10 choses à savoir sur le Mayflower et les pèlerins

Article

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 26 novembre 2020
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Disponible dans ces autres langues: anglais

L'histoire des pèlerins de la colonie de Plymouth est bien connue pour ce qui est des faits essentiels: ils embarquèrent sur le Mayflower, arrivèrent au large des côtes du Massachusetts le 11 novembre 1620, débarquèrent à Plymouth Rock, la moitié d'entre eux moururent au cours du premier hiver, les survivants établirent la première colonie prospère de Nouvelle-Angleterre et célébrèrent ensuite ce que l'on a appelé le premier Thanksgiving en compagnie de leurs voisins amérindiens. Leur succès encouragea d'autres colonisations et, dans les dix ans qui suivirent leur arrivée, les colonies anglaises proliférèrent le long de la côte est de l'Amérique du Nord, dans ce qui allait devenir les États-Unis.

Landing of the Pilgrims by Charles Lucy
Débarquement des pèlerins de Charles Lucy
The White House Historical Association (CC BY)

L'histoire des Pères pèlerins était déjà devenue un mythe fondateur des États-Unis au 19e siècle, lorsque le président Abraham Lincoln (en poste de 1861 à 1865) décréta que le 4e jeudi de novembre serait la fête nationale de Thanksgiving, et depuis lors, l'histoire ci-dessus est répétée pratiquement mot pour mot. Les pèlerins étaient des êtres humains, pas des personnages, et leur histoire est bien plus profonde que la version lustrée présentée chaque année en novembre aux États-Unis par le biais de spectacles, de lectures et d'autres célébrations. Voici dix faits concernant les Pères pèlerins, souvent négligés, déformés ou ignorés.

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Il portait des vêtements colorés

CONTRAIREMENT AUX IMAGES TRADITIONNELLES, LES PÈLERINS NE PORTAIENT PAS DE GRANDS CHAPEAUX NOIRS AVEC DES BOUCLES, NI DE BOUCLES SUR LEURS CHAUSSURES.

Les pèlerins ne se limitaient pas à une tenue entièrement noire et, en fait, portaient la plupart du temps des vêtements aux couleurs vives. Ils portaient leur tenue noire le jour du sabbat et lors d'occasions connues sous le nom de jours d'humiliation où ils se repentaient de leurs péchés et demandaient pardon. Dans leur vie quotidienne, leur garde-robe était assez étendue, et les articles étaient de nombreuses couleurs différentes. Ceci fut établi par les inventaires de biens personnels rédigés pour l'homologation après un décès. Bien que les Pères pèlerins tels que William Bradford (1590-1657), William Brewster (1568-1644) et Edward Winslow (1595-1655) soient couramment représentés dans leur sombre habit de pèlerin, leurs inventaires montrent un côté beaucoup plus lumineux.

Bradford portait souvent un gilet écarlate et un manteau violet, Brewster préférait des chapeaux de différentes couleurs, un manteau violet et des sous-vêtements verts, et Winslow, comme beaucoup d'autres, portait des vêtements roussâtres (un gilet ou un manteau) sur une chemise de lin blanche. Contrairement aux images traditionnelles, les pèlerins ne portaient pas de grands chapeaux noirs avec des boucles, ni de boucles sur leurs chaussures; cette image est une construction du 19e siècle. Les boucles n'étaient pas disponibles pour les gens ordinaires d'Angleterre vers 1620, et même si elles l'avaient été, les pèlerins désapprouvaient toute forme d'ornementation.

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Le Mayflower était l'un de deux navires

Bien que le nom du Mayflower soit bien connu comme étant le célèbre navire des Pères pèlerins, il n'était pas destiné à les transporter tous en Amérique du Nord. Les personnes qui sont aujourd'hui connues sous le nom de pèlerins étaient des séparatistes puritains qui avaient quitté l'Angleterre pour s'installer à Leyde, aux Pays-Bas, afin d'échapper aux persécutions de Jacques Ier d'Angleterre (r. 1603-1625) et de son Église anglicane qui ne tolérait pas la dissidence religieuse. Après 12 ans aux Pays-Bas, ils durent déménager à nouveau et achetèrent un navire connu sous le nom de Speedwell afin de traverser l'Atlantique. Le Mayflower, loué pour eux par l'aventurier marchand Thomas Weston (1584 - c. 1647) qui organisa le financement de l'expédition, n'était destiné qu'à leur servir de cargo et à transporter tout excédent de passagers.

Speedwell Leaving Delftshaven
Le Speedwell quitte Delftshaven
U.S. Embassy The Hague (CC BY-ND)

Cependant, une fois que le groupe avait embarqué en juillet 1620, le Speedwell prit l'eau, et ils durent retourner à terre deux fois pour le réparer. Ils abandonnèrent finalement le navire, et un certain nombre de passagers embarquèrent alors sur le Mayflower tandis que d'autres restèrent sur la terre ferme. On découvrit plus tard, selon Bradford, que le capitaine du Speedwell avait fait exprès de surmâter le navire dans le but de provoquer des fuites afin de pouvoir se dégager de son contrat qui prévoyait que lui et son équipage devraient rester en Amérique du Nord pendant un an pour que le Speedwell puisse répondre aux besoins des colons. Une fois le Mayflower parti, les mâts du Speedwell furent coupés et le navire reprit du service sans aucun problème jusqu'en 1635.

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Les passagers du Mayflower n'étaient pas tous des pèlerins

Au départ, la congrégation séparatiste de Leyde passa un contrat avec Weston pour qu'il ne transporte qu'eux-mêmes vers le Nouveau Monde. Cependant, Weston ne s'intéressait pas à leurs convictions religieuses ni à leurs projets d'établir leur propre communauté, car sa principale responsabilité était de rapporter un bénéfice aux investisseurs. Il engagea donc ou invita un certain nombre d'autres personnes à se joindre à l'expédition, des anglicans que les séparatistes appelaient des étrangers (ceux qui n'étaient pas de leur confession), dont certains des membres les plus connus de la colonie de Plymouth, comme Stephen Hopkins (1581-1644) et Richard Warren (c. 1578-1628). D'autres étrangers bien connus étaient le capitaine Myles Standish (c. 1584-1656) et John Alden (c. 1598-1687), mais Weston n'avait rien à voir avec ces deux-là. Standish était un ami de la congrégation qui avait été invité personnellement, tandis qu'Alden était un tonnelier et un charpentier qui faisait partie de l'équipage.

Ils étaient censés débarquer en Virginie

Le Mayflower était censé traverser l'Atlantique au milieu de l'été sur une route directe vers la colonie de Virginie où les Anglais avaient établi la colonie de Jamestown en 1607. Bien que Jamestown ait connu des difficultés au début, en 1620, elle était florissante grâce à la culture lucrative du tabac, et la congrégation de Leyde avait prévu de s'installer au nord, assez loin pour ne pas être dérangée par ceux qui ne partageaient pas leur foi, mais assez près pour leur permettre de demander de l'aide au cas où.

Map of Virginia by John White
Carte de la Virginie par John White
John White (CC BY-NC-SA)

En raison des problèmes avec le Speedwell, le Mayflower ne quitta pas l'Angleterre avant le 6 septembre 1620, alors que la mer était plus agitée et le navire dévia de sa route. Il aperçut finalement la terre le 9 novembre 1620 et la reconnut comme étant le Massachusetts. Christopher Jones, capitaine du Mayflower (c. 1570-1622), essaya de descendre la côte jusqu'en Virginie, mais le manque de provisions, le mauvais temps et les hauts-fonds dangereux l'en empêchèrent, l'obligeant à faire demi-tour et à déposer les passagers dans le Massachusetts. Sans le stratagème du capitaine du Speedwell, l'expédition aurait pris la mer en juillet, aurait probablement débarqué en Virginie, et l'histoire de la colonisation de la Nouvelle-Angleterre aurait été bien différente.

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L'influence du Pacte du Mayflower

La licence des passagers du Mayflower n'était valable qu'en Virginie, et une fois qu'il fut décidé qu'ils devraient s'installer au Massachusetts, certains des étrangers firent remarquer qu'ils pourraient désormais vivre comme bon leur semblait puisque la licence - et donc la loi anglaise - n'avait aucune autorité dans leur nouveau pays. Les membres de la congrégation de Leyde s'y opposèrent, reconnaissant qu'ils devraient tous travailler ensemble pour survivre, et non pour faire des bénéfices. C'est ainsi que certains d'entre eux, très probablement menés par le futur premier gouverneur John Carver (1584-1621), rédigèrent le pacte du Mayflower, un document juridique établissant une forme démocratique de gouvernement qui donnait à chaque homme de plus de 21 ans un droit de vote dans les lois de la colonie.

The Mayflower Compact
Le Pacte du Mayflower
Jean Leon Gerome Ferris (Public Domain)

Cet accord fut signé par 41 des hommes à bord du Mayflower et servit de base politique et juridique à la colonie jusqu'en 1691, date à laquelle Plymouth fut absorbée par la plus grande Massachusetts Bay Company. Le document aura toutefois une influence considérable, d'abord dans la création des Articles de la Confédération de la Nouvelle-Angleterre en 1643, puis en inspirant les constitutions des États, la Déclaration d'indépendance et la Constitution des États-Unis.

Le désaveu de John Smith

Les histoires de la colonie de Plymouth et de Jamestown sont souvent racontées comme si l'une n'avait rien à voir avec l'autre, mais en réalité, elles sont intimement liées. Lorsque les pèlerins firent des recherches et organisèrent leur expédition, ils demandèrent d'abord au capitaine John Smith (1580-1631) d'être leur guide. Smith était l'un des premiers colons de Jamestown et son chef jusqu'à ce qu'il ne soit blessé dans une explosion de poudre à canon en 1609 et qu'il retourne en Angleterre. Après sa guérison, il retourna dans le Nouveau Monde en 1614 et cartographia la Nouvelle-Angleterre, nommant même l'endroit (ou demandant au roi Jacques Ier de le nommer) où les pèlerins allaient finalement s'installer.

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Map of New England
Carte de la Nouvelle-Angleterre
Norman B. Leventhal Map Center (CC BY)

Après avoir conféré avec Smith, cependant, les pèlerins estimèrent qu'il était trop cher et que son caractère était trop fort et qu'il pourrait en venir à dominer le groupe. Smith les critiquera plus tard comme des fanatiques entêtés qui ne pouvaient rien apprendre "tant qu'ils n'étaient pas battus avec leur propre bâton" (Philbrick, 60). Il avait raison car, s'ils avaient au moins utilisé ses cartes, ils auraient vu qu'il avait désigné le site de l'actuelle Boston comme le meilleur pour une colonie, mais, au lieu de cela, ils passèrent plus d'un mois - du 11 novembre au 21 décembre 1620 - à chercher le long de la côte un endroit approprié pour s'établir, et choisirent finalement choisi Plymouth. Après avoir désavoué Smith, les pèlerins invitèrent Myles Standish à être leur consultant militaire et leur guide, bien que Standish n'eût jamais mis les pieds en Amérique du Nord. Le seul passager à bord du Mayflower qui avait une quelconque expérience du Nouveau Monde était Stephen Hopkins.

Stephen Hopkins et Shakespeare

Stephen Hopkins quitta l'Angleterre à bord du navire le Sea Venture pour approvisionner Jamestown en 1609 en tant qu'assistant du prêtre anglican Richard Buck qui était envoyé comme aumônier. Le Sea Venture transportait également le nouveau gouverneur, Sir Thomas Gates (c. 1485-1622), était commandé par Sir George Somers (c. 1554-1610), et fit naufrage dans une tempête au large des Bermudes. Les Bermudes avaient été découvertes par l'explorateur espagnol Juan de Bermudez (d. 1570) en 1505 mais n'avaient jamais été colonisées en raison de sons étranges et de vues bizarres rapportés par l'équipage (très probablement des oiseaux tropicaux) interprétés comme des démons et des sorcières et les îles étaient connues en tant qu'îles des démons.

LE NAUFRAGE DU SEA VENTURE ALIMENTERA PLUS TARD LA PIÈCE DE SHAKESPEARE, LA TEMPÊTE, ET HOPKINS INSPIRERA LE PERSONNAGE DE STEFANO.

L'écrivain William Strachey (1572-1621), qui était également à bord du Sea Venture, écrivit un compte-rendu du naufrage et de leur séjour aux Bermudes, qui inclut des détails sur les problèmes de Hopkins avec Gates lorsque Hopkins suggéra que leur licence n'avait aucune autorité ici et que les gens pouvaient vivre comme ils le souhaitaient. En fait, Hopkins faillit être pendu pour trahison par Gates jusqu'à ce que Somers, Strachey et d'autres interviennent. Le récit de Strachey alimentera plus tard la pièce de William Shakespeare La Tempête et Hopkins inspirera le personnage de Stefano. Après des mois aux Bermudes, les passagers et l'équipage partirent à bord de deux navires qu'ils avaient construits et atteignirent Jamestown en mai 1610. Hopkins partit pour l'Angleterre en 1614 après avoir appris le décès de sa première femme. Ses expériences serviront plus tard à la colonie de Plymouth.

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Le roi Jacques Ier et la Bible

Le roi Jacques Ier mentionné dans l'histoire des pèlerins comme étant leur persécuteur est le même monarque qui décréta une nouvelle traduction de la Bible - la King James Translation - l'une des versions les plus souvent citées de l'ouvrage en raison de la beauté de son langage et de sa formulation. L'Église anglicane fut établie par le roi Henri VIII d'Angleterre (r. 1509-1547) qui rompit avec l'Église catholique et autorisa la traduction connue sous le nom de Great Bible en 1538, mais cet ouvrage ne fut jamais aussi populaire que la Bible de Genève (publiée pour la première fois en Angleterre en 1576) qui était fortement influencée par la théologie de Jean Calvin (c. 1509-1564) qui influença directement la vision des puritains.

James I of England
Jacques Ier d'Angleterre
after John de Critz (Public Domain)

La congrégation de Leyde utilisait la Bible de Genève dans ses services (ou plus précisemment la version anglaise appelée Geneva Bible), tout comme d'autres dissidents religieux. Dans un effort pour créer une version plus populaire de la Bible qui serait alignée sur les croyances et les pratiques anglicanes, Jacques Ier ordonna la création de sa propre version de l'ouvrage qui devait être complétée par 47 érudits, sous la supervision de l'archevêque de Canterbury Richard Bancroft (1544-1610), et l'ouvrage fut publié pour la première fois en 1611. La persécution des dissidents religieux par Jacques Ier et la création de la Bible du roi Jacques sont toutes deux nées du besoin de Jacques Ier d'imposer son contrôle sur la vie spirituelle de ses sujets, car il assimilait le pouvoir de l'Église à son emprise sur le trône.

Samoset et Squanto

Samoset (également connu sous le nom de Somerset, c. 1590-1653) et Squanto (également connu sous le nom de Tisquantum, (c. 1585-1622) sont les deux Amérindiens bien connus qui sont régulièrement évoqués dans l'histoire du premier Thanksgiving. Ils n'étaient pas membres de la tribu Pokanoket qui formait la majeure partie de la confédération Wampanoag gouvernée par Ousamequin (plus connu sous le nom de Massasoit, c. 1581-1661), qui allait jouer un rôle déterminant dans l'aide à la colonie de Plymouth. Selon le colon voisin Thomas Morton (c. 1579-1647), Samoset était un prisonnier de Massasoit à qui l'on offrit la liberté en échange de son rôle d'émissaire auprès de la colonie de Plymouth. Le 16 mars 1621, Samoset entra dans la colonie, salua les colons en anglais et leur présenta ensuite Squanto et Massasoit.

Samoset
Samoset
Internet Archive Book Images (Public Domain)

Squanto avait été enlevé en 1614 par Thomas Hunt, un associé de John Smith, pour être vendu comme esclave en Espagne. Il se rendit en Angleterre puis revint en Amérique du Nord en compagnie du capitaine Thomas Dermer. Squanto découvrit que tout son village était mort de la peste, et Dermer fut attaqué et chassé par les Amérindiens; Massasoit recueillit donc Squanto. Il est possible qu'il ait été également prisonnier et qu'il ait servi le chef principalement comme interprète auprès des Anglais. Entre 1621 et 1622, Squanto tenta secrètement de saper l'autorité de Massasoit auprès de la confédération Wampanoag, en montant les colons, les clans tribaux et Massasoit les uns contre les autres. Il mourut, probablement empoisonné par des agents de Massasoit, en 1622. Samoset disparut du récit après avoir rempli son rôle d'envoyé.

Massasoit et le traité de paix

Le 22 mars 1621, Massasoit et le gouverneur de l'époque, John Carver, signèrent un traité de paix qui, bien que parfois tendu, fut respecté par les deux parties jusqu'à la mort de Massasoit en 1661. On prétend parfois que les pèlerins profitèrent de la confédération Wampanoag, mais Massasoit prit l'initiative du contact parce que sa population avait été si fortement réduite par la maladie qu'il avait perdu son statut et son pouvoir et qu'il devait payer un tribut à la tribu voisine des Narragansett alors qu'auparavant, c'est elle qui lui était redevable. En s'alliant aux Anglais, il espérait retrouver son ancienne stature - ce qu'il fit - et le traité était un moyen d'y parvenir.

Le premier Thanksgiving

Le récit de la première action de grâces (Thanksgiving) est donné dans l'ouvrage connu sous le nom de Mourt's Relation (publié en 1622 et réédité en 1841) de Bradford et Winslow, un récit de la première année de la colonie, et dans l'ouvrage de Bradford intitulé Of Plymouth Plantation (publié en 1856). Le passage dans Mourt's Relation est plus détaillé et se lit comme suit:

Notre récolte étant rentrée, notre gouverneur envoya quatre hommes à la chasse au gibier, afin que nous puissions, d'une manière particulière, nous réjouir ensemble après avoir récolté le fruit de nos efforts. Ces quatre hommes tuèrent en une journée autant de volailles qu'ils le purent, qui avec un peu d'extra, servit à la compagnie pendant presque une semaine. À ce moment-là, parmi d'autres loisirs, nous avons pratiqué le tir, beaucoup d'Indiens sont venus parmi nous, et parmi eux, leur plus grand roi, Massasoit, avec quelque quatre-vingt-dix hommes, que nous avons accueillis et régalés pendant trois jours, et ils sont partis et ont tué cinq cerfs, qu'ils ont ramenés à la plantation et offerts à notre gouverneur, et au capitaine [Myles Standish] et à d'autres. (82)

Il n'est pas fait mention ici, ni dans le document de Bradford intitulé Of Plymouth Plantation, que les Wampanoag ont été invités à la célébration. Il est fort probable que Massasoit et ses guerriers se trouvaient déjà dans les environs pour une autre mission lorsqu'ils ont entendu la décharge des mousquets et sont venus, conformément au traité, voir si les colons avaient besoin d'aide. Le premier repas de Thanksgiving était probablement composé de volaille sauvage (y compris de la dinde, comme Bradford le mentionne dans Of Plymouth Plantation, Book II. ch. 2), de maïs, de haricots, de courges, de poisson, de homard, d'anguilles, de moules, avec des baies et des noix pour le dessert et de la bière, du vin et de l'"eau forte" (liqueur) comme boisson. Il n'y avait pas de tartes car les pèlerins n'avaient pas encore de fours et n'avaient pas de beurre ni de blé pour la pâte.

Conclusion

Les pèlerins et les Wampanoag vivront en paix les uns avec les autres jusqu'à ce que les colons et Massasoit soient morts. Edward Winslow sauva une fois la vie de Massasoit, et ce dernier contribua à ramener chez lui un des garçons de la colonie qui s'était perdu et s'était retrouvé dans la tribu des Nauset. Le fils de Winslow, Josiah Winslow (c. 1628-1680) et le fils de Massasoit, Metacom (également connu sous le nom de Roi Philippe, 1638-1676), s'affronteront en tant qu'adversaires durant la guerre du Roi Philippe (1675-1678) qui brisera la confédération Wampanoag et mettra fin à la souveraineté des Amérindiens dans la région. En effet, après la victoire des colons de Plymouth et des autres colonies, les Amérindiens seront vendus comme esclaves, exécutés ou déplacés vers l'ouest dans des réserves.

Pendant une brève période, cependant, les colons de Plymouth et les Amérindiens occupèrent une place unique dans l'histoire, car ils s'unirent pour s'aider à survivre dans un monde en mutation où chacun avait besoin de l'autre pour naviguer. De toutes les colonies établies par les Anglais le long de la côte est de l'Amérique du Nord, seule la colonie de Plymouth honora le traité qu'elle avait signé avec les indigènes du pays. Des traités ultérieurs furent très certainement signés et ratifiés mais ne furent pas honorés ou, s'ils le furent, seulement jusqu'à ce qu'ils empêchent les colons de prendre plus de terres aux indigènes. Parmi tous les faits connus et méconnus concernant les pèlerins, ce seul fait les rend dignes de mémoire, et dignes d'être honnorés et de recevoir tous les hommages.

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth a enseigné l’anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l’anglais et l’italien et a 25 ans d’expérience dans le domaine de l’éducation. Elle aime voyager et découvrir la langue, l’histoire et le patrimoine culturel des différents pays qu'elle visite.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2020, novembre 26). 10 choses à savoir sur le Mayflower et les pèlerins [Ten Pilgrim Facts You Need to Know]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1647/10-choses-a-savoir-sur-le-mayflower-et-les-pelerin/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "10 choses à savoir sur le Mayflower et les pèlerins." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le novembre 26, 2020. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1647/10-choses-a-savoir-sur-le-mayflower-et-les-pelerin/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "10 choses à savoir sur le Mayflower et les pèlerins." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 26 nov. 2020. Web. 28 juin 2022.

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