Vie d'Antisthène selon Diogène Laërce

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
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Antisthène (vers 445-365 av. J.-C.) était un philosophe grec qui fonda l'école cynique d'Athènes. Disciple de Socrate, il apparaît dans le Phédon de Platon parmi les personnes présentes lors de la mort de Socrate. Il est l'un des principaux interlocuteurs dans les œuvres de Xénophon, les Mémorables et le Banquet. Antisthène, tout comme Criton, faisait partie des élèves les plus âgés de Socrate, et Charles Kahn écrit qu'il était considéré comme son disciple le plus important. Il croyait que la vertu pouvait s'enseigner et que seuls les vertueux étaient véritablement nobles. Il est toutefois intéressant de noter que cette affirmation s'opposait directement à la vision de Socrate telle que la présente Platon. Dans le dialogue de Platon intitulé Ménon, Socrate soutient que la vertu ne peut s'enseigner (sinon, des pères nobles auraient engendré des fils nobles, ce qui n'est pas le cas, empiriquement parlant), mais Antisthène affirme le contraire en arguant qu'il a appris la vertu auprès de Socrate et que, par conséquent, la vertu peut clairement s'enseigner.

Antisthenes Bust
Buste d'Antisthène shakko (CC BY-SA)

Les disciples de Socrate fondèrent tous des écoles philosophiques d'un genre ou d'un autre, et celles-ci étaient toutes si diverses que le fait que tant d'hommes aient pu interpréter ses enseignements de manière si différente témoigne de la richesse de la philosophie de Socrate. Le philosophe hédoniste Aristippe, par exemple, affirmait suivre l'exemple de Socrate en menant une vie à la recherche du plaisir, tandis que Platon affirmait perpétuer la vision de Socrate à travers une discipline ascétique de l'esprit. Antisthène, lui aussi, affirmait que sa philosophie s'ancrait dans la vision originale de Socrate.

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Il semble presque impossible qu'Aristippe, Platon et Antisthène aient pu avoir le même maître, tant leurs philosophies sont différentes à première vue. Cependant, ce qui sous-tend ces trois philosophies, c'est cette même vertu que Socrate chérissait tant: l'importance d'être libre d'être fidèle à soi-même et à ses propres convictions dans la vie. L'école cynique fondée par Antisthène soulignait l'importance de surmonter l'adversité en l'acceptant, que l'arété est la même pour les femmes que pour les hommes, et que cette excellence personnelle s'exprime davantage par les actes que par les paroles. Ces mêmes valeurs, exprimées différemment, étaient enseignées tant par Platon que par Aristippe.

Antisthène mourut à Athènes d'une maladie dégénérative qui fut peut-être la tuberculose. On dit qu'il considérait sa maladie et sa mort imminente avec une sérénité calme, comme une simple partie de la vie qu'il avait tant appréciée.

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Des sources antiques affirment qu’il était un écrivain prolifique et, en même temps, qu’il n’a rien écrit. Ces sources n’existent plus, mais sont conservées dans l’ouvrage de Diogène Laërce, Vies et opinions des philosophes illustres (IIIe siècle de notre ère), qui présente de brèves notices biographiques des penseurs grecs que Laërce considérait comme les plus importants. Sa Vie d’Antisthène d’Athènes est reproduite ci-dessous. La traduction est de Charles Zévort.

Antisthène, fils d’Antisthène, était Athénien. On dit cependant que sa mère était étrangère: comme on lui en faisait un jour un reproche, il répondit: "La mère des dieux était bien Phrygienne." II paraît, en effet, que sa mère était Thrace; c’est ce qui fit dire à Socrate, lorsqu’il se fut distingué au combat de Tanagre, que, né de père et de mère athéniens, il n’eût point montré un pareil courage. Il se moquait lui-même de l’orgueil que montraient les Athéniens à propos de leur qualité d’indigène, et disait qu’ils avaient cela de commun avec les limaçons et les sauterelles.

Son premier maître fut Gorgias le rhéteur, et de là vient qu’il affecte la forme oratoire dans ses dialogues, surtout dans ceux intitulés de la Vérité et Exhortations. Hermippus rapporte qu’il avait eu dessein de faire au milieu des Grecs assemblés aux jeux isthmiques la critique et l’éloge des habitants d’Athènes, de Thèbes et de Lacédémone, mais qu’il y renonça ensuite lorsqu’il vit le nombre des spectateurs accourus de ces trois villes. Il finit par s’attacher aux leçons de Socrate, et en retira de tels fruits qu’il engagea ses 2 propres disciples à les suivre avec lui. Comme il habitait le Pirée, il lui fallait faire chaque jour un chemin de quarante stades pour venir entendre Socrate. Formé par lui à la patience et au courage, jaloux d’imiter sa noble impassibilité d’âme, il fonda l’école cynique et proclama que le travail est un bien en prenant pour exemple le grand Hercule parmi les Grecs et Cyrus chez les Barbares.

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Il est le premier qui ait défmi la définition: Une proposition qui fait connaître l’essence des choses. Il avait sans cesse ces mots à la bouche: "Plutôt être fou qu’esclave des plaisirs," et "Il ne faut avoir commerce qu’avec les femmes qui doivent en savoir gré."

Un jeune homme de Pont, voulant suivre ses leçons, lui demandait de quoi il avait besoin; il répondit en jouant sur les mots: "D’un livre neuf, d’un style neuf et d’une tablette neuve" incliquant par là qu’il lui fallait avant tout de l’intelligence.

Un autre lui,demandait quelle femme il devait prendre en mariage: "Si elle est belle, dit-il, tu n’en jouiras pas seul; laide, tu en seras bientôt las."

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Il apprit un jour que Platon parlait mal de lui: "C’est le propre des rois, dit-il, d’être accusés pour le bien qu’ils font."

Au moment où on l’initiait aux mystères orphiques, le prêtre lui dit que les initiés jouissaient d’une foule de biens aux enfers: "Pourquoi donc, reprit-il, ne meurs-tu pas sur-le-champ?"

Quelqu’un lui reprochait de n’être pas né de deux personnes libres: "Je ne suis pas né non plus, dit-il, de deux lutteurs, et cependant je connais la lutte."

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On lui demandait pourquoi il avait peu de disciples: "C’est, répliqua-t-il, que je les chasse avec une verge d’argent."

Interrogé pourquoi il traitait durement ses disciples, il répondit: "Les médecins en agissent de même avec leurs malades."

Il vit un jour un adultère qui se sauvait: "Malheureux! lui dit-il, quel danger tu aurais pu éviter pour une obole!"

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"Il vaut mieux, disait-il (au rapport d’Hécaton dans les Sentences], avoir affaire aux corbeaux qu’aux flatteurs; car ceux-là dévorent les morts et ceux-ci les vivants."

Quelqu’un lui demandant ce qu’il y a de plus heureux pour l’homme, il répondit: "C’est de mourir au sein de la prospérité."

Un de ses amis se plaignait à lui d’avoir perdu ses mémoires: "Il fallait, lui dit-il, les écrire dans ton âme et non sur le papier."

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Il disait que les envieux sont rongés par leur propre passion, comme le for par la rouille; que pour être immortel il faut vivre avec piété et justice; que les États sont perdus lorsqu’on ne peut plus y discerner les méchants des bons.

S’entendant un jour louer par des gens pervers, il s’écria: "Je crains fort d’avoir fait quelque mauvaise action."

"Une société de frères unis, disait-il, vaut mieux que toutes les murailles du monde." "Il faut, disait-il encore, amasser des provisions qui surnagent avec nous au milieu du naufrage."

On lui reprochait un jour de fréquenter des gens vicieux: "Les médecins, dit-il, fréquentent aussi les malades, sans pour cela contracter la fièvre."

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Il disait qu’il était absurde de ne pas purger la société des gens vicieux, tandis qu’on a grand soin au contraire de séparer l’ivraie du froment et de chasser de l’armée les bouches inutiles.

On lui demanda ce qu’il avait gagné à la philosophie: "J’y ai gagné, dit-il, de pouvoir converser avec moi-même."

"Chante, lui dit quelqu’un dans un repas. — Et toi, répliqua-t-il, joue de la flûte."

Diogène lui ayant demandé une tunique, il lui dit qu’il n’avait qu’à mettre son manteau en double.

"Quelle est, lui demandait-on, l’étude la plus nécessaire? — C’est, répondit-il, de désapprendre le mal."

Il engageait ceux qui étaient en butte à la médisance à se contenir plus encore que si on leur jetait des pierres. Il raillait Platon à cause de sa vanité: voyant un jour dans une fête un cheval hennir avec orgueil, il dit à Platon: "Et toi aussi il me semble que tu aurais été un cheval fringant;" faisant par là allusion à ce que Platon louait souvent le cheval. Il alla le voir un jour qu’il était malade et aperçut une cuvette où il avait vomi: "Je vois bien la bile, dit-il, mais je n’y vois pas l’orgueil."

Il conseillait aux Athéniens de décréter que les ânes sont des chevaux, et comme on traitait cela d’absurde: "Vous choisissez bien, dit-il, pour généraux des gens qui ne savent rien et n’ont d’autres titres que l’élection."

Quelqu’un lui disait: "Beaucoup de gens te louent. — Qu’ai-je donc fait de mal?" reprit-il.

Socrate le voyant tourner son manteau de manière à montrer le côté déchiré, lui dit: "Je vois ton orgueil à travers les trous de ton manteau."

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Phanias raconte, dans le traité sur les Philosophes socratiques, que quelqu’un ayant demandé à Antisthène ce qu’il fallait faire pour devenir homme de bien, il répondit: "Apprendre de ceux qui savent à corriger ce qu’il y a de mal en toi."

Entendant louer la bonne chère, il s’écria: "Puissent les enfants de nos ennemis s’adonner à la bonne chère!"

Voyant un jeune homme poser devant le statuaire d’une manière prétentieuse, il lui dit: "Réponds- moi: si une statue d’airain pouvait parler, de quoi s’enorgueillirait-elle? — De sa beauté, dit le jeune homme. — N’as-tu donc pas honte, reprit-il, de mettre ton orgueil dans les mêmes avantages qu’une chose inanimée?"

Un jeune homme de Pont lui avait dit qu’il pouvait compter sur ses bons offices à l’arrivée d’un navire de salaison qu’il attendait. Il prit un sac vide et emmena l’officieux jeune homme chez une marchande de farine; là il fit emplir son sac et partit. Comme la marchande réclamait le prix de sa farine, il lui dit: "Ce jeune homme payera pour moi quand son navire de salaison sera arrivé."

Il paraît que c’est lui qui fut cause de l’exil d’Anytus et de la mort de Mélitus; en effet on rapporte qu’ayant rencontré des jeunes gens de Pont qu’avait attirés la réputation de Socrate, il les mena à Anytus et leur dit qu’en morale il était bien supérieur à Socrate, ce qui excita à un si haut point l’indignation des Athéniens qu’ils bannirent Anytus.

S’il lui arrivait de rencontrer une femme bien parée, il se rendait chez elle et demandait au mari d’exhiber son cheval et ses armes, en disant que s’il était pourvu de tout ce qui est nécessaire à la défense il pouvait permettre le luxe à sa femme, ayant les moyens de protéger son honneur, mais qu’autrement il devait lui interdire la parure.

Il professait encore les maximes suivantes: La vertu peut s’enseigner. — La véritable noblesse consiste dans la vertu, car la vertu suffit au bonheur; elle n’a pas besoin d’autre secours que la force d’âme de Socrate. — La vertu a pour objet l’action; elle ne réclame ni beaucoup de paroles, ni une grande science. — Le sage se suffit à lui-même, car tout ce qui est aux autres lui appartient. — Une vie obscure est un bien, comme le travail. — Le sage n’administre pas d’après les lois établies, mais d’après celles de la vertu. Il se marie pour avoir des enfants, et choisit pour cela les femmes les plus belles. Il peut aussi aimer des jeunes gens; car seul il sait ceux qui sont dignes de l’être.

Voici d’autres maximes que lui attribue Dioclès: Rien n’est étranger ni nouveau pour le sage. — L’homme vertueux est digne d’amour. — Les gens de bien sont nos amis. — Prenons pour alliés ceux qui sont courageux et justes. — La vertu est une arme qui ne peut être ravie. — Il vaut mieux combattre avec un petit nombre de gens de bien contre tous les méchants qu’avec une multitude de méchants contre un petit nombre d’hommes vertueux. — Prenez garde à vos ennemis, car ils seront les premiers à remarquer vos fautes. — Faites plus de cas d’un homme juste que d’un parent. — Les mêmes vertus conviennent à l’homme et à la femme. —, Tout ce qui est bien est beau; tout ce qui est mal est laid. — Regardez les actions vicieuses comme contraires à votre nature. — La prudence est la plus sûre de toutes les murailles; elle ne peut ni crouler, ni être livrée par trahison. — Il faut se faire de ses propres pensées un boulevard imprenable.

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Antisthène enseignait dans le Cynosarge, gymnase peu éloigné des portes de la ville, et auquel, suivant quelques-uns, la secte cynique doit son nom. On l’avait lui-même surnommé Aplocyon. Il est le premier, au rapport de Dioclès, qui se soit contenté pour tout vêtement de son manteau mis en double, et qui ait adopté le bâton et la besace. Néanthe dit aussi qu’il s’est le premier réduit au manteau pour tout vêtement; mais Sosicrate prétend, au troisième livre des Successions, que Diodore d’Aspendos est le premier qui ait laissé croître sa barbe et qui ait pris le bâton et la besace.

Antisthène est le seul des philosophes socratiques qu’ait loué Théophraste; il vante son habileté et le charme irrésistible de sa parole, témoignage qui est confirmé d’ailleurs par les écrits d’Antisthène et par le banquet de Xénophon. Il passe pour avoir inauguré l’austère philosophie stoïcienne que l’épigrammatiste Athénée a célébrée dans ces vers:

Illustres philosophes stoïciens, vous qui avez gravé dans vos livres sacrés les plus pures maximes, vous avez raison de dire que la vertu est le seul bien de l’âme; car elle est la seule gardienne de la vie des hommes et des cités. S’il en est d’autres qui prennent pour fin les plaisirs du corps, une seule des filles de Mémoire a pu le leur persuader.

Antisthène a préparé les voies à Diogène pour son système de l’impassibilité; à Cratès pour celui de la continence; à Zénon pour celui de la patience; c’est lui qui a jeté les fondements de tout l’édifice. Xénophon dit que sa conversation était pleine de charme et qu’en toutes choses il avait un empire absolu sur lui-même. Ses écrits forment dix volumes, le premier renferme les ouvrages suivants: de la Diction, ou des Figures; Ajax, ou Discours d’Ajax; Ulysse, ou sur Ulysse; Apologie d’Oreste, ou les Avocats; l’Isographe, ou Lysias et Isocrate; contre l’ouvrage d’Isocrate intitulé: de l’Absence des témoins.

Second volume: de la Nature des animaux; de la Procréation des enfants, ou Traité érotique sur le mariage; Physiognomonique sur les sophistes; Exhortations sur la justice et le courage, en trois livres; sur Théognis, deux livres.

Troisième volume: du Bien; du Courage; de la Loi, ou du Gouvernement; de la Loi, ou du Bien et du Juste; de la Liberté et de l’Esclavage; de la Bonne foi; le Tuteur, ou de la Soumission; de la Victoire; Economique.

Quatrième volume: Cyrus; le premier Hercule, ou de la Force.

Cinquième volume: Cyrus, ou de la Royauté; Aspasie.

Sixième volume: de la Vérité; de la Discussion, discours critique; Sathon, ou de la Controverse, trois livres; du Langage.

Septième volume: de l’Éducation, ou des Noms, cinq livres; de la Mort; de la Vie et de la Mort; des Enfers; de l’Emploi des mots, ou de la Dispute; de l’Interrogation et de la Réponse; de l’Opinion et de la Science, quatre livres; de la Nature, deux livres; Questions sur la nature, deux livres; Opinions, ou de la Dispute; Problèmes sur l’étude.

Huitième volume: de la Musique; des Commentateurs; sur Homère; de l’Injustice et de l’Impiété; sur Calchas; sur l’Espion; de la Volupté.

Neuvième volume: de l’Odyssée; de la Baguette; Minerve, ou sur Télémaque; sur Hélène et Pénélope; sur Protée; le Cyclope, ou sur Ulysse; de l’Usage du vin, ou de l’Ivresse, autrement du Cyclope; sur Circé; sur Amphiaraüs; sur Ulysse, Pénélope et le Chien.

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Dixième volume: Hercule, ou Midas; Hercule, ou de la Prudence et de la Force; le Maître, ou l’Amant; les Maîtres, ou les Espions; Ménéxène, ou du Commandement; Alcibiade; Archélaüs, ou de la Royauté.

Tels sont les ouvrages d’Antisthène. Timon le raille sur la multitude de ses productions et l’appelle "un intarissable diseur de riens." Il mourut d’épuisement. Diogène étant allé le voir pendant sa maladie, lui dit: "As-tu besoin d’un ami?" Une autre fois il prit un poignard et alla le trouver; Antisthène s’étant écrié en sa présence: "Qui me délivrera de mes maux? — Ceci, dit Diogène en montrant le poignard. — Je parle de mes douleurs, reprit-il, et non de la vie." Il paraît, en effet, qu’attaché à la vie, il supportait impatiemment la souffrance. J’ai fait sur lui les vers suivants:

Tu fus chien pendant ta vie, Antisthène, mordant le vice, sinon avec les dents, du moins par tes discours. On dira peut-être que tu es mort d’épuisement: eh qu’importe? Par une route ou par une autre il faut toujours descendre aux enfers.

Note du traducteur: Remerciements sincères au site Web de Philippe Remacle pour sa généreuse traduction de Diogène Laërce.

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Bibliographie

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction pour WHE, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l’histoire, la philosophie, la littérature et l’écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

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Mark, J. J. (2026, avril 24). Vie d'Antisthène selon Diogène Laërce. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-739/vie-dantisthene-selon-diogene-laerce/

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Mark, Joshua J.. "Vie d'Antisthène selon Diogène Laërce." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, avril 24, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-739/vie-dantisthene-selon-diogene-laerce/.

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Mark, Joshua J.. "Vie d'Antisthène selon Diogène Laërce." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 24 avril 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-739/vie-dantisthene-selon-diogene-laerce/.

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