (CC BY-NC-ND)

Les Gutis furent mis au défi par Utu-Hegal, roi d'Uruk (r. de 2055 à 2047 av. J.-C.), et après sa mort par Ur-Nammu (r. de 2047 à 2030 av. J.-C.), fondateur de la troisième dynastie d'Ur et père de Shulgi d'Ur, qui lui succéda. Ur-Nammu et Shulgi d'Ur chassèrent les Gutis de Sumer et, par la suite, Shulgi commanda des œuvres et lança des politiques en l'honneur de son père (mort en combattant les Gutis) et pour faire revivre la culture sumérienne. On pense que les poèmes du Cycle d'Enmerkar furent composés à cette époque pour célébrer la maison d'Uruk et relier la dynastie d'Ur III à un passé ancien et illustre.

Le Cycle d'Enmerkar

Le Cycle d'Enmerkar concerne les efforts d'Enmerkar pour forcer le roi d'Aratta à se soumettre à lui.

Aratta est décrite dans plusieurs poèmes sumériens, antérieurs à au Cycle d'Enmerkar, comme une ville d'une richesse fabuleuse qui s'étendait bien au-delà des frontières de Sumer. Les spécialistes modernes tendent à la situer quelque part dans l'ancien Élam, après Suse (dans l'Iran moderne). Dans les poèmes du Cycle d'Enmerkar, on ne peut l'atteindre qu'en traversant sept montagnes et elle est un trésor d'or, de lapis-lazuli, d'argent et d'autres objets de valeur.

Le Cycle d'Enmerkar concerne les efforts d'Enmerkar pour forcer le roi d'Aratta à se soumettre à lui et à lui envoyer les matériaux précieux dont il a besoin pour orner le temple de la déesse Inanna à Uruk. Inanna, dans le premier poème, vit à Aratta mais favorise secrètement Enmerkar et préférerait déménager à Uruk. Il lui est suggéré qu'elle le fera si Enmerkar peut lui construire une belle maison.

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Enmerkar et le seigneur d'Aratta

Si l'on lit le Cycle d'Enmerkar en commençant par Enmerkar et le Seigneur d'Aratta, les problèmes commencent lorsque Enmerkar veut embellir le temple d'Inanna avec des matériaux provenant d'Aratta. Il demande à Inanna ce qu'il faut faire et elle lui suggère d'envoyer un message à Aratta pour lui demander les matériaux dont il a besoin. Enmerkar jette "le sort de Nudimmud" (le sort d'Enki, dieu de la sagesse) qui permet à chacun, quelle que soit la langue qu'il parle, de comprendre les autres. Il envoie ensuite son messager ("éloquent en parole et doué d'endurance"), qui a mémorisé ses mots avec précision, à travers les sept montagnes pour lui faire part de ses exigences.

Le seigneur d'Aratta refuse de se soumettre à Uruk et renvoie le messager avec un défi: il envisagera de se soumettre si Enmerkar peut lui envoyer du grain dans des filets au lieu de sacs. Enmerkar examine l'énigme et demande à ses serviteurs de mouiller le grain et de le placer dans des filets finement tissés afin qu'il ne tombe pas. Le messager livre ensuite le grain à Aratta.

Head of a Ruler
Tête d'un Souverain Metropolitan Museum of Art (Copyright)

Le seigneur d'Aratta demande alors à Enmerkar de lui livrer un sceptre fait d'une substance inconnue. Enmerkar passe des années à perfectionner un matériau qu'il verse dans un moule en roseau creux. Après avoir brisé le roseau, il envoie le sceptre à Aratta.

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Le seigneur d'Aratta, toujours insatisfait, renvoie le messager en lui demandant d'envoyer un champion d'une couleur inconnue pour combattre son champion. Enmerkar tisse une étoffe de peau de lion pour son champion et l'envoie à Aratta.

Comme le seigneur d'Aratta refuse toujours de céder, Enmerkar adresse une longue réprimande à son messager, qui prétend qu'elle est trop difficile à retenir pour lui. Le roi prend alors un stylet en roseau et un morceau d'argile et écrit son message - inventant ainsi l'écriture - qui est envoyé à Aratta. Lorsque le seigneur d'Aratta reçoit la tablette, il est troublé par l'écriture et se soumet à Enmerkar. Une tempête de pluie, envoyée par Inanna, met fin à la sécheresse à Aratta, et la déesse, tout en refusant d'abandonner Aratta, embrasse Enmerkar, unissant les deux villes dans la paix en tant que partenaires commerciaux.

Enmerkar et En-suhgir-ana

Au début de l'histoire, En-suhgir-ana, seigneur d'Aratta, affirme qu'il est l'amant préféré d'Inanna, et Enmerkar d'Uruk le réprimande en affirmant qu'il en est de même pour lui. En-suhgir-ana insulte Enmerkar en disant qu'il est un piètre amant et Enmerkar envoie un message à travers les montagnes pour qu'Aratta se soumette à lui. En-suhgir-ana refuse, bien que son assemblée d'anciens le réprimande pour avoir déclenché des troubles avec Uruk et le presse de mettre fin à la dispute avant qu'elle ne s'envenime.

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Un sorcier de passage, Urgirinuna, se rend à la cour et dit à En-suhgir-ana qu'il peut jeter un puissant sort qui forcera Uruk à se soumettre à lui. Le roi le paie, lui promettant davantage en cas de succès, et Urgirinuna se rend à la ville d'Eresh, sacrée pour la déesse de l'écriture, Nisaba, et proche d'Uruk, où il jette un sort qui tue le bétail laitier, de toutes les formes et de toutes les tailles. Les gardiens du bétail prient Utu-Shamash, dieu du soleil et de la justice, de les aider, et la sorcière Sagburu apparaît pour défier Urgirinuna.

Bust of a Priest from Uruk
Buste de prêtre d'Uruk Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

Urgirinuna et Sagburu se rencontrent au bord de l'Euphrate, où il jette des œufs de poisson et produit un animal, mais à chaque fois Sagburu fait de même, et un prédateur apparaît pour dévorer la créature d'Urgirinuna. Urgirinuna reconnaît qu'il n'est pas de taille à affronter Sagburu et le supplie de lui laisser la vie sauve, mais elle refuse en lui disant qu'il a déjà causé du tort et qu'il en causera sans doute à nouveau. Elle le tue et jette son cadavre dans la rivière. Lorsqu'En-suhgir-ana apprend la défaite, il se soumet à Uruk.

Lugalbanda dans la grotte de la montagne (Lugalbanda I)

Au début du poème, Enmerkar demande à Aratta divers matériaux précieux pour orner le temple d'Inanna à Uruk. Il se lasse du refus d'Aratta et mobilise son armée pour marcher sur la ville. Ses huit commandants sont des frères, et le plus jeune est le noble Lugalbanda, connu pour sa piété. Alors qu'ils traversent les montagnes, Lugalbanda tombe malade. Il ne semble pas y avoir de raison à cette maladie, ni de remède, mais l'armée doit avancer. Ainsi, le laissant avec de la nourriture et de l'eau, ses frères partent avec les autres.

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Pendant deux jours, Lugalbanda prie Inanna, Shamash et le dieu de la lune Nanna - des divinités qu'il a fidèlement servies toute sa vie - et ils lui rendent la santé. Il part à la chasse, mais au lieu de prendre la nourriture pour lui, il prépare un festin pour les dieux et le leur offre. Les dieux sont satisfaits et suggèrent que Lugalbanda sera désormais élevé au-dessus des autres.

Lugalbanda et l'oiseau Anzû (Lugalbanda II)

L'histoire prend la suite de la fin de l'œuvre précédente, Lugalbanda se reposant dans la grotte de la montagne. Il a recouvré la santé, mais ne sait pas où il se trouve ni comment rejoindre l'armée. Les régions montagneuses sont la demeure du grand oiseau Anzû, si grand que le battement de ses ailes provoque des tempêtes et que son souffle est du feu. Lugalbanda n'est pas impatient de rencontrer l'oiseau, mais il estime qu'il n'a pas le choix s'il veut retrouver son chemin et part donc à la recherche de son nid.

Lorsqu'il le trouve, le nid est tombé en ruine et la progéniture de l'oiseau est affamée, car Anzû est sorti depuis longtemps pour garder le bétail. Lugalbanda restaure et améliore le nid et nourrit l'oisillon. Lorsqu'Anzû revient, il est si reconnaissant qu'il offre à Lugalbanda tous les souhaits qu'il désire. Il tente le jeune soldat avec des richesses et du pouvoir, mais tout ce que Lugalbanda demande, c'est de la vitesse et de l'endurance, ce qu'il obtient.

Anzû aide Lugalbanda à localiser l'armée et retourne à son nid après lui avoir dit de ne laisser personne connaître ses nouveaux pouvoirs. Lugalbanda rejoint rapidement les troupes et trouve Enmerkar dans un état de désespoir. Le roi est sur le point d'abandonner le siège d'Aratta et a perdu la foi en sa mission. Il a besoin de savoir si Inanna le soutient toujours, mais le seul moyen de le lui demander est de retourner à Uruk et de lui parler dans son temple - et Uruk est loin.

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Facade of Inanna's Temple at Uruk
Façade du Temple d'Inanna à Uruk Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

Lugalbanda se porte volontaire pour retourner seul à Uruk et, grâce à son nouveau pouvoir, y arrive le lendemain. Inanna lui dit qu'elle soutient toujours Enmerkar et lui donne des instructions pour que le roi coupe un tamaris qu'il trouvera près de la rivière et attrape un certain poisson à sacrifier, puis Aratta lui reviendra. La tablette s'interrompt après une description d'Aratta et un éloge de Lugalbanda, mais il est suggéré que sa mission est réussie et qu'Enmerkar est victorieux.

Conclusion

Lugalbanda est surtout connu aujourd'hui comme le père du héros Gilgamesh et l'époux de la déesse Ninsun dans L'épopée de Gilgamesh. Dans cette histoire, Gilgamesh commence comme un roi fier et hautain qui doit apprendre l'humilité en perdant son ami Enkidu, mais dans ces contes, Lugalbanda est dépeint dès le début comme un serviteur dévoué des dieux qui comprend déjà sa place dans le monde à un jeune âge. Au lieu de crier de colère ou de désespoir lorsqu'il tombe malade sans raison, il exprime sa gratitude envers les dieux et leur demande de l'aide, et, même s'il a peur de l'oiseau Anzû, il recherche son aide et s'occupe de ses petits.

Lugalbanda et Enmerkar, qui apparaissent tous deux dans la liste des rois sumériens comme des personnages historiques (bien que leurs règnes soient incroyablement longs), sont dépeints ici comme des personnages admirables qui choisissent des moyens pacifiques pour parvenir à leurs fins jusqu'à ce que, dans le cas d'Enmerkar, ces options soient épuisées. La liste des rois sumériens ne donne aucun détail sur ce qu'étaient les Enmerkar et Lugalbanda historiques - si tant est qu'ils aient existé - mais leur représentation dans le Cycle d'Enmerkar est précisément la manière dont les rois de la période Ur III voulaient être perçus par leurs sujets.

Map of the Third Dynasty of Ur
Troisième Dynasty d'Ur, vers 2050-19850 av. J.-C. Simeon Netchev (CC BY-NC-ND)

Ur-Nammu se présentait comme une figure paternelle pour son peuple. Ses lois, le Code d'Ur-Nammu, sont édictées pour prévenir d'éventuels problèmes et permettre à ses sujets de vivre ensemble en paix. Shulgi d'Ur poursuivit la politique de son père en achevant la grande ziggourat d'Ur, en améliorant les routes, les temples et les villes, et en encourageant l'alphabétisation par la création d'un plus grand nombre d'écoles. On pense que le Cycle d'Enmerkar aurait été écrit pour relier ces rois à un passé plus grand, même si ce passé n'a jamais existé, lorsque les souverains cherchaient des solutions pacifiques aux conflits et épargnaient à leurs sujets les horreurs de la guerre. Vanstiphout commente:

[Dans ces récits], la gloire militaire est rejetée et même quelque peu ridiculisée dans au moins deux des poèmes. L'accent est plutôt mis sur les prouesses culturelles et techniques, exprimées comme la forme la plus élevée de l'intelligence et, bien sûr, incluant l'écriture. En outre, ils préfèrent ouvertement que leur position dominante soit fondée sur la coexistence pacifique, voire sur des relations amicales avec le monde extérieur, plutôt que sur la force brute. Leurs principes éthiques sont fondés sur le respect et l'encouragement des forces vitales en tant que telles et sous tous leurs aspects. Leur attitude à l'égard des dieux est pratique et loin d'être naïve. Tout ce qu'ils accomplissent, ils le font grâce à leur intelligence et à leur savoir-faire, tandis que les dieux, tout au plus, leur apportent un soutien moral... Le type de monde et de société que [les Sumériens] ont envisagé dans ces poèmes, d'une manière manifestement idéalisée, est donc en fait une sorte de conte de fées, d'univers pastoral. Leur hypothèse est que la domination [d'Uruk] sur ce monde sera bénéfique pour tous, et que l'art de gouverner et la gouvernance devraient être utilisés à cette fin. (15)

Il n'est pas clair, après tout, si Aratta tombe à la suite d'un assaut ou d'une reddition, car Inanna dit seulement à Lugalbanda qu'Enmerkar remportera la victoire. Dans Enmerkar et le Seigneur d'Aratta, le conflit entre les deux villes est résolu sans effusion de sang, et dans Enmerkar et En-suhgir-ana, la magie est utilisée, et il a même été suggéré que le personnage de Sagburu serait l'incarnation de la déesse Nisaba, donnant l'approbation divine à la compétition avec Urgirinuna. Tout au long des poèmes, les auteurs prônent une autre approche des conflits politiques que la violence, et même si cela a pu être ou est considéré comme irréaliste, il s'agit toujours d'une vision admirable.

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Questions & Réponses

Qu'est-ce que le Cycle d'Enmerkar?

Le Cycle d'Enmerkar est un cycle de quatre poèmes sumériens sur la rivalité entre les villes d'Uruk et d'Aratta, composé pendant la dynastie Ur III de Mésopotamie (2047-1750 av. J.-C.).

Quelles sont les quatre œuvres du Cycle d'Enmerkar?

Les quatre poèmes du Cycle d'Enmerkar sont Enmerkar et le Seigneur d'Aratta; Enmerkar et En-suhgir-ana; Lugalbanda dans la grotte de la montagne; et Lugalbanda et l'oiseau Anzû.

Quand et pourquoi le Cycle d'Enmerkar a-t-il été composé?

Le Cycle d'Enmerkar fut composé durant la période Ur III (2047-1750 av. J.-C.) pour associer les rois de cette époque à un passé illustre.

Qui sont les personnages principaux du Cycle d'Enmerkar?

Les principaux personnages du Cycle d'Enmerkar sont Enmerkar (roi d'Uruk), le seigneur d'Aratta, la déesse Inanna, le guerrier Lugalbanda, le sorcier Urgirinuna, la sorcière Sagburu, le messager qui fait le va-et-vient entre Uruk et Aratta, et l'oiseau Anzû.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2025, mai 30). Cycle d'Enmerkar. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2164/cycle-denmerkar/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Cycle d'Enmerkar." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, mai 30, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2164/cycle-denmerkar/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Cycle d'Enmerkar." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 30 mai 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2164/cycle-denmerkar/.

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