Aristippe de Cyrène (vers 435-356 av. J.-C.) était un philosophe grec hédoniste qui enseignait que le sens de la vie résidait dans le plaisir et que, par conséquent, la recherche du plaisir constituait la voie la plus noble que l'on puisse suivre. Aux côtés de Platon, Xénophon, Antisthène d'Athènes et d'autres, il comptait parmi les disciples de Socrate.
Il fut également le premier des élèves de Socrate à faire payer ses cours de philosophie et, en partie pour cette raison, il fut méprisé par Platon et Xénophon, qui critiquèrent tous deux Aristippe dans leurs ouvrages consacrés à Socrate. Aristippe définit la vision initiale de l'école cyrenéenne de l'hédonisme (plus connue sous le nom de cyrenéens) et en fut probablement le fondateur après la mort de Socrate en 399 avant J.-C. Cette école enseignait qu'il fallait rechercher le plaisir sensuel comme seul but valable dans la vie et, de plus, ne pas se priver du plaisir du moment présent dans l'espoir d'un gain futur, car on ne disposait que du présent à saisir.
Il est difficile de comprendre, au premier abord, comment Aristippe avait pu être un disciple de Socrate, car leurs philosophies et leurs modes de vie semblent diamétralement opposés. La célèbre phrase d'Aristippe, "Je possède, je ne suis pas possédé", est cependant tout à fait en accord avec le comportement de Socrate tel que présenté par Platon et Xénophon, les deux principales sources d'information sur la vie et la philosophie de Socrate, en ce sens que Socrate pouvait s'adonner à des expériences agréables sans perdre son self-control ni devenir esclave de la passion, et c'était précisément la vision défendue par Aristippe.
Une autre source sur Socrate, et en fait sur bon nombre des plus grands philosophes grecs, est un ouvrage intitulé Vies et opinions des philosophes éminents, de Diogène Laërce (IIIe siècle de notre ère). Laërce, bien que critiqué par de nombreux chercheurs contemporains pour le fait qu'il ne cite pas ses sources, fournit de nombreuses anecdotes intéressantes sur la vie des philosophes grecs anciens les plus éminents (selon lui). Les passages suivants, tirés de Vie d'Aristippe, sont extraits de l'ouvrage de Laërce et dépeignent le philosophe comme un homme complexe qui, néanmoins, parvenait toujours à conserver son équilibre et sa liberté personnelle. La traduction est de Charles Zevort:
Aristippe était de Cyrène. Eschine dit qu’il fut attiré à Athènes par la réputation de Socrate.
Une fois à Athènes, il se mit à enseigner et se fit payer ses leçons, ce qu’aucun des disciples de Socrate n’avait fait avant lui, suivant le péripatéticien Phanias d’Erèse. Il voulut aussi faire accepter un salaire à son maître, et lui envoya un jour vingt mines; mais celui-ci les refusa en disant que le démon de Socrate ne lui permettait pas de les accepter. En effet, il condamnait cet usage. Xénophon n’aimait pas Aristippe, et c’est par suite de cet éloignement qu’il publia un dialogue sur la Volupté, dans lequel Aristippe est réfuté par Socrate. Théodore le maltraite aussi dans le traité des Sectes, et Platon le combat dans le traité de l’Ame, ainsi que je l’ai remarqué ailleurs.
Aristippe savait se faire aux temps, aux lieux et aux personnes; il était l’homme de toutes les situations. Aussi Denys avait-il pour lui une affection toute particulière, parce qu’il s’accommodait de tout, prenant le plaisir quand il se présentait, sans se donner jamais la peine de le poursuivre. Diogène l’appelle pour cette raison le chien royal. Timon le déchire de son côté, à l’endroit de la gourmandise :
Semblable à l’efféminé Aristippe, qui au toucher distinguai! les bonnes choses des mauvaises.
On dit qu’il fit un jour acheter une perdrix cinquante drachmes. Quelqu’un lui ayant reproché cette prodigalité, il lui dit: « Et toi, ne l’aurais-tu pas payée une obole? — Oui, sans doute. — Eh bien, cinquante drachmes ne sont pas plus pour moi. » Une autre fois Denys lui fit amener trois courtisanes et lui permit d’en choisir une. Il les prit toutes les trois en disant: « Pâris ne s’est pas bien trouvé d’avoir fait un choix. » Mais aussi prompt à dédaigner le plaisir qu’ardent à jouir, il les congédia dès qu’il fut à la porte. On rapporte que Straton (Platon selon d’autres) lui disait, à propos de cette mobilité de caractère: « Il n’y a que toi pour porter également bien la pourpre et les haillons. » Denys lui ayant craché au visage, il ne s’en émut aucunement; on lui en fit un reproche : « Comment ! dit-il, les pêcheurs s’exposent volontairement à être inondés d’eau de mer pour prendre un goujon, et moi, pour prendre une flèche, je ne me laisserais pas mouiller d’un peu d’eau et de vin! »
II passait un jour auprès de Diogène qui lavait des légumes: « Si tu savais, lui dit celui-ci, te contenter de légumes, tu ne ramperais pas à la cour des tyrans. . — Et toi, dit Aristippe, si tu savais converser avec les hommes, tu ne laverais pas des légumes. » On lui demandait quel avantage il avait retiré de la philosophie: « Celui, dit-il, de pouvoir converser librement avec tout le monde. » Quelqu’un le blâmait de s’adonnerà la bonne chère: « Si cela était mal, répondit-il, on ne le ferait pas dans les fêtes des dieux. » « En quoi êtes-vous donc supérieurs au reste des hommes, lui disait-on, vous autres philosophes ? — En ce sens, répondit-il, que si toutes les lois étaient supprimées, notre conduite n’en serait pas moins régulière. » « Pourquoi, lui dit un jour Denys, les philosophes vont-ils frapper à la porte des riches, tandis que les riches ne vont pas à celle des philosophes? ,— C’est, dit-il, que ceux-ci savent ce dont ils ont besoin, et que les riches ne le savent pas. »
Platon lui ayant reproché d’aimer la bonne chère, il répliqua: « Que penses-tu de Denys; est-il homme de bien ? — Oui, sans doute. — Eh bien, il vit encore plus splendidement que moi ; on peut donc tout à la fois vivre honnêtement et bien vivre, » On lui demandait quelle différence il y a entre les savants et les ignorants : « La même, répliqua-t-il, qu’entre les chevaux domptés et ceux qui ne le sont pas. » Étant entré chez une courtisane et voyant rougir un des jeunes gens qui l’accompagnaient, il lui dit : « Le mal n’est pas d’y entrer, mais de n en pouvoir sortir. » Quelqu’un lui proposa une énigme, en lui disant: « Devine. — Tu te moques, reprit Aristippe ; elle m’ennuie déjà assez sans être devinée. » Il disait qu’il vaut mieux être mendiant qu’ignorant, parce que, dans le premier cas, on ne manque que d’argent, et que dans le second cas on manque de ce qui fait l’homme. Injurié par quelqu’un, il doubla le pas. « Pourquoi fuis-tu ? lui dit l’autre. — Parce que tu as le droit de me dire des injures, répondit-il, et moi celui de ne pas les entendre. » On lui disait une autre fois qu’on voyait toujours les philosophes assiéger la porte des riches. « Les médecins aussi, reprit-il, sont assidus auprès des malades; et pourtant il n’y a personne qui aime mieux rester malade que de recourir à la médecine. »
S’étant embarqué pour Corinthe, il fut surpris par une tempête et éprouva un moment de crainte. Quelqu’un s’en aperçut et lui dit : « Nous autres ignorants nous n’avons pas peur, et vous, philosophes, vous tremblez. — Je le conçois, dit-il, nous n’avons pas la même vie à conserver. » Quelqu’un se vantant devant lui de l’étendue de ses connaissances, il lui dit : « Ceux qui mangent avec excès et qui prennent un exercice forcé ne se portent pas mieux que ceux qui se contentent du nécessaire ; de même aussi, on doit regarder comme savants, non pas ceux qui ont beaucoup lu, mais ceux qui se sont attachés à des choses utiles. » Un orateur, qui avait plaidé une cause pour lui, lui dit après l’avoir gagnée: « A quoi t’ont servi pour ta défense les leçons de Socrate ? — Le voici, reprit-il : elles ont fait que ce que tu as dit de moi fût vrai. » Il inspirait de nobles sentiments à sa fille Arêté, et lui enseignait surtout à éviter tout excès. Un père lui ayant demandé ce que son fils gagnerait à s’instruire : « Quand il n’y gagnerait pas autre chose, dit-il, du moins, s’il va au théâtre, il n’y sera pas pierre sur pierre. » Un autre lui présentant son fils, il lui demanda cinq cents drachmes. « Comment ! dit le père, à ce prix j’aurais un esclave. — Achète-le donc, dit-il, et tu en auras deux. »
Il disait qu’il recevait de l’argent de ses amis, non pas par intérêt, mais pour leur apprendre quel usage ils en devaient faire. Quelqu’un lui reprochait d’avoir pris un avocat pour défendre sa cause : « Quand je donne un dîner, reprit-il, je paye bien un cuisinier. » Denys ayant voulu un jour le forcer à parler philosophie , il lui dit : « Ceci est vraiment plaisant ; c’est toi qui m’interroges, et tu veux m’apprendre quand je dois parler. » Denys, choqué de la réponse, lui donna la dernière place à table : « Sans doute, lui dit Aristippe, tu as voulu honorer cette place. » Un homme se vantait de son habileté à nager: « Tu te vantes de ressembler aux dauphins, lui dit Aristippe , et tu ne rougis pas ! » Un autre lui demandait quelle différence il y a entre le sage et celui qui ne l’est pas: « Envoie-les tous deux nus, répondit-il, chez des gens qui ne les connaissent pas, et tu le sauras. » Quelqu’un se faisait gloire de boire beaucoup sans s’enivrer ; il lui dit : « Tu as cela de commun avec le mulet. » Une autre fois on lui reprochait de vivre avec une courtisane : « Quand on va habiter une maison, dit- il , n’est-il pas indifférent qu’elle ait été déjà occupée ou qu’elle ne l’ait pas été ? — D’accord, reprit le cen- 98 seur. — Quand on s’embarque, s’inquiète-t-on de savoir si le vaisseau a reçu déjà des passagers, ou s’il n’a jamais été monté ? — Non, sans doute. — Eh bien, dit Aristippe, il est tout aussi indifférent de vivre avec une femme qui ait déjà servi à d’autres, ou qui en soit à ses débuts. » Quelqu’un lui disait qu’il était honteux à lui, disciple de Socrate, de recevoir de l’argent: « Je conviens, répondit-il, que lorsqu’on donnait à Socrate du blé et du vin, il n’en acceptait qu’une petite portion et renvoyait le reste ; mais il avait pour.fournisseurs les principaux citoyens d’Athènes: moi, je n’ai d’autre pourvoyeur que mon esclave Eutychidès, et encore je l’ai acheté. » Sotion rapporte au second livre de la Succession des philosophes, qu’il entretenait la courtisane Laïs. Quand on lui en faisait un reproche, il répondait: « Je possède Laïs, mais elle ne me possède point ; du reste, le bien consiste à être maître de ses passions et à ne pas se laisser dominer par elles, mais non à s’abstenir du plaisir. » Quelqu’un lui reprochait le prix qu’il mettait à un plat : « Et toi, dit-il, l’aurais-tu bien payé trois oboles ? — Oui, sans doute. — Ce n’est donc pas moi, reprit-il, qui suis gourmand, mais toi qui es avare. » L’intendant de Denys, Simus, Phrygien de naissance et homme fort décrié, lui faisant un jour admirer la beauté de sa maison et la richesse des parvis, il lui cracha au visage. Simus se mit en colère; mais Aristippe se contenta de lui dire: « Je n’ai pas trouvé de place plus sale. »
Charondas, ou , selon d’autres, Phédon , lui ayant dit: « Quels sont les gens qu’on appelle musqués? — Moi, répondit-il, ce misérable Arigtippe, et le roi de 99 Perse qui est plus misérable encore ; au reste, songe qu’il en est des hommes comme des animaux : ils ne sont pas plus mauvais pour avoir été parfumés ; mais maudits soient les efféminés qui ont décrié l’usage des parfums. »
Quelqu’un lui ayant demandé comment était mort Socrate, il répondit: « Comme je voudrais mourir. » Un jour le sophiste Polyxène étant entré chez lui, le trouva assis à une table somptueuse avec des femmes; il se mit aussitôt à déclamer contre le luxe. Aristippe le laissa parler, puis au bout de quelque temps il lui dit: « Veux-tu être des nôtres aujourd’hui ? — Soit, dit Polyxène. — Pourquoi donc déclamais-tu tout à l’heure? reprit Aristippe; il me semble que tu blâmes bien moins la bonne chère que la dépense. » Bion rapporte, dans les Dissertations, qu’étant en voyage avec un esclave chargé d’argent, et le voyant fatigué, il lui dit: « Jette ce que tu as de trop, et garde seulement ce que tu pourras porter. » Une autre fois, il s’aperçut qu’une barque qu’il montait appartenait à des pirates. Il prit alors son argent et se mit à le compter; puis il le laisssa tomber à la mer, comme par hasard, et déplora amèrernent son infortune. D’autres lui font dire dans cette circonstance: « Il vaut mieux qu’Aristippe perde son argent que de périr pour lui. » Denys lui ayant demandé ce qu’il venait faire auprès de lui: « J’y viens, dit-il, pour te faire part de ce que j’ai, et recevoir de toi ce que je n’ai pas. » Suivant d’autres, il aurait répondu: « Quand j’avais besoin de sagesse j’allais trouver Socrate; maintenant que j’ai besoin d’argent, je viens à toi. » Il trouvait fort étrange, disait-il, qu’on éprouvât soigneusement un vase avant de l’acheter, et qu’on prît un homme à tout hasard. D’autres attribuent cette réflexion à Diogène. Un jour Denys, échauffé par le vin, ordonna à tous ses convives de danser en robe de pourpre. Platon s’en excusa en citant ce vers:
Je ne pourrais prendre un vêtement de femme.
Aristippe, au contraire, prit la robe, et, au moment de danser, il cita avec beaucoup d’à-propos cet autre vers:
Celle qui est chaste ne se corrompra point dans les fêtes de Bacchus.
Denys ayant repoussé une prière qu’il lui adressait en faveur d’un ami, il se jeta à ses pieds. On lui reprocha plus tard cette bassesse: « La faute n’en est pas à moi, dit-il, mais à Denys qui a les oreilles aux pieds. » Pendant un séjour qu’il fit en Asie, il fut pris par le satrape Artapherne. Quelqu’un voyant sa tranquillité d’âme, lui dit: « Comment! tu es calme? — Eh! quand donc le serai-je, répliqua-t-il, si ce n’est au moment de paraître devant Artapherne? » Il comparait ceux qui négligent de joindre la philosophie à la connaissance des arts libéraux aux amants de Pénélope : ils avaient bien pu séduire Mélantho, Polydora et les autres servantes; mais il leur était plus facile de les avoir toutes que leur maîtresse seule. Ariston disait dans le même sens, qu’Ulysse étant descendu aux enfers y avait vu et entretenu presque tous les morts, mais qu’il n’avait pas pu voir leur reine.
On demandait à Aristippe ce que doit apprendre un enfant bien élevé: « Ce qui doit lui servir, dit-il, quand il sera homme. » Quelqu’un lui ayant reproché d’avoir quitté Socrate pour Denys, il répondit: « J’ai fréquenté Socrate quand j’avais besoin de leçons, et Denys quand j’ai eu besoin de délassements. » Son enseignement l’ayant enrichi, Socrate lui disait: « Qu’est-ce qui t’a procuré tant d’argent ? — Ce qui t’en a valu si peu, » répliqua-t-il. Une courtisane lui dit un jour: « Je suis enceinte par ton fait. — Autant vaudrait, répondit-il, après avoir traversé un buisson, dire quelle épine t’a piquée. » Quelqu’un lui reprochait de délaisser son fils, comme s’il ne lui était rien: « Nous savons aussi, dit-il, que la salive et la vermine viennent de nous, et cependant nous les rejetons le plus loin possible, comme choses importunes. »
Un jour Denys envoya un livre à Platon, et à lui de l’argent. Quelqu’un lui faisant remarquer cette différence, il dit : « C’est que j’avais besoin d’argent, et Platon de livres. » Un autre lui ayant demandé ce que Denys avait à lui reprocher : « Ce que tout le monde me reproche, » répondit-il. Comme il demandait de l’argent à Denys, celui-ci lui dit: « Ne m’as-tu pas déclaré que le sage ne manquait jamais de rien ? — Donne toujours, reprit-il, et nous verrons cela ensuite. » Puis, lorsqu’il eut obtenu, il ajouta : « Tu vois bien que je ne manque de rien. » Denys lui ayant dit une autre fois :
Celui qui va trouver un tyran
Devient son esclave, fût-il venu libre ;il reprit :
... N’est pas son esclave, s’il est venu libre.
Du moins Dioclès lui attribue cette réponse, dans les Vies des Philosophes ; d’autres la mettent sur le compte de Platon. S’étant brouillé avec Eschine, il lui dit peu de temps après: « Ne nous réconcilierons-nous pas, ne cesserons-nous pas cette sotte querelle ? Veux-tu attendre qu’on nous réconcilie, le verre en main, avec les balivernes ordinaires ? — Soyons amis, dit Eschine; j’y consens. — Souviens-toi donc, reprit Aristippe, que j’ai fait les premières avances, quoique ton aîné. — En vérité, tu as raison, lui dit Eschine ; tu vaux beaucoup mieux que moi; car c’est de moi qu’est venue la querelle, et tu es l’auteur de la réconciliation. »
Tels sont les principaux traits de sa vie.
Il y a eu quatre Aristippe : celui dont il est ici question ; un autre, qui a écrit une histoire d’Arcadie; un troisième , surnommé Métrodidacte, petit-fils du premier par sa mère; enfin un philosophe de la nouvelle Académie.
On attribue à Aristippe de Cyrène une histoire de Libye, en trois livres, dédiée à Denys, et vingt-cinq dialogues écrits partie dans le dialecte attique, partie dans le dialecte dorien. En voici les titres: Artabaze; aux Naufragés; les Fugitifs ; le Mendiant; Lais; Porus; à Laïs, sur son Miroir; Hermias; le Songe; l’Échanson; Philornélus; les Serviteurs; à Ceux qui le blâmaient d’aimer le vin vieux et les femmes; à Ceux qui l’accusaient de faire bonne chère; une lettre à sa Fille Arété; à un Athlète qui s’exerçait pour les jeux olympiques; deux livres de Questions; trois livres d’Apophthegmes: un à Denys, un autre intitulé la Statue, le dernier à la fille de Denys; à un Homme qui se croyait méprisé; le Conseiller. Quelques auteurs lui attribuent aussi six livres de Dissertations; mais d’autres, Sosicrate de Rhodes en particulier, soutiennent qu’il n’a rien écrit. Sotion, dans son second livre, et Panétius lui attribuent les ouvrages suivants; de l’Éducation; de la Vertu; Exhortations; Artabaze; les Naufragés; six livres de Dissertations; trois de Sentences; à Laïs; à Porus; à Socrate; de la Fortune. Il assignait à l’homme la volupté pour fin et la définissait: « Un mouvement doux accompagné de sensation. »
(Aristippe, Vie et doctrines des Philosophes de l'Antiquité sur le site Remacle https://remacle.org/bloodwolf/philosophes/laerce/aristippe1.htm)