Joyaux de la Couronne

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Définition

Mark Cartwright
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 20 décembre 2019
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Texte original en Anglais : British Crown Jewels

British Crown Jewels (by Unknown Artist, Public Domain)
Joyaux de la Couronne britannique
Unknown Artist (Public Domain)

Les joyaux de la monarchie du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord sont aujourd'hui conservés dans la Tour de Londres et datent principalement du XVIIe siècle EC, avec quelques superbes ajouts plus récents, comme les diamants Koh-i-Noor et Cullinan. Ses insignes royaux comprennent cependant plusieurs articles médiévaux et beaucoup de pierres précieuses ont une histoire beaucoup plus ancienne (et souvent plus sombre) que les couronnes et les sceptres desquels elles font aujourd'hui partie. Les rois se sont octroyés des couronnes depuis l'Antiquité, mais en Angleterre, c'est vraiment Guillaume le Conquérant en 1066 EC, qui lança la mode des somptueuses démonstrations, surtout lors de la cérémonie de couronnement à l'abbaye de Westminster, tradition suivie par presque tous les monarques depuis. Les joyaux de la Couronne comprennent des objets inhabituels en plus des couronnes traditionnelles, des sceptres et des orbes, comme des cuillères, des épées, des éperons et des salières. Les joyaux de la Couronne sont exposés en permanence au public, mais ils apparaissent parfois dans de plus nobles contextes comme la cérémonie d'ouverture du Parlement et les banquets d'État.

Histoire ancienne

Les manuscrits médiévaux regorgent de scènes de couronnement où les archevêques placent des couronnes sur la tête du souverain, mais la première description détaillée d'un couronnement date de 973 EC et est le couronnement du roi anglo-saxon Edgar (r. 959-975 EC) à Bath. Auparavant, les rois anglais préféraient peut-être un casque orné plutôt qu'une couronne. Guillaume le Conquérant commença la tradition d'organiser le couronnement à l'abbaye de Westminster, il y fut couronné lui-même le jour de Noël 1066. Les rois et reines suivants, tous soucieux de maintenir un lien avec l'histoire et de souligner leur légitimité pour ce rôle, répétèrent de nombreux éléments cérémoniels qui font encore partie de la cérémonie de couronnement aujourd'hui.

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La plupart des insignes royaux originaux ont été vendus EN PIèCES DéTACHéES, fondus ou détruits en 1649 EC après l'exécution de Charles Ier.

Les couronnes et bijoux appartenant à la monarchie étaient traditionnellement conservés à Westminster, à la Tour de Londres, ou voyageaient avec le souverain pendant qu'ils se déplacait à travers le royaume. En période de rébellion, les bijoux de la Couronne devaient être déplacés vers un lieu plus sûr. Par exemple, le malheureux roi Jean d'Angleterre (r. 1199-1216 EC) réussit à perdre certains des joyaux de la Couronne dans une rivière alors qu'il fuyait des barons rebelles en octobre 1216 EC, lorsque le roi perdit le contrôle de Londres. Par conséquent, le roi suivant, Henri III d'Angleterre (r. 1216-1272 EC), demanda de nouveaux insignes. Henri était un grand admirateur d'Edouard le Confesseur (r. 1042-1066 EC) qui fut plus tard sanctifié et qui, à bien des égards, était considéré le fondateur spirituel de la monarchie telle qu'elle l'était dans la période médiévale et telle qu'elle l'est aujourd'hui. Henri III construisit un nouveau sanctuaire pour Edouard le Confesseur à l'abbaye de Westminster, et il est probable que les robes, les bijoux et la couronne saxonne ou diadème en or qu'il utilisait ont tous été incorporés dans les nouveaux insignes du XIIIe siècle EC. Cet héritage est encore observé aujourd'hui dans l'utilisation du nom de Couronne de Saint-Édouard pour toute couronne utilisée lors de la cérémonie du couronnement d'un nouveau souverain (bien qu'il y ait aussi une couronne spécifique qui porte ce nom).

Charles II of England & Royal Regalia
Charles II d'Angleterre et les insignes royaux
John Michael Wright (Public Domain)

La restauration 1660 EC

Malheureusement, la plupart des insignes originaux furent vendus en pièces détachées, fondus ou détruits en 1649 après l'exécution de Charles Ier d'Angleterre (r. 1600-1649 EC) et l'abolition temporaire de la monarchie. On peut se fair une idée de ce qui fut perdu dans les portraits des rois d'avant 1649, comme Charles Ier de Daniel Mytens, peint en 1631 et qui montre derrière le roi la couronne impériale probablement faite pour Henri VII d'Angleterre (r. 1485-1509). La restauration de la monarchie en 1660 EC nécessita la production de nouveaux insignes qui seraient immédiatement utilisés lors du couronnement de Charles II en 1661 (r. 1660-1685 EC). Même si l'on ne sait pas exactement par quels moyens elles furent trouvées ou de nouveau acquises, de nombreuses pierres précieuses des anciens insingnes ont été incorporées dans les nouveaux joyaux de la Couronne du XVIIe siècle EC.

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La Couronne impériale contient le rubis médiéval du Prince noir.

Deux objets qui survivent à partir des insignes avant 1649 CE sont la cuillère de couronnement et l'Aigle royal. Ce dernier est utilisé pour stocker de l'huile sainte qui est versée dans la cuillère et utilisée pour oindre le monarque pendant la cérémonie du couronnement. L'onction est faite par l'archevêque qui verse une petite quantité d'huile sur la tête, la poitrine et les paumes du monarque. Les deux objets sont fabriqués en or, et le style de l'œuvre décorative de la cuillère suggère qu'elle date du XIIe siècle EC tandis que l'ampoule a été peut-être fabriquée au XIVe siècle avant d'avoir sa surface extérieure regravée au XVIIe siècle.

Les Couronnes

Couronne de Saint-Édouard

La couronne de Saint-Édouard fut réalisée pour le couronnement de Charles II en 1661, en utilisant peut-être des parties d'une des couronnes endommagées par les parlementaires. Elle est en or, pèse 2,3 kilos (5 lb) et est utilisée lors du couronnement mais, en raison de son poids considérable, seulement au moment de couronner réellement le monarque. Elle est habituellement remplacée par une autre couronne plus légère comme la couronne impériale de l'État. La couronne de Saint Édouard, comme la plupart des autres de la collection, a un anneau de fourrure d'hermine et une coiffe interne en velours violet, le pourpre étant associé aux souverains depuis l'époque romaine. La couronne, comme beaucoup d'autres, a des arcs et au centre, un mini-orbe ou un monde surmonté d'une croix qui symbolise que Dieu seul est au-dessus du monarque. Curieusement, la couronne a toujours été garnie de joyaux de location lorsqu'on en avait besoin pour un couronnement et ce n'est qu'en 1911 EC qu'elle reçut des joyaux permanents.

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British Imperial State Crown
Couronne d'État impériale d'apparat
Cyril Davenport (Public Domain)

Couronne d'État impérial

Également connue sous le nom de Couronne d'État, la Couronne impériale a été créée pour le couronnement de la reine Victoria (r. 1837-1901 EC) en 1838 comme alternative plus légère à la Couronne de Saint-Édouard durant la deuxième partie de la cérémonie de couronnement. Elle a également été utilisée par son fils Edouard VII (1901-1910 EC). L'armature de la couronne fut ensuite remodelée avant qu'elle ne fût utilisation par George VI (r. 1936-1952 EC) lors de son couronnement en 1937 et par sa fille et successeur Elizabeth II (r. 1952 CE -) lors de son couronnement en 1953. Cette couronne est également portée (ou du moins est présentée) lors de cérémonies officielles telles que la cérémonie d'ouverture du Parlement.

Fabriquée en or et décorée avec des motifs de feuilles de chêne, c'est peut-être la plus spectaculaire de toutes les couronnes et certainement la plus colorée avec de nombreuses pierres provenant de couronnes antérieures. Pèsant un peu plus d'un kilogramme (32 oz), elle contient plus de 2 800 diamants, 17 saphirs, 11 émeraudes, quatre rubis et 269 perles. Parmi ceux-ci figurent le Rubis du Prince Noir (en réalité un spinelle) au centre, en dessous le diamant Cullinan II de 317 carats (La petite étoile d'Afrique), ainsi que le Saphir Stuart ovale de 104 carats (à l'arrière) et le saphir d'Édouard le confesseur (sur la croix au dessus). Le saphir d'Édouard le confesseur, une pierre octogonale taillée "en rose", aurait été prélevé de l'anneau d'Édouard le Confesseur, ce qui en fait le plus ancien objet de tous les bijoux de la Couronne. Le roi donna l'anneau à un mendiant, mais il lui fut rendu par deux pèlerins. Ces pèlerins avaient miraculeusement rencontré saint Jean évangéliste en Syrie qui avait expliqué qu'il s'était déguisé en mendiant. Les quatre longues perles suspendues à l'épi de faîtage de la couronne (là où les arcs se rencontrent) sont traditionnellement attribuées à la reine Élisabeth I (r. 1558-1603 EC), mais il n'y a aucune preuve documentaire de cette association.

Le Rubis du Prince Noir de forme irrégulière fut donné à Édouard de Woodstock (1330-1376), fils aîné d'Édouard III d'Angleterre (r. 1327-1377) par Pedro Ier, roi de Castille, en 1367, en reconnaissance des compétences martiales d'Édouard. Edouard était connu sous le nom d'Edouard le Prince Noir probablement à cause de l'armure noire qu'il portait. La pierre fut ensuite placée dans une couronne célèbre pour avoir été portée par Henri V d'Angleterre (r. 1413-1422) lors de la bataille d'Azincourt en 1415, et fut longtemps considéré un véritable rubis.

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Couronne impériale des Indes

La couronne impériale des Indes a été faite pour George V (r. 1910-1936) pour qu'il la porte aux Durbars de Delhi (« Cour de Delhi ») le 12 décembre 1911, en fait, un couronnement distinct en tant qu'Empereur des Indes. Une couronne spéciale devait être faite parce qu'une loi interdisait de porter les couronnes royales habituelles hors du pays. La nouvelle couronne a huit demi-arcs et contient de nombreux bijoux des Indes avec la plus remarquable des toutes les pierres, l'émeraude carrée, située dans la croix supérieure. Cette incroyable couronne est faite de bel et bien 6,002 diamants et autres pierres précieuses incrustés, mais malgré les peines prises pour réaliser un tel objet fabuleux, la couronne n'a été portée qu'une seule fois.

Queen Mary's Crown with Koh-i-Noor Diamond
Couronne de la reine Marie avec le diamant Koh-i-Noor
Unknown Artist (Public Domain)

Couronne de la reine Elizabeth, la Reine Mère

Cette couronne a été réalisée en platine en 1937. Le diamant Koh-i-Noor de 105,60 carats provenant d'Inde est apparu dans plusieurs couronnes mais se trouve maintenant dans la couronne de la reine Elizabeth, la reine Mère. Le Koh-i-Noor, comme beaucoup de pierres précieuses, a une longue et intrigante histoire. Il fut trouvé dans les mines de Golkonda dans le Deccan et appartenait autrefois au prince moghal Babur (1483-1531). Lorsque le leader persan Nadir Shah (1698-1747) captura Delhi en 1739, il prit possession du diamant malgré l'empereur moghol qui tentait de le cacher dans son turban. Quand il vit la pierre pour la première fois, Nadir Shar la décrivit comme une « montagne de lumière » et donc le nom Koh-i-Noor est resté. Le diamant changea à nouveau de mains au milieu du XVIIIe siècle lorsque les Durani d'Afghanistan l'acquirent. En 1813, il a été donné en cadeau au souverain du Pendjab, Maharaja Ranjit Singh (1780-1839).

la tradition veut que le Koh-i-noor porte bonheur si une femme le porte et malheur si c'est un homme.

La Compagnie des Indes orientales acquit ensuite le diamant lorsqu'elle reprit la région en 1849, et le traité de paix qui mit fin aux guerres anglo-sikhs (1845-1849) précisait que la pierre devait être donnée à la reine Victoria. En recevant le diamant, on dit que la reine n'était pas satisfaite du manque d'éclat de sa taille "en rose" et elle le fit retravailler avec plus de facettes pour en faire un brillant à taille ovale (le ramenant de 186 à 105 carats) et le portait en broche. La tradition veut que le diamant porte bonheur si une femme le porte et malheur à un homme, d'où la raison pour laquelle il n'a jamais orné que diverses couronnes de la Reine consort. La Couronne de la Reine Mère est en outre sertie de 2 800 autres diamants, dont la plupart proviennent également de la collection de la Reine Victoria. Un diamant notable se trouve sous le Koh-i-Noor et pèse 17 carats. Il a été donné à la reine Victoria par le sultan de Turquie en reconnaissance de l'aide pendant la guerre de Crimée (1853-56).

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Autres couronnes

Parmi les autres couronnes de la collection figurent la Couronne de Marie de Modène (épouse de Jacques II d'Angleterre, r. 1685-1688) et utilisées lors de son couronnement de 1685. La couronne est faite d'or et ornée de diamants et de perles. Il y a la couronne de la reine Victoria simple mais élégante (1870), la Couronne de la Reine Marie (épouse de George V) dont on peut enlever les arcs pour la transformer en diadème, et la couronne du Prince de Galles en or de la fin du XVIIIe siècle qui, en tant que couronne de prince, n'a qu'une arche au lieu des deux habituelles pour une couronne de roi ou de reine.

British Sovereign's Sceptre with Cullinan I Diamond
Sceptre Royal avec le diamant Cullinan I
Unknown Artist (Public Domain)

Sceptres, bâtons et orbes

Le sceptre est un symbole traditionnel du pouvoir royal et de justice. Le Sceptre du Souverain (alias le Sceptre du Roi) a été créé pour la première fois en 1685, avec des modifications ajoutées par la suite. Aujourd'hui, il a le diamant Cullinan de 530 carats, également connu sous le nom de Grande étoile d'Afrique, qui étincelle à son sommet. Le diamant en forme de poire, le plus grand des quatre étoiles d'Afrique et nommé en l'honneur du propriétaire de la mine où il fut trouvé dans le Transvaal, est le plus grand diamant taillé incolore de haute qualité au monde. Le diamant non taillé de 3 106 carats fut présenté à Édouard VII (r. 1901-1910) par le gouvernement de Transvaal en cadeau pour son 66e anniversaire. Curieusement, il fut simplement posté par courrier recommandé alors qu'un leurre que tous croyaient vrai fut utilisé et transporté sur un navire blindé.

Le diamant fut taillé en 1908 en neuf grosses pierres (Cullinan I - IX) et 96 petits diamants taillés en brillants. La plus grande pierre, le Cullinan I, fut ensuite ajoutée au Sceptre du Souverain pour le couronnement de George V en 1911. Le Cullinan II, comme nous l'avons vu, a été posé dans la Couronne d'État impériale, mais les deux pierres peuvent être enlevées, jointes et portées comme pendentif, comme l'ont fait les reines Alexandra (épouse d'Édouard VII) et Marie, cette dernière porta même le pendentif de Cullinan I et II et un autre pendentif de Cullinan III et IV en même temps.

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D'autres sceptres des Joyaux de la Couronne ont une colombe au sommet pour représenter le rôle du monarque en tant que gardien de son peuple. Il y a aussi des bâtons d'ivoire qui sont tenus par les Reines consorts. L'Orbe du Souverain surmonté d'une croix symbolise la domination du monarque chrétien sur le monde séculier et est placé dans la main gauche du souverain lors de la cérémonie du couronnement. L'orbe creux en or, serti de perles, de pierres précieuses et d'une grande améthyste sous la croix, a été fabriqué en 1661 et a été utilisé dans chaque couronnement depuis lors.

Articles divers

Les bijoux de la couronne comprennent beaucoup plus que les couronnes et les sceptres. Il y a des masses, des bagues, des bracelets, des robes dorées, des trompettes, des porte-chandeliers, des salières, des chopes, des calices, des plats, un énorme bol à vin, et une bassin de fonts baptismaux utilisés pour les baptêmes royaux. Comme nous l'avons noté, l'objet le plus ancien est la cuillère de couronnement du XIIe siècle, qui présente des incisions décoratives en entrelacs et des volutes en filigrane. l'ampoule de l'Aigle est utilisée pour stocker l'huile sainte date probablement de la fin du XIVe siècle, si on en croit la vis archaïque de la tête amovible. La surface extérieure a été retravaillée au XVIIe siècle.

Coronation Spoon, British Crown Jewels
Cuillère de couronnement, Joyaux de la Couronne
Unknown Artist (Public Domain)

Les bagues des joyaux de la Couronne comprennent l'Anneau de la Dignité Royale qui est placé sur le troisième doigt de la main gauche du monarque (où une alliance est traditionnellement portée). Celui utilisé aujourd'hui, l'Anneau du Souverain, a été fabriqué à l'origine en 1831 pour Guillaume IV (r. 1830-1837 CE) et a une croix de Saint-Georges (saint patron d'Angleterre) en rubis sur fond bleu d'un seul saphir.

Comme traditionnellement un monarque était aussi un chevalier médiéval, la cérémonie du couronnement comporte des symboles associés à ce grade comme des éperons d'or et une épée. Il y a plusieurs épées dans les bijoux de la Couronne, toutes richement décorées et parsemées de bijoux. Les épées données au monarque lors du couronnement aujourd'hui sont l'épée d'apparat, qui date de 1678, et l'épée empierrée d'offrande, qui fut utilisée pour la première fois par George IV (r. 1820-1830) pour son couronnement en 1821. Cette dernière épée a des pierres précieuses incrustées dans son fourreau pour former les emblèmes nationaux de l'Angleterre, de l'Écosse et de l'Irlande. Parmi les autres épées figurent l'épée de la justice temporelle, l'épée de la justice spirituelle et l'épée de miséricorde (alias « Curtana »); toutes figurent dans la cérémonie du couronnement et toutes ont survécu à la destruction des joyaux de la couronne en 1649.

Il y a aujourd'hui dix masses cérémonielles dans la collection de la Tour de londres (et trois autres à Westminster pour le Parlement, la Chambre des lords et une de remplacement) qui sont traditionnellement portées par les sergents d'armes pendant le couronnement. Elles ont été fabriquées en 1661 EC et mesurent chacune 1,5 mètre (4,9 pi) de longueur et pèse 10 kilos (22 lb). Il y a l'énorme bol à vin en or, d'un mètre de large, fabriqué en 1820-30 et pesant 248 kilogrammes (546 lb). Il a été conçu pour tenir au frais jusqu'à 144 bouteilles de vin. À plus petite échelle, il y a quelques salières ornées dans la collection (depuis l'époque où le sel était une marchandise précieuse), peut-être la plus impressionnante étant la salière d'Exeter en forme de château faite en or et ornée de bijoux en 1630. Cette salière et d'autres articles de service étaient destinés aux banquets du couronnement, le dernier événement de ce genre ayant eu lieu en 1821.

Les joyaux de la Couronne aujourd'hui

Depuis que le « Colonel » Blood a notoirement tenté de voler les joyaux de la Couronne en 1671, alors qu'ils étaient stockés dans la tour Martin de la Tour de Londres, des tentatives ont été faites pour améliorer leur sécurité. Aujourd'hui, les visiteurs peuvent admirer les trésors dans la Maison des Joyaux à l'intérieur de la caserne Waterloo en se tenant sur un tapis roulant qui les transporte doucement devant les vitrines en verre scintillantes. Pour un public plus sélectif, bon nombre des pièces des Joyaux de la Couronne peuvent être vues en action lors de cérémonies officielles. La reine Élisabeth II continue de porter un grand nombre de bijoux ou de permettre à d'autres membres de la famille royale de le faire lors d'événements tels que des banquets officiels pour recevoir des chefs d'État en visite. Par exemple, les diamants Cullinan III et IV, connus par la famille royale sous le nom de « the chips », sont parfois portés en broche et en pendentif avec un sertissage en platine par la Reine et par les duchesses de Cornouailles et de Cambridge.

Bibliographie

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth a enseigné l’anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l’anglais et l’italien et a 25 ans d’expérience dans le domaine de l’éducation. Elle aime voyager et découvrir la langue, l’histoire et le patrimoine culturel des différents pays qu'elle visite.

Auteur

Mark Cartwright
Mark est un auteur d'articles historiques installé en Italie. Il s'intéresse plus particulièrement à la poterie, à l’architecture, aux mythologies du monde et à la découverte des idées partagées par toutes les civilisations. Il est titulaire d’un Master en philosophie politique et éditeur en chef de WHE.

Citer cette ressource

Style APA

Cartwright, M. (2019, décembre 20). Joyaux de la Couronne [British Crown Jewels]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-18677/joyaux-de-la-couronne/

Style Chicago

Cartwright, Mark. "Joyaux de la Couronne." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le décembre 20, 2019. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-18677/joyaux-de-la-couronne/.

Style MLA

Cartwright, Mark. "Joyaux de la Couronne." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 20 déc. 2019. Web. 27 nov. 2021.

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