Liste des Rois Sassanides et Commentaires

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
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L'Empire sassanide (224-651) fut la plus grande expression de la culture perse dans le monde antique. Il s'inspirait délibérément de l'ancien Empire achéménide (C. 550-330 av. J.-C.), qui avait établi la suprématie perse dans la région et développé des innovations dans les domaines du gouvernement, de l'agriculture, de l'art et de l'architecture, ainsi que dans le domaine de la religion.

L'empire achéménide fut défait par Alexandre le Grand en 330 avant notre ère et, après sa mort en 323 avant notre ère, son général Séleucos Ier Nicator (r. de 305 à 281 av. J.-C.) fonda à sa place l'Empire séleucide (312-63 av. J.-C.).

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Sassanian King
Roi sassanide Metropolitan Museum of Art (Copyright)

Les Séleucides perdirent des territoires au profit de Rome à l'ouest à partir de 190 avant J.-C., mais les Parthes avaient déjà envahi leur royaume bien avant et fondèrent l'Empire parthe (247 av. J.-C.-224 ap. J.-C.), qui finit par remplacer les Séleucides. Les Parthes conservèrent certains aspects de l'Empire achéménide, mais s'en écartèrent de manière significative, notamment en décentralisant leur gouvernement et en réformant leur armée pour mettre l'accent sur la cavalerie plutôt que sur l'infanterie.

Jusqu'aux 100 dernières années de l'empire, les rois sassanides maintinrent la vision de son fondateur, même s'ils n'apportèrent eux-mêmes aucune contribution durable.

Les Parthes succombèrent aux Sassanides en 224, qui s'inspirèrent des trois empires précédents pour façonner le leur, mais reprirent surtout les meilleurs aspects de l'empire achéménide et les adaptèrent à leur propre usage et à leur époque. Les monarques sassanides n'étaient pas tous des modèles de royauté, mais jusqu'aux 100 dernières années de l'empire, ils maintinrent la vision de son fondateur (Ardashir Ier), même s'ils n'apportèrent eux-mêmes aucune contribution durable. Certains d'entre eux améliorèrent toutefois considérablement cette vision pour créer l'une des entités politiques et sociales les plus impressionnantes de l'époque, dont l'influence allait se faire sentir sur les cultures ultérieures.

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Voici une liste des rois sassanides accompagnée d'un bref commentaire sur leur règne. Les plus grands d'entre eux, après Ardashir Ier, sont Chapour Ier, Chapour II, Vahram ou Bahram V Gour, Kavadh Ier et Khosro Ier. Après le règne de Khosro Ier, l'empire dégénéra en raison des luttes intestines entre les nobles et des guerres avec l'Empire byzantin (330-1453), qui l'affaiblirent au point qu'il n'avait plus les ressources et l'imagination nécessaires pour résister à l'invasion des Arabes musulmans au VIIe siècle.

Monarques d'Ardashir Ier à Chapour II (224-379)

Ardashir Ier (r. de 224 à 240) était un général de l'armée parthe qui mena la révolte qui renversa l'Empire parthe. Il fonda ensuite l'empire sassanide (du nom de son ancêtre Sassan), vainquit l'Empire romain lors de plusieurs batailles, agrandit ses territoires et lança des développements et des politiques culturels, architecturaux et religieux qui établirent la vision de l'empire.

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Ardashir I
Ardashir Ier dynamosquito (CC BY-SA)

Chapour Ier (r. de 240 à 270), fils d'Ardashir Ier, poursuivit et améliora ses politiques, notamment en faisant du zoroastrisme la religion d'État, en innovant dans le domaine architectural et en mettant l'accent sur les unités de cavalerie dans la guerre perse. Chapour Ier remporta la victoire dans presque toutes les batailles contre Rome, capturant l'empereur romain Valérien (r. de 253 à 260) et employant les prisonniers de guerre romains dans des travaux forcés. Sous son règne, la politique perse de tolérance religieuse fut élargie, la religion manichéenne se développa, en grande partie à sa cour, sous l'impulsion du prophète Mani (216-274), et le processus de transcription de l'Avesta (les écritures zoroastriennes) fut accéléré.

Hormizd Ier (r. de 270 à 271), fils de Chapour Ier, régna pendant près d'un an avant d'être remplacé par son frère Bahram Ier (alias Vahram Ier). Il maintint la politique de son père, en mettant particulièrement l'accent sur la limitation du pouvoir des magi (classe sacerdotale) et de la noblesse, ce qui conduisit très probablement à sa destitution et à son assassinat, bien qu'il soit officiellement mort de causes naturelles.

Outre les persécutions manichéennes, Bahram Ier est surtout connu pour s'être fait un ennemi de Rome en promettant une aide militaire à leur adversaire, la reine Zénobie.

Bahram Ier (r. de 271 à 274) renversa les politiques précédentes, notamment en matière de tolérance religieuse, en faisant exécuter Mani, brûler les œuvres manichéennes et disperser les manichéens. Il était presque entièrement sous le contrôle des mages et influencé par les nobles. Outre les persécutions manichéennes, il est surtout connu pour s'être fait un ennemi de Rome en promettant une aide militaire à leur adversaire, la reine Zénobie de Palmyre (née vers 240), aide qu'il ne fournit cependant jamais.

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Bahram II (r. de 274 à 293), fils de Bahram Ier, était également contrôlé par les magi et les nobles. C'était un monarque indécis qui perdit l'Arménie au profit des Romains et permit aux magi de poursuivre la persécution des manichéens.

Bahram III (r. 293), fils de Bahram II, était si inefficace qu'il fut destitué par son grand-oncle Narseh après un règne de quatre mois.

Narseh (également appelé Narseus, r. de 293 à 302) stabilisa l'empire et reprit l'Arménie, s'imposant comme le premier chef militaire efficace depuis Chapour Ier au début de son règne. Il fut cependant vaincu par l'armée romaine en 297 et contraint par Dioclétien (r. de 284 à 305) de signer le traité de Nisibis, qui cédait les territoires sassanides à Rome et modifiait la frontière entre les empires, de sorte que la capitale sassanide de Ctésiphon se trouva à portée de main des forces byzantines. Tellement humilié par cette défaite, il abdiqua en faveur de son fils Hormizd II.

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Hormizd II (r. de 302 à 309) semblait tellement intimidé par la défaite de son père qu'il n'entreprit aucune action militaire contre Rome ou quiconque d'autre pendant son règne. Il pratiqua une politique de conciliation avec les nobles, les magi et les tribus des frontières orientales, ce qui permit de maintenir l'unité de l'empire, mais sans faire aucune avancée. Il fut tué, très probablement par la noblesse, lors d'une partie de chasse, bien qu'une version ultérieure de sa mort le présente comme tombé noblement au combat contre des pillards arabes.

Adur Narseh (ou Adarnases, qui aurait régné en 309), fils d'Hormizd II, aurait régné brièvement après la mort de son père, mais cela n'est pas certain. Les nobles le firent tuer, ainsi qu'un de ses frères, et emprisonnèrent un autre (Hormizd) qui s'échappa plus tard vers l'Empire byzantin.

Shapur II
Chapour II The Trustees of the British Museum (CC BY-NC-SA)

Chapour II (r. de 309 à 379) était le fils nouveau-né d'Hormizd II, couronné roi par les nobles peu après sa naissance. Pendant les 16 premières années de sa vie, l'empire fut administré par des nobles inefficaces qui laissèrent les pillards arabes s'emparer d'importants territoires sassanides. Chapour II prit le contrôle à sa majorité, chassa les Arabes de l'empire et mena des campagnes sur leurs terres pour agrandir les siennes, vainquit les Romains et étendit ses territoires à l'est. Il vainquit et tua l'empereur Julien (r. de 361 à 363) et força Jovien (r. de 363 à 364) à signer le traité cédant la Mésopotamie romaine aux Sassanides. Il acheva la transcription de l'Avesta et, à l'exception de la persécution des chrétiens qu'il considérait comme des agents de Rome, maintint la politique antérieure de tolérance religieuse.

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Les monarques d'Ardashir II à Khosro Ier (379-579)

Ardashir II (r. de 379 à 383), frère de Chapour II, accepta de régner uniquement jusqu'à ce que le jeune fils de Chapour II atteigne l'âge adulte. Il s'aliéna la noblesse par des politiques qui favorisaient les classes inférieures, mais affaiblit la cohésion de l'empire par la persécution des chrétiens. Il fut destitué par la noblesse et remplacé par Chapour III.

Chapour III (r. de 383 à 388) réussit à négocier pacifiquement avec Rome au sujet de l'Arménie, mais n'accomplit guère plus.

Bahram IV (r. de 388 à 399), fils de Chapour III, relança la politique d'Ardashir II consistant à séduire les masses au détriment de la noblesse, mais, incapable d'équilibrer son règne, il finit par s'aliéner les deux. Il repoussa une invasion des Hephthalites (Huns blancs) en 395, mais était si impopulaire qu'il fut finalement tué par ses propres troupes.

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Yazdgard Ier (r. de 399 à 420), frère de Bahram IV, stabilisa l'empire et est considéré comme l'un des meilleurs parmi les rois sassanides les moins impressionnants. C'était un diplomate talentueux qui noua de bonnes relations avec Rome et améliora l'économie sassanide en maintenant la paix avec ses voisins. Il rétablit d'abord la tolérance religieuse, mais, sous la pression des magi et des nobles, il céda et persécuta brutalement les chrétiens pour avoir prêché contre le zoroastrisme. Ces efforts ne furent toutefois pas jugés suffisants, et la noblesse l'assassina. Après sa mort, son fils Chapour IV fut également tué, tout comme le cousin de Chapour, Khosro, et l'empire bascula dans la guerre civile avant que le pouvoir ne soit pris par son fils Bahram V.

La personnalité légendaire de Bahram V a occulté les aspects les plus faibles de son règne et on se souvient principalement de lui comme d'un grand archer, chasseur et guerrier.

Bahram V (r. de 420 à 438) était un leader charismatique dont le règne est devenu légendaire. Il occupe une place importante dans la grande épopée perse Shahnameh (écrite vers 1010). Bahram V fut en mesure de contrôler les nobles et les magi, car il était un zoroastrien strict et leur imposa les mêmes normes de comportement qu'il s'imposait à lui-même. Il vainquit les Hephthalites et sécurisa ses frontières orientales, mais son règne fut entaché par les persécutions des chrétiens et une guerre absurde contre Rome à la suite de sa demande de restitution par l'Empire byzantin des chrétiens qui avaient fui la Perse. Il mit fin à la guerre par un traité garantissant la paix pendant cent ans, ce qui stabilisa l'empire jusqu'à l'arrivée au pouvoir de son fils. Sa personnalité légendaire a occulté les aspects les plus faibles de son règne et on se souvient principalement de lui comme d'un grand archer, chasseur et guerrier.

Yazdgard II (r. de 438 à 457), fils de Bahram V, était un monarque religieux, studieux et cultivé qui aurait mieux réussi dans une époque plus pacifique. Son règne fut presque entièrement consacré aux guerres contre Rome et les Hephthalites, ainsi qu'à la persécution des chrétiens qu'il considérait (comme son père avant lui) comme des espions romains sapant l'autorité zoroastrienne. À sa mort, ses fils Hormizd III et Peroz Ier se battirent pour la succession, chacun revendiquant la légitimité d'une région différente, tandis que la principale épouse de Yazdgard II, Dinak, régnait en tant que régente depuis Ctésiphon.

Hormizd III (r. de 457 à 459) était le fils aîné de Yazdgard II et son héritier légitime, mais dès son accession au pouvoir, il fut contesté par son jeune frère Peroz Ier et une guerre civile éclata, déstabilisant l'empire avec trois sièges de pouvoir distincts administrant le gouvernement perse. Hormizd III fut vaincu et tué par son frère qui prit alors le trône.

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Peroz Ier (r. de 457 à 484) soumit les Kidarites de Bactriane, mais pour ce faire, il s'allia aux Hephthalites qui les remplacèrent ensuite et se retournèrent contre Peroz Ier. Il passa alors la majeure partie de son règne dans des guerres infructueuses contre les Hephthalites qui le vainquirent à plusieurs reprises grâce à leurs tactiques, leurs stratégies et leurs armes supérieures. Il guida l'empire à travers une famine de sept ans et aurait probablement été plus apprécié sans les trois guerres contre les Hephthalites. Il mourut au combat lors du troisième conflit.

Balash (alias Valash, r. de 484 à 488), frère de Peroz Ier, lui succéda et tenta de lever une armée pour venger sa mort et neutraliser la menace hephthalite. Cependant, toutes les ressources avaient été épuisées par les guerres et il fut contraint d'accepter de payer un lourd tribut annuel aux Hephthalites, qui ne fut supprimé qu'au règne de Khosro Ier (531-579). Son incapacité à négocier de meilleures conditions de paix lui valut l'hostilité des nobles et il fut destitué en 488.

Kavadh Ier (r. de 488 à 496, 498-531), fils de Peroz Ier, avait été otage à la cour des Hephthalites pendant les guerres et utilisa cette expérience à son avantage par la suite. Il vainquit les Khazars, très probablement en utilisant les stratégies des Hephthalites, sécurisa ses frontières et stabilisa l'empire. Dans le but de limiter le pouvoir des mages et de la noblesse, il s'allia au mouvement socio-religieux du mazdakisme (essentiellement une forme primitive de communisme à caractère religieux) tout en instaurant une réforme fiscale. Les magi et les nobles réagirent en l'emprisonnant et en le remplaçant par son frère Jamasp (r. de 496 à 498). Kavadh Ier s'échappa, sollicita l'aide des Hephthalites et reprit son trône. Il réforma davantage la fiscalité, le gouvernement et l'armée, et remporta la victoire dans ses combats contre l'Empire byzantin. Il assura une base stable et prospère à son fils et successeur, Khosro Ier.

Statue of Kosrau I in Tehran courthouse
Statue de Khosro Ier sur le tribunal de Téhéran مانفی (CC BY-SA)

Kosro Ier (r. de 531 à 579) est généralement considéré comme le plus grand des rois sassanides. Il réforma davantage l'armée, le gouvernement et les traditions religieuses, étendit ses territoires, développa les arts et les sciences et s'engagea dans des projets de construction à grande échelle. Sous son règne, la rédaction de l'Avesta fut achevée et les commentaires qui l'accompagnent furent développés. Il était connu des Grecs comme l'incarnation de la vision platonicienne du roi philosophe, gouvernant avec justice et sagesse, et invitant à sa cour des érudits, des philosophes et des chefs religieux de différentes confessions. À la fin de son règne, il avait mené l'empire à un sommet qu'il n'atteindrait plus jamais.

Les monarques de Hormizd IV à Yazdgard III (579-651)

Hormizd IV (r. de 579 à 590), fils de Khosro Ier, poursuivit la politique de son père et connut d'abord un règne couronné de succès, mais il fut contesté par un général populaire, Bahram Chubin (alias Bahram VI, mort vers 591), soutenu par un contingent de nobles puissants. Il fut destitué par les nobles et assassiné par son fils, qui prit le nom de Khosro II.

Le règne de Khosro II marqua le début de la fin de l'empire sassanide.

Khosro II (r. de 590 à 628) fut également contesté par Chubin, s'enfuit à Constantinople et fut soutenu par l'empereur byzantin Maurice (r. de 582 à 602) qui l'aida à regagner son trône et à se débarrasser de Chubin en échange de concessions importantes sur le territoire sassanide et de forts stratégiques. Khosro II maintint la paix avec les Byzantins tant que Maurice fut empereur, mais après son assassinat en 602, Khosro II déclara la guerre à son successeur. Ces guerres tournèrent initialement à l'avantage de Khosro, mais il finit par être vaincu par l'empereur Héraclius (r. de 610 à 641) en 628. Ces guerres épuisèrent l'Empire sassanide, le privant de généraux et de soldats bien entraînés et vidant le trésor. Le règne de Khosro II marqua en fait le début de la fin de l'empire. Il fut destitué et emprisonné par son beau-fils Shiruyih (alias Sheroe) qui prit le nom de Kavadh II.

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KavadH II (r. 628) commença son règne en assassinant ses frères, ses demi-frères et ses frères adoptifs, détruisant ainsi l'avenir de la maison royale des Sassanides, avant de tuer son père en prison. Il ne régna que quelques mois avant de mourir de la peste qui porte son nom: la peste de Sheroe.

Ardashir III (ou Ardachir III, r. de 628 à 629) était le fils de Kavadh II, âgé de sept ans, dont le règne fut administré par le vizir Māh-Adhûr Gushnasp (également appelé Māhādharjushnas), qui aurait régné avec sagesse. Le jeune prince et le vizir furent tous deux tués lors d'un coup d'État qui porta brièvement au pouvoir le général Schahr-Barâz (ou Shahrvarāz, mort en 630).

Bûrândûkht (également connue sous le nom de Boran, r. de 629 à 631) était la fille de Khosro II et la première femme monarque de l'Empire sassanide. Elle fut élevée au pouvoir par une faction de la noblesse avant le coup d'État de Schahr-Barâz et régna après son assassinat. Elle fut brièvement destituée au profit de sa sœur Azarmedûkht (r. 630) qui tua un puissant noble et fut à son tour destituée et tuée par le fils de celui-ci, qui rendit le trône à Bûrândûkht. Elle initia des relations pacifiques avec les Byzantins et tenta de stabiliser l'empire, mais les luttes intestines entre les nobles et la dévastation de l'économie et de la structure sociale due aux guerres de Khosro II rendirent tout progrès significatif impossible. Elle fut assassinée par une faction politique rivale, plongeant l'empire dans une guerre civile qui ne fut résolue que lorsque les deux camps convinrent de couronner Yazdgard III, petit-fils de Khosro II, comme roi.

Boran
Bûrândûkht Amitchell125 (CC BY-SA)

Yazdgard III (r. de 632 à 651) fut le dernier monarque de l'empire sassanide, qui passa la majeure partie de son règne à fuir les envahisseurs arabes musulmans. Il avait huit ans lorsqu'il accéda au pouvoir et le gouvernement était essentiellement dirigé par le général Rostam Farrokhzad (mort en 636) et les nobles. L'empire avait été affaibli par la peste de Sheroe en 627-628 et les incursions des Arabes musulmans commencèrent véritablement en 633. En 636, lors de la bataille d'al-Qadisiyya, l'armée sassanide commandée par Rostam fut vaincue et celui-ci fut tué. Yazdgard III mit en place plusieurs autres défenses, notamment en 637 à Jalula et en 642 à Nahavand, mais il ne disposait pas des ressources ni des talents militaires de l'empire avant les guerres de Khosro II. Il fut finalement assassiné en 651 et l'empire sassanide tomba aux mains des Arabes.

Conclusion

Les membres survivants de la famille royale s'enfuirent par les montagnes du Pamir vers la Chine, où ils obtinrent l'asile de l'empereur chinois Tang Gaozong de la dynastie Tang (r. de 649 à 683), tout comme les futurs réfugiés, créant ainsi une communauté perse dans la ville de Zarandj. Le fils de Yazdgard III, Peroz III (636 - c. 679) demanda et obtint l'aide militaire des Tang pour combattre les Arabes, et ses frères Narseh II et Bahram VII firent de même, tout comme le petit-fils de Yazdgard III, Khosro VI, mais l'empire sassanide était fini et les princes en exil n'avaient pas les ressources nécessaires pour lancer un défi sérieux aux envahisseurs arabes.

Après avoir achevé leur conquête, les Arabes musulmans supprimèrent la culture perse, transformèrent les temples du feu en mosquées, interdirent le zoroastrisme, brûlèrent les textes et les bibliothèques, pillèrent les palais et les universités, et forcèrent la conversion de la population qui n'avait pas réussi à s'échapper. Avec le temps, la culture perse allait influencer les califats islamiques et, en fait, bon nombre des progrès réalisés dans les domaines de la science, de la littérature, de l'art, de l'architecture et des mathématiques, régulièrement attribués aux érudits musulmans, avaient en réalité été développés ou suggérés auparavant par les Perses. L'héritage de l'empire sassanide continua en fait à influencer de nombreux aspects de la culture arabe musulmane, qui finit par s'étendre à l'est et à l'ouest pour influencer d'autres peuples à travers le monde.

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Questions & Réponses

Qui fut le plus grand roi sassanide?

Khosro Ier (r. 531-579) est considéré comme le plus grand roi sassanide pour ses réformes militaires, gouvernementales et religieuses, le développement des arts et des sciences, et l'expansion de l'Empire sassanide.

Qui fut le premier roi sassanide?

Ardashir Ier (r. 224-240) fut le fondateur de l'Empire sassanide et son premier roi.

Qui fut le dernier roi de l'Empire sassanide?

Yazdgard III (r. 632-651) fut le dernier roi de l'Empire sassanide.

Qui fut la première femme monarque de l'Empire sassanide?

Bûrândûkht (également connue sous le nom de Boran, r. 629-631) fut la première femme monarque de l'Empire sassanide.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

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Style APA

Mark, J. J. (2025, septembre 05). Liste des Rois Sassanides et Commentaires. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1515/liste-des-rois-sassanides-et-commentaires/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Liste des Rois Sassanides et Commentaires." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, septembre 05, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1515/liste-des-rois-sassanides-et-commentaires/.

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Mark, Joshua J.. "Liste des Rois Sassanides et Commentaires." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 05 sept. 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1515/liste-des-rois-sassanides-et-commentaires/.

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