Hymne du Temple de Kesh

L'œuvre de littérature religieuse la plus ancienne au monde

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Joshua J. Mark
par , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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L'Hymne du temple de Kesh (vers 2600 av. J.-C.) est la plus ancienne œuvre de littérature religieuse au monde; il est parfois considéré comme le plus ancien poème religieux qui nous soit parvenu. Il s'agit d'un chant de louange sumérien dédié à la déesse Ninhursag et à son temple situé dans la ville de Kesh, composé de huit sections appelées "maisons", qui vont de la fondation du temple à un accueil empreint de mise en garde.

Kesh Temple Hymn
Hymne du temple de Kesh The Walters Art Museum (Public Domain)

Cette œuvre est souvent mentionnée en lien avec Les Instructions de Shuruppak, généralement datées d'environ 2000 avant notre ère, mais qui pourraient remonter jusqu'à environ 2600 avant J.-C., ce qui les rendrait contemporaines de l'hymne. Selon sa datation, Shuruppak est soit la plus ancienne œuvre de littérature philosophique, soit l'une des plus anciennes qui nous soient parvenues; avec l'hymne, elle offre un aperçu de la vie religieuse et philosophique de l'ancienne Sumer.

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La tablette cunéiforme sur laquelle l’hymne est inscrit a été découverte dans les ruines de Nippur (dans l’Irak actuel) au XIXe siècle et traduite pour la première fois en 1909. Nippur était un centre religieux et intellectuel réputé qui abritait plusieurs écoles de scribes, et l’hymne du temple de Kesh figurait au programme d’enseignement dans le cadre de la "Décade", le cursus destiné aux étudiants avancés en fin de cursus.

L’hymne retrace la fondation de Kesh et de son temple par le dieu Enlil, décrit les dieux impliqués dans son fonctionnement et son entretien, évoque les rites observés, et se termine par une louange à la ville et à Ninhursag (ici appelée Nintud), la grande déesse-mère mésopotamienne.

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On pense que cet hymne aurait influencé divers passages et livres de la Bible par son imagerie, son symbolisme et sa forme de louange, en particulier le Livre de la Genèse. Cet hymne compte parmi les œuvres les plus célèbres de la littérature mésopotamienne.

Commentaire et résumé

L'hymne décrit la majesté et le fonctionnement du temple de Kesh depuis sa fondation par le dieu Enlil, à travers huit "maisons".

Bien que certains chercheurs aient avancé que "Kesh" n’était qu’une variante du nom de la ville de Kish, la plupart le considèrent comme une ville distincte dont l’emplacement n’a pas encore été identifié.

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Kish était l’une des plus anciennes villes de Sumer, datant de la période d’Obeid (vers 6500-4000 av. J.-C.), mais elle était associée à Inanna, et non à Ninhursag, en tant que déesse protectrice. Inanna fut, à l’origine, associée à Enki, dieu de la sagesse, qui devint plus tard l’époux de Ninhursag; il est donc possible que le culte d’Inanna ait été remplacé par celui de Ninhursag et que "Kesh" fasse référence à Kish, bien que cette hypothèse ne fasse pas l’unanimité, d’autant plus que la vénération d’Inanna à Kish se poursuivit tout au long de la période akkadienne (2350/2334-2154 av. J.-C.).

L’hymne décrit la majesté et le fonctionnement du temple de Kesh depuis sa fondation par le dieu Enlil à travers huit "maisons", chacune se terminant par une triade de questions rhétoriques:

Quelqu’un d’autre pourra-t-il jamais créer quelque chose d’aussi grandiose que Kesh? Une autre mère donnera-t-elle jamais naissance à quelqu’un d’aussi grand que son héros Acgi? Qui a jamais vu quelqu’un d’aussi grand que sa dame Nintud?

Acgi (également orthographié Asgi et Ashgi) était le fils de Ninhursag et du dieu astral et des enfers Sul-pa-e, avant que la déesse ne devienne l’épouse d’Enki. Acgi était un dieu de la guerre et semble avoir été le protecteur de Kesh avant que Ninhursag n’assume ce rôle. L’hymne du temple de Kesh pourrait, en réalité, avoir été une célébration du culte de Ninhursag plutôt que de celui d’Acgi, bien que ce dernier ait continué à être vénéré.

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La première "maison" décrit la fondation de Kesh par Enlil et son organisation par Nisaba, déesse de l’écriture et, auparavant, de l’agriculture. Le temple serait "enraciné dans l’abzu", ces eaux primordiales généralement associées à la ville d’Eridu et à l’instauration de l’ordre. Les deuxième et troisième maisons décrivent le temple, y compris les statues ("10 car" et "5 bur", bisons, cerfs, moutons); la quatrième, ses offrandes.

La cinquième décrit comment Acgi ("le héros") a embelli le temple et y vit avec ses parents Nintud et Sul-pa-e (ici orthographié Cul-pa-ed) ainsi qu’avec Urumac, la divinité des plaines ouvertes (peut-être un autre nom du dieu Sakkan). La sixième maison loue à nouveau l’apparence du temple, et la septième décrit son fonctionnement.

Le poème se termine par l’exhortation "approchez-vous – mais n’approchez pas trop" – comprise comme une expression de crainte révérencielle en présence du divin, similaire à celles que l’on trouve dans la Bible concernant les terres sacrées, les lieux saints et la déférence qui s’impose lorsqu’on se présente devant une divinité.

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Texte

Ce qui suit est tiré de The Literature of Ancient Sumer, traduit en anglais par Jeremy Black et al. Les points de suspension indiquent des mots ou des vers manquants, et les points d’interrogation suggèrent une traduction alternative pour un mot ou une expression.

1-9 : Le prince, le prince sortit de la maison. Enlil, le prince, sortit de la maison. Le prince sortit de la maison avec majesté. Enlil porta son regard sur toutes les terres, et les terres s’élevèrent vers Enlil. Les quatre coins du ciel devinrent verts pour Enlil, tels un jardin. Kesh se tenait là pour lui, la tête relevée, et tandis que Kesh relevait la tête parmi toutes les terres, Enlil prononça les louanges de Kesh.

10-20 : Nisaba en était la décideuse (?); de ses paroles, elle le tissa minutieusement comme un filet. Écrit sur des tablettes, il était tenu entre ses mains: Maison, estrade du Pays, taureau important et féroce! Maison de Kesh, estrade du Pays, taureau important et féroce! S’élevant aussi haut que les collines, embrassant les cieux, s’élevant aussi haut qu’E-kur, levant la tête parmi les montagnes! Enracinée dans l’abzu (2 manuscrits indiquent plutôt: "Colorée comme l’abzu"), verdoyante comme les montagnes! Quelqu’un d’autre fera-t-il naître quelque chose d’aussi grand que Kesh? Une autre mère donnera-t-elle jamais naissance à quelqu’un d’aussi grand que son héros Acgi? Qui a jamais vu quelqu’un d’aussi grand que sa dame Nintud?

21 : La première maison.

22-30 : Bonne maison, construite sur un bon emplacement, maison de Kesh, (certains manuscrits ajoutent ici: "bonne maison"), construite sur un bon emplacement, flottant dans les cieux comme une barque princière, comme une barque sacrée dotée d’une… porte, comme le bateau du ciel, la plate-forme de toutes les terres! … depuis la rive comme une… cabine de bateau! Maison rugissant comme un bœuf, mugissant bruyamment comme un taureau reproducteur! Maison en dont l’intérieur recèle la puissance du Pays, et derrière laquelle se trouve la vie de Sumer!

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31-43 : Maison, grande enceinte, s’élevant jusqu’aux cieux, grande et véritable maison, s’élevant jusqu’aux cieux! Maison, grande couronne s’élevant jusqu’aux cieux, maison, arc-en-ciel s’élevant jusqu’aux cieux! Maison dont la plate-forme s’étend au cœur des cieux, dont les fondations sont ancrées dans l’abzu, dont l’ombre couvre toutes les terres! Maison fondée par An, louée par Enlil, à qui la mère Nintud a donné un oracle! Maison de Kesh, verdoyante de ses fruits! Quelqu’un d’autre pourra-t-il faire naître quelque chose d’aussi grand que Kesh? Une autre mère donnera-t-elle jamais naissance à quelqu’un d’aussi grand que son héros Acgi? Qui a jamais vu quelqu’un d’aussi grand que sa dame Nintud?

44 : La deuxième maison.

45-57 : Maison, 10 car à son extrémité supérieure, 5 car à son extrémité inférieure; maison, 10 bur à son extrémité supérieure, 5 bur à son extrémité inférieure! Maison, à son extrémité supérieure un bison, à son extrémité inférieure un cerf; maison, à son extrémité supérieure un mouflon, à son extrémité inférieure un chevreuil; maison, à son extrémité supérieure un mouflon tacheté, à son extrémité inférieure un beau chevreuil! Maison, à son extrémité supérieure verte comme une vipère, à son extrémité inférieure flottant sur l’eau comme un pélican! Maison, à son extrémité supérieure s’élevant comme le soleil, à son extrémité inférieure s’étendant comme le clair de lune; maison, à son extrémité supérieure une masse de guerrier, à son extrémité inférieure une hache de combat; maison, à son extrémité supérieure une montagne, à son extrémité inférieure une source! Maison, à son extrémité supérieure réellement triplée: quelqu’un d’autre produira-t-il quelque chose d’aussi grand que Kesh? Une autre mère donnera-t-elle jamais naissance à quelqu’un d’aussi grand que son héros Acgi? Qui a jamais vu quelqu’un d’aussi grand que sa dame Nintud?

58 : La troisième maison.

58A-58Q : (1 manuscrit ajoute ici les lignes suivantes: Maison… inspirant une grande crainte, appelée par un nom puissant par An; maison… dont le destin est magnifiquement déterminé par la Grande Montagne Enlil! Maison des dieux Anuna possédant un grand pouvoir, qui donne la sagesse au peuple; maison, demeure paisible des grands dieux! Maison, qui fut conçue en même temps que les plans du ciel et de la terre, … avec les puissances divines pures; maison qui soutient le Pays et porte les sanctuaires! Maison, montagne d’abondance qui passe ses jours dans la gloire; maison de Ninhursag qui établit la vie du Pays! Maison, grand versant digne des rites de purification, transformant (?) toutes choses; maison sans laquelle aucune décision n’est prise! Maison, bonne… portant dans ses mains la vaste Terre; maison qui donne naissance à d’innombrables peuples, semence qui a germé! Maison qui donne naissance aux rois, qui détermine les destins de la Terre; maison dont les personnages royaux doivent être vénérés! Quelqu’un d’autre fera-t-il naître quelque chose d’aussi grand que Kesh? Une autre mère donnera-t-elle jamais naissance à quelqu’un d’aussi grand que son héros Acgi? Qui a jamais vu quelqu’un d’aussi grand que sa dame Nintud?

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58R : La… maison.)

59-73 : C’est bel et bien une ville; c’est bel et bien une ville! Qui connaît son intérieur? La maison de Kesh est bel et bien une ville! Qui connaît son intérieur? Les héros s’avancent tout droit vers son intérieur et accomplissent parfaitement ses rites oraculaires. Du bétail fringant est rassemblé en troupeaux dans la maison. La maison consomme beaucoup de bétail; la maison consomme beaucoup de moutons.
1 ligne illisible
Ceux qui sont assis sur des estrades s’inclinent devant elle. Elle porte une couronne qui rivalise avec le buis, elle s’étend pour rivaliser avec le peuplier… ; elle est (1 manuscrit ajoute ici: en pleine croissance) aussi verte que les collines! Quelqu’un d’autre fera-t-il naître quelque chose d’aussi grand que Kesh? Une autre mère donnera-t-elle jamais naissance à quelqu’un d’aussi grand que son héros Acgi? Qui a jamais vu quelqu’un d’aussi grand que sa dame Nintud?

74 : La quatrième maison.

75-86 : Maison engendrée par un lion, dont le héros a embelli l’intérieur (?)! Maison de Kesh, engendrée par un lion, dont le héros a embelli l’intérieur (?)! Les héros s’avancent tout droit à l’intérieur. Ninhursag y siège tel un grand dragon. Nintud, la grande mère, y assiste aux naissances. Cul-pa-ed, le souverain, agit en seigneur. Acgi, le héros, consomme le contenu des vases (?). Urumac, le grand héraut des plaines, y réside également. Des cerfs se rassemblent en troupeaux près de la maison. Quelqu’un d’autre donnera-t-il naissance à quelque chose d’aussi grand que Kesh? Une autre mère mettra-t-elle jamais au monde quelqu’un d’aussi grand que son héros Acgi? Qui a jamais vu quelqu’un d’aussi grand que sa dame Nintud?

87 : La cinquième maison.

88-102 : Maison posée sur ses fondations comme une tempête, comme des taureaux blancs se tenant debout dans la plaine; maison fondée par le prince, à la gloire du tigi! Maison en dont l’intérieur recèle la puissance du Pays, et derrière laquelle se trouve la vie de Sumer (certains manuscrits indiquent plutôt: elle est remplie de vie); à la porte de laquelle se trouve un lion couché sur ses pattes, à la porte de laquelle se trouve le souverain qui tranche les affaires (?)! Maison à la porte de laquelle se trouve la Grande Montagne sans adversaire; à son verrou (certains manuscrits indiquent ici à la place: à sa barre) se trouve un grand taureau sauvage bondissant (certains manuscrits ajoutent ici la ligne: ", à son verrou se trouve une bête… un homme" (un manuscrit ajoute ici à la place la ligne: ", à son… se trouve un lion impressionnant"))! Dont le grenier solidement bâti est un coin du ciel, un coin de la terre (1 manuscrit indique ici à la place: "Dont le grenier établi comme une maison…"); dont la terrasse est soutenue par les divinités lahama; dont le mur princier (1 manuscrit ajoute: "grand")… le sanctuaire d’Urim! Quelqu’un d’autre produira-t-il quelque chose d’aussi grand que Kesh? Une autre mère donnera-t-elle jamais naissance à quelqu’un d’aussi grand que son héros Acgi? Qui a jamais vu quelqu’un d’aussi grand que sa dame Nintud?

103 : La sixième maison.

103A-103K : (1 manuscrit (qui utilise une numérotation différente des sections) ajoute ici les lignes suivantes: Maison imprégnée de rayonnement, … d’excellence! Maison …! Seigneur Nudimmud dans le ciel et sur la terre … maçonnerie du Pays, maçonnerie … majestueusement dans l’abzu. Terrasse, demeure reposante, … splendeur sacrée … du peuple! Maison digne des terres étrangères! Quelqu’un d’autre fera-t-il naître quelque chose d’aussi grand que Kesh? Une autre mère donnera-t-elle jamais naissance à quelqu’un d’aussi grand que son héros Acgi? Qui a jamais vu quelqu’un d’aussi grand que sa dame Nintud?

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103L : La huitième maison.)

105-115 : La maison sacrée dont… est le sanctuaire, la maison sacrée de Kesh, dont… est le sanctuaire; la maison dont les seigneurs sont les dieux Anuna, dont les prêtres nuec sont les officiants d’E-ana! Dans la maison, le roi met en place les bols de pierre; le bon prêtre en… tient la corde de guidage qui pend. Le prêtre a-tu tient le bâton; le… apporte les… eaux. Le… prend place dans le lieu sacré; les prêtres enkum s’inclinent… Les prêtres pacec frappent les peaux de tambour; ils récitent avec puissance, avec puissance.

116-126 : On fait rugir la corne de taureau; on fait résonner les baguettes de tambour. Le chanteur s’écrie (un manuscrit indique plutôt: déclame) vers le tambour ala; on joue pour lui le grand et doux tigi (certains manuscrits indiquent plutôt: le doux tigi est bien accordé). La maison est bâtie; sa noblesse est grande! La maison Kesh est bâtie; sa noblesse est grande! Sa dame a pris place dans son… Ninhursag, sa dame, a pris place dans son… Quelqu’un d’autre produira-t-il quelque chose d’aussi grand que Kesh? Une autre mère donnera-t-elle jamais naissance à quelqu’un d’aussi grand que son héros Acgi? Qui a jamais vu quelqu’un d’aussi grand que sa dame Nintud?

127 : La septième maison.

128-133 : Approche-toi, ô homme, de la cité, de la cité – mais ne t’approche pas trop! Approche-toi, ô homme, de la maison de Kesh, de la cité – mais ne t’approche pas trop! Approche-toi, ô homme, de son héros Acgi – mais ne t’approche pas trop! Approche-toi, ô homme, de sa dame Nintud – mais ne t’approche pas trop ! Loué soit Kesh, la ville bien bâtie, ô Acgi! Louées soient Kesh et Nintud, les bien-aimées!

134 : La huitième maison.

Conclusion

Il est possible que cet hymne ait été utilisé lors de célébrations officielles au temple – à l’instar de l’hymne "Enlil dans l’E-kur" (vers 2000 av. J.-C.) à Nippur – ou pour commémorer l’événement de sa fondation, de la même manière que le poème "La barque de Shulgi et Ninlil", écrit sous le règne de Shulgi d’Ur (2094-vers 2046 av. J.-C.), célébrait le voyage fluvial et le banquet qu’il avait organisés pour le couple divin Ninlil et Enlil au cours de la 8e année de son règne. Les fêtes dans la Mésopotamie antique comprenaient toujours la lecture d’un texte pertinent, et l’hymne du temple de Kesh aurait pu remplir cette même fonction.

Nippur
Nippur David Stanley (CC BY)

Il est toutefois certain que cet hymne était utilisé dans l’edubba ("Maison des tablettes"), l’école des scribes sumériens, dans le cadre de la Décade. Une fois qu’un élève maîtrisait les bases de l’écriture cunéiforme, la phase suivante du programme consistait en des compositions simples, puis en la Tétrade (un ensemble de quatre œuvres à maîtriser) et enfin en la Décade (un ensemble de dix).

La Décade constituait l’étape la plus difficile avant les compositions finales qui menaient à l’obtention du diplôme. L’hymne du temple de Kesh servait sans doute à tester les capacités de l’élève, tout en lui inculquant la majesté des dieux et des demeures qu’ils avaient choisies pour vivre parmi leur peuple.

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Questions & Réponses

Qu'est-ce que l'hymne du temple de Kesh?

L'hymne du temple de Kesh est l'œuvre littéraire la plus ancienne au monde; elle remonte à environ 2 600 avant notre ère. Il s'agit d'un hymne sumérien à la gloire de la déesse Ninhursag et de son temple situé dans la ville de Kesh; c'est l'une des œuvres les plus connues de la littérature mésopotamienne.

De quoi parle l'hymne du temple de Kesh?

L'hymne du temple de Kesh décrit la fondation du temple de Ninhursag à Kesh, son fonctionnement et les offrandes qui y sont faites, et invite les fidèles à s'y rendre dans un esprit de respect et de dévotion envers la déesse.

Où se trouvait la ville de Kesh?

L'emplacement de la ville de Kesh est inconnu. Certains chercheurs affirment que "Kesh" est une variante orthographique du nom de la ville de Kish, mais cette hypothèse a été contestée.

Pourquoi l'hymne du temple de Kesh est-il important?

L'hymne du temple de Kesh revêt une grande importance car il apporte un éclairage sur les croyances religieuses de la Mésopotamie antique et, selon certains chercheurs, en raison de son influence sur les livres ultérieurs de la Bible, en particulier le Livre de la Genèse.

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Mark, J. J. (2026, août 14). Hymne du Temple de Kesh: L'œuvre de littérature religieuse la plus ancienne au monde. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2193/hymne-du-temple-de-kesh/

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Mark, Joshua J.. "Hymne du Temple de Kesh: L'œuvre de littérature religieuse la plus ancienne au monde." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, août 14, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2193/hymne-du-temple-de-kesh/.

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Mark, Joshua J.. "Hymne du Temple de Kesh: L'œuvre de littérature religieuse la plus ancienne au monde." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 14 août 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2193/hymne-du-temple-de-kesh/.

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