Poème de Louange à Lipit-Ishtar

Un chant sumérien populaire

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Joshua J. Mark
par , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
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Poème de Louange à Lipit-Ishtar est un chant sumérien qui rend hommage à Lipit-Ishtar (également Lipit-Ištar, qui régna de 1870 à 1860 av. J.-C. environ), cinquième roi de la première dynastie d’Isin, surtout connu pour son code juridique rédigé entre le Code de Ur-Nammu (alias Code de Ur-Namma), plus célèbre, et le Code de Hammurabi, plus tardif.

Votive Cone of Lipit-Ishtar
Cône votif de Lipit-Ishtar Metropolitan Museum of Art (Copyright)

Ce poème (également appelé Lipit-Ishtar A dans la recherche moderne afin de le distinguer d’autres poèmes consacrés à Lipit-Ishtar) était sans doute chanté lors des fêtes de la Mésopotamie antique en l’honneur du roi et des dieux qu’il servait. Ces chants de louange étaient souvent composés par les scribes de la Mésopotamie antique comme si le roi prononçait lui-même ces vers, et ce poème s’inscrit dans ce même schéma. Le roi, en tant que chef du gouvernement mésopotamien, était censé reconnaître sa propre valeur en tant que serviteur des dieux; c’est pourquoi, comme on le voit dans cette œuvre, les hymnes de louange font fi de toute apparence de modestie.

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Poème de louange à Lipit-Ishtar fut composé pendant le règne du roi, aux côtés de nombreux autres ayant le même objectif, mais il acquit une vie propre après sa mort en intégrant le programme du système éducatif mésopotamien, connu sous le nom d’edubba ("Maison des tablettes"), et fit partie de la Décade (dix compositions) qu’un étudiant devait maîtriser avant d’obtenir son diplôme. Texte souvent recopié, l’œuvre continua d’être mémorisée et récitée pendant plus d’un siècle après le règne de Lipit-Ishtar.

Il continue d’être repris dans les anthologies actuelles comme l’un des poèmes de louange sumériens les plus populaires, en raison de son imagerie et de sa valeur historique pour illustrer l’idéal du roi sumérien parfait. Il est peu probable qu’un roi ait jamais été à la hauteur de cet idéal, mais des œuvres telles que Poème de louange de Shulgi suggèrent qu’elles s’appuyaient, au moins en partie, sur la vérité historique, même si certains aspects du caractère et des exploits d’un roi ont pu être exagérés. Le but de ces textes n’était toutefois pas de présenter le roi avec exactitude, mais de le louer en tant que digne intendant des dieux et d’immortaliser son règne en vers.

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Lipit-Ishtar et la royauté

Le nom de Lipit-Ishtar figure sur la Liste des rois sumériens (qui date d’environ 2100 av. J.-C. et qui comporte des entrées jusqu’à environ 1648 av. J.-C.), et son règne est documenté par des archives royales et des inscriptions. Il était considéré comme un bon roi qui avait vaincu les Amorrites et consolidé son royaume, mais on ne sait guère rien d’autre à son sujet, si ce n’est ce qui est rapporté dans des chants de louange comme celui-ci et les valeurs exprimées à travers ses lois, le Code de Lipit-Ishtar, qui traitait de sujets tels que les litiges fonciers, les travaux publics et les services, les impôts, l’héritage et l’esclavage pour dettes.

Un poème de louange dédié à Lipit-ishtar aurait été composé pour affirmer la prétention du roi à l’approbation divine, célébrer sa gestion des affaires publiques et l’associer directement aux dieux.

À l’instar du Code d’Ur-Nammu (c. 2100-2050 av. J.-C.), promulgué soit sous le règne d’Ur-Nammu (r. de 2047 à 2030 av. J.-C.), soit sous celui de son fils et successeur Shulgi d’Ur (r. de 2029 à 1982 av. J.-C.), le Code de Lipit-Ishtar dépeint un roi qui se présente comme une figure paternelle à son peuple, le corrige avec bienveillance lorsqu’il s’égare et l’instruit par des sanctions justes, généralement des amendes, proportionnées à la gravité de toute infraction à la loi. Il diffère considérablement du Code de Hammurabi, plus tardif, qui imposait des peines sévères, notamment le démembrement ou la mort, pour de nombreuses infractions.

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Le code de Lipit-Ishtar, à l’instar de celui de tout autre roi mésopotamien, d’Ur-Nammu à Hammurabi, tirait son autorité non pas du monarque lui-même, mais des dieux qui l’avaient choisi pour être leur intendant sur le pays et son peuple. En Mésopotamie, la royauté évolua, passant du statut de chef de tribu à celui de chef d’une communauté ou d’un village, puis à celui de monarque d’un royaume à l’époque de la période dynastique archaïque (2900-2334 av. J.-C.). L’autorité du roi était considérée comme reposant sur la volonté divine et n’était respectée que tant qu’il était clair que les dieux approuvaient toujours la manière dont il s’acquittait de sa tâche. Le chercheur Stephen Bertman commente:

Pour justifier ce pouvoir accru, le roi avait besoin d’un mandat divin, d’autant plus qu’il n’était plus seulement le chef d’une seule communauté au service d’un dieu local, mais le maître d’un domaine plus vaste. Une solution consistait à affirmer qu’il avait été choisi par les cieux, une affirmation qui pouvait être entérinée par le grand prêtre d’un temple vénéré à l’échelle nationale, tel que le temple du dieu Enlil à Nippur.

En effet, le succès manifeste du roi constituait la preuve la plus convaincante de son élection divine. Ce succès, ainsi que son élection par les dieux, étaient alors célébrés dans la poésie et le chant… [ces chants] servaient à suggérer la divinité: des références à l’aura rayonnante du roi ou au fait qu’il était le "fils" du dieu; de grands épithètes, tels que "roi des quatre coins [du ciel et de la terre]"; et des procédés artistiques [dans l’art] consistant par exemple à représenter le roi debout en présence d’un dieu ou à le faire paraître plus grand que les personnes qui l’entouraient. (66)

Poème de louange dédié à Lipit-Ishtar aurait été composé pour affirmer la prétention du roi à l’approbation divine, célébrer son règne et le relier directement aux dieux par le biais d’épithètes et d’images, ou plus directement en le désignant comme le fils d’Enlil, le dieu du ciel qui maintenait l’ordre dans l’univers.

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Résumé

Le poème s’ouvre sur Lipit-Ishtar qui se présente comme un fils d’Enlil, doté d’une force et d’une beauté divines, puis développe l’image du roi parfait à travers des sections qui s’enchaînent dans la suite de l’œuvre. Aux vers 7 à 16, il se compare à l’oiseau divin Anzu, une créature puissante dont on pensait que le battement d’ailes provoquait des tempêtes, ainsi qu’à un taureau sauvage, symbolisant la virilité. Les vers 17 à 42 vantent ses liens avec les dieux An (Anu), Enlil et son épouse Ninlil, Nintud (Ninhursag), la grande déesse-mère, Nanna, le dieu de la Lune, Ninurta, le dieu guerrier (désigné ici sous le nom d’Udta-ulu), Enki, le dieu de la sagesse, Nisaba, la déesse de l’écriture, et Shamash, dieu du Soleil et de la justice. Il se présente également comme l’époux d’Inanna, la déesse de la guerre, de la sexualité et de l’amour. Ces passages établissent les liens divins du roi.

Les lignes 43 à 61 présentent le roi comme celui qui subvient aux besoins de son peuple ainsi qu’à ceux des dieux qu’il sert, car il est "celui qui veille sans relâche sur l’E-kur", le temple d’un dieu donné. Il est dépeint comme un berger pour son peuple, un agriculteur, un fleuve impétueux, autant de symboles de vie et de régénération. Il fait pousser les cultures et assure des récoltes abondantes; il multiplie les poissons pour le pêcheur et les oiseaux pour le chasseur. Cette section dépeint le roi comme le serviteur à la fois des dieux et de ses sujets, faisant de son mieux pour subvenir aux besoins des uns et des autres.

Les lignes 62 à 97 soulignent la réussite de son administration: il apporte les "premiers fruits" au temple et assure la prospérité des cités sacrées de Nippur et de Kesh, s’attribuant ainsi le rôle de prêtre purificateur. Il se présente comme un père bienveillant pour son peuple, mais comme un ennemi de quiconque chercherait à lui nuire. Il protège également son peuple contre lui-même en le maintenant "sur le droit chemin", ce qui pourrait être une allusion à son code de lois.

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Code of Lipit-Ishtar
Code de Lipit-Ishtar Zunkir (CC BY-SA)

Le poème s’achève (vers 98 à 108) en dépeignant le roi comme l’époux d’Inanna, capable de satisfaire sexuellement la déesse dans la chambre à coucher, et réitère sa revendication initiale en tant que fils d’Enlil. Le dernier vers du poème, "Il est doux de me louer", suggère que le fait de louer le roi élève autant celui qui loue que celui qui est loué, car on reconnaît ainsi tout le bien que Lipit-Ishtar a accompli et on rend grâce pour ses dons avec une gratitude qui élève le cœur.

Texte

Ce qui suit est une traduction du texte en anglais tiré de The Literature of Ancient Sumer, traduit par Jeremy Black et al., et du The Electronic Text Corpus of Sumerian Literature, traduit par les mêmes auteurs. Les points de suspension indiquent des mots ou des vers manquants, et les points d’interrogation suggèrent une interprétation alternative d’un mot.

1-6 : Je suis un roi traité avec respect, une noble progéniture issue du sein maternel. Je suis Lipit-Ishtar, fils d’Enlil. Dès l’instant où j’ai levé la tête comme un jeune cèdre, j’ai été un homme doté de force dans les activités athlétiques. Jeune homme, je suis devenu très musclé (?). Je suis un lion à tous égards (3 manuscrits indiquent plutôt: "à l’extrême" (?)), sans égal.

7-16 : Je suis un dragon à la gueule béante, source d’une grande crainte pour les soldats. Je suis comme l’oiseau Anzu, scrutant les environs au cœur des montagnes. Je suis un taureau sauvage que personne n’ose affronter lorsqu’il est en colère. Je suis un bison, aux yeux magnifiques et étincelants, à la barbe de lapis-lazuli; je suis… Avec mon regard bienveillant et ma bouche aimable, je remonte le moral des gens. J’ai une silhouette des plus impressionnantes, généreusement dotée de beauté. J’ai des lèvres qui conviennent à toutes les paroles. Lorsque je lève les bras, mes doigts sont magnifiques. Je suis un très beau jeune homme, digne d’admiration.

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17-22 : Je suis Lipit-Ishtar, roi du Pays. Je suis le bon berger des têtes noires. Je suis le premier parmi les pays étrangers et exalté dans le Pays. Je suis un dieu humain, le seigneur d’un peuple nombreux. Je suis le puissant héritier de la royauté. La tête haute, je suis établi dans ma fonction.

23-32 : Je suis le prêtre purificateur d’An aux mains purifiées. An a fermement placé la grande et belle couronne sur ma tête. Enlil m’a remis le sceptre, à moi, son fils bien-aimé, dans le Ki-ur. Je suis celui qui rend Ninlil heureuse: elle a décidé d’un bon destin dans le Ja-jic-cua. J’ai été rendu d’une beauté exceptionnelle par Nintud, la femme joyeuse, à Kesh, la ville de briques. Je suis celui sur qui Nanna porte un regard bienveillant: il m’a parlé avec bienveillance à Ur.

33-42 : Udta-ulu m’a imprégné, moi, l’homme de son cœur, d’une grande majesté à E-cu-me-ca. Je suis celui à qui Enki a accordé la sagesse: il m’a donné la royauté à Eridu. En tant qu’époux bien-aimé d’Inanna, je tiens la tête haute à Uruk. Je suis un scribe accompli de Nisaba. Je suis un jeune homme dont la parole est confirmée par Utu. Je suis la perfection de la royauté. Je suis Lipit-Estar, fils d’Enlil.

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43-50 : Je suis celui qui fait pousser une récolte abondante, la vie du Pays. Je suis un agriculteur qui amasse ses tas de céréales. Je suis un berger qui fait abonder la graisse et le lait dans l’enclos des vaches. Je suis celui qui fait grandir les poissons et les oiseaux dans les marais. Je suis un fleuve d’abondance, apportant de l’eau qui coule. Je suis celui qui accroît la splendeur des grandes montagnes. Enlil m’a donné une force immense. Je suis Lipit-Ishtar, son jeune homme qui le respecte.

51-61 : Je suis celui qui pourvoit aux besoins des dieux. Je suis celui qui veille sans relâche sur l’E-kur. Je suis le roi serrant un chevreau contre sa poitrine en guise d’offrande. Je prie en toute humilité. Je suis un roi debout en prière. Je suis celui qui prononce des paroles amicales pour apaiser Enlil. Je suis celui dont les prières réjouissent Ninlil. Je suis celui qui sert Nuska sans relâche. Je suis celui qui prie sans cesse (?) au Ki-ur. En accordant de nombreuses choses, je suis parfait pour la fondation (un manuscrit indique peut-être: la ville). Je suis celui qui se hâte toujours, mais dont les genoux ne se fatiguent jamais.

62-70 : Apportant les premiers fruits, je ne passe pas à côté de l’E-babbar. Je suis celui qui consigne l’abondance pour Nippur. Je sers Kesh en tant que prêtre chargé de sa purification. Je suis la graisse de premier choix et le lait de premier choix pour Ur. Je suis infatigable envers Eridu. Je suis celui qui multiplie les offrandes alimentaires pour la ville d’Uruk. Je suis celui à qui la vie a été donnée dans l’E-kur. Je suis celui qui désire la vitalité pour sa ville. Je suis Lipit-Ishtar, le berger de toutes les terres étrangères.

71-81 : Moi, le roi, je suis comme des vagues déferlantes au combat. Ceint de virilité, je ne desserre jamais mon harnais. Je suis celui qui aiguise son poignard. Au combat, je brille comme l’éclair. Fondement solide, je repousse les troupes. Je suis une pierre sajkal, une pierre pecpec. Je suis un bouclier de siège, un écran pour l’armée. Guerrier au regard clair, je rends les troupes inébranlables. Je suis Lipit-Ishtar, fils d’Enlil. Tel une outre remplie d’eau fraîche, je suis la vie pour les jeunes hommes. Les yeux rivés sur la route, je suis la protection (1 manuscrit indique peut-être: l’aide) des soldats.

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82-92 : Je suis un roi qui, lorsqu’il siège, est fait pour le trône. Je possède une prestance imposante lorsque je prends la parole. Je suis doté d’un esprit et d’une intelligence profonds, examinant les requêtes. Je ne me précipite jamais, mais j’en étudie le contexte. J’ai un cœur profond et une grande sagesse. Je suis une pierre qui fait sortir… du Pays. Je suis celui qui a la vérité dans la bouche. Je suis celui qui ne détruit jamais une personne juste. Je suis un juge qui, en rendant une décision, pèse ses mots avec équité. Je suis celui qui sait bien donner des ordres aux pays étrangers. J’ai établi la justice à Sumer et à Akkad et j’ai apporté la satisfaction au Pays.

93-97 : Quelles de mes actions sincères peuvent être rejetées? Moi, le prince Lipit-Ishtar, je maintiens le peuple sur le droit chemin. Quant à mon intégrité: en quoi ai-je jamais été oisif? Je suis un homme fort qui a apporté de la distinction à toute chose. Je suis Lipit-Ishtar, fils d’Enlil.

98-108 : Dans mon palais royal, ma demeure sainte et bienfaisante, ma sainte épouse Inanna a consolidé les fondations de mon trône. Elle m’étreindra pour toujours et à jamais. Je passerai toute la journée auprès de la Maîtresse dans la belle chambre à coucher (1 ms.: en lapis-lazuli) qui remplit le cœur de joie! Je suis Lipit-Ishtar, le puissant héritier; je suis le roi qui fait régner la justice. Que mon nom soit invoqué dans tous les pays étrangers! Je suis Lipit-Ishtar, fils d’Enlil. Il est doux de me louer.

Conclusion

Comme indiqué, ce poème connut une longue vie au sein de la Décade dans les écoles de scribes, où il était copié sans discontinuer bien après le règne du roi, mais il n’était pas unique en son genre. Sur le plan de la forme, son déroulement ressemble à celui de l’Hymne au temple de Kesh, qui se décompose en huit sections louant Ninhursag et son temple dans la ville de Kesh; tout comme cette œuvre le fait dans des sections distinctes à la gloire du roi. La forme et certaines images sont également comparables à celles de l’hymne Enlil à E-kur, un éloge écrit d’Enlil, de Ninlil et du temple de Nippur. Il existe par ailleurs de nombreuses autres œuvres qui adoptent la même forme et qui sont rédigées dans un but similaire, comme le fait remarquer Jeremy Black:

Tous ces tropes de la bonne royauté se retrouvent dans d’autres poèmes de louange royale – Poème de louange à Shulgi est un cas d’école tant en matière de piété que d’athlétisme physique; Chant d’amour pour Shu-Sin [le plus ancien poème d’amour au monde] dépeint Inanna en proie au désir pour le roi; Adab à Nergal pour Su-ilisu est adressé au dieu guerrier Nergal afin qu’il apporte son aide au combat – mais aucun autre ne brosse un portrait aussi clair et complet du souverain idéal que Poème de louange à Lipit-Ishtar. C’est peut-être l’une des raisons de sa pérennité au sein du canon scolaire; à Nippur, il fut recopié au moins jusqu’aux années 1740, soit environ deux siècles après le règne du roi. Sa fonction scolaire n’était alors probablement pas tant de commémorer un souverain disparu depuis longtemps, issu d’une dynastie éteinte depuis longtemps, que d’inculquer aux scribes en formation les valeurs et les idéaux de la royauté mésopotamienne. (308)

Bien que cela soit sans doute vrai, le poème servait également le même objectif que de nombreuses œuvres de la littérature mésopotamienne: préserver la mémoire du passé pour les générations futures. Les détails du règne de Lipit-Ishtar ont été perdus, mais son nom reste gravé dans les mémoires grâce aux chants composés en l’honneur de ce grand roi qui était un berger pour son peuple et aimé des dieux.

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Questions & Réponses

Qu'est-ce que "Poème de louange à Lipit-Ishtar"?

Poème de louange à Lipit-Ishtar est un chant sumérien célébrant le règne de Lipit-Ishtar d'Isin. Également connu sous le nom de "Lipit-Ishtar A" dans la recherche moderne, il faisait partie du programme d'enseignement de l'école des scribes mésopotamiens et resta un texte très populaire pendant plus d'un siècle après sa rédaction.

De quoi parle Poème de louange à Lipit-Ishtar?

Ce poème, raconté à la première personne, dépeint le roi comme un ami des dieux et un serviteur tant des dieux que de ses sujets, œuvrant sans relâche pour le bien des uns et des autres.

Pourquoi Poème de louange à Lipit-Ishtar faisait-il partie du programme d'études de l'école des scribes?

Ce poème figurait au programme avancé des écoles de scribes, tant en raison de la difficulté à en saisir les images que pour inculquer aux scribes la notion de royauté idéale.

Pourquoi "Poème de louange à Lipit-Ishtar" est-il important?

Ce poème est important pour ce qu'il révèle de l'idéal sumérien de la royauté, mais il mérite également le respect en tant qu'œuvre d'art et constitue un hommage à un souverain juste et efficace.

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Style APA

Mark, J. J. (2026, août 11). Poème de Louange à Lipit-Ishtar: Un chant sumérien populaire. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2210/poeme-de-louange-a-lipit-ishtar/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Poème de Louange à Lipit-Ishtar: Un chant sumérien populaire." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, août 11, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2210/poeme-de-louange-a-lipit-ishtar/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Poème de Louange à Lipit-Ishtar: Un chant sumérien populaire." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 11 août 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2210/poeme-de-louange-a-lipit-ishtar/.

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