Joseph II

Le despote éclairé
Ambika Natarajan
par , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
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Joseph II, Holy Roman Emperor (by Adam Ludwig d'Argent, Public Domain)
Joseph II, Empereur du Saint-Empire Adam Ludwig d'Argent (Public Domain)

Joseph II, empereur du Saint-Empire romain germanique (1741-1790), était le fils et le successeur de Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780) et de François-Étienne, dit François Ier (1708-1765), de la maison impériale des Habsbourg. Il régna en tant que corégent aux côtés de sa mère de 1765 à 1780, puis devint souverain unique de l'Empire des Habsbourg de 1780 à 1790. Empereur remarquable, Joseph II passe à la postérité comme un réformateur éclairé comparable aux monarques Catherine II de Russie (r. de 1762 à 1796) et Frédéric II de Prusse (r. de 1740 à 1786), qui ont tous deux reçu le surnom de "Grand".

Joseph II était un partisan d'une forme de gouvernement connue sous le nom d'absolutisme éclairé ou de despotisme éclairé, qui s'inspirait des idées du mouvement philosophique appelé les Lumières, qui balaya l'Europe au XVIIIe siècle. Bien qu'il fût un despote, Joseph II s'intéressait également à la sécularisation, à la libéralisation et à la modernisation de l'Empire des Habsbourg, ainsi qu'à la promotion des arts et des sciences. Il fut d'ailleurs un grand mécène de compositeurs tels que Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791).

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Jeunesse et mariages

Né en 1741 de l'impératrice Marie-Thérèse et de son époux, François Ier, empereur du Saint-Empire romain germanique (règne de 1745 à 1765), Joseph II était l'aîné d'une fratrie de seize enfants. Bien que son éducation ait été organisée et guidée avec soin par sa mère, il se forgea très tôt ses propres opinions sur diverses questions. Il épousa en 1760 Isabelle de Parme, petite-fille du roi Louis XV de France, ce qui consolida l'alliance entre les Habsbourg et les Bourbons. Ce mariage fut heureux mais de courte durée, Isabelle mourut en 1763.

Joseph II était d'une intelligence vive et d'une grande perspicacité; c'était également un défenseur des idées audacieuses et novatrices.

Bien que réticent à l'idée de se remarier, Joseph II prit une nouvelle épouse en 1765: sa cousine au deuxième degré, la princesse bavaroise Marie-Josèphe, fille de Charles VII, empereur du Saint-Empire romain germanique (r. de 1742 à 1745). Ce mariage fut extrêmement malheureux, et Marie-Josèphe mourut en 1767 de la variole. Après la mort de sa deuxième épouse, il ne se remariait jamais, mais s'adonna à des liaisons avec des prostituées viennoises. Joseph II eut deux filles issues de son premier mariage, les archiduchesses Marie-Thérèse et Marie-Christine, cette dernière étant décédée peu après sa naissance, et il refusa d'engendrer un héritier avec sa deuxième épouse. La vie personnelle de Joseph II le rendit impatient envers sa mère, car il n'avait pas eu sa propre famille assez longtemps pour le distraire.

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Il entretenait également une relation complexe avec sa plus jeune sœur, Marie-Antoinette, mais il se montrait franc tant avec elle qu'avec son mari. Suite à son mariage avec Louis XVI (r. de 1774 à 1792), qui resta non consommé pendant sept ans, Joseph II finit par intervenir en 1777. Il s'entretint avec Louis XVI à ce sujet, ce qui conduisit à la naissance du premier enfant du couple en 1778. Joseph critiqua également le mode de vie de Marie-Antoinette, en particulier son penchant constant pour le jeu et sa vie sociale trépidante, et l'avertit qu'elle s'aliénerait le peuple français et porterait atteinte à la monarchie.

Maria Theresa and Her Family
Marie-Thérèse d'Autriche et sa famille Martin van Meytens (Public Domain)

Relations avec l'impératrice Marie-Thérèse

Le XVIIIe siècle fut une période importante du règne des Habsbourg, car il marqua l'introduction de plusieurs changements clés dans la gouvernance qui allaient donner naissance à l'État absolutiste éclairé des Habsbourg. N'ayant pas d'héritiers mâles, Charles VI, empereur du Saint-Empire romain germanique (r. de 1711 à 1740), déploya des efforts extraordinaires afin de permettre à sa fille Marie-Thérèse d'hériter des territoires des Habsbourg grâce à sa "Pragmatique Sanction" de 1713. Marie-Thérèse dut néanmoins faire face à des problèmes de succession et à une opposition considérable de la part d'autres souverains européens. Connue sous le nom de guerre de Succession d'Autriche, son entrée sur la scène européenne et son droit à hériter du trône entraînèrent les grandes puissances européennes dans un conflit entre 1740 et 1748. On attendait également de l'impératrice qu'elle cède le pouvoir à son mari, François-Étienne, puis à son fils Joseph II. Elle ne céda toutefois pas le pouvoir et conserva une grande partie de son autorité et de sa capacité à prendre des décisions indépendamment d'eux, même si elle régna conjointement avec son mari, puis avec son fils.

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Ce qui exaspéra le plus Marie-Thérèse au cours de son règne n'était ni son mari ni ses divers conseillers, mais Joseph II. L'ingérence de son mari dans les affaires de son gouvernement n'était pas considérable, car c'était un homme d'État obtus et un militaire incompétent, mais Joseph II n'était pas comme François Ier. Non seulement Joseph II était d'une intelligence vive et d'une grande perspicacité, mais il était également partisan d'idées audacieuses et novatrices. Le problème était qu'il se montrait autoritaire, obstiné, impatient et qu'il n'hésitait pas à se moquer de ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui. Il était également très désireux de mettre en œuvre ses politiques rapidement et de manière rigoureuse, contrairement à sa mère, qui privilégiait la modération et le compromis.

Après la mort de son mari en 1765, l'impératrice nomma Joseph II corégent. Mais elle conserva le dernier mot dans tous les domaines, à l'exception de la conduite des affaires allemandes et des questions militaires. Comme l'impératrice ne cédait pas le contrôle en dehors de ces domaines très précis, des frictions considérables opposèrent l'impératrice et Joseph II tout au long de leur corégence. En conséquence, elle céda à ses exigences sur des questions mineures, telles que le mode de vie à la cour et le protocole, mais pas sur les grandes orientations politiques. Pour évacuer sa frustration, Joseph se consacra à parcourir tous les coins du royaume sous le pseudonyme de "comte de Falkenstein" afin de découvrir comment vivaient les gens du peuple. Il fit preuve d'une grande sympathie envers ses sujets et la paysannerie. Bien que Marie-Thérèse se réjouît des absences de Joseph II de Vienne, celui-ci revint fort d'une influence et de connaissances accrues, prêt à la défier. Leurs fréquents affrontements conduisirent l'impératrice à envisager l'abdication et son fils à envisager l'exil.

Emperor Joseph II at the Plow
L'empereur Joseph II à la charrue Unknown Artist (CC BY)

Tout comme en matière de politique intérieure, il était également en conflit avec sa mère sur la politique étrangère. S'il était lui aussi avant tout préoccupé par la crainte que lui inspirait Frédéric le Grand et par la perspective d'une attaque prussienne et turque contre la monarchie des Habsbourg, son agenda comprenait, contrairement à celui de sa mère, des visées d'expansion territoriale. Joseph II mena donc une politique étrangère assez offensive.

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Depuis les sièges de Vienne aux XVIe et XVIIe siècles, les Turcs ottomans étaient perçus comme une menace pour la monarchie, mais le déclin de la puissance militaire de l'Empire ottoman les rendait moins dangereux qu'ils ne l'avaient été auparavant dans l'histoire des Habsbourg. Marie-Thérèse avait également sécurisé les frontières occidentales et méridionales de la monarchie en renforçant son alliance avec la France. Le mariage de sa plus jeune fille, Marie-Antoinette, avec le futur roi de Bourbon Louis XVI en 1770 joua un rôle déterminant à cet égard. Par conséquent, la majeure partie de leur règne conjoint se concentra sur le nord et l'est.

Aux côtés de l'impératrice, Joseph II parvint à établir un équilibre des pouvoirs avec l'Empire ottoman et l'Empire russe.

En 1767, l'ingérence croissante de la Russie dans les affaires polonaises conduisit à une guerre civile dans ce pays, et un an plus tard, l'Empire ottoman déclara la guerre à la Pologne. Marie-Thérèse conclut en 1771 un accord avec les Ottomans dans le but de limiter les gains territoriaux de la Russie. La Russie finit par accepter la proposition prussienne visant à satisfaire ses aspirations territoriales aux dépens de la Pologne. Pour contrebalancer les gains de la Russie dans cette région, l'Autriche et la Prusse devaient également recevoir des territoires en compensation. En 1772, lors du premier partage de la Pologne, la monarchie des Habsbourg acquit la Galicie polonaise, qui comptait 2,6 millions d'habitants. De plus, Joseph fit valoir la revendication de la monarchie à une compensation de la part des Ottomans et annexa la Bucovine en 1775, un territoire stratégique qui renforçait les liaisons entre la Hongrie et la Galicie.

Ainsi, aux côtés de l'impératrice, Joseph II parvint à établir un équilibre des pouvoirs avec l'Empire ottoman et l'Empire russe, mais il souhaitait également renforcer la puissance des Habsbourg face à la Prusse au sein de l'Allemagne. Pour y parvenir, il tenait la Bavière entre ses mains. Cependant, il commit une série d'erreurs militaires, et Marie-Thérèse, désireuse de mettre fin à la guerre de succession de Bavière qui s'ensuivit, conclut les conditions de paix sans même consulter son fils. Dans le traité de Teschen, conclu le 13 mai 1779, elle céda l'intégralité de la Bavière. Joseph II fut profondément humilié par les agissements de sa mère, mais à la mort de celle-ci, dix-huit mois plus tard, il devint l'unique souverain de l'Empire des Habsbourg, qui englobait les domaines autrichiens centraux que sont la Haute et la Basse-Autriche, la Styrie, la Carinthie, la Carniole et le Tyrol; les royaumes de Bohême, de Moravie, de Silésie et de Hongrie; ce qu'on appelle les Pays-Bas autrichiens, qui comprenaient l'actuelle Belgique et le Luxembourg; les duchés italiens de Milan et de Mantoue; ainsi que la Galicie et la Bucovine.

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Souverain absolu

Au cours des dix années de son règne, Joseph II marqua de son empreinte une multitude de politiques et d'initiatives nationales. Il promulgua près de 700 édits par an. C'était clairement le signe de la libération de la frustration refoulée que Joseph II avait ressentie pendant les années de sa corégence. Quelle qu'en fût la motivation, ses politiques s'attaquaient aux problèmes que Marie-Thérèse avait laissés en suspens. La plupart de ces mesures reflétaient ses idéaux des Lumières et s'inscrivaient dans la conception utilitariste selon laquelle l'objectif premier du gouvernement était d'assurer le bonheur et le bien-être du plus grand nombre. Ses réformes comprenaient notamment:

  • la généralisation de l'éducation
  • la promotion de l'usage obligatoire de la langue allemande
  • l'émancipation de la paysannerie, entamée sous le règne de sa mère
  • des réformes ecclésiastiques
  • la centralisation des soins médicaux
  • les réformes du droit civil
  • la Patente de tolérance de 1781, qui accordait la liberté de culte
  • l'abolition du servage en 1781

Dès qu'il devint souverain absolu, Joseph ne tarda pas à assouplir les restrictions en matière de liberté d'expression et à réduire la censure littéraire. Il élargit les possibilités d'éducation et de formation professionnelle pour les Juifs et supprima plusieurs autres restrictions humiliantes qui leur étaient imposées. Plus précisément, les Juifs n'étaient plus tenus de porter un habit distinctif, de rester chez eux le dimanche matin, ni de payer un impôt. De même, l'édit de tolérance accordait le droit au culte privé à ses sujets protestants et orthodoxes, et ceux-ci étaient également autorisés à construire des églises et des écoles, à acheter et vendre des terres, à fréquenter l'université, à adhérer à des corporations et à entrer dans la fonction publique. Joseph accorda à ses sujets davantage de libertés littéraires et religieuses que n'importe où ailleurs en Europe.

Reforms of Emperor Joseph II
Réformes de l'empereur Joseph II C. J. Mettenleitner (CC BY)

La plus importante de ses lois en faveur des paysans abolit le servage dans les terres de Bohême et accordait aux paysans le droit de quitter le domaine seigneurial, d'acheter et de vendre des terres, de se marier et d'apprendre un nouveau métier. Joseph fit ainsi un pas décisif vers l'instauration de la liberté économique et de la sécurité pour les paysans.

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Bien qu'il se soit montré intransigeant dans son approche verticale de la réforme de l'Empire, contrairement à la France, il était convaincu que, tout comme l'État avait la responsabilité d'aider son peuple, le peuple avait une obligation réciproque envers l'État. Son dynamisme et sa rigueur sans précédent ont repoussé les limites de ce qui avait caractérisé jusqu'alors le règne des Habsbourg, à savoir le consensus entre la dynastie régnante et le reste des élites. C'est pourquoi ses politiques, qualifiées de "josephinisme", ont, sans surprise, suscité de vives réactions au sein de la noblesse.

De nombreuses populations locales le considéraient comme une menace pour leurs traditions et leur autonomie. Ses édits sur la liberté religieuse amenèrent les chrétiens de toutes confessions à railler Joseph en le qualifiant d'"empereur des Juifs". Ses tentatives d'imposer l'allemand le rendirent impopulaire auprès de la noblesse hongroise. Ce mécontentement se manifesta souvent sous forme de révoltes et de manifestations, et Joseph II dut, à plusieurs reprises, retirer ou modifier bon nombre de ses réformes. Malgré ces contretemps, le "josephinisme" constituait une étape inévitable vers la construction de l'État, et la modernisation engagée par Joseph II se poursuivit sous ses successeurs tout au long du XIXe siècle.

En 1787, l'Empire ottoman déclara la guerre à la Russie, alliée des Habsbourg. Bien que l'alliance avec la Russie fût importante pour Joseph II, celui-ci n'était pas intéressé par l'acquisition des territoires qui auraient découlé de son engagement dans cette guerre. Pourtant, l'attaque le força à entrer en guerre dans les Balkans. Malgré une résistance farouche, les Ottomans envahirent le Banat (une région située autour de la frontière actuelle entre la Roumanie et la Serbie), et Joseph II prit le commandement de l'armée. Il espérait mériter le surnom de "Grand" en entrant en guerre, mais cette aventure militaire ne fit qu'affaiblir sa santé, et il fut contraint de retourner à Vienne. L'armée des Habsbourg resta immobilisée dans les Balkans; et de plus, Joseph II dut compter sur la Hongrie pour venir renforcer ses troupes.

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Emperor Joseph II and Sultan Achmet IV
L'empereur Joseph II et le sultan Abdülhamid Ier Unknown Artist (Public Domain)

Pendant ce temps, Frédéric-Guillaume II de Prusse (r. de 1786 à 1797) conclut une alliance offensive avec les Ottomans et attisa les troubles politiques en Hongrie. Les nobles hongrois ne tardèrent pas à réclamer le détrônement des Habsbourg. Parallèlement, des troubles couvaient dans les Pays-Bas autrichiens. Lorsque Joseph prit connaissance de ces rapports, il ne pouvait tout simplement pas comprendre pourquoi ses sujets s'opposaient à lui. Il estimait que toutes les réformes qu'il avait engagées l'avaient été pour le bien de ses sujets et ne pouvait tout simplement pas concevoir que le peuple puisse préférer les méthodes traditionnelles à des approches plus rationnelles. Pour limiter les critiques, il imposa la censure et accorda une grande latitude à un chef de la police secrète, le comte Johann Anton von Pergen (1725-1814), qui espionnait les sujets et fournissait à Joseph des rapports sur l'humeur publique. Au final, le prix que Joseph paya pour la guerre contre les Ottomans fut la révocation de toutes ses réformes, à l'exception de celles qui accordaient la tolérance religieuse et abolit le servage.

En 1789, la Révolution française éclata. Outre les railleries concernant ses terribles habitudes de jeu et de vie mondaine, les rumeurs selon lesquelles Marie-Antoinette détournait des fonds publics vers Vienne pour soutenir les campagnes militaires de son frère Joseph avaient attisé la haine du peuple à son égard davantage encore. Il ne put guère l'aider au cœur de la crise et ne vécut pas assez longtemps pour voir la Révolution entrer dans sa phase la plus radicale, qui aboutirait au procès et à l'exécution de Marie-Antoinette.

Derniers jours

En janvier 1790, la santé de Joseph II se détériorait rapidement. Après plusieurs années passées à cracher du sang, Joseph II mourut de tuberculose en février 1790. Il avait rédigé une épitaphe pour son cercueil, qui disait: "Ici repose Joseph, qui a échoué dans tout ce qu'il a entrepris." De toute évidence, il était très frustré que bon nombre de ses politiques ambitieuses aient dû être annulées vers la fin. Cependant, Joseph II établit le précédent d'un gouvernement bienveillant agissant pour le bien-être du peuple et mit en place des politiques visant à accroître la liberté et le bien-être des individus.

Arrival of Joseph II in Elysium After His Passing
Arrivée de Joseph II à l'Élysium après son décès Johann Hieronymus Löschenkohl (Public Domain)

Bien qu'il eût adopté une approche paternaliste et descendante de gouvernance despotique, dans laquelle la bureaucratie imposait la volonté du souverain à la population, on peut raisonnablement affirmer que, dans une large mesure, ces mesures étaient destinées à assurer le bien-être de ses sujets. Ainsi, l'héritage de Joseph II joua un rôle déterminant dans le façonnement de l'Europe centrale moderne, puisqu'il perdura sous la forme des Lumières autrichiennes, qui continuèrent à s'épanouir sous le règne de son successeur, son frère, un homme avisé et sensé, Léopold II (1747-1792).

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Bibliographie

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Natarajan, A. (2026, octobre 29). Joseph II: Le despote éclairé. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-29094/joseph-ii/

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Natarajan, Ambika. "Joseph II: Le despote éclairé." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, octobre 29, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-29094/joseph-ii/.

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Natarajan, Ambika. "Joseph II: Le despote éclairé." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 29 oct. 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-29094/joseph-ii/.

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