Chunkey

Définition

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 11 janvier 2024
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Disponible dans ces autres langues: anglais
Tchung-kee, a Mandan Game Played with a Ring and Pole (by George Catlin, Public Domain)
tchung-Kee, un jeu mandan qui se joue avec un anneau et un piquet
George Catlin (Public Domain)

Le chunkey est un jeu amérindien composé d'un disque (ou anneau) roulant et de deux équipes de joueurs qui marquent des points en lançant leurs bâtons pour qu'ils atterrissent le plus près possible du disque. On pense que ce jeu aurait vu le jour à Cahokia vers l'an 600, qu'il était populaire parmi de nombreuses nations amérindiennes et qu'on y joue encore aujourd'hui.

Le jeu est également connu sous les noms de chenco, chungke, chunky, tchungkee, jeu du cerceau et du bâton, et jeu du cerceau et du bâton. Il était pratiqué non seulement pour se divertir, mais aussi pour améliorer la coordination œil-main, la dextérité et l'endurance, pour encourager le travail d'équipe et, pour certaines nations, il aurait également eu une signification spirituelle. Bien que les premières traces de ce jeu proviennent des fouilles de Cahokia, il est possible qu'il ait été pratiqué plus tôt et à d'autres endroits.

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Au XIXe siècle, lorsque le jeu fut documenté par les colons blancs, il était pratiqué par les nations amérindiennes dans toute l'Amérique du Nord. Des indices suggèrent que le jeu aurait voyagé vers le sud, où il était également pratiqué par les Aztèques. Les spectateurs auraient régulièrement parié sur l'issue du jeu, allant même jusqu'à se mettre en jeu et à perdre leur liberté au profit du vainqueur.

La popularité du jeu diminua au début du 20e siècle, mais il connut un regain d'intérêt. Aujourd'hui, des groupes amérindiens perpétuent le jeu traditionnel, l'enseignent à leurs communautés et proposent des démonstrations à d'autres. Le jeu remplit aujourd'hui la même fonction que par le passé, tout en reliant les gens à leur héritage.

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Nom et origine

Les archéologues suggèrent que Cahokia serait le lieu d'origine du jeu, d'après les pierres de chunkey trouvées sur le site.

Le nom peut signifier "indénombrable" ou "incommensurable, car il n'y avait aucun moyen de savoir jusqu'où le disque allait rouler ni où il allait s'arrêter. Les joueurs semblent avoir calculé où lancer leurs lances (ou bâtons chunkey) en fonction de la façon dont le disque oscillait ou ralentissait avant de s'arrêter, mais il n'y avait aucun moyen de savoir quand il allait réellement se poser.

Les archéologues suggèrent que Cahokia (dans l'Illinois d'aujourd'hui) serait le lieu d'origine du jeu, d'après les pierres de chunkey trouvées dans une tombe de la butte 72 du site. La ville de Cahokia, qui prospéra entre 600 et 1350, était autrefois le plus grand centre urbain d'Amérique du Nord et ses routes commerciales à longue distance s'étendaient dans toutes les directions. Le jeu aurait voyagé le long de ces routes vers de nombreuses destinations différentes, ce qui explique le nombre de nations qui l'adoptèrent comme passe-temps favori et, dans certains cas, comme rituel spirituel ou religieux. Le chercheur Larry J. Zimmerman écrit:

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Parfois, les sociétés sacrées se spécialisaient dans la pratique d'un sport particulier. Les jeux d'équipe étaient certainement des activités récréatives, mais comme la plupart des aspects de la vie autochtone, ils avaient aussi une fonction sociale et religieuse plus large. L'exemple le plus répandu de ce type de sport est le jeu du cerceau et de la perche. Pratiqué sur l'ensemble du continent, ce jeu était réservé aux hommes et consistait essentiellement à lancer une lance ou à tirer ou lancer une flèche sur un cerceau ou un anneau qui roulait sur le sol. Le cerceau, en particulier, avait une signification symbolique. Dans le Sud-Ouest, la version Zuni du jeu utilisait un cerceau avec un filet à l'intérieur qui symbolisait la toile d'un être protecteur ancestral appelé Spider Woman (femme araignée).

Le jeu était très ancien et il y avait une grande diversité dans les instruments utilisés et les règles du jeu. Le nombre de joueurs variait, mais il semble qu'il y ait toujours eu deux équipes, représentant peut-être une dualité fondamentale telle que "nous" (le peuple) et "eux" (les forces invisibles). Lorsqu'il y avait des jeux d'argent, comme chez les Arapaho, les recettes étaient redistribuées entre les membres de l'équipe. Le moment où se déroulaient les rencontres était parfois important. Par exemple, les Wasco, près du fleuve Columbia, jouaient le jeu pour marquer la première remontée de saumons de la saison. (99)

Il se peut toutefois que le jeu ait été pratiqué beaucoup plus tôt que vers l'an 600, car les bâtisseurs et les premiers habitants de la ville sont considérés comme des membres de la culture mississippienne (c. 1100-1540), mais deux peuples distincts reconnus comme les précédant (et souvent inclus avec eux) sont la culture Adena et la culture Hopewell, datées respectivement de 800 av. J.-C. à 1 de notre ère, et de 100 av. J.-C. à 500 de notre ère. Il est probable que le jeu ait été pratiqué par ces peuples bien avant la construction de Cahokia et de ses terrains de jeu.

Discoidal Stones Used to Play the Game of Chunkey
Pierres discoïdales pour jouer au chunkey
Herb Roe (CC BY-SA)

Descriptions du jeu

Il n'existe aucune trace de la façon dont le jeu était pratiqué avant la colonisation européenne de l'Amérique du Nord. La célèbre pipe à effigie du joueur de chunkey trouvée à Muskogee (Oklahoma), datée de 1100-1200 et supposée provenir de Cahokia, montre un homme agenouillé tenant une pierre de chunkey dans sa main droite et des bâtons de chunkey dans sa main gauche, ce qui suggère clairement les mêmes aspects du jeu que ceux notés plus tard par les colons blancs, mais ne donne aucune indication sur le fait que le jeu était pratiqué de la même manière.

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Le sergent John Ordway (c. 1775 à c. 1817) de l'expédition Lewis et Clark documenta une partie de chunkey jouée par les Mandans le 15 décembre 1804.

Bien que la journée ait été froide et orageuse, nous avons vu que plusieurs des chefs et des guerriers étaient sortis pour jouer... Ils avaient une place fixée de l'autre côté de leur pelouse, de la maison du chef principal, à environ 50 mètres de la hutte des deux chefs, qui était lisse comme le sol d'une maison. Ils avaient fixé une batterie [mur] contre laquelle les anneaux s'arrêtaient. Deux hommes couraient à la fois, chacun muni d'un bâton, et l'un d'eux portait un anneau. Ils couraient jusqu'à mi-chemin et faisaient glisser leurs bâtons après l'anneau. Ils ont fait faire des marques pour le jeu, mais je ne comprends pas comment ils comptent les points du jeu. (Découvrir Lewis & Clark, 1)

La description la plus connue du chunkey mandan (ainsi que l'imagerie la plus ancienne) provient de l'artiste et écrivain George Catlin (1796-1872) dans ses lettres de 1841:

Il est très difficile de décrire ce jeu et d'en donner une idée exacte, à moins de le voir jouer. C'est un jeu d'une grande beauté et d'un bel exercice corporel, et ces gens en deviennent excessivement fascinés; ils y jouent souvent tout ce qu'ils possèdent, et même parfois, quand tout le reste a disparu, ils sont connus pour jouer leur liberté sur l'issue de ces jeux, s'offrant comme esclaves à leurs adversaires au cas où ils seraient battus. (Découvrir Lewis & Clark, 1)

Le jeu de Tchung-kee [est] un bel exercice athlétique que [les Mandans] semblent pratiquer presque sans relâche lorsque le temps est beau et qu'ils n'ont rien d'autre à se mettre sous la dent. Ce jeu est décidément leur amusement préféré et se joue près du village sur une chaussée d'argile qui a été utilisée à cette fin jusqu'à ce qu'elle devienne lisse et dure comme un plancher...

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Le jeu commence avec deux personnes (une de chaque groupe) qui partent au trot, l'une à côté de l'autre, et l'une d'elles fait rouler devant elle, sur le pavé, un petit anneau de deux ou trois pouces de diamètre, taillé dans une pierre; et chacun le suit avec son "tchung-kee" (un bâton de six pieds de long, avec de petits morceaux de cuir dépassant de ses côtés d'un pouce ou plus de longueur), qu'il lance devant lui en courant, le faisant glisser sur le sol après l'anneau, s'efforçant de le placer dans une telle position lorsqu'il s'arrête, que l'anneau puisse tomber dessus, et recevoir une des petites projections de cuir à travers lui. (Art américain, Tchung-kee, 1)

Catlin dessina également le jeu et l'illustra dans son tableau Tchung-kee, a Mandan Game Played with a Ring and Pole (voir ci-dessus). L'esquisse et la peinture représentent toutes deux la même scène de deux joueurs, dont l'un lance son bâton, soutenus par leurs coéquipiers et semi-entourés par des spectateurs. Les descriptions et les images de Catlin établissent qu'il s'agit du même jeu que celui auquel le sergent Ordway avait assisté en 1804.

Chunkey Player Flint Clay Figurine from Cahokia
Figurine de joueur de Chunkey en argile de Cahokia
Tim Vickers (Public Domain)

Jeu et accessoires

On ne sait pas exactement combien de temps durait une partie donnée, mais les points étaient marqués par le joueur dont le bâton atterrissait le plus près du disque (ou de l'anneau) et l'équipe qui avait le plus de points à la fin était la gagnante. Selon certaines sources, le jeu se jouait jusqu'à douze points, quelle que soit la durée de la partie. Il semble que les joueurs pouvaient lancer leur bâton de manière à modifier la trajectoire du disque roulant à un moment, juste avant qu'il ne semble s'arrêter là où leur adversaire était sur le point de lancer le sien, perdant ainsi une chance de marquer un point mais empêchant le point pour l'équipe adverse. Il se peut qu'un joueur ait agi de la sorte lorsqu'il était confronté à un adversaire particulièrement habile, mais il s'agit là d'une hypothèse.

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Les spectateurs pariaient souvent sur l'issue du jeu.

L'habileté du joueur qui faisait rouler le disque jouait également un rôle dans le déroulement d'un tour de jeu donné, car il ne fait aucun doute que certains auraient lancé le disque plus efficacement que d'autres. Un joueur devait donc tenir compte des compétences de celui qui faisait rouler le disque et de l'adversaire qui lançait le bâton, ainsi que du poids de la pierre de chunkey et de la distance à laquelle elle était susceptible de rouler.

Il ne semble pas y avoir eu de taille standard pour la pierre, ni de matériau standard, car on a trouvé des pierres de tailles diverses, taillées dans du calcaire, du quartzite, du grès ou faites d'argile. L'anthropologue George Bird Grinnell (1849-1938) décrit une "pierre" de chunkey en cuir de bison. Les bâtons étaient en bois, mais il ne semble pas y avoir eu de norme concernant le type ou le poids, bien que les bâtons semblent avoir été légers.

Les bâtons mesuraient généralement environ 1,8 m de long, avec une extrémité pointue, décorée de cuir, comme le décrit Catlin, ou d'encoches peintes ou d'autres décorations. Certaines sources affirment que les bâtons étaient entaillés pour indiquer les points marqués au cours d'un match et la valeur de chaque point. Chaque équipe avait ses propres couleurs ou marques sur ses bâtons, comme le montre la peinture de Catlin, où le bâton d'un joueur est blanc et celui de l'autre est noir, et où les ornements semblent également différents. Cela n'aurait de sens que si l'on voulait être sûr de pouvoir identifier la canne du joueur qui a marqué le point.

Importance du jeu

La légende Pawnee, La Fille qui était l'anneau, décrit à quel point le jeu était pris au sérieux par les joueurs et comment les disputes pouvaient s'envenimer pour déterminer qui avait marqué le point. Dans cette histoire, une jeune fille capable d'invoquer les bisons pour que ses frères puissent facilement les tuer pour se nourrir est prise par les bisons et transformée en anneau de chunkey. Les bisons utilisent ensuite régulièrement l'anneau pour jouer au jeu jusqu'à ce que la fille qui était l'anneau ne soit sauvée par Coyote. À certains moments, les joueurs bisons se disputent si vivement pour savoir qui a marqué qu'ils en viennent presque à se battre entre eux.

Stone Discoidals Found at the Plaquemine Mississippian Winterville Site
Pierres discoïdales trouvées sur le site de la culture de Plaquemine à Winterville
Herb Roe (CC BY-SA)

Dans son introduction à la légende de The Punishment of the Stingy and Other Indian Stories (1901), Grinnell décrit le jeu tel qu'il l'a vu pratiqué à la fin du XIXe siècle par les Pawnees:

De tous les jeux pratiqués par les hommes chez les Indiens Pawnees, aucun n'était aussi populaire que le jeu du bâton. Il s'agissait d'une compétition athlétique entre deux jeunes hommes qui mettait à l'épreuve leur rapidité, leur vue et leur habileté à lancer le bâton. Les instruments utilisés étaient un anneau de six pouces de diamètre, fait de peau de bison, et deux bâtons minces, élaborés et très ornementés, un pour chaque joueur. L'un des deux concurrents faisait rouler l'anneau sur un parcours lisse et préparé et, une fois qu'il avait été mis en mouvement, les joueurs couraient après lui côte à côte, chacun essayant de lancer son bâton à travers l'anneau. Ce n'était pas souvent le cas, mais les joueurs frappaient constamment l'anneau avec leurs bâtons et le faisaient tomber, de sorte qu'il cessait de rouler. Le système de comptage se faisait par points et était quelque peu compliqué, mais en termes généraux, on peut dire que le joueur dont le bâton était le plus proche de l'anneau gagnait un ou plusieurs points. (49)

Comme nous l'avons vu, les spectateurs pariaient souvent sur le résultat du jeu, qui devenait ainsi une source de revenus pour certains et une perte dramatique de statut et de fortune pour d'autres. On raconte que certains perdants auraient choisi de se suicider plutôt que de vivre dans la honte de devoir renoncer à leur fortune personnelle ou même à leur liberté après avoir parié trop lourdement sur un jeu.

Bien que le jeu semble avoir été à l'origine de graves disputes, il servait également à régler les conflits entre les parties. Les conflits qui auraient pu entraîner des blessures graves ou la mort pouvaient être résolus par une partie de chunkey qui rassemblait toute la communauté soit pour jouer soit pour regarder. Comme le note Zimmerman, le jeu servait aussi parfois à des fins religieuses ou marquait un événement important dans la vie de la communauté. Le jeu servait également à aiguiser les compétences des jeunes chasseurs et guerriers qui étaient chargés de fournir à la communauté de la nourriture, des ressources et des moyens de défense.

Conclusion

La popularité du jeu déclina au début du XXe siècle, peut-être en raison de l'intérêt accru pour le stickball ou, plus probablement, parce que le programme des pensionnats amérindiens approuvés par le gouvernement américain mettait l'accent sur l'assimilation en réapprenant aux jeunes Autochtones à rejeter tous les aspects de leur culture et de leur héritage. Le chunkey ne connut un renouveau que dans les années 1960 et 1970 et n'a atteint un public plus large qu'au cours des 30 dernières années.

Aujourd'hui, ce jeu est pratiqué par des membres de nombreuses nations autochtones, telles que les Cherokees, les Pawnees, les Chickasaws, les Mandans, les Sioux Lakota et d'autres encore. M. Cole Hogner, coordinateur du jeu Chunkey de la nation Cherokee, décrit la façon dont le jeu est vécu aujourd'hui:

Il a toujours beaucoup de valeur par rapport à sa raison d'être initiale. À l'origine, il était destiné à rassembler tous les habitants de la région [tels que] les Cahokiens, les fermiers, les immigrants, les visiteurs, tous ensemble... Tout comme le stickball, tout comme n'importe quoi d'autre, il y a beaucoup de camaraderie et c'est une sorte de fraternité, si l'on peut dire. (Bark, 3)

La nation cherokee et d'autres incluent maintenant le chunkey dans les rassemblements sociaux et les événements de célébration tels que les pow-wows et d'autres types de festivals. La pierre de chunkey est considérée comme appartenant à tous les membres de la communauté, comme c'était le cas dans le passé, et, de la même manière, tous les membres possèdent le jeu à proprement dit, quelle que soit la nation à laquelle ils appartiennent ou la façon dont il est joué, comme c'était le cas il y a longtemps.

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Questions & Réponses

Qu'est-ce que le chunkey ?

Le chunkey est un jeu sportif amérindien qui se joue avec une pierre (ou un anneau) et des bâtons (comme des javelots). La pierre est roulée sur un terrain et les joueurs marquent des points en posant leurs bâtons le plus près possible de la pierre, une fois qu'elle s'est arrêtée.

Quelle est l'origine de chunkey ?

On pense que le chunkey serait né à Cahokia vers l'an 600, d'après les pierres de chunkey trouvées sur le site. Le jeu pourrait toutefois être beaucoup plus ancien.

Pourquoi le chunkey s'appelle-t-il chunkey ?

Le nom du jeu, chunkey, peut signifier "indénombrable", en référence à l'incertitude quant à la distance parcourue par la pierre discoïdale qui roule et au moment où elle s'arrête.

Les Amérindiens jouent-ils encore au chunkey aujourd'hui ?

Le chunkey est aujourd'hui joué par de nombreuses nations autochtones, dont les Cherokees, les Pawnees, les Chickasaw et les Sioux.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2024, janvier 11). Chunkey [Chunkey]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22539/chunkey/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Chunkey." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le janvier 11, 2024. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22539/chunkey/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Chunkey." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 11 janv. 2024. Web. 19 avril 2024.

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