Bataille de Ferozeshah

Mark Cartwright
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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La bataille de Ferozeshah (également connue sous le nom de Forezeshur), qui se déroula les 21 et 22 décembre 1845, fut l'une des quatre grandes batailles de la première guerre anglo-sikhe (1845-1846) entre l'Empire sikh et la Compagnie britannique des Indes orientales (EIC). Les Britanniques attaquèrent sans relâche les positions défensives sikhes et, grâce à la fourbe incompétence des commandants sikhs, remportèrent une victoire marginale avec de lourdes pertes des deux côtés.

La guerre se poursuivit avec des affrontements aussi sanglants que ceux de Ferozeshah jusqu'à la victoire britannique en mars 1846. Les territoires de l'Empire sikh furent réduits et un résident de l'EIC fut installé pour superviser le maharaja au pouvoir. Après la deuxième guerre anglo-sikhe (1848-1849), les Britanniques annexèrent complètement le Pendjab et prirent ainsi le contrôle de toute l'Inde.

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The Battle of Ferozeshah
La bataille de Ferozeshah Henry Martens (Public Domain)

Première guerre anglo-sikhe

La Compagnie britannique des Indes orientales avait commencé en tant que société commerciale, mais au milieu du XVIIIe siècle, elle avait commencé à ressembler à la branche coloniale de la Couronne britannique en Inde, avec son expansion territoriale à travers le sous-continent. La Compagnie avait remporté des combats décisifs contre des puissances rivales, comme la bataille de Plassey en 1757 et la bataille de Buxar en 1764, qui permirent aux Britanniques de percevoir des revenus importants et réguliers sous forme d'impôts locaux, en plus d'autres richesses. La Compagnie continua son expansion et vainquit le royaume méridional de Mysore lors des trois guerres de Mysore (1767-1799). Parallèlement à ces guerres, elle mena une longue lutte contre la confédération marathe des princes hindous du centre et du nord de l'Inde. La Compagnie sortit une nouvelle fois victorieuse après les trois guerres anglo-marathes (1775-1819). Vint ensuite l'expansion dans l'extrême nord-est et d'autres victoires dans la guerre anglo-népalaise (1814-1815) et ce qui s'avéra être trois guerres anglo-birmanes (1824-1885). La dernière cible de la Compagnie britannique des Indes orientales serait le nord-ouest de l'Inde et le Pendjab.

Convaincus que certains des misls sikhs de l'est soutenaient un rapprochement avec la Compagnie britannique des Indes orientales, les Britanniques se préparèrent à la guerre.

Le Pendjab, situé au nord-ouest du sous-continent indien, est une région qui couvre aujourd'hui une partie du Pakistan et de l'Inde. C'était le cœur du territoire sikh, qui avait établi une sorte d'État au XVIIIe siècle à la suite du déclin progressif de l'Empire moghol (1526-1857). Les territoires sikhs étaient divisés entre 12 misls ou armées, chacune dirigée par un chef qui formaient collectivement une confédération lâche. Le plus grand des chefs sikhs était Ranjit Singh (1780-1839), le "Lion de Lahore". Il forgea l'empire sikh en modernisant l'armée et en conquérant Multan et le Cachemire (1819), le Ladakh (1833) et Peshawar (1834). Cette expansion sonna l'alarme dans les bureaux de la Compagnie des Indes orientales, surtout après leur échec dans la première guerre anglo-afghane (1838-1842) au nord. En 1839, les sikhs, les Afghans et les Britanniques signèrent un traité pour protéger les frontières existantes. Ranjit Singh mourut en juin 1839, et les troubles politiques affaiblirent le contrôle du gouvernement sikh sur sa propre armée. Le plus jeune fils de Rajit Singh, Duleep Singh (1838-1893), fut choisi comme nouveau souverain sikh en 1843, mais comme il n'était qu'un enfant, sa mère, Jind Kaur (alias Rani Jindan, décédée en 1863), régna en tant que régente. Jind Kaur soutint une escapade militaire contre les Britanniques, car même si les sikhs perdaient, cela réduirait l'armée à sa juste mesure, mettant peut-être fin à l'ingérence des généraux dans les affaires gouvernementales et réduisant certainement la menace d'un coup d'État militaire.

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Map of the British Conquest in India c. 1857
Carte de la conquête britannique en Inde vers 1857 Simeon Netchev (CC BY-NC-ND)

La Compagnie britannique des Indes orientales nota avec intérêt cet affaiblissement de l'État sikh et saisit l'occasion pour prendre le contrôle de la province du Sindh (au sud-ouest du Pendjab) en 1843. Convaincus que certains misls sikhs de l'est soutenaient un rapprochement avec la Compagnie britannique des Indes orientales, les Britanniques se préparèrent à la guerre au Pendjab et rassemblèrent une armée de 40 000 hommes au sud-est de l'État sikh. Dans le monde plus large des empires, les Britanniques ne considéraient plus l'empire sikh comme une zone tampon utile en cas d'expansion de l'empire russe en Afghanistan et dans le nord de l'Inde - ce qu'on appelait le Grand Jeu. Pour conserver leur indépendance, les sikhs devaient mener une guerre contre la force militaire la plus redoutable de l'Inde: les armées de la Compagnie des Indes orientales.

Le 11 décembre 1845, une importante armée sikhe franchit la frontière sud pour pénétrer dans le territoire de la Compagnie des Indes orientales. Cette action enfreignait les termes du traité de 1809, et la Compagnie des Indes orientales déclara donc la guerre à l'Empire sikh le 13 décembre. C'est ainsi que débuta la première guerre anglo-sikhe. La première bataille de la guerre eut lieu à Mudki le 18 décembre 1845. Grâce à sa supériorité numérique et malgré l'habileté des batteries d'artillerie sikhes et des tirs des francs-tireurs, la Compagnie anglaise de l'Inde orientale remporta la victoire. De nombreux officiers britanniques pensaient que les Sikhs battraient précipitamment en retraite dès le début des combats, mais la sanglante bataille de Mudki démontra sans l'ombre d'un doute qu'il s'agirait d'une guerre d'usure.

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Armées adverses

Les Britanniques disposaient d'un total de 54 000 hommes, mais ceux-ci étaient dispersés dans tout le Pendjab au sein de différents groupes armés. Le commandant en chef de la Compagnie des Indes orientales était le lieutenant-général Sir Hugh Gough (1779-1869), un vieil Irlandais bourru et chevronné qui croyait aux charges frontales à la baïonnette contre l'ennemi, malgré les pertes élevées qu'une telle stratégie entraînait lorsqu'il s'agissait de combattre un ennemi aussi bien équipé et courageux que les Sikhs. Pour compliquer la structure de commandement, le responsable de la Compagnie des Indes orientales, le gouverneur général Lord Hardinge (en fonction de 1844 à 1848), était si impatient de passer à l'action qu'il s'était placé comme commandant en second de Gough.

Raja Lal Singh
Raja Lal Singh James Duffield Harding (Public Domain)

Les soldats britanniques de la Compagnie des Indes orientales, les cipayes (infanterie indienne), les Gurkhas (du Népal) et la cavalerie étaient tous confiants, compte tenu de leurs nombreux succès au cours du demi-siècle précédent. Les armées de la Compagnie des Indes orientales et des Sikhs étaient toutes deux bien équipées de mousquets à mèche, de mousquets à chargement par la culasse plus traditionnels, de baïonnettes, d'épées et de canons de toutes tailles.

L'armée sikhe, connue sous le nom de Khalsa, avait été bien entraînée par des mercenaires européens. En 1845, l'armée sikhe comptait quelque 6 200 cavaliers, 70 000 fantassins et 500 pièces d'artillerie. Cette armée de base était renforcée par des levées locales et l'emploi de troupes et de cavaliers irréguliers non entraînés. Enfin, il y avait une unité de 1 000 cavaliers connue sous le nom d'Akalis, composée de fanatiques religieux qui se battaient courageusement mais acceptaient rarement de recevoir des ordres de combat. Une brigade typique de l'armée sikh était composée d'environ 3 000 fantassins, 1 500 cavaliers et 35 canons, ce qui en faisait des unités de combat efficaces, compactes et mobiles.

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L'armée sikh se retira vers des positions fortifiées préparées à l'avance à Ferozeshah.

L'une des faiblesses de l'armée sikh était le manque de discipline qui l'avait affligée pendant la période troublée qui avait suivi Ranjit Singh. Un autre problème était que de nombreux commandants avaient été sélectionnés pour leur allégeance politique plutôt que pour leurs capacités martiales. Pire encore, le commandant sikh à Ferozeshah était Lal Singh (mort en 1866). Les événements d'après-guerre ont révélé que Lal Singh avait peut-être manqué d'esprit offensif, car il souhaitait occuper une position importante dans le nouveau Pendjab dominé par les Britanniques.

Ferozeshah

Après la bataille de Mudki, l'armée sikhe se retira vers des positions fortifiées déjà préparées à Ferozeshah. Gough, qui n'était pas le plus patient des commandants, ne voulait pas que ses hommes s'attardent sur les pertes décourageantes subies à Mudki. Après quelques jours de repos, il marcha donc sur Ferozeshah tôt le matin du 21 décembre. Ses forces furent finalement rejointes par 5 000 hommes frais commandés par le major-général Sir John Littler (1783-1856). Les forces totales de la Compagnie britannique des Indes orientales comptaient environ 18 000 hommes et 69 canons.

Troop Positions, Battle of Ferozeshah
Positions des troupes, bataille de Ferozeshah The Oxford Geographical Institute (Public Domain)

L'armée sikhe comptait quelque 22 000 hommes et disposait de plus de 100 canons. Les Sikhs étaient protégés sur trois côtés par des fortifications en terre; à l'intérieur de ce périmètre se trouvait le village de Ferozeshah. Le front principal était protégé par un fossé d'un mètre de profondeur et de deux mètres de largeur. Ils avaient pris la précaution de dégager une grande partie du terrain devant eux afin d'éliminer tout abri que l'ennemi aurait pu utiliser lors d'une attaque. Les Sikhs avaient également posé des mines au hasard aux alentours de leurs positions. Les deux points faibles étaient l'absence de fortifications du côté nord et la longueur des défenses, ce qui signifiait que l'armée était relativement dispersée.

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Bataille – Jour 1

Avant la bataille, le gouverneur général Hardinge voulait retarder l'attaque et attendre les renforts (l'armée de Littler), mais Gough était déterminé à poursuivre au cas où les Sikhs tireraient profit du renforcement de leur armée. Hardinge fit valoir son rang et Gough fut obligé d'attendre encore quelques heures. Les Britanniques attaquèrent finalement en milieu d'après-midi le 21 décembre. Les Britanniques prenaient déjà un risque en engageant la bataille alors que le jour le plus court de l'année était déjà bien entamé, et ils réduisirent encore leurs chances de succès lorsque Gough lança inexplicablement une charge contre le point le plus fort des défenses sikhes, le mur sud. La seule explication possible à cette décision est que Gough craignait que le temps nécessaire pour rassembler l'armée afin d'attaquer un autre côté des défenses sikhes ne permette aux renforts sikhs attendus d'arriver.

Les combats commencèrent par le barrage d'artillerie habituel des deux côtés. La compétence des artilleurs sikhs fut rapidement évidente, car ils "tiraient à un rythme considérablement plus élevé, trois coups pour chaque deux qu'ils recevaient en réponse" (Smith, 47). Ce déséquilibre et le fait que les canons sikhs étaient plus gros finirent par mettre tous les canons britanniques hors de combat. Gough envoya alors son infanterie, une fois de plus, attaquer le côté sud des défenses sikhs à la baïonnette.

Les tirs de canon sikhs, qui envoyaient désormais des mitrailles à travers le champ de bataille, étaient féroces. En une seule salve impressionnante, les Sikhs éliminèrent 260 hommes du 62e régiment britannique en à peine dix minutes. Les armes à poudre causaient des blessures terribles, broyant les membres, décapitant ou coupant en deux les soldats debout, voire éliminant plusieurs hommes d'un seul coup. Finalement, la persévérance des Britanniques leur permit de percer les défenses sikhes, mais les troupes d'infanterie sikhes, préparées à cette éventualité, repoussèrent les Britanniques hors du rectangle défensif. Le retrait des troupes de l'EIC perturba alors la progression des brigades qui continuaient d'avancer, rendant le champ de bataille encore plus chaotique. Les défenses sikhes furent une fois de plus percées à certains endroits. Le vieux vétéran Gough menait le combat en première ligne, vêtu d'un uniforme de combat étrange de son choix: un long manteau blanc assorti d'un casque colonial. Ses tactiques pouvaient être discutables, mais son courage ne faisait aucun doute.

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Sir Hugh Gough
Sir Hugh Gough Francis Grant (Public Domain)

À l'intérieur de la ligne défensive sikhe, les combats se poursuivirent dans et autour du camp sikh, les tireurs d'élite sikhs utilisant les tentes comme couverture pour abattre leurs cibles. La cavalerie britannique était désormais engagée dans la bataille et parvint également à pénétrer dans le camp ennemi, mais sa liberté de mouvement était entravée par les vastes installations de stockage et les tentes. Pendant ce temps, les canons sikhs continuaient de tirer. Même lorsqu'ils étaient chargés par la cavalerie ou submergés par l'infanterie, les artilleurs sikhs restaient à leur poste et continuaient de tirer jusqu'à ce qu'ils ne soient tués. Pour ajouter à la confusion, de nombreux soldats de l'EIC se sont laissés distraire lorsqu'ils ont commencé à chercher de l'eau et de la nourriture, dont ils avaient grand besoin, plusieurs heures après le début de la bataille.

La nuit tomba et les combats s'interrompirent, mais la nuit du 21 fut une épreuve pour tous en raison des températures glaciales. Les Britanniques n'avaient aucun moyen de se protéger du froid, car Gough avait ordonné le matin même de laisser les tentes derrière eux afin d'accélérer la marche vers Ferozeshah. La plupart des soldats n'avaient même pas leurs manteaux. Il était impossible d'allumer des feux, car ceux-ci n'auraient fait qu'attirer l'attention des tireurs sikhs. L'issue de la bataille était incertaine, beaucoup pensant qu'elle était perdue, d'autres estimant qu'elle était gagnée. Cependant, à la lumière de la lune, il devint évident que les combats devraient se poursuivre le lendemain pour trancher la question.

Bataille – Jour 2

Les forces britanniques étaient en déroute et épuisées, mais l'armée sikhe ne profita pas de son avantage. Les Sikhs restèrent derrière leurs défenses et la cavalerie resta totalement inactive. Le commandant sikh Lal Singh pensait que la victoire de la Compagnie britannique des Indes orientales n'était qu'une question de temps dans la première guerre anglo-sikhe. Par conséquent, il semble avoir mené la campagne de manière à minimiser l'efficacité de l'armée sikhe. Lal Singh ordonna même à un grand nombre de ses hommes de se retirer des lignes défensives pendant la nuit. Les canons sikhs continuèrent néanmoins à tirer dans l'obscurité, au cours d'une nuit amère et désespérée pour les Britanniques, comme le résume ici le lieutenant Bellars du 50e régiment:

Un camp en feu d'un côté du village, des mines et des chariots de munitions explosant dans toutes les directions, les ordres donnés à voix haute pour éteindre les incendies allumés par les cipayes, les salves tirées si les Sikhs s'aventuraient trop près, le grondement des canons monstrueux, les tirs incessants des plus petits, le sifflement continu des obus, des boulets et des balles, le son des clairons, le battement des tambours et les cris de l'ennemi, ainsi que la soif intense, la fatigue et le froid, sans savoir si le reste de l'armée était vainqueur ou vaincu, tout cela contribua à rendre cette nuit vraiment terrible.

(Bruce, 142)

East India Company Trooper & Sepoy
Compagnie britannique des Indes Orientales: Homme de troupe et cipaye Unknown Artist (Public Domain)

À 7 heures du matin, les Britanniques attaquèrent à nouveau, et cette fois-ci, leur progression fut bien meilleure que la veille. Les troupes sikhes qui défendaient encore les positions se battirent courageusement, mais leur nombre réduit fit que le camp fut rapidement envahi. L'épuisement des Britanniques et la tentation des abondantes provisions du camp sikh firent que l'ennemi en retraite ne fut pas poursuivi.

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Alors que les Britanniques semblaient avoir remporté la bataille, le commandant sikh Tej Singh (1799-1862) arriva à Ferozeshah avec une armée fraîche, qui commença immédiatement à bombarder les Britanniques avec des tirs de canon. Tej Singh, comme Lal Singh, était convaincu de la futilité de la guerre, et son retard à arriver sur le champ de bataille est révélateur. Un signe encore plus clair de la loyauté de Tej Singh fut son ordre de battre en retraite et de ne pas combattre l'armée de la Compagnie des Indes orientales, pourtant gravement affaiblie, même si celle-ci utilisait désormais les défenses que l'armée sikhe avait utilisées la veille. Incroyablement, alors qu'il semblait presque vaincu, Gough avait en fait orchestré une victoire mémorable.

Au cours des 36 heures de bataille, l'armée de la Compagnie britannique des Indes orientales perdit entre 2 500 et 3 000 hommes, morts ou blessés. D'autres victimes furent à déplorer après la bataille, car le camp sikh avait été fortement miné, et ces engins cachés firent de nombreuses victimes parmi les soldats qui pensaient que tout danger était écarté. Compte tenu du nombre élevé de pertes, il s'agissait d'une victoire marginale pour la Compagnie britannique des Indes orientales. La victoire fut due au courage des troupes de la Compagnie britannique des Indes orientales qui chargèrent sous un feu nourri, ainsi qu'à l'incompétence des commandants sikhs et à leur refus d'employer la cavalerie ou de continuer à se battre. Il est significatif que Lal Singh et Tej Singh, comme ils l'avaient espéré, obtinrent des postes administratifs élevés lorsque les Britanniques prirent le contrôle du Pendjab.

Conséquences

Lors du troisième engagement majeur de la guerre, le major-général Harry Smith (1787-1860) supervisa une autre victoire britannique lors de la bataille d'Aliwal, le 28 janvier 1846. Puis, le 10 février, la capacité du général Gough à inspirer ses hommes et le fait qu'il avait rassemblé autour de lui la plus grande armée jamais vue dans la guerre lui permirent de remporter la victoire lors de la bataille de Sobraon. Cette bataille mit fin à la guerre. En vertu du traité de Lahore, signé le 9 mars, la Compagnie britannique des Indes orientales établit le Pendjab comme "État protégé" et certaines parties de l'empire sikh passèrent sous son contrôle direct. La Compagnie reçut une indemnité colossale et prit également le contrôle du Jammu-et-Cachemire (en guise de paiement partiel de l'indemnité).

Cependant, des troubles couvaient sous la surface au Pendjab. Certains chefs sikhs estimaient avoir été abandonnés par leurs généraux sur le terrain pendant la première guerre (ce qui était effectivement le cas) et voulaient tenter une deuxième fois leur chance contre les Britanniques. Compte tenu des conditions écrasantes du traité de Lahore, les Sikhs avaient peu à perdre, mais potentiellement beaucoup à gagner dans une nouvelle guerre. La deuxième guerre anglo-sikhe (1848-1849) débuta en avril 1848 et se déroula principalement dans le sud et l'ouest de ce qui avait autrefois été l'Empire sikh. Une fois de plus, ce fut une campagne courte et sanglante, avec un siège et trois grandes batailles, dont la bataille de Chillianwala le 13 janvier 1849, qui entraîna de lourdes pertes des deux côtés. La Compagnie britannique des Indes orientales remporta une nouvelle fois la victoire dans cette guerre. L'ensemble du Pendjab fut annexé en mars 1849, et la Compagnie régnait désormais en maître en Inde.

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Questions & Réponses

Qui remporta la bataille de Ferozeshah ?

La Compagnie britannique des Indes orientales remporta la bataille de Ferozeshah en 1845 contre l'Empire sikh.

Pourquoi les Britanniques ont-ils remporté la bataille de Ferozeshah?

Les Britanniques remportèrent la bataille de Ferozeshah grâce à leur courage face aux tirs nourris des Sikhs et au comportement traitre des deux principaux commandants sikhs.

Qui a gagné les guerres anglo-sikhes?

La Compagnie britannique des Indes orientales remporta les deux guerres anglo-sikhes contre l'Empire sikh.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Mark Cartwright
Mark est un auteur, chercheur, historien et éditeur, à plein temps. Il s'intéresse particulièrement à l'art, à l'architecture et à la découverte des idées que partagent toutes les civilisations. Il est titulaire d'un Master en Philosophie politique et est le Directeur de Publication de WHE.

Citer cette ressource

Style APA

Cartwright, M. (2026, février 03). Bataille de Ferozeshah. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2130/bataille-de-ferozeshah/

Style Chicago

Cartwright, Mark. "Bataille de Ferozeshah." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, février 03, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2130/bataille-de-ferozeshah/.

Style MLA

Cartwright, Mark. "Bataille de Ferozeshah." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 03 févr. 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2130/bataille-de-ferozeshah/.

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