Mésopotamie: Émergence des villes

Identité individuelle, sécurité et civilisation au Proche-Orient
Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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Il était une fois, dans un pays appelé Sumer, un peuple qui construisit un temple dédié à son dieu qui avait vaincu les forces du chaos et apporté l'ordre dans le monde. Ils construisirent ce temple dans un lieu appelé Eridu qui, comme le note la spécialiste Gwendolyn Leick, était:

L'un des sites les plus méridionaux, à l'extrémité de la plaine alluviale fluviale et à proximité des marais: la zone de transition entre la mer et la terre, avec ses cours d'eau changeants, ses îles et ses profonds fourrés de roseaux.

(City, 2)

C'est dans ce cadre rural que vit le jour la ville mésopotamienne; et l'urbanisation, où qu'elle se soit développée dans la région par la suite, allait devenir un élément central de l'identité individuelle, du commerce communautaire, de l'éducation, de l'industrie, de l'armée, de la religion et des progrès culturels de la Mésopotamie à partir de 4000 avant J.-C. environ. L'essor des villes mésopotamiennes a non seulement défini la région, mais aussi ses habitants. Leick écrit:

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Les scribes mésopotamiens considéraient la vie urbaine comme la seule forme de communauté civilisée. L'identité civique d'une personne était celle d'un citoyen d'une ville particulière, avec ses banlieues et la campagne environnante. Les membres non urbains de la population se définissaient par leur allégeance tribale.

(A à Z, 42)

La ville n'était pas seulement un lieu de vie, elle fournissait également aux gens leur identité, leur moyen de subsistance et leur raison d'être. Tout comme les gens d'aujourd'hui défendent leur ville et ses monuments, ses spécialités culinaires et ses particularités, les habitants de la Mésopotamie antique faisaient de même. La ville était également associée à la royauté et, par conséquent, à l'ordre. La liste semi-mythique des rois sumériens donne les cinq premières villes auxquelles la royauté avait été conférée par la volonté divine:

  • Eridu
  • Bad-tibira
  • Larak
  • Sippar
  • Shuruppak

Selon ce document, la royauté passa d'Eridu à Shuruppak, puis d'autres villes, perpétuant ainsi la vision divine de l'ordre social initialement mise en place à Eridu. Bien que les recherches modernes aient démontré la fausseté de ce récit, la vision du monde exprimée dans la liste des rois sumériens montre à quel point la ville était associée à l'ordre et à la civilisation à l'époque où ce document fut rédigé, pendant la période d'Ur III (environ 2112 à environ 2004 av. J.-C.).

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Carte de la Civilisation Sumérienne
Carte de la civilisation sumérienne Simeon Netchev (CC BY-NC-ND)

Pourquoi les premières villes ont-elles vu le jour en Mésopotamie? La réponse la plus simple est que les gens ont établi des communautés près des sources d'eau. Ils ont développé des techniques d'irrigation pour acheminer cette eau vers leurs champs, attirant ainsi d'autres personnes qui souhaitaient bénéficier du même niveau de richesse que ceux qui vivaient dans cette région. À mesure que de plus en plus de gens arrivaient, la ville s'est développée non seulement pour encourager la croissance économique, mais aussi pour protéger ceux qui y contribuaient grâce à un roi, un gouvernement, des lois, des murs, une force militaire et des obligations religieuses/culturelles.

Origines mythologiques

Eridu n'était pas seulement la première ville au monde pour les Sumériens, mais aussi le berceau de la civilisation.

Cette zone marécageuse autour d'Eridu représentait pour le peuple la force vitale du dieu et offrait une manifestation physique de l'ordre que leur dieu avait créé à partir du chaos; les eaux de la vie étaient célébrées à Eridu car elles étaient associées à ce que les Sumériens appelaient l'abzu, la source primordiale de toute existence, le royaume dans lequel vivaient les dieux et d'où ils avaient émergé.

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Le dieu Enki était sorti de l'abzu et s'était installé à Eridu. La liste des rois sumériens indique: "Après que la royauté fut descendue du ciel, la royauté était à Eridu", ce qui signifie que, pour les Sumériens, Eridu était la première ville et l'origine du mandat divin de la royauté qui maintiendrait l'ordre. Leick écrit:

Ainsi, l'Eden mésopotamien n'est pas un jardin, mais une ville, formée d'un morceau de terre sèche entouré d'eaux. Le premier bâtiment est un temple... C'est ainsi que la tradition mésopotamienne présentait l'évolution et la fonction des villes, et Eridu en fournit le paradigme mythique. Contrairement à l'Eden biblique, d'où l'homme fut banni à jamais après la Chute, Eridu resta un lieu réel, imprégné de sacralité, mais toujours accessible.

(City, 2)

Eridu n'était pas seulement la première ville au monde pour les Sumériens, mais aussi le berceau de la civilisation. Ils croyaient que toutes les autres villes qui avaient été construites avaient leur origine dans le sable et les eaux qui entouraient Eridu.

Théories modernes

Les chercheurs modernes ne s'accordent pas sur les raisons pour lesquelles les premières villes du monde virent le jour en Mésopotamie plutôt qu'ailleurs. Les théories vont de l'hypothèse des anciens extraterrestres aux bouleversements sociaux ou naturels qui obligèrent les populations à se regrouper dans des centres urbains, en passant par les préoccupations environnementales et même la migration forcée des communautés rurales vers les villes. Aucune de ces théories n'est universellement acceptée, tandis que l'hypothèse des anciens extraterrestres est rejetée par tous les chercheurs de renom.

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Representation of the Port of Eridu
Représentation du port d'Eridu Таис Гило (Public Domain)

Ce qui fait toutefois l'unanimité, c'est qu'à partir du moment où les anciens Sumériens de Mésopotamie décidèrent de s'engager dans le processus d'urbanisation, ils changèrent à jamais le mode de vie des êtres humains. Le chercheur Paul Kriwaczek écrit:

Ce fut un moment charnière dans l'histoire de l'humanité. Les [Sumériens] visaient consciemment rien de moins que de changer le monde. Ils furent les premiers à adopter le principe qui a guidé le progrès et l'avancement tout au long de l'histoire, et qui motive encore la plupart d'entre nous à l'époque moderne: la conviction que c'est le droit, la mission et la destinée de l'humanité de transformer et d'améliorer la nature et d'en devenir maître.

(20)

Ce principe auquel Kriwaczek fait référence n'est peut-être rien d'autre que la tendance naturelle des êtres humains à se rassembler pour se protéger des éléments, ou il pourrait trouver ses racines dans la religion et les pratiques religieuses communautaires qui, parmi les avantages qu'elles offrent, fournissent l'assurance qu'il existe un ordre et un sens derrière les événements apparemment aléatoires de la vie. Le spécialiste Lewis Mumford affirme:

L'habitude de se réfugier dans des grottes pour accomplir collectivement des cérémonies magiques semble remonter à une période antérieure, et des communautés entières, vivant dans des grottes et des cavités creusées dans la roche, ont survécu jusqu'à nos jours dans des régions très dispersées. Les contours de la ville, en tant que forme extérieure et modèle de vie, peuvent être retrouvés dans ces regroupements anciens.

(1)

Quelle que soit la cause qui donna naissance au développement des villes en Mésopotamie, le monde ne serait plus jamais le même. Kriwaczek écrit:

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À partir de 4 000 avant J.-C., et pendant les dix à quinze siècles qui suivirent, les habitants d'Eridu et leurs voisins ont jeté les bases de presque tout ce que nous appelons aujourd'hui la civilisation. On a appelé cela la révolution urbaine, bien que l'invention des villes n'en soit en réalité qu'une partie infime.

Avec la ville sont apparus l'État centralisé, la hiérarchie des classes sociales, la division du travail, la religion organisée, les constructions monumentales, le génie civil, l'écriture, la littérature, la sculpture, l'art, la musique, l'éducation, les mathématiques et le droit, sans parler d'une vaste gamme de nouvelles inventions et découvertes, allant d'objets aussi basiques que les véhicules à roues et les bateaux à voile au four de potier, à la métallurgie et à la création de matériaux synthétiques.

À tout cela s'ajoutait l'énorme collection de notions et d'idées si fondamentales pour notre façon de voir le monde, comme le concept des nombres ou du poids, indépendamment des objets réels comptés ou pesés – le nombre dix ou un kilo –, que nous avons oublié depuis longtemps qu'ils ont dû avoir été découverts ou inventés. C'est en Mésopotamie méridionale que tout cela fut réalisé pour la première fois.

(20-21)

Essor d'Uruk

Le concept de ville, qui se manifesta pour la première fois avec la construction d'Eridu, n'est pas resté longtemps confiné à cette région. L'urbanisation se répandit rapidement dans la région de Sumer, à partir de 5000/4500 avant notre ère, avec l'essor de la ville d'Uruk, considérée aujourd'hui comme la première ville du monde. Eridu, revendiquée par les Sumériens comme la première ville, ne présente dans ses ruines que peu d'éléments suggérant qu'elle ait jamais été autre chose qu'un centre sacré, peut-être même défini comme un grand village ou une petite ville selon les normes scientifiques actuelles.

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Facade of Inanna's Temple at Uruk
Façade du Temple d'Inanna à Uruk Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

Uruk, en revanche, était un immense centre urbain et le point d'origine de plusieurs avancées culturelles importantes, dont la plus notable est l'invention de l'écriture vers 3200 avant notre ère, mais aussi le berceau de la ziggourat, les progrès dans les travaux architecturaux en pierre et la création du sceau cylindre, qui était une forme d'identification légale pour les citoyens. À son apogée, Uruk était la ville la plus puissante, la plus grande et la plus riche de la Mésopotamie antique. Selon la littérature sumérienne, cela s'explique par le fait que les meh, qui sont essentiellement les règles de civilisation données par les dieux, furent transférées d'Eridu à Uruk, et que lorsque cette dernière prit de l'importance, la première perdit de son influence.

Uruk et Eridu dans la mythologie

La mythologie sumérienne soutient la thèse selon laquelle Uruk aurait supplanté Eridu dans le poème Inanna et le dieu de la sagesse. Dans cette œuvre, la déesse Inanna, dont la demeure se trouve à Uruk, se rend à Eridu pour rendre visite à son père Enki. Kriwaczek note:

Les Mésopotamiens reconnaissaient Enki comme le dieu qui apporte la civilisation à l'humanité. C'est lui qui donne aux souverains leur intelligence et leur savoir; il "ouvre les portes de la compréhension"... Il n'est pas le souverain de l'univers, mais le sage conseiller et le frère aîné des dieux... Plus important encore, Enki était le gardien du meh, que le grand assyriologue Samuel Noah Kramer a décrit comme "l'ensemble fondamental, immuable et complet des pouvoirs et des devoirs, des normes et des standards, des règles et des règlements relatifs à la vie civilisée".

(30)

Au début du poème, Inanna dit: "Je dirigerai mes pas vers Enki, vers l'Apsu, vers Eridu, et je lui parlerai moi-même de manière persuasive, dans l'Apsu, à Eridu. Je vais adresser une supplique au seigneur Enki", indiquant clairement qu'elle attend quelque chose de son père. Enki semble être au courant de sa venue et demande à son serviteur de lui réserver un accueil chaleureux, de "lui servir de la bière devant la porte du Lion, de la faire se sentir comme chez une amie, de l'accueillir comme une collègue".

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Enki
Enki Unknown (Public Domain)

Inanna s'assoit pour boire de la bière avec son père et, alors qu'ils s'enivrent progressivement ensemble, Enki offre à sa fille un meh après l'autre jusqu'à ce qu'elle en ait plus d'une centaine. Enki semble alors s'évanouir à cause de l'alcool, et Inanna, avec les meh, se dépêche de quitter Eridu pour retourner à Uruk. Lorsque Enki se réveille et constate qu'il a perdu ses meh, il envoie son serviteur Isimud les récupérer.

Le reste du poème relate les vaines tentatives d'Isimud pour empêcher Inanna d'atteindre Uruk avec les meh. Elle réussit à amener "le Bateau du Ciel à la Porte de la Joie" à Uruk, et "là où le bateau accosta au quai, elle nomma cet endroit Quai Blanc" pour commémorer son triomphe. Le poème a été interprété comme rendant, sous forme symbolique, le transfert du pouvoir et du prestige de la ville d'Eridu à Uruk, ainsi que le développement de l'urbanisation qui conduisit à l'essor d'autres villes.

Preuves archéologiques

Cette version des événements provient bien sûr de la mythologie sumérienne, mais depuis le début des fouilles sérieuses au milieu du XIXe siècle, de nombreuses preuves suggèrent que le poème recèle une part de vérité historique. Eridu semble avoir décliné à mesure que le prestige d'Uruk grandissait, même si la ville plus ancienne est toujours restée un centre sacré et un lieu de pèlerinage.

Mosaic Fragment from Uruk
Fragment de mosaïque d'Uruk Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

Cependant, à mesure que les fouilles archéologiques se sont poursuivies au Proche-Orient, les chercheurs ont commencé à se demander si la vision traditionnelle selon laquelle l'urbanisation aurait commencé à Sumer avant de se propager vers le nord pouvait encore être considérée comme valable. La découverte du site de Tell Brak (dans l'actuelle Syrie), fondé vers 6000 avant notre ère, semble suggérer à certains chercheurs que la révolution urbaine aurait peut-être commencé dans le nord et que l'affirmation selon laquelle elle aurait pris naissance à Sumer n'a été acceptée que parce que les Sumériens ont inventé l'écriture et que leur version de l'histoire a donc été considérée comme la vérité, et bien sûr parce que les premières fouilles du XIXe siècle ont eu lieu à Sumer.

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Si la colonie de Tell Brak est plus ancienne qu'Eridu, la question de savoir où les villes seraient apparues en premier trouve sa réponse dans la définition de ce qu'on entendait par "ville" dans l'Antiquité. Le professeur M. E. Smith, de l'université d'État de l'Arizona, écrit:

La première grande colonie urbaine fut Tell Brak, dans la zone agricole aride du nord de la Mésopotamie. Pendant la période d'Uruk (3800-3100 av. J.-C.), cette ville se composait d'une zone centrale d'architecture publique entourée d'une colonie suburbaine tentaculaire s'étendant sur plus d'un kilomètre carré. À la fin de cette période, le site déclina et le centre du développement urbain se déplaça vers le sud de la Mésopotamie.

(The Sage Encyclopedia of Urban Studies, 24)

Le problème avec cette affirmation est toutefois qu'elle ne tient pas compte de la définition du terme "ville". Tell Brak était-elle une "ville" ou un grand village? Le professeur George Modelski de l'université de Washington soutient qu'il ne s'agissait pas d'une ville et fonde son argumentation sur l'ouvrage de l'historien Tertius Chandler publié en 1987, Four Thousand Years of Urban Growth. Chandler affirme qu'une ville antique doit être définie par la taille de sa population. Modelski écrit:

Une estimation importante concerne Uruk, qui, d'après les travaux de Robert Adams (1967, 1981), était la plus grande ville de la période très ancienne. (3)

Selon sa définition d'une ville, Tell Brak serait plutôt considéré comme un village, car sa population ne semble pas avoir été suffisamment importante pour qu'il puisse être qualifié de centre urbain. Il s'agit bien sûr d'une méthode moderne pour déterminer ce qui est ou n'est pas une ville, et il n'y a aucun moyen de savoir comment les anciens Mésopotamiens auraient défini la ville ou comment ils considéraient un village tel que Tell Brak.

Foundation Figurine of Ur-Nammu
Figurine d'Our-Nammou Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

Origine sumérienne

Ce qui est certain, cependant, c'est que, pour une raison quelconque, la révolution urbaine commença en Mésopotamie et, cela semble également certain, dans la région de Sumer. Concernant les différentes théories expliquant pourquoi Sumer et pas ailleurs, Kriwaczek écrit que certains chercheurs

considèrent l'émergence de la civilisation comme une conséquence inévitable des changements évolutifs de la mentalité humaine depuis la fin de la dernière période glaciaire... Mais nous, les humains, ne sommes pas vraiment comme ça; nous ne réagissons pas de manière aussi irréfléchie. L'histoire réelle devrait tenir compte du conflit éternel entre progressistes et conservateurs, entre ceux qui regardent vers l'avenir et ceux qui regardent vers le passé, entre ceux qui proposent "faisons quelque chose de nouveau" et ceux qui pensent "les anciennes méthodes sont les meilleures", ceux qui disent "améliorons cela" et ceux qui pensent "si ça marche, ne changeons rien". Aucun grand changement culturel n'a jamais eu lieu sans une telle confrontation. (21)

Il était une fois, dans un pays appelé Sumer, un peuple qui construisit un temple dédié à son dieu, qui avait vaincu les forces du chaos et apporté l'ordre dans le monde. Ce peuple poursuivit ensuite l'œuvre de son dieu et établit l'ordre dans tout le pays sous la forme d'une ville. La réponse à la question de savoir pourquoi cela se produisit en Mésopotamie plutôt qu'ailleurs se trouve dans la culture de cette société spécifique.

Les peuples de Mésopotamie, quelle que fût leur région ou leur ethnicité, partageaient le même souci d'établir et de maintenir l'ordre et, en raison de leurs croyances religieuses, une obsession presque maladive pour le contrôle du monde naturel. Il n'est donc pas surprenant qu'une telle culture ait été la première à concevoir et à construire l'entité urbaine qui sépare le plus complètement les êtres humains de leur environnement naturel: la ville.

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Questions & Réponses

Pourquoi les premières villes sont-elles apparues dans l'ancienne Mésopotamie?

La raison pour laquelle les premières villes ont vu le jour en Mésopotamie fait débat, mais ce sont très probablement leur souci d'ordre face au chaos, l'implantation de leurs villes à proximité de sources d'eau, le développement de systèmes d'irrigation et l'importance qu'elles accordaient à la communauté qui ont conduit à l'urbanisation.

Quelle fut la première ville de Mésopotamie?

Selon la liste des rois sumériens, la première ville de Mésopotamie fut Eridu. D'après les découvertes archéologiques et les études modernes, la première ville fut Uruk. Il est toutefois possible qu'Eridu n'ait pas été une "ville" au sens où on l'entend aujourd'hui.

Quelle était la plus grande ville de la Mésopotamie antique?

Babylone devint la plus grande ville de la Mésopotamie antique, mais elle ne figurait pas parmi les premiers centres urbains. La première grande ville de Mésopotamie fut Uruk.

Quelles furent les premières villes de la Mésopotamie antique?

Selon la liste des rois sumériens, les cinq premières villes de la Mésopotamie antique où la royauté a été établie étaient: Eridu, Bad-tibira, Larak, Sippar et Shuruppak. Cette liste des rois ne prétend toutefois pas que ces villes étaient les cinq premières, mais seulement les cinq premières à avoir eu un roi. Tell Brak fut fondée vers 6000 avant notre ère et pourrait être la plus ancienne ville, mais certains historiens ne pensent pas qu'il s'agissait d'une ville.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction pour WHE, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2026, janvier 23). Mésopotamie: Émergence des villes: Identité individuelle, sécurité et civilisation au Proche-Orient. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-678/mesopotamie-emergence-des-villes/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Mésopotamie: Émergence des villes: Identité individuelle, sécurité et civilisation au Proche-Orient." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, janvier 23, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-678/mesopotamie-emergence-des-villes/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Mésopotamie: Émergence des villes: Identité individuelle, sécurité et civilisation au Proche-Orient." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 23 janv. 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-678/mesopotamie-emergence-des-villes/.

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