Edward Winslow

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
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Edward Winslow (by School of Robert Walker, Public Domain)
Edward Winslow School of Robert Walker (Public Domain)

Edward Winslow (1595-1655) était membre de la congrégation séparatiste (plus tard connue sous le nom de pèlerins) qui embarqua à bord du Mayflower en 1620 pour fonder la colonie de Plymouth dans l'actuel Massachusetts, aux États-Unis. Il devint l'un des citoyens les plus éminents, il négocia le traité de paix avec la Confédération Wampanoag (avec John Carver, 1584-1621), guérit leur chef Massasoit (vers 1581-1661) d'une maladie, servit de conseiller aux gouverneurs John Carver et William Bradford (1590-1657), occupa lui-même ce poste et rédigea plus tard les Articles de la Confédération de la Nouvelle-Angleterre, précurseurs de la première version de la Constitution américaine.

Il est toutefois surtout connu pour ses écrits retraçant les premières années de la colonie, Mourt's Relation (écrit avec Bradford, publié en 1622) et Good News from New England (publié en 1624), ainsi que d'autres ouvrages publiés plus tard. Il est le seul passager du Mayflower à avoir eu son portrait peint de son vivant, actuellement exposé au Pilgrim Hall Museum, dans le Massachusetts, aux États-Unis.

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Winslow était l'un des passagers du Mayflower les plus lettrés, bien éduqué, ayant été apprenti chez l'éditeur John Beale à Londres. Ses écrits témoignent d'une maîtrise évidente de la forme narrative, d'une bonne connaissance du genre des récits de voyage et des guides promotionnels (alors très populaires parmi les Européens qui envisageaient de s'installer en Amérique), ainsi que des œuvres littéraires, philosophiques et religieuses. Il est également remarquable pour sa compréhension de la langue des Amérindiens, décrivant et expliquant un certain nombre de leurs mots et concepts dans son ouvrage Good News.

Winslow fut gouverneur à trois reprises, participa aux premières explorations de la région et fut le principal diplomate auprès de la Confédération Wampanoag.

Pendant son séjour dans la colonie de Plymouth, il occupa trois fois le poste de gouverneur, participa aux premières explorations de la région et fut le principal diplomate auprès de la Confédération Wampanoag avant de retourner en Angleterre dans les années 1640. Il mourut de fièvre lors d'une expédition en Jamaïque en 1655 et fut inhumé en mer, mais sa vie et ses réalisations ont depuis été honorées par des monuments dans le Massachusetts, aux États-Unis, et par l'intérêt continu pour ses écrits, qui sont considérés comme parmi les plus importants de l'Amérique coloniale.

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Jeunesse et congrégation de Leyde

Winslow, l'aîné de cinq garçons, vit le jour dans le Worcestershire, en Angleterre, en 1595, fils d'Edward Winslow, Sr. et de son épouse Magdalene. La famille appartenait probablement à la classe supérieure et figurait parmi les plus aisées de leur communauté. Le père de Winslow travaillait dans le commerce du sel et occupait le poste de sous-shérif. À l'âge de dix ou onze ans, Winslow fut inscrit à la King's School. Le fait que la famille ait pu se permettre d'envoyer son fils aîné à l'école plutôt que de le faire travailler est souvent cité pour étayer l'hypothèse selon laquelle elle appartenait à la classe supérieure.

En 1613, Winslow devint apprenti chez l'éditeur John Beale à Londres. Le chercheur Kelly Wisecup commente cette période de sa vie:

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Après ses études, Winslow travailla comme apprenti à Londres pour l'imprimeur John Beale. Au cours de ce travail, il fut probablement confronté à divers textes populaires, notamment des rapports sur le Nouveau Monde et ses peuples. Beale imprima de nombreux sermons et guides de dévotion, ainsi que plusieurs pièces de théâtre, des récits de meurtres et des récits de voyage en Guyane et en Virginie pendant l'apprentissage de Winslow... Winslow aurait donc pu se familiariser avec les descriptions des voyageurs sur les connaissances et l'expertise médicinales des peuples autochtones. (17-18)

À cette époque (vers 1613), l'Angleterre explorait depuis des décennies les côtes de l'Amérique du Nord et, après quelques tentatives infructueuses, avait réussi à fonder la colonie de Jamestown en Virginie en 1607. Le capitaine John Smith (1580-1631), l'un des fondateurs de Jamestown, avait cartographié de manière exhaustive la région de l'actuelle Nouvelle-Angleterre et, ses travaux étant très populaires, ils avaient peut-être également été publiés par Beale et auraient donc peut-être été à la disposition de Winslow.

Il fut élevé dans l'Église anglicane, mais embrassa la vision puritaine-séparatiste du christianisme avant l'âge de 20 ans. Bien que l'Église anglicane ait été fondée après avoir rompu avec le catholicisme, elle conservait encore un certain nombre d'aspects catholiques, auxquels les puritains s'opposaient et qu'ils voulaient supprimer. Certains puritains (connus sous le nom de séparatistes) estimaient toutefois que l'Église était trop corrompue pour être purifiée et prônaient la création de leurs propres congrégations, inspirées de la théologie du réformateur Jean Calvin (1509-1564) et de l'ancien prêtre anglican Robert Browne (1550-1633), qui croyaient en une interprétation littérale de la Bible comme parole infaillible de Dieu.

Le roi Jacques Ier d'Angleterre (r. de 1603 à 1625), en tant que chef de l'Église, ne prenait pas cette dissidence à la légère, et les séparatistes étaient régulièrement persécutés pour sédition, car toute critique de l'Église était considérée comme une trahison. Malgré cela, de nombreuses congrégations séparatistes virent le jour dans toute l'Angleterre, parmi lesquelles un petit groupe dans le village de Scrooby, auquel appartenait l'écrivain William Brewster (1568-1644). Ce groupe, persécuté en 1607, s'enfuit à Leyde, aux Pays-Bas, où le gouvernement appliquait une politique de tolérance religieuse.

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William Brewster
William Brewster Alfred Stevens Burbank (Public Domain)

Il semble que Brewster ait contacté Winslow, alors que ce dernier était encore apprenti chez Beale, pour lui demander de l'aide dans la publication de tracts et de brochures anti-anglicans. Winslow avait été engagé par Beale pour huit ans, mais n'avait servi que la moitié de cette période avant de rompre ses liens et de rejoindre la congrégation de Brewster à Leyde en 1617, où il s'appuya sur son expérience chez Beale pour publier les œuvres de Brewster. En 1618, l'un de ces tracts anti-anglicans attira l'attention du roi Jacques Ier, qui ordonna l'arrestation de Brewster.

La congrégation avait déjà entrepris des démarches pour fonder une colonie en Amérique du Nord, mais elle redoubla d'efforts pour mener à bien ce projet. Un ami ou un membre de la congrégation leur acheta un navire, le Speedwell, et deux de leurs membres, Robert Cushman (1577-1625) et John Carver, négocièrent avec Thomas Weston (1584 - vers 1647), un soi-disant marchand aventurier qui mettait en relation des colons potentiels avec des investisseurs, pour un cargo, le Mayflower, et l'expédition fut programmée pour partir au milieu de l'été 1620.

Voyage et Mayflower Compact

Winslow avait épousé Elizabeth Barker (1593 - hiver 1620/1621), membre de la congrégation, en 1618, et tous deux quittèrent les Pays-Bas à bord du Speedwell pour rejoindre le Mayflower à Southampton. L'accord initial avec Weston prévoyait que la congrégation seule naviguerait vers le Nouveau Monde à bord du Speedwell, le Mayflower transportant quelques passagers, mais servant principalement à transporter leurs biens et leurs provisions. À leur arrivée à Southampton, cependant, ils apprirent que Weston avait modifié l'accord – et que Cushman l'avait accepté – stipulant désormais qu'un certain nombre de personnes n'appartenant pas à leur confession (appelées "étrangers" par la congrégation) les accompagneraient afin de garantir le succès de la colonie en tant qu'entreprise rentable.

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Embarkation of the Pilgrims
Embarquement des pèlerins Robert R. Weir (Public Domain)

Le Speedwell continuait toutefois à prendre l'eau, et ils durent retourner à terre à deux reprises pour le réparer avant de l'abandonner. Une vingtaine de passagers du Speedwell embarquèrent alors à bord du Mayflower qui, en raison de ces retards, ne quitta Plymouth, en Angleterre, que le 6 septembre 1620, ce qui signifiait qu'ils traverseraient l'Atlantique au début de l'automne, sous les intempéries, et débarqueraient au milieu de l'automne plutôt qu'au milieu de l'été.

Dévié de sa trajectoire, le Mayflower accosta au large du Massachusetts au lieu de sa destination initiale, la Virginie, où la loi anglaise avait déjà été établie. Dès que la terre fut en vue, plusieurs des Étrangers affirmèrent leur indépendance, soulignant que leur brevet n'était pas valable dans cette région et qu'ils vivraient comme bon leur semblait, puisqu'aucune loi ne les contrôlait. Ce différend conduisit à la rédaction du Mayflower Compact, qui établissait une forme de gouvernement démocratique pour la colonie et que 41 des hommes à bord, dont Winslow, signèrent.

Autochtones et premier Thanksgiving

Les passagers du Mayflower s'attendaient à débarquer près d'une colonie établie où ils pourraient recevoir de l'aide si nécessaire, mais ils furent contraints de se débrouiller seuls. Winslow participa aux premières explorations de la région afin de déterminer un emplacement pour la colonie entre le 11 novembre et le 21 décembre 1620, date à laquelle ils choisirent une zone précédemment habitée par les Autochtones, qui devint Plymouth. Au cours du premier hiver, 50 % des passagers et des membres d'équipage moururent de maladie, de malnutrition, de froid et d'autres causes, y compris Elizabeth Winslow. Les colons n'avaient pas réussi à faire pousser leurs cultures et luttaient encore en mars 1621 pour survivre lorsqu'ils furent approchés par Samoset (également appelé Somerset, vers 1590-1653) qui les salua en anglais et leur présenta d'autres personnes qui aideraient la colonie non seulement à survivre, mais aussi à prospérer.

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Les deux plus importants étaient Tisquantum (mieux connu sous le nom de Squanto, vers 1585-1622) et Ousamequin (mieux connu sous le titre de Massasoit, vers 1581-1661), bien que le bras droit de Massasoit, Hobbamock (mort vers 1643), ait également joué un rôle important. Squanto avait été kidnappé par les Anglais des années auparavant et connaissait donc leur langue. Il servit d'interprète entre les Autochtones et les colons et leur apprit à cultiver, chasser et pêcher. En mars 1621, il servit d'interprète entre Winslow, Carver et Massasoit lors de la conclusion d'un traité de paix stipulant que les deux parties veilleraient aux intérêts de l'autre.

Le mariage de Winslow et Susanna White fut le premier de la colonie, une cérémonie civile célébrée par Bradford, qui servirait de modèle pour les mariages suivants.

En mai 1621, Winslow épousa la veuve Susanna White, dont le mari William était décédé pendant l'hiver. Leur mariage fut le premier de la colonie, une cérémonie civile célébrée par Bradford, qui servirait de modèle pour les mariages suivants. Comme les séparatistes rejetaient toutes les traditions religieuses sauf la leur, ils soutenaient que tout chrétien engagé et en règle avec sa congrégation pouvait célébrer des mariages, des funérailles et d'autres événements. Le couple eut cinq enfants, mais seuls deux d'entre eux, Josiah (vers 1627-1680) et Elizabeth (vers 1631-1698), survécurent jusqu'à l'âge adulte.

À l'automne 1621, les colons célébrèrent leur survie par une fête des récoltes, commémorée aux États-Unis depuis le XIXe siècle sous le nom de Thanksgiving, qui est mentionnée pour la première fois par Winslow dans Mourt's Relation. Contrairement à la description traditionnelle du premier Thanksgiving, rien dans les récits de Winslow ou de Bradford ne suggère que les Autochtones aient été invités à la fête. Ces deux auteurs précisent qu'ils se rendaient fréquemment à la colonie pour diverses raisons, et il semble probable que cette occasion ait suivi le même modèle, à l'exception du fait que les autochtones seraient restés plus longtemps et auraient participé aux festivités pendant trois jours.

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Winslow devint le principal intermédiaire entre les colons et Massasoit et, en 1623, lorsque le grand chef tomba malade, Winslow parcourut les 40 miles qui le séparaient de son village dans l'intention de lui rendre un dernier hommage ou d'essayer de l'aider. S'appuyant sur les pratiques amérindiennes et ses propres connaissances médicales, non seulement il sauva Massasoit, mais il soigna également un certain nombre d'autres personnes atteintes de la même maladie. En signe de gratitude, Massasoit s'engagea plus fermement dans la cause des colons, informant Winslow d'une attaque prévue contre la colonie voisine de Wessagusset et la colonie de Plymouth, ce qui aboutit au raid sur Wessagusset par le capitaine Myles Standish (vers 1584-1656) au cours duquel un certain nombre d'Autochtones furent tués.

Massasoit, Great Sachem of the Wampanoag
Massasoit, Grand Sachem des Wampanoag Cyrus E. Dallin (Public Domain)

Mourt's Relation & Good News

John Carver était décédé, probablement d'un coup de chaleur, en avril 1621, et Bradford était devenu le deuxième gouverneur de la colonie. Winslow était l'un de ses conseillers les plus fidèles et occupait le poste de gouverneur adjoint. Il occupa plus tard le poste de gouverneur à trois reprises, succédant à Bradford pour des périodes d'un an en 1633, 1636 et 1644, avant de lui rendre son poste. En plus de ces fonctions et d'autres, Winslow était un écrivain prolifique, auteur de deux des textes les plus importants sur les premières années de la colonie, Mourt's Relation et Good News from New England.

Mourt's Relation fut écrit pendant la première année de la colonie et le manuscrit fut rapporté en Angleterre par Robert Cushman en 1621 et publié en 1622 sous le titre original A Relation or Journal of the Beginning and Proceedings of the English Plantation Settled at Plimoth in New England, qui fut raccourci en Mourt's Relation d'après le nom de l'éditeur George Morton (également connu sous le nom de George Mourt, vers 1585-1624), qui rédigea l'introduction et l'édita et le révisa peut-être.

L'ouvrage comprend des récits de Winslow et Bradford ainsi que des lettres de Cushman, Morton et du pasteur John Robinson (1576-1625). Il s'agit du premier ouvrage sur la colonie à avoir été publié, bien avant l'ouvrage plus connu Of Plymouth Plantation de Bradford. L'objectif de la publication de ce livret était d'informer les Anglais de ce qu'avait enduré la colonie à son arrivée, de la manière dont elle avait survécu, et d'encourager d'autres personnes à venir en Amérique du Nord pour y établir leurs propres colonies. L'ouvrage couvre la période allant du départ des pèlerins d'Angleterre au premier Thanksgiving de 1621, et Winslow reprend l'histoire à partir de ce moment dans son deuxième livre et poursuit le récit.

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Plimoth Plantation
Plimoth Plantation Dumphasizer (CC BY-SA)

Good News from New England de Winslow est beaucoup plus raffiné et, comme son titre l'indique, fut écrit pour promouvoir la colonisation de l'Amérique du Nord en présentant cette terre comme un lieu offrant des possibilités infinies et de vastes ressources naturelles (un thème déjà développé dans Mourt's Relation). Cependant, son objectif premier semble avoir été de défendre l'action de Standish à Wessagusset et justifier le meurtre des Autochtones sans qu'il y ait eu la moindre provocation. Le pasteur de la congrégation de Leyde, John Robinson, alors encore en Hollande, avait condamné l'attaque lorsqu'il en avait pris connaissance dans l'une des lettres de Bradford, et Good News semble avoir été à l'origine une explication et une défense du raid. Wisecup commente:

Winslow était le candidat idéal pour écrire l'histoire de Plimoth et défendre l'attaque des colons contre le Massachusetts. En tant que diplomate et défenseur colonial, Winslow combinait un intérêt constant et un désir d'informations sur les peuples autochtones de la Nouvelle-Angleterre avec un engagement envers la colonisation anglaise et l'autorité coloniale. De plus, son éducation et ses moyens de subsistance avant de se rendre en Nouvelle-Angleterre lui ont apporté des expériences et des connaissances qui ont pu servir de base à son engagement auprès des peuples autochtones. (17)

Cet ouvrage semble avoir touché un public plus large que Mourt's Relation et avoir atteint son objectif, qui était d'attirer davantage de colons anglais en Amérique du Nord. Les éditeurs anglais minimisèrent toutefois le récit de Winslow sur le raid de Wessagusset, le reléguant à la fin du livre afin de mettre en avant l'attrait de cette terre d'opportunités tout en minimisant les menaces potentielles.

Conclusion

Bien que Winslow ait eu un certain respect pour les Autochtones et leur culture, il était un fervent défenseur de la colonisation en raison de sa conviction que les chrétiens avaient la responsabilité de partager l'Évangile et de convertir les "non-sauvés". Il dépeint régulièrement Massasoit et d'autres Amérindiens de manière positive, mais ne semble jamais les considérer comme les égaux des chrétiens européens blancs, en particulier des séparatistes protestants qu'il considérait non seulement comme civilisés, mais aussi comme détenteurs de la vérité divine de la vision chrétienne. Il l'affirme clairement dans l'ensemble de ses œuvres, notamment dans les deux ouvrages mentionnés ci-dessus, ainsi que dans Hypocrisy Unmasked (1646) et Glorious Progress of the Gospel Amongst the Indians of New England (1649), le premier étant une attaque contre un certain George Morton, qu'il considérait comme un agitateur contre la colonie, et le second un récit des efforts missionnaires couronnés de succès auprès des Autochtones.

Statue of Edward Winslow
Statue d'Edward Winslow Roland Turner (CC BY-SA)

En 1643, Winslow fut l'un des signataires des Articles de la Confédération des colonies de Nouvelle-Angleterre, établissant la forme de gouvernement qui servirait de base à la première version de la Constitution des États-Unis rédigée en 1781. En 1646, Winslow retourna en Angleterre pour promouvoir Good News et plaider en faveur de la poursuite de la colonisation. Il s'engagea dans la cause du général et homme d'État Oliver Cromwell (1599-1658), qui renversa le successeur de Jacques Ier, Charles Ier (r. de 1625 à 1649), pour établir le Commonwealth puritain d'Angleterre. Il continua à correspondre avec la colonie de Plymouth, mais n'y retourna jamais et mourut lors d'une mission pour Cromwell dans les Caraïbes en 1655.

Son fils, Josiah, devint le 13e gouverneur de la colonie de Plymouth et succéda également à Myles Standish en tant que commandant de la milice. Sous le mandat de Josiah, le conflit connu sous le nom de guerre du roi Philip (1675-1678) éclata entre les Autochtones et les colons anglais qui, à cette époque, étaient arrivés en nombre écrasant et empiétaient de plus en plus sur les terres amérindiennes.

La confédération Wampanoag était alors dirigée par Metacom (également connu sous le nom de roi Philip, 1638-1676), fils de Massasoit, qui était opposé, entre autres, à Josiah Winslow, fils de l'homme qui avait autrefois sauvé la vie de son père. La guerre du roi Philip détruisit les relations établies par les premiers colons de Plymouth, ainsi que les relations entre les Amérindiens et les colons dans toute la Nouvelle-Angleterre, et se solda par la défaite des autochtones et la mort ou l'esclavage de nombre d'entre eux.

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Les historiens modernes ont suggéré que Josiah Winslow aurait annulé tous les progrès réalisés par son père dans les relations entre colons et Amérindiens à travers ses politiques, mais celles-ci étaient influencées par la vision de Winslow selon laquelle les autochtones avaient besoin de la civilisation et du salut des chrétiens blancs, une vision qui allait dominer les politiques américaines envers les Amérindiens jusqu'au XXe siècle. Malgré cela, Edward Winslow est considéré comme l'un des écrivains les plus importants des débuts de l'histoire coloniale à avoir traité les Autochtones avec bienveillance, et on se souvient davantage de lui pour cela que pour les politiques qui découlèrent de son plaidoyer en faveur de la colonisation de l'Amérique du Nord.

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2026, février 02). Edward Winslow. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19276/edward-winslow/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Edward Winslow." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, février 02, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19276/edward-winslow/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Edward Winslow." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 02 févr. 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19276/edward-winslow/.

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