Douze femmes célèbres du Moyen Âge

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Article

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 19 mars 2019
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Texte original en Anglais : Twelve Famous Women of the Middle Ages

Au Moyen Âge, les femmes étaient souvent qualifiées de citoyennes de seconde classe par l'Église et l'aristocratie patriarcale. Le statut des femmes fut quelque peu rehaussé au Haut Moyen Âge et à la fin du Moyen Âge lorsque le culte de la Vierge Marie, combiné à la littérature romantique de l'amour courtois, modifia la perception culturelle des femmes, mais, malgré cela, les femmes étaient encore considérées comme inférieures aux hommes en raison des récits bibliques et des enseignements de l'Église.

Joan of Arc
Jeanne d'Arc
Yann Caradec (CC BY-NC-SA)

Pourtant, il y eut beaucoup de femmes remarquables tout au long du Moyen Âge qui purent rompre avec les normes de la société pour vivre le genre de vie qu'elles avaient choisi pour elles-mêmes et revendiquer une position de pouvoir traditionnellement associée aux hommes. Dans presque tous les cas, ces femmes appartenaient à la classe supérieure et avaient un peu plus de mobilité sociale que les classes inférieures, mais il existe des registres indiquant clairement que les femmes au Moyen Âge travaillaient aux côtés des hommes dans les guildes médiévales et étaient des artistes, écrivains, illustratrices, artisans et monarques.

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Femmes célèbres du Moyen Âge

Les experts divisent le Moyen Âge en trois périodes :

  • Début du Moyen Âge — 476-1000 EC
  • Haut Moyen Âge — 1000-1300 EC
  • Fin du Moyen Âge — 1300-1500 EC

Il y avait beaucoup de femmes célèbres tout au long de ces trois époques, mais les douze suivantes sont parmi les plus connues :

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  • L'Impératrice Théodora de Byzance
  • Hilda de Whitby
  • Ende la miniaturiste
  • Aethelflaed, Dame des Merciens
  • Matilde de Toscane
  • Hildegard de Bingen
  • Éléanor d'Aquitaine
  • Marie de France
  • Julienne de Norwich
  • Christine de Pizan
  • Margery Kempe
  • Jeanne d'Arc

Bon nombre de ces femmes ont grandement influencé leur temps ainsi que les générations ultérieures par leur vision et leur capacité à agir sur cette vision. La façon dont les femmes étaient perçues par la société à travers le prisme de l'Église, la façon dont elles étaient considérées en tant qu' entités juridiques et sociales par la loi et dont elles vivaient réellement leur vie n'était pas exactement la même, mais les femmes nommées ci-dessus prirent le contrôle de leur situation pour vivre en tant que femmes indépendantes, égales aux hommes, dans une société patriarcale. L'experte Eileen Power commente :

La situation des femmes est souvent considérée comme un test permettant de juger la civilisation d'un pays ou d'un âge. Ce critère est extraordinairement difficile à appliquer, plus particulièrement au Moyen Âge, en raison de la difficulté à déterminer ce qui constitue, à quelque période que ce soit, la situation des femmes. La situation des femmes est une chose en théorie, une autre en jurisprudence et une autre encore dans la vie quotidienne. Au Moyen Âge, comme aujourd'hui, les diverses manifestations de la position des femmes agissaient les unes sur les autres, mais ne coïncidaient pas exactement; la vraie position des femmes était un mélange des trois. (9)

L'Église exerçait la plus grande influence sur la façon dont les femmes étaient perçues par les enseignements de la Bible. Des héroïnes bibliques célèbres comme Ruth ou Deborah, la Vierge Marie ou Marie-Madeleine étaient contrecarrées par Ève ou Jézabel et les avertissements de saint Paul dans ses épîtres qui prétendaient systématiquement que les hommes étaient supérieurs aux femmes et que les femmes devaient se soumettre à l'autorité masculine. Même si un plus grand nombre de femmes purent s'affirmer dans la dernière partie du Moyen Âge, certaines l'ont fait même au tout début du Moyen Âge.

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Théodora de Byzance

Theodora (l. 500-548 EC) était une actrice de Constantinople (et peut-être une prostituée) qui se convertit au christianisme et choisit la filature et le tissage de laine comme profession. La façon dont elle rencontra le futur empereur Justinien (r. 527-565 EC) n'est pas claire, mais il était tellement amoureux d'elle qu'il changea la loi qui interdisait à la royauté d'épouser des actrices et en fit sa femme et son partenaire de gouvernance.

Theodora I
Théodora I
The Yorck Project (Public Domain)

Théodora était une impératrice régnante, une femme monarque avec un pouvoir égal à l'empereur, et Justinien prenait régulièrement ses conseils à cœur. L'exemple le plus célèbre est quand elle réussit à convaincre à Justinien et sa cour de ne pas fuir la ville pendant les émeutes de Nika en 532. Elle aurait avoué habilement devant la cour qu'elle savait qu'une femme ne devait pas parler en présence d'hommes, mais que la situation dans laquelle ils se trouvaient exigeaient des mesures extrêmes. Elle leur conseilla ensuite de ne pas fuir la ville simplement pour préserver leur propre vie parce que de telles vies par la suite ne vaudraient pas la peine d'être vécues. Justinien accepta son conseil et se pencha sur le problème au lieu de s'en éloigner. Le couple gouverna conjointement l'Empire byzantin jusqu'à la mort de Théodora, peut-être d'un cancer du sein, en 548.

Hilda de Whitby

Hilda passa de novice à abbesse de son ordre et fonda l'abbaye de Whitby qui devint un centre d'apprentissage et de culture.

Hilda (l. 614-680 EC) était une femme noble dans les débuts du Royaume de Northumbrie qui choisit une vie de piété et de dévotion plutôt que la cour. Elle passa de novice à abbesse de son ordre et fonda l'abbaye de Whitby, qui devint un centre d'apprentissage et de culture. Hilda était une administratrice compétente qui s'occupait des multiples facettes de la gestion de l'important domaine de l'abbaye, mais était toujours disponible pour donner conseils et encouragements. Elle est connue comme la sainte patronne des poètes pour avoir inspiré le berger Cædmon à écrire son célèbre hymne, le plus ancien poème existant en vieil anglais. En 664, le roi Oswiu de Northumbrie choisit l'abbaye de Hilda comme site du synode qui décida d'accepter le catholicisme romain sur le christianisme celte comme religion officielle de la région, et il le fit en raison de la réputation de Hilda pour la sagesse et la force de ses conseils. Elle devint encore plus célèbre après sa mort quand un certain nombre de miracles lui furent attribués et elle fut vénérée en tant que sainte.

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Ende la miniaturiste

Il est bien établi qu'au XIIIe siècle, les femmes étaient impliquées dans la production de livres en tant que scribes, illustratrices et miniaturistes de manuscrits, mais le travail d'Ende montre clairement que les femmes étaient impliquées dans ce processus dès le Xe siècle. Ende était religieuse dans un monastère en Espagne quand elle travailla sur le manuscrit maintenant connu sous le nom de Gerona Beatus, compilé par le moine Beatus de Liébana vers 786. Le manuscrit, aujourd'hui à la cathédrale de Gérone en Catalogne, en Espagne, est signé par les artistes qui y travaillèrent et comprend la ligne « Ende pintrix et Dei adiutrix » (Ende, peintre et assistante de Dieu); la forme féminine du latin montre clairement que la miniaturiste était un femme. D'autres miniaturistes et scribes se firent connaitre pendant les siècles qui suivirent, y compris Guda (XIIe siècle) et Claricia (XIIIe siècle), mais Ende est la plus ancienne connue à ce jour.

Æthelflæd, Dame des Merciens

Æthelflæd (ou Ethelfleda, r. 911-918 EC) était la fille d'Alfred le Grand (r. 871-899 EC) et devint reine de Mercie à la suite de la mort de son mari Aethelred II. Fille d'Alfred, qui croyait que l'alphabétisation encourageait la piété, elle était très instruite et cultivée. Sa cour était un centre culturel bien connu où son neveu Athelstan, futur roi des Anglo-Saxons et premier roi d'Angleterre, grandit sous son patronage.

Statue of Aethelflaed
Statue d'Æthelflæd
Elliot Brown (CC BY)

Elle est surtout connue comme la Dame des Merciens qui vainquirent les Vikings à la bataille de Chester en 907 en planifiant soigneusement la défense de la ville en embuscade offensive. Elle forma des alliances avec des mercenaires irlandais pour aider à défendre son royaume, planifia et organisa les villes et les villages pour un maximum d'efficacité et de charme esthétique, et travailla avec son frère Edward l'aîné de Wessex pour protéger la région contre d'autres raids vikings et stimuler l'économie. À sa mort, elle fut brièvement remplacée par sa fille Ælfwynn avant que son royaume ne soit absorbé par Edward dans le Wessex.

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Matilde de Toscane

Matilda supervisa personnellement les opérations militaires et les expéditions tout en gérant habilement les affaires de l'État.

Matilde (1046-1115 EC), également connue sous le nom de Matilde de Canossa) était l'une des femmes les plus puissantes du Moyen Âge et la force politique prééminente de l'Italie médiévale. Elle est surtout connue pour ses prouesses militaires dans la défense de ses terres et de l'autorité du pape Grégoire VII (vers 1073-1085 EC) contre l'agression d'Henri IV empereur du Saint-Empire (r. 1056-1105 EC). Matilde supervisa personnellement les opérations militaires et les expéditions tout en gérant habilement les affaires de l'État, y compris l'administration d'un vaste royaume. Après la mort de Grégoire VII, Matilde continua à défendre la papauté et son règne jusqu'à vaincre Henri IV au combat personnellement en 1095. En 1111, elle fut couronnée Vicaire impérial et vice-reine d'Italie par Henry V.

Hildegard de Bingen

Hildegard (1098-1179 EC) était une polymathe allemande; mystique, guérisseuse, scientifique, visionnaire, auteure, compositrice et abbesse qui prétendait recevoir des visions de Dieu depuis l'âge de trois ans et ne doutait jamais de leur vérité. En 1150, elle aurait reçu une vision pour déplacer son ordre à Rupertsburg et, lorsque son supérieur masculin lui refusa sa requête, elle insista sur la question jusqu'à ce que sa demande fût accueillie. Une femme clerc debout devant un supérieur masculin dans un ordre ne finit jamais bien pour la femme et pourtant Hildegard prévalut et fonda même un second ordre après s'être établie à Rupertsburg. Elle ne reçut jamais d'éducation formelle, mais elle était très cultivée et connaissait bien la composition musicale. Elle correspondait régulièrement avec d'autres et laissa derrière elle une grande collection de lettres en plus de ses œuvres littéraires, religieuses, scientifiques, médicales et musicales.

Aliénor d'Aquitaine

Aliénor (c. 1122-1204 EC) fut reine de France, reine d'Angleterre, épouse de deux rois, mère du roi Richard Ier (le cœur de Lion), du roi Jean de la célèbre Grande Charte (Magna Carta), Marie de Champagne (patronne de Chrétien de Troyes), ainsi que plusieurs autres enfants notables. Elle participa personnellement à la Seconde Croisade avec ses dames de compagnie, allant soi-disant jusqu'à chevaucher dans la bataille à poitrine nue afin de distraire les Sarrasins.

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Eleanor of Aquitaine
Aliénor d'Aquitaine
g0ng00zlr (CC BY)

Ses réalisations sont nombreuses, mais parmi elles, fut son rôle de patronne des arts qui encouragea le développement des concepts d'amour courtois et de chevalerie dans la littérature française. Bien que l'impact de ces concepts sur la société médiévale soit encore débattu, il est prouvé que les œuvres d'auteurs comme Chrétien de Troyes et Andreas Cappelanus ( alias André le Chapelain) influencèrent significativement l'aristocratie au point d'en venir à considérer les femmes plus comme des individus et moins comme des possessions.

Marie de France

Marie (écrivit c. 1160-1215 EC) était une poètesse, traductrice et proto-féministe française multilingue connue pour son œuvre poétique Lais de Marie de France qui popularisa le concept de l'amour courtois, le code chevaleresque et le pouvoir des femmes. Elle est reconnue comme la première poète de France, mais semble avoir passé la majorité de son temps en Grande-Bretagne et fut étroitement associée à la cour d'Henri II et de sa femme Aliénor d'Aquitaine. On lui attribue généralement la création du genre médiéval de la littérature chevaleresque, mais cela est contesté au motif qu'Andreas Cappelanus et Chrétien de Troyes — deux pionniers notables du genre - écrivaient en même temps et probablement pour la même patronne (Aliénor) et sa fille Marie de Champagne. La poésie et les fables de Marie de France étaient très populaires parmi l'aristocratie française et anglaise, même si elles contestaient directement la position de l'Église sur les femmes en tant que sexe faible, subordonné à l'autorité masculine. La poésie de Marie présente souvent des femmes fortes qui dominent les hommes et qui sont capables de diriger leur propre but, même si elles finissent par être détruites par leur résistance au patriarcat.

Julienne de Norwich

Julienne (1342-1416 EC) était une mystique, visionnaire et auteure du chef-d'œuvre de la littérature religieuse, Une révélation de l'amour de Dieu. Le nom réel de Julienne est inconnu, et son nom de plume vient de sa résidence à l'église Saint-Julian à Norwich, en Angleterre. En mai 1373, Julienne croyait qu'elle était mourante et, alors qu'elle était couchée dans son lit, reçut de Dieu un certain nombre de visions qu'elle écrivit peu de temps après. Elle développa son manuscrit original des années plus tard, développant ses pensées antérieures dans une plus grande mesure. Son message essentiel se concentrait sur la compassion et l'amour de Dieu pour tous, et elle valorisa les femmes en comparant l'amour de Dieu à l'amour d'une mère qui accepte tous les échecs de ses enfants sans juger. La colère et la condamnation si souvent observées dans la position officielle de l'Église ne viennent pas de Dieu, mais des hommes parce que Dieu n'avait que le meilleur à l'esprit pour l'humanité et, comme elle l'écrivit, « Tout finira bien. Toutes choses, quelle qu'elles soient, finiront bien. » en dépit de toutes apparences. Son travail était relativement inconnu jusqu'au début du XXe siècle, quand il inspira et influença des poètes tels que T. S. Eliot, mais à son époque, elle était connue pour ses conseils et est connue pour avoir influencé la mystique médiévale Margery Kempe.

Christine de Pizan

Christine (1364-1430 EC) fut la première écrivaine professionnelle en Europe, conseillère des rois et de l'aristocratie, et proto-féministe dont les œuvres furent très influentes à son époque et continuèrent de l'être dans les siècles qui suivirent. Christine était mariée à un secrétaire de cour aristocratique qui mourut de la peste en 1389. Sans aucun moyen de subvenir à ses besoins, à ses enfants et à sa mère âgée, Christine se tourna vers l'écriture. Son père avait encouragé ses activités littéraires et, même si elle n'avait jamais été formellement instruite, elle pouvait lire et écrire et ne semble jamais avoir considéré son manque de formation professionnelle un obstacle au succès.

Christine de Pizan
Christine de Pizan
Leinad-Z (Public Domain)

Elle est surtout connue pour La cité des dames et Le Livre des trois vertus à l'enseignement des dames (également connu sous le nom de Trésor de la ville des dames) tous deux publiés en 1405. La première œuvre est sa réfutation des caractéristiques misogynes de l'auteur médiéval Jehan de Meung (né vers 1240 à Meung-sur-Loire) dans son populaire Roman de la Rose, et le second est un manuel de conseils pratiques pour les femmes qui prennent soin d'elles-mêmes, de leurs finances, de leurs maris et de leur patrimoine. Ses œuvres étaient très populaires de son vivant et on lui demandait souvent des conseils.

Margery Kempe

Margery (c. 1373 - c. 1438 EC) était une mystique chrétienne qui dicta ses expériences et ses visions pour créer la première autobiographie en anglais, The Book of Margery Kempe. Dans sa vie et son travail, elle contesta constamment le patriarcat de l'Église et fut jugée à plusieurs reprises pour hérésie, mais jamais condamnée. Sa dévotion à Dieu et sa croyance en la vérité des visions qu'elle avait reçues lui rendirent impossible taire sa foi et elle en rendit souvent témoignage publiquement dans les communautés où elle vécut. L'interdiction du clergé féminin et l'avertissement biblique contre les femmes qui enseignaient aux hommes ou parlaient en présence d'un homme provoquèrent de nouveaux conflits avec le clergé ainsi qu'avec les laïcs des villes où elle vécut. Elle rendit visite à Julienne de Norwich vers 1413 pour valider ses visions et ses expériences mystiques, ce que Julienne lui accorda. Margery était analphabète ou mal instruite et dicta à son livre, en partie, pour toucher un public plus large qu'elle ne le pouvait le faire en personne.

Jeanne d'Arc

Jeanne (1412-1431 EC, aussi connue sous le nom de Jeanne d'Arc) est une visionnaire mystique et militaire française connue pour ses victoires dans la guerre de Cent Ans et sa mort tragique par exécution en 1431. Elle prétendait avoir reçu un message de Dieu dans une vision où trois saints lui apparurent à l'âge de 13 ans, lui ordonnant de bouter les Anglais hors de France et d'assurer le couronnement du Dauphin à Reims.

Statue of Joan of Arc
Statue de Jeanne d'Arc
James Shin (CC BY-NC-SA)

Jeanne, une pauvre fille de paysans sans expérience militaire, persévéra à travers les obstacles et les rebuffades répétés des officiers militaires français jusqu'à ce qu'elle obtienne l'accès aux armes et à l'armure et qu'elle fut autorisée à rejoindre l'armée. Elle leva le siège d'Orléans, dirigeant les hommes au combat, et participa à des engagements stratégiques et tactiques par la suite, mais elle fut capturée par les bourguignons, alliés des Anglais, et fut confiée à un tribunal anglais qui l'exécuta pour hérésie en 1431, elle fut brûlée vive. Jeanne n'avait que 19 ans au moment de sa mort. La sentence de la cour fut annulée plus tard et Jeanne est aujourd'hui honorée comme l'un des saints patrons de France.

Conclusion

Il y eut bien sûr beaucoup d'autres femmes remarquables tout au long du Moyen Âge. Notamment la dramaturge et poètesse allemande Hrotsvitha (Xe siècle), la reine écossaise Gruoch (XIe siècle), modèle de Lady Macbeth de Shakespeare, la femme médecin italiennne Trotula de Salerne (vers 1100), Jeanne de Clisson (alias Jeanne de Belleville, 1300-1359) la pirate bretonne et la féministe italienne /auteure humaniste Laura Cereta (1469-1499 EC).

Beaucoup d'autres noms de femmes sont connus dans les documents judiciaires, les transactions commerciales, la vente de terres, et la gestion fructueuse de l'entreprise de leur défunt mari, de leur propre entreprise, ainsi que de la gestion des successions et en tant que membres appréciés des guildes médiévales. Lady Éleonore de Montfort (également connue sous le nom d'Éleonore d'Angleterre, l. 1215-1275) négocia la reddition du château de Douvres si bien que ses partisans furent graciés et Brunhilde d'Austrasie (l. c. 543-613 EC) régna sur les royaumes francs d'Austrasie et de Bourgogne.

Il y eut, sans aucun doute, beaucoup d'autres femmes qui vécurent également des vies remarquables, mais dont les noms sont maintenant perdus parce qu'elles étaient inconnues des écrivains masculins de leur époque. Les noms des femmes les plus célèbres du Moyen Âge sont encore connus aujourd'hui non pas parce que le patriarcat de l'époque les appréciait, en règle générale, mais en dépit de cette hiérarchie sociale qui privait les femmes des canaux d'expression et d'autonomie ouvertes aux hommes.

Bibliographie

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth a enseigné l’anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l’anglais et l’italien et a 25 ans d’expérience dans le domaine de l’éducation. Elle aime voyager et découvrir la langue, l’histoire et le patrimoine culturel des différents pays qu'elle visite.

Auteur

Joshua J. Mark
Écrivain indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2019, mars 19). Douze femmes célèbres du Moyen Âge [Twelve Famous Women of the Middle Ages]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1350/douze-femmes-celebres-du-moyen-age/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Douze femmes célèbres du Moyen Âge." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le mars 19, 2019. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1350/douze-femmes-celebres-du-moyen-age/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Douze femmes célèbres du Moyen Âge." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 19 mars 2019. Web. 09 déc. 2021.

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