Jan Hus

Définition

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 16 novembre 2021
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Disponible dans ces autres langues: anglais, ukrainien
Jan Hus Being Burnt at the Stake (by Fb78, Public Domain)
Jan Hus est brûlé sur le bûcher
Fb78 (Public Domain)

Jan Hus (également Jean Huss, l. c. 1369-1415) était un philosophe, prêtre et théologien tchèque qui, inspiré par les travaux de John Wyclif (l. 1330-1384), remit en question les politiques et les pratiques de l'Église médiévale et lança ainsi la Réforme de Bohême. Refusant d'abjurer ses opinions, il fut arrêté et brûlé sur le bûcher en 1415.

À cette époque, l'Église était la seule autorité religieuse d'Europe et un pouvoir politique important. La destination éternelle d'une personne était dictée par la façon dont elle suivait les préceptes de l'Église, et puisque le paradis, le purgatoire et l'enfer étaient considérés comme des absolus après la mort, les gens se conformaient aux enseignements de l'Église pour éviter une éternité de douleur et de souffrance. Cependant, l'Église s'éloigna de ses premières préoccupations spirituelles et s'impliqua davantage dans les affaires du monde à l'époque du Moyen Âge (vers 476-1500).

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Dès le 7e siècle, la dissidence était condamnée comme hérésie et réduite au silence, mais lorsqu'un mouvement était écrasé, un autre prenait sa place. John Wyclif était un prêtre et théologien anglais qui avait la chance d'avoir le soutien de puissants nobles capables de le protéger. Bien que l'Église l'ait finalement condamné comme hérétique et ait brûlé ses œuvres, nombre d'entre elles avaient déjà été copiées et avaient fait leur chemin jusqu'en Bohême.

Hus était prêtre à Prague lorsqu'il découvrit les œuvres de Wyclif et commença à contester les politiques de l'Église, en particulier la vente d'indulgences, qui, selon l'Église, permettait de réduire le temps passé au purgatoire ou de libérer l'âme d'un être cher. Il fut convoqué devant un tribunal ecclésiastique avec la promesse d'un sauf-conduit, mais il fut ensuite trahi, emprisonné et exécuté. Ses disciples, connus sous le nom de hussites, restèrent fidèles à sa vision, ce qui conduisit aux guerres hussites de 1419 à 1434 environ entre leurs forces et les loyalistes de l'Église qui finirent par l'emporter.

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Les Hussites ne furent cependant pas complètement écrasés et maintinrent en vie la soi-disant "hérésie hussite". Bien que les opinions de Hus n'aient pas directement inspiré les efforts ultérieurs de Martin Luther (1483-1546), ce dernier adopta les enseignements de Hus après avoir lancé son propre mouvement de réforme en Allemagne. Aujourd'hui, Hus est reconnu, au même titre que Wyclif, comme un protoréformateur, c'est-à-dire une personne qui prôna la réforme de l'Église avant la Réforme protestante de 1517-1648.

Enfance et éducation

Jan Hus naquit à Husinec, en Bohême (l'actuelle République tchèque) vers 1369, bien que certains spécialistes aient avancé la date de 1372 ou 1373. Son nom de famille est inconnu car il était appelé "Jan, fils de Michaluv" (Jan, fils de Michel), le prénom de son père. On ne sait rien de son père, mais on pense qu'il s'agissait probablement d'un paysan ou d'un ouvrier, car la famille appartenait à la classe inférieure, et Hus décrira plus tard que ses débuts dans la vie furent marqués par la pauvreté. Sa mère lui apprit à lire à l'aide de la Bible de Bohème et l'encouragea également, ainsi que son frère, à entrer dans la prêtrise car ils pourraient ainsi vivre dans le confort. On ne sait pas s'il avait d'autres frères et sœurs.

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HUS fut INITIÉ AUX TRAVAUX DE JOHN WYCLIF EN 1402 PAR SON AMI JÉRÔME DE PRAGUE.

Hus décrit ses débuts comme un continuel labeur; ils vivaient dans une chaumière en torchis avec un toit de chaume qui fuyait et un sol en terre battue sur lequel la famille dormait avec ses animaux. Il ne mentionne pas la profession de son père, mais raconte comment il aidait sa mère à labourer, planter et récolter les cultures. Il n'est pas clair si l'agriculture était la principale occupation de la famille ou si le père de Hus travaillait ailleurs, mais les premières années de Hus semblent tourner autour de l'agriculture, de l'aide à sa mère et de l'apprentissage des Écritures à partir de la Bible de Bohême, qui avait été traduite de la Vulgate latine en tchèque vers 1360.

À l'âge de neuf ou dix ans, Hus fut envoyé dans une église voisine (ou, plus probablement, dans un monastère) pour y apprendre le latin. Aucune raison n'est donnée pour expliquer son départ de la maison, mais il est probable que c'était sur l'insistance de sa mère qui espérait que ses deux fils deviendraient prêtres et échapperaient à la dure vie paysanne de l'époque. Il était un étudiant capable qui impressionnait ses professeurs, et ceux-ci le recommandèrent pour des études supérieures à Prague où il obtint l'équivalent du baccalauréat en 1393 et de la maîtrise en 1396.

Wyclif et Hus

Hus fut initié aux œuvres de John Wyclif en 1402 par son ami Jérôme de Prague (1379-1416) qui avait été étudiant à l'Université d'Oxford (où Wyclif avait enseigné) et avait copié certains de ses écrits. Wyclif avait contesté l'autorité et le fondement biblique du pape, critiqué le luxe, l'ignorance et la cupidité du clergé, plaidé contre la validité de la vente des indulgences et appelé à un retour à la simplicité et à la pauvreté du christianisme primitif, telles que décrites dans le livre biblique des Actes.

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Selon lui, l'Église médiévale s'était égarée au 8e siècle en acceptant comme valide le faux connu sous le nom de "Donation de Constantin". La Donation de Constantin était un document prétendant que, vers 315-317, l'empereur romain Constantin le Grand avait accordé à l'Église le pouvoir suprême dans les affaires temporelles après avoir été guéri de la lèpre par le pape Sylvestre Ier. Le pape Sylvestre Ier, selon l'histoire, lui rendit ensuite la pareille en permettant à Constantin de régner, mais l'Église affirma que cela avait créé le précédent selon lequel ce n'était que par la grâce de l'Église qu'un monarque, dans n'importe quel pays, régnait et que l'Église pouvait donc s'impliquer dans les affaires politiques et militaires. Wyclif dénonçait la Donation de Constantin, l'avidité foncière de l'Église et l'obsession de pouvoir temporel que tous deux représentaient.

Non seulement Hus était entièrement d'accord avec Wyclif, mais il utilisait les mêmes mots et arguments dans son propre défi à l'Église. L'expert David. S. Schaff commente:

Non seulement a-t-il les mêmes grands principes que Wyclif et aussi beaucoup de ses citations des Pères et du droit canon et ses preuves des Écritures [mais] Huss s'appropria paragraphe après paragraphe de son prédécesseur et les transféra souvent avec peu de changement dans ses propres pages. (xxvi)

Pourtant, comme le note Schaff, Hus ne se contenta pas de plagier Wyclif, mais utilisa ses arguments et ses exemples pour fonder les siens. On ne sait pas si Hus avait déjà commencé à remettre en question l'autorité de l'Église avant de découvrir les œuvres de Wyclif, mais il est probable qu'il l'avait fait, et ses propres difficultés à concilier la politique et la doctrine de l'Église avec les Écritures l'amenèrent à adopter les vues de Wyclif. Hus était encore un membre en règle de l'Église en 1402 lorsqu'il fut nommé recteur de l'université de Prague et prêtre de la chapelle de Bethléem, mais cela allait bientôt changer.

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Matej Hádek as Jan Hus
Matej Hádek en tant que Jan Hus
Czech Television (Copyright)

La chapelle Bethléem avait été créée en 1391 à la condition que toutes les célébrations se déroulent en tchèque et non en latin, comme le souhaitait l'Église catholique. La chapelle pouvait accueillir plus de 3 000 fidèles, et Hus attira un public qui allait finir par excéder la taille du bâtiment et diffuser ses enseignements peu orthodoxes dans toute la région. Utilisant la Bible de Bohême et prêchant en langue vernaculaire, Hus établit une relation directe et personnelle avec son public, et ce qu'il enseignait était en contradiction avec les politiques et les pratiques de l'Église.

Conflit avec l'Église

À cette époque, l'Église était divisée par le schisme occidental (1378-1417), au cours duquel il y avait deux papes: le pape Urbain VI à Rome et l'antipape Clément VII à Avignon, en France. En 1408, Grégoire XII à Rome et Benoît XIII à Avignon leur succèdèrent. Dans ses sermons, prononcés deux fois le dimanche, Hus dénonçait le type de politique qui avait créé cette situation et la corruption de la hiérarchie ecclésiastique qui l'avait permise. Ses critiques de l'Église attirèrent une foule importante aux deux offices et ont attirèrent aussi l'attention de l'archevêque Zbyněk Zajíc (c. 1376-1411) qui avait peut-être une certaine sympathie pour Hus, mais qui, en tout cas, ne fit rien pour le censurer.

HUS S'OPPOSAIT AVEC VÉHÉMENCE À LA VENTE D'INDULGENCES (COMME L'AVAIT FAIT WYCLIF) QU'IL CONSIDÉRAIT COMME NON BIBLIQUE ET AVARICIEUSE.

Le roi Wenceslas IV de Bohème (r. en Bohème 1378-1419, roi d'Allemagne 1376-1400), par contre, était certainement favorable car sa compagne, la reine Sophia, assistait régulièrement aux offices de Hus et l'admirait. Préoccupé par l'interférence possible de Grégoire XII avec ses objectifs politiques, Wenceslas IV décréta que le clergé de Bohême devait rester neutre, ne soutenant la légitimité d'aucun des deux papes. Hus et ses partisans tchèques acceptèrent cette décision, tandis que le clergé allemand et d'autres ne le firent pas. Le décret de Kutna Hora de 1409 de Wenceslas IV donna alors le droit de au clergé tchèque de voter à l'université, ce qui entraîna le départ des Allemands et donna aux disciples tchèques de Hus, et à Hus lui-même, la liberté totale de prêcher et d'enseigner ce qu'ils voulaient.

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Pour tenter de guérir le schisme, le clergé de Pise élit un troisième pape, Alexandre V, qui fut reconnu comme le vrai pape par Hus, ses partisans et Wenceslas IV. Alexandre V, préoccupé par l'hérésie en Bohème, ordonna de brûler les œuvres de Wyclif (ce qui fut exécuté par l'archevêque Zajíc) mais ne prit aucune mesure contre Hus. Alexandre V mourut en 1410 et le pape Jean XXIII lui succéda. Il envoya le clergé vendre des indulgences (en Bohême et ailleurs) afin de récolter des fonds pour sa croisade contre Naples. Hus s'opposa avec véhémence à la vente d'indulgences (comme l'avait fait Wyclif), qu'il considérait comme non biblique et avaricieuse.

The Devil Selling Indulgences
Le Diable Vendant les Indulgences
Packare (Public Domain)

Hus préconisait également la pratique de l'utraquisme ("sous chacune des deux espèces"), dans laquelle le pain et le vin sont tous deux donnés aux fidèles pendant la célébration de l'Eucharistie à la messe, et critiquait la pratique des prêtres qui offraient le pain aux laïcs mais réservaient le vin pour eux seuls. Hus condamnait également le pape pour sa croisade, affirmant qu'aucun chrétien ne devrait prôner ou encourager la violence, et encore moins le chef de l'Église. Les sermons de Hus continuèrent d'être populaires auprès du peuple qui rejeta la vente d'indulgences et brûla les édits papaux; en 1411, trois des disciples de Hus qui défiaient l'Église - Hudec, Kridelko et Polak - furent exécutés pour hérésie.

Plutôt que de reconnaître le verdict de l'Église, les hussites prirent les corps des trois hommes, déjà reconnus comme des martyrs (comme aujourd'hui), les préparèrent pour une sépulture chrétienne et les portèrent dans les rues de la place de la ville jusqu'à la chapelle de Bethléem. Hus célébra en personne le service funèbre en utilisant les rites réservés aux martyrs de la foi, plutôt que ceux des laïcs. Il qualifia les trois personnes de trésors précieux qui avaient donné leur vie pour la cause de la vérité et réfuta les allégations d'hérésie de l'Église.

Condamnation et exécution

En Bohême, les frontières étaient désormais clairement tracées entre les partisans de Hus (hussites) et les catholiques. Hus devint la voix du peuple tchèque, séparant le christianisme tchèque de l'Église catholique comme une forme plus pure de la religion. L'expert Diarmaid MacCulloch commente:

Dans ses sermons, bientôt très populaires dans la ville, Hus reprit le thème de la réforme de l'Église, et son soutien enthousiaste par les nobles tchèques [était significatif]. Le mouvement de Hus devint une affirmation de l'identité tchèque contre les germanophones dans l'Église de Bohême et dans la communauté et il puisait son soutien dans tous les secteurs de la société, de l'université au village. (37)

Comme pour Wyclif en Angleterre, les nobles de Bohême comme Wenceslas IV comprirent que toute perte de pouvoir de l'Église signifiait plus pour eux-mêmes et qu'il était donc dans leur intérêt de soutenir Hus. Malgré tout, il était impossible d'ignorer l'Église catholique ou ses adeptes en Bohême et Wenceslas IV tenta donc une réconciliation entre les deux factions en 1412. Les deux parties semblent avoir essayé de trouver un compromis, mais finalement, leurs différences étaient tout simplement trop importantes. Hus refusa de reconnaître le pape en tant que chef de l'Église car les Écritures indiquaient clairement que ce rôle appartenait au Christ seul. Plus tard, Hus s'adresserait directement à Jésus-Christ, sans passer par l'autorité papale, pour défendre ses enseignements. Il refusa également de revenir sur sa condamnation de la vente d'indulgences et d'autres politiques qui n'étaient pas soutenues par les Écritures.

The Trial of Jan Hus
Le procès de Jan Hus
Vaclav Brozik (Public Domain)

En 1413, Hus termina son célèbre ouvrage De Ecclesia (L'Église) qui s'inspirait de Wyclif pour faire la déclaration définitive de Hus sur l'Église de l'époque et sur la distance qui la séparait de la mission et de la vision de Jésus-Christ. La même année, il rédigea un certain nombre d'autres ouvrages importants, notamment une critique de la pratique de la simonie - le placement d'amis et de membres de la famille du clergé, souvent incompétents et sans instruction, à des postes ecclésiastiques confortables - et des pamphlets attaquant certains ecclésiastiques. Comme dans le cas de Wyclif, ces pamphlets étaient imprimés par le système de gravure sur bois (xylographie) et diffusés par ses fidèles.

Le demi-frère de Wenceslas IV, Sigismond de Hongrie (1368-1437), qui portait alors le titre de "roi des Romains", s'impliqua dans le conflit et convoqua le concile de Constance (1414-1418) pour résoudre les différends entre les hussites et les catholiques. Sigismond promit à Hus un sauf-conduit jusqu'à Constance, ce qui signifiait qu'il ne pourrait ni être emprisonné ni subir quelque atteinte que ce soit, afin qu'il puisse expliquer ses enseignements. Il arriva à Constance au début du mois de novembre 1414 et, en attendant le début de la conférence, prêcha aux habitants de la ville. Les autorités catholiques y virent une violation de son sauf-conduit et le firent arrêter.

Bien que Sigismond ait été accusé par certains historiens d'avoir été complice de l'arrestation de Hus, il ne semble pas qu'il en ait été conscient, et lorsque la situation lui fut signalée, avant l'exécution de Hus, il fut outré que sa parole d'honneur ait été si facilement ignorée. Les ennemis de Hus, cependant, aplanirent la situation en faisant remarquer que Hus était la source de troubles tant religieux que civils, qu'il avait rompu l'accord de sauf-conduit en prêchant à Constance, et que le sauf-conduit devait être considéré comme invalide. Quel que fût son sentiment personnel sur la situation, Sigismond ne fit rien pour intervenir dans les événements qui suivirent.

Même s'il avait été emprisonné et mal traité par les responsables catholiques, Hus croyait encore qu'ils allaient entendre sa cause et le juger équitablement. Il déclara qu'il était prêt à abjurer si l'on pouvait lui montrer, à partir des Écritures - et non des enseignements de l'Église - qu'il était dans l'erreur. Les fonctionnaires ignorèrent son geste, exigèrent qu'il se rétracte et, comme il ne le fit pas, le remirent aux autorités séculières afin qu'il soit exécuté. Il fut brûlé sur le bûcher le 6 juillet 1415. Ses cendres furent ensuite jetées dans le Rhin pour empêcher ses partisans de les recueillir à des fins de vénération, et ses œuvres, considérées hérétiques, furent condamnées et détruites.

Jan Hus Being Burned at Stake
Jan Hus sur le bûcher
Czech Television (Copyright)

Conclusion

Au cours de la Réforme protestante en Allemagne, une histoire circula selon laquelle Hus, sur le bûcher, avait prédit la venue de Martin Luther qui poursuivrait son œuvre et confirmerait sa vision. Cette "prédiction" est un mythe ultérieur inventé par les partisans de Luther après le début de la Réforme pour l'associer à Hus qui, à cette époque, était déjà considéré par la faction protestante comme un protoréformateur et un martyr précoce pour la cause de la liberté religieuse. L'ami de Hus, Jérôme de Prague, sera également nommé martyr car il fut brûlé vif pour hérésie un an après l'exécution de Hus. Un autre ami de Hus, Jacob de Mies (1372-1429), évita ce terrible sort en prenant soin d'accepter l'essentiel de la doctrine de l'Église tout en prêchant la foi selon Hus.

On ignore ce que Wenceslas IV ou Sigismond ressentirent à propos de l'exécution de Hus, les archives de l'époque consacrant davantage de place aux troubles civils qui suivirent. Le Conseil de Constance avait également condamné Wyclif à titre posthume et ordonné la destruction massive de ses œuvres, ce qui, avec les exécutions de Hus, Jérôme et d'autres, déclencha la révolte hussite qui conduisit aux guerres hussites de 1419. L'expert John Bossy commente au sujet des hussites et de leur unité de vision initiale:

La face externe de leur solidarité fut une hostilité extrême envers les Allemands de Bohême et, après le bûcher de Hus, envers l'Église orthodoxe dans son ensemble, qui avait fait subir à la nation tchèque un déshonneur qui devait être vengé. (81)

Jan Hus Statue
Statue Jan Hus
 Mateusz Gazda (CC BY-NC)

Les hussites furent d'abord victorieux contre les armées loyalistes de l'Église, grâce surtout à leur général Jan Žižka (c. 1360-1424), un brillant tacticien, mais ils furent finalement vaincus en 1434. Néanmoins, les hussites avaient suffisamment de pouvoir pour forcer l'Église à négocier lors du concile de Bâle en 1436, au cours duquel la Bohême obtint la liberté pour laquelle Hus s'était battu de pouvoir observer sa propre version du christianisme.

De nos jours, Jan Hus est reconnu comme un courageux protoréformateur qui refusa de transiger sur sa vision et ses valeurs et qui mourut honorablement pour ce en quoi il croyait. En 1999, l'Église a officiellement présenté ses excuses pour l'exécution de Hus et il continue d'être honoré en tant que noble représentant du Dieu qu'il servait par les membres de nombreuses confessions chrétiennes différentes, y compris les catholiques .

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth a enseigné l’anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l’anglais et l’italien et a 25 ans d’expérience dans le domaine de l’éducation. Elle aime voyager et découvrir la langue, l’histoire et le patrimoine culturel des différents pays qu'elle visite.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2021, novembre 16). Jan Hus [Jan Hus]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20185/jan-hus/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Jan Hus." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le novembre 16, 2021. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20185/jan-hus/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Jan Hus." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 16 nov. 2021. Web. 27 juin 2022.

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