L'agora d'Athènes, fondée par Périclès, prospéra sous la domination macédonienne. Après la défaite de la Macédoine face à Rome, les Romains enrichirent ce quartier avant même que la Grèce ne soit annexée, puis encore davantage par la suite. La version romaine de l'agora resta le joyau d'Athènes jusqu'à sa destruction lors des invasions des IIIe et IVe siècles de notre ère.
L'agora originale fut détruite lors de l'invasion perse de 480 avant J.-C., mais l'homme d'État athénien Périclès (495-429 avant J.-C.) supervisa sa restauration et son développement entre 460 et 429 avant J.-C. Cette version du quartier resta le centre commercial et politique d'Athènes même après la chute de la Grèce aux mains de la Macédoine après la bataille de Chéronée en 338 avant J.-C. Sous la domination macédonienne, Athènes se devait d'approvisionner l'armée d'Alexandre le Grand (356-323 av. J.-C.), mais à part cela, la ville fut plus ou moins épargnée.
Après la mort d'Alexandre en 323 avant J.-C., Athènes, comme le reste de la Méditerranée, fut prise dans les guerres entre ses généraux qui se disputaient la succession (les guerres des Diadoques, 322-c. 275 av. J.-C.) et les guerres macédoniennes (214-148 av. J.-C.) entre la Macédoine et Rome. Au cours de la deuxième guerre de Macédoine (200-197 av. J.-C.), Athènes fut pillée par les troupes du roi macédonien Philippe V (r. de 221 à 179 av. J.-C.) et l'agora fut endommagée, mais reconstruite. Après avoir vaincu Philippe V de Macédoine en 197 avant J.-C. et brisé complètement le pouvoir macédonien en 168 avant J.-C., Rome joua un rôle de plus en plus important dans les affaires athéniennes, et ce d'autant plus après la prise de la Grèce par Rome à la suite de la bataille de Corinthe en 146 avant J.-C.
Les Romains traitèrent Athènes avec bienveillance jusqu'à ce qu'elle ne se joigne à une rébellion et ne soit pillée par le consul et dictateur romain Sylla (138-78 av. J.-C.) vers 87 av. J.-C. L'agora fut alors presque entièrement détruite. Plus tard, d'éminents citoyens romains manifestèrent toutefois leur admiration pour Athènes en commandant des projets de construction qui aboutirent à la création d'une nouvelle agora à proximité de l'ancienne.
Cette agora fut détruite par les invasions des Hérules germaniques et des Wisigoths en 267 et 396 après J.-C. respectivement, et ne fut pas reconstruite. Les congrégations chrétiennes réutilisèrent les bâtiments survivants ou en construisirent de nouveaux pour en faire des églises, et l'agora continua d'être un site commercial et un centre religieux. Les ruines de l'agora romaine, comme celles de la période antérieure, furent utilisées comme pierres de construction dans ces projets ultérieurs, mais les ruines qui furent laissées intactes, ainsi que certaines parties d'autres, restent aujourd'hui des attractions touristiques et des monuments populaires. La Stoa d'Attale, construite en tant que cadeau à Athènes par le roi Attale II de Pergame (r. de 159 à 138 av. J.-C.), fut reconstruite et restaurée dans les années 1950, et les efforts de préservation se poursuivent pour entretenir d'autres structures, bien qu'une grande partie du site reste à fouiller.
Agora de Périclès
L'agora primitive fut été développée sous Pisistrate (mort vers 528 av. J.-C.) et ses fils Hippias (r. vers 528-510 av. J.-C.) et Hipparque (r. vers 528-514 av. J.-C.) qui lui succédèrent. Leurs contributions comprenaient la voie Panathénaïque, la route menant aux temples de l'Acropole, des puits, des bornes et divers bâtiments, qui furent tous ou presque détruits lors de l'invasion perse de 480 avant J.-C. Périclès ordonna la reconstruction de l'agora et utilisa à cette fin les fonds versés par les autres cités membres de la Ligue de Délos (une organisation de défense dirigée par Athènes).
Bien que les autres cités-États s'y soient opposées, Périclès fit valoir qu'Athènes continuait de les protéger contre toute nouvelle invasion perse et pouvait disposer à sa guise des contributions, car l'argent n'avait aucune incidence sur l'objectif de la ligue. Les dates généralement avancées pour la restauration vont de 460 av. J.-C. à après la mort de Périclès en 429 av. J.-C., le temple d'Héphaïstos ayant été achevé vers 415 av. J.-C. Il s'agit de l'Agora classique, connue des philosophes tels que Socrate (470/469-399 av. J.-C.) et Platon (428/427-348-347 av. J.-C.), ainsi que de nombreux autres artistes, dramaturges et hommes politiques célèbres.
Alexandre et l'agora hellénistique
La Grèce fut conquise par Philippe II de Macédoine (r. de 359 à 336 av. J.-C.) à la suite de la bataille de Chéronée en 338 av. J.-C., remportée en grande partie grâce aux tactiques d'Alexandre, le fils de Philippe, alors âgé de 18 ans. Lorsque Philippe II fut assassiné en 336 av. J.-C., Alexandre lui succéda en tant que roi. Les Athéniens ressentaient bien une certaine amertume envers la domination macédonienne, mais ne pouvaient rien y faire, et Alexandre les laissa plus ou moins tranquilles après l'établissement de relations diplomatiques. Alexandre était bien plus intéressé par la conquête de l'empire perse achéménide que par la Grèce, sauf en tant que ligne d'approvisionnement pour son armée.
La stabilité de cette période encouragea un certain nombre de projets de construction à Athènes, mais pas dans l'agora à proprement parler. Le philosophe Aristote (384-322 av. J.-C.), qui avait été le précepteur d'Alexandre, enseignait dans son école, le Lycée, et l'Académie de Platon était également active, tout comme un certain nombre d'autres centres philosophiques. Athènes devint le centre intellectuel le plus célèbre de son époque, attirant des gens de tous horizons à l'agora. Le chercheur Robin Waterfield cite le discours de l'orateur Isocrate concernant la réputation d'Athènes à cette époque:
En matière de sagesse et de rhétorique, notre ville a tellement distancé le reste de l'humanité que les étudiants d'ici sont devenus les enseignants partout ailleurs. Notre ville a fait en sorte que la dénomination "Grec" ne désigne plus un peuple, mais une façon de penser: les gens sont appelés "Grecs" non pas tant en raison de leur nature commune, mais parce qu'ils partagent notre culture athénienne. (237)
Cette époque de l'agora est caractérisée par des développements culturels et intellectuels plutôt que par des constructions. Les œuvres commandées par Périclès, y compris les temples de l'Acropole, furent toutes conservées telles qu'elles l'étaient depuis leur construction. Cependant, après la mort d'Alexandre en 323 avant J.-C., la situation changea, car Athènes, comme le reste de la Méditerranée, fut prise dans les guerres de ses successeurs. Le sentiment anti-macédonien devint si courant dans la ville que tous ceux qui étaient associés à Alexandre, comme Aristote, choisirent sagement de partir avant d'être persécutés.
Destruction par Philippe V
Le général d'Alexandre, Cassandre (r. de 305 à 297 av. J.-C.), prit le contrôle de la Grèce après l'assassinat du fils d'Alexandre, Alexandre IV (r. en nom seulement 323 - vers 309 av. J.-C.). Les monarques qui succédèrent à Cassandre adhérèrent généralement à la même politique que lui concernant Athènes, et l'agora continua à fonctionner comme avant jusqu'au règne de Philippe V, dont la politique d'expansion le conduisit à entrer en conflit avec Rome lors des guerres macédoniennes.
Athènes avait déjà suscité la colère de Philippe V pendant la première guerre macédonienne (214-205 av. J.-C.) en demandant l'aide du roi Attale Ier de Pergame (r. de 241 à 197 av. J.-C.), un allié de Rome, ainsi que d'autres opposants à la politique de Philippe V. En 201 avant J.-C., cependant, certains Acarnaniens, alliés à Philippe V, pénétrèrent dans l'enceinte sacrée d'Éleusis pendant que se déroulaient les rites des mystères d'Éleusis et la profanèrent. Les Athéniens les exécutèrent pour cela, et Philippe V envoya son armée piller Athènes. L'agora, ainsi qu'une grande partie du reste de la ville, fut détruite. L'historien romain Tite-Live (59 av. J.-C. - 17 apr. J.-C.) décrit les conséquences:
Toutes les tombes et tous les monuments de leur territoire avaient été détruits. Les ombres de tous leurs morts étaient exposées, leurs os dépouillés de leur couverture de terre. Philippe avait répandu un feu funeste dans tous leurs sanctuaires ancestraux. (Histoire de Rome, 31.30)
Après le sac, Attale Ier fut de nouveau appelé à l'aide par les Athéniens, qui firent également appel à Rome. Philippe V fut vaincu par Rome lors de la bataille de Cynoscéphales en 197 av. J.-C., mourut en 179 av. J.-C. et fut suivi par son fils Persée (r. de 179 à 168 av. J.-C.) dont la politique déclencha la troisième guerre macédonienne (171-168 av. J.-C.), qui se termina par la défaite macédonienne lors de la bataille de Pydna en 168 av. J.-C.
Sac d'Athènes par Sulla
Les Romains furent tout d'abord considérés comme des libérateurs, mais, bien qu'ils n'aient pas pris le contrôle de la Grèce, ils s'impliquèrent de plus en plus dans les affaires des cités-États. Il n'existait pas de pays unifié en Grèce à cette époque, chaque cité-État avait ses propres politiques, lois, programmes et concepts de gouvernement. Athènes était toujours reconnue comme un centre culturel important et ses admirateurs et anciens étudiants, désormais dirigeants ou hommes fortunés qui vivaient ailleurs, faisaient des dons au trésor de la ville. Parmi eux figurait Attale II Philadelphe de Pergame (r. de 159 à 138 av. J.-C.), fils d'Attale Ier, qui offrit à l'agora d'Athènes sa Stoa d'Attale, l'un des bâtiments les plus impressionnants qui servait de centre commercial principal du marché.
L'agora continua à se développer grâce aux dons de bienfaiteurs, notamment des admirateurs romains, mais les Athéniens ressentaient autant l'ingérence romaine que la domination macédonienne. En 88 avant J.-C., un philosophe athénien nommé Aristion (mort en 86 av. J.-C.), qui s'était lié d'amitié avec Mithridate VI du Pont (r. de 120 à 63 av. J.-C.), prit le contrôle du gouvernement athénien en tant que tyran. Mithridate VI était alors en guerre contre Rome et Aristion encouragea Athènes à soutenir le Pont contre Rome. Le peuple suivit l'exemple d'Aristion dans l'espoir d'expulser l'influence étrangère, ce qui s'avéra être une erreur fatale.
Le dictateur romain Sulla (alias Sylla) marcha sur Athènes, l'encercla et l'assiégea. Son objectif réel était le port voisin du Pirée, qui approvisionnait Athènes, mais il ne disposait pas de navires pour briser la flotte grecque dans le port. La ville résista, même si les vivres étaient épuisés et que le peuple mourait de faim, jusqu'à ce que Sulla n'apprenne qu'une partie des murs entourant Athènes n'était pas gardée. Profitant de cette faiblesse, il sapa cette partie des remparts et s'empara de la ville. L'historien Plutarque (c. 50- c. 125 ap. J.-C.) décrit le massacre:
On ne sait pas combien de personnes ont été massacrées; même aujourd'hui, on estime leur nombre en fonction de la quantité de sang qui a recouvert le sol. Sans compter ceux qui ont été tués ailleurs dans la ville, le sang des morts dans l'agora s'est répandu dans toute la partie du Céramique qui se trouve du côté du Dipylon de la ville, et on dit qu'une grande partie s'est également répandue dans la banlieue à l'extérieur des portes. (Vie de Sylla, 14)
Le quartier de Céramique était situé à la périphérie de l'agora, c'était le quartier des potiers entre le Dipylon et le marché; cela pourrait signifier qu'au moins 100 stades (11 miles), mais probablement beaucoup plus, étaient recouverts de sang. Waterfield commente:
Des hommes, des femmes et des enfants, affaiblis par la famine, furent violés et massacrés. Lors du premier acte de vandalisme important contre les antiquités de la ville, les trésors furent pillés et emportés à Rome par bateau, ainsi que la quasi-totalité des esclaves de la ville. Sulla affirma plus tard qu'il avait donné l'ordre de ne pas démolir les bâtiments, mais si cela était vrai, ses hommes ignorèrent largement cet ordre; de nombreux bâtiments de l'agora furent détruits, et même l'Érechthéion sur l'Acropole fut endommagé par un incendie. (251)
Aristion fut exécuté avec ses partisans, puis Sulla s'empara du Pirée et instaura une oligarchie romaine pour gouverner Athènes. En 58 avant J.-C., Rome agrandit sa province de Macédoine pour y inclure certaines cités-États grecques, dont Athènes, bien que la ville ait retrouvé plus tard un certain degré d'autonomie. Les Athéniens reconstruisirent tant bien que mal, mais ils manquaient de fonds et durent même vendre l'île de Salamine pour obtenir l'argent nécessaire à leur survie.
Agora romaine
Finalement, ils firent appel à des étrangers, notamment à de riches Romains, pour obtenir des dons afin de les aider à reconstruire, mais ce processus fut lent et de nombreux bâtiments de l'agora restèrent en ruines pendant des décennies. Lorsque des fonds étaient disponibles, les donateurs stipulaient souvent à quoi devait ressembler le bâtiment qu'ils finançaient, de sorte que l'agora et les quartiers environnants commencèrent à adopter un style architectural particulièrement romain. Waterfield note:
L'effondrement des anciennes structures, ainsi que la nécessité pour la ville de se racheter pour avoir constamment choisi le mauvais camp tout au long du premier siècle avant J.-C., accélérèrent le processus de romanisation. Non seulement les styles architecturaux changèrent (bien que lentement, en raison de l'antiquarianisme romain), mais les individus adoptèrent des noms et des mœurs romains, et de nombreux Romains s'installèrent à Athènes en tant que commerçants ou exilés, ou y passèrent en tant qu'étudiants ou pèlerins culturels. (253)
En 31 avant J.-C., Octave César (le futur Auguste, qui régna de 27 avant J.-C. à 14 après J.-C.) vainquit Marc Antoine et Cléopâtre (qui avaient revendiqué la Grèce) lors de la bataille d'Actium et fit de la région une province romaine. L'agora fut ensuite connue sous le nom de Marché de César et d'Auguste, et la plupart des ruines existantes datent du règne de l'empereur romain Auguste. On accédait au marché par deux portes: une entrée principale à l'ouest (la porte d'Athéna) et une deuxième entrée à l'est (le Propylée). Le marché à proprement parler était une cour à ciel ouvert entourée de plusieurs stoas (colonnades couvertes) sur les quatre côtés, qui abritaient des boutiques. La Stoa d'Attale se trouvait au nord, à côté de la bibliothèque publique. Il y avait une grande fontaine au sud et, vraisemblablement, d'autres qui servaient à irriguer les jardins publics. Les structures les plus connues de l'agora romaine sont:
La Tour des Vents, également connue sous le nom d'Horloge d'Andronicos, fut probablement construite au IIe siècle avant J.-C., mais peut-être au Ier siècle. Il s'agit de la ruine la plus célèbre de l'agora aujourd'hui. Elle servait d'horloge à eau, de cadran solaire et de girouette. C'est probablement la structure la plus souvent peinte ou photographiée de l'agora romaine.
La porte d'Athéna Archegetis (Athéna la Chef) était l'entrée ouest de l'agora. Elle fut construite en marbre pentélique et financée par des dons au nom de Jules César et d'Auguste. Les ruines de la porte sont un monument bien connu dans l'Athènes moderne.
Le Propylée oriental était l'entrée est de l'agora. Construit vers 19-11 avant J.-C. en marbre hymettien, ses quatre colonnes ioniques se dressent encore aujourd'hui.
L'Odéon d'Agrippa (qui n'existe plus aujourd'hui) fut construit en 15 avant J.-C. par Marcus Vipsanius Agrippa (vers 64-12 av. J.-C.), homme d'État romain, général et gendre d'Auguste César. Il s'agissait d'un auditorium de deux étages pouvant accueillir 1 000 spectateurs, situé au centre de l'agora. Il fut détruit par les Hérules en 267 après J.-C.
L'Agoranomion était un long bâtiment rectangulaire situé dans la partie est de l'agora, datant du Ier siècle de notre ère et dédié à Auguste César en tant que divinité. On pense que ce bâtiment servait de lieu de culte pour le culte de l'empereur, qui considérait les dirigeants romains à partir d'Auguste comme des divinités. La façade et les colonnes sont encore visibles aujourd'hui.
Les Vespasianae (Latrinae) étaient les latrines publiques situées dans un bâtiment rectangulaire également orienté vers l'est. On entrait dans une antichambre/foyer avant de passer dans une salle carrée où des bancs en pierre percés de trous faisaient le tour du périmètre. Sous les latrines, un tuyau d'égout évacuait les déchets. Les latrines et les fondations sont encore visibles, mais le bâtiment fut détruit au cours du IIIe ou IVe siècle après J.-C.
La mosquée Fethiye date du XVe siècle et est le seul bâtiment de l'agora qui n'ait pas été construit par les Romains. La mosquée fut construite sur les ruines d'une ancienne basilique chrétienne qui, elle aussi, avait très probablement été construite avec des pierres provenant d'un bâtiment plus ancien du quartier de l'agora.
Conclusion
Bien que l'agora romaine soit étroitement associée à Jules César et à Auguste, les empereurs ultérieurs ont également contribué à son développement. Hadrien (r. de 117 à 138 après J.-C.), grand admirateur de la culture grecque depuis son plus jeune âge, acheva les ajouts au marché, notamment la fontaine connue sous le nom de Nymphée, richement décorée de statues de nymphes, et une statue de lui-même érigée vers le centre du marché. En réalité, Hadrien ne fit que commencer la construction du Nymphée, qui fut achevé sous son successeur Antonin le Pieux (r. de 138 à 161 apr. J.-C.). Hadrien fut également honoré par les Grecs qui érigèrent une porte en son honneur et le nommèrent "fondateur d'Athènes" pour ses dons à la ville.
Pendant la crise du IIIe siècle (235-284 apr. J.-C.), le gouvernement central se déstabilisa et les provinces romaines se séparèrent, ou du moins tentèrent de le faire, tandis que les tribus germaniques envahissaient tout ce qu'elles pouvaient. Les Hérules pillèrent Athènes en 267, détruisant de nombreux bâtiments et sanctuaires, notamment l'Odéon et la Stoa d'Attale, et les Wisigoths en firent de même en 396, laissant le célèbre marché en ruines. L'une des structures qui survécut fut le temple d'Héphaïstos de l'époque de Périclès, qui fut reconverti en église, mais peu d'autres bâtiments restèrent intacts.
L'ancienne agora, que les Romains considéraient comme une sorte de parc archéologique, mais qui n'avait jamais été entièrement restaurée après Sulla, fut peu à peu recouverte de terre et de nouvelles constructions, tandis que l'agora romaine resta en ruines après sa chute. La vaste superficie qu'elle couvrait autrefois fut progressivement réduite par les habitations construites pendant l'Empire byzantin (330-1453 ap. J.-C.) et l'occupation turque ultérieure de la Grèce. Au XIXe siècle, après que la Grèce eut obtenu son indépendance de la Turquie, des efforts de restauration et de préservation furent entrepris pour sauver les ruines existantes du quartier de l'agora.
Aujourd'hui, ces ruines constituent une attraction touristique majeure, au même titre que les autres sites historiques d'Athènes, et attirent des visiteurs du monde entier. La Stoa d'Attale, entièrement reconstruite, abrite un musée de l'agora qui expose des objets datant des périodes grecque et romaine, lorsque l'agora était le centre de la vie culturelle d'Athènes.