Red Cloud

Joshua J. Mark
par , traduit par Salomée Charrière
publié le
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La biographie d’Eastman sur Red Cloud (1822-1909) est le premier récit dans son ouvrage Indian Heroes and Great Chieftains (1916), et elle donne le ton pour les suivantes, dont celles de Sitting Bull et de Crazy Horse, en expliquant la motivation des Indiens des plaines derrière leur réponse aux politiques génocides d’expansion du gouvernement des États-Unis.

Red Cloud, 1880
Red Cloud, 1880 John K. Hillers (CC BY-NC-SA)

Il y a là un grand intérêt historique parce que le médecin et auteur sioux, Charles A. Eastman (aussi connu sous le nom d’Ohiyesa, 1858-1939), fut en mesure d’interviewer en personne le guerrier et homme d’État Red Cloud, alors que cela ne fut pas possible avec beaucoup d’autres, tel que Crazy Horse, et il réussit à recueillir le témoignage de Red Cloud dans sa langue natale, contrairement au récit Black Elk Speaks (1932), qui fut transmis par le guérisseur sioux lakota Black Elk (1863-1950) au poète et écrivain états-unien John G. Neihardt (1881-1973) avec l’aide d’un interprète. Charles A. Eastman traduisit ensuite en anglais les dires de Red Cloud pour son livre. Le résultat rend un témoignage de première main sur la vie de l’un des meilleurs chefs Sioux du XIXe siècle.

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Texte

Le texte qui suit a été abrégé pour des raisons d’espace, mais la version en ligne du livre d’Eastman est accessible dans la section "Liens externes" en bas de la page (version anglaise). La version présentée provient de l’ouvrage intitulé Indian Heroes and Great Chieftains, édition de 1939, rééditée en 2016:

...Red Cloud naquit aux alentours de 1820, près de la bifurcation de la rivière Platte. Il était l’un des neuf enfants d’une famille dont le père, un guerrier capable et respecté, éleva son fils à l'ancienne manière spartiate. Il est dit que le jeune Red Cloud était un excellent cavalier, capable de traverser à la nage les rivières Missouri et Yellowstone, qu’il possédait une grande dignité et un courage indéniable, et pourtant qu’il se montrait toujours doux et courtois au quotidien. Ce dernier trait, associé à une voix singulièrement mélodieuse et agréable, avait toujours été caractéristique chez cet homme…

...Le futur chef n’était encore qu’un jeune homme lorsqu'il prit part à une campagne de guerre contre les Utes. Ayant avancé avec empressement sur le sentier, il se retrouva bien en tête de ses compagnons tandis que la nuit arrivait, et à ce moment-là la pluie commença à tomber dru. Dans les broussailles éparses, le guerrier solitaire repéra une grotte naturelle, et après un rapide coup d’œil, il décida de s’y installer pour la nuit.

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Il venait à peine de s’enrouler dans sa couverture quand il entendit un bruissement ténu à l’entrée de la grotte, comme si une créature se préparait à partager son repaire. Il faisait nuit noire. Il ne voyait rien, mais estima qu’il pouvait s’agir d’un homme ou d’un grizzly. Il n’y avait pas de place pour tendre un arc. Cela devrait se passer couteau contre couteau, ou bien couteau contre griffes, se dit-il.

L’intrus ne regarda pas autour de lui avant de s’étendre silencieusement dans le coin opposé de la grotte. Red Cloud ne bougea pas d’un pouce, respirant à peine, sa main sur le manche de son couteau. Heure après heure il restait éveillé, tandis que de nombreuses pensées lui traversaient l’esprit. Soudain, sans crier gare, il éternua, et aussitôt, un homme fort se redressa d’un bond pour s’asseoir en face de lui. Les premières lueurs du jour se glissaient à l’intérieur de leur repaire rocheux et (surprise!) un chasseur ute se trouvait assis devant lui.

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Aussi désespérée que la situation puisse paraître, elle n’était pas dénuée d’un humour un peu noir. Aucun des deux ne pouvait se permettre de quitter l’autre des yeux; la tension était à son comble, jusqu’à ce qu’un sourire hésitant ne s’esquisse sur le visage de l’Ute. Red Cloud répondit au sourire, et dès lors un traité de paix naquit entre eux.

"Range ton couteau dans sa gaine. Je ferai de même et nous fumerons ensemble", signa Red Cloud. L’autre y consentit volontiers et ils marquèrent ainsi la trêve qui assurait à l’un et l’autre un retour en toute sécurité près des siens. Après avoir fini de fumer, ils se serrèrent la main puis se séparèrent. Aucun des deux n’avait dévoilé d’information à l’autre. Red Cloud retourna auprès de ses compagnons et raconta son histoire, et il précisa qu’il n’avait rien divulgué et qu'il n'avait rien à signaler. Certains eurent tendance à le critiquer pour ne pas s’être battu, mais la majorité des guerriers le soutint et loua sa retenue. Un ou deux jours après, ils découvrirent le camp principal de l’ennemi et menèrent un combat remarquable, dans lequel Red Cloud se distingua particulièrement.

Les Sioux entraient à présent dans la période la plus tumultueuse de leur histoire. Les anciennes coutumes cédaient rapidement la place aux nouvelles. Engagés pour la première fois dans une guerre sérieuse et destructrice avec les tribus voisines, les jeunes hommes, armés des armes mortelles fournies par l’homme blanc, commencèrent à réaliser qu’ils devraient bientôt prendre part à une lutte désespérée pour les terres de chasse de leurs ancêtres. Les anciens avaient innocemment cultivé l’amitié avec l’étranger, se disant: "La terre est suffisamment grande pour tous, n’est-ce pas?".

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Red Cloud était un homme modeste et peu connu, d’environ 28 ans, lorsque le général Harney convoqua l’ensemble des tribus sioux de l’Ouest à Fort Laramie, dans le Wyoming, avec pour but d’établir un accord et un droit de passage sur leur territoire. Les Oglalas ne s’impliquèrent pas dans cette proposition, mais après avoir été forcé de boire du whisky à n’en plus pouvoir, Bear Bull, un chef Oglala, s’engagea à ce que le reste de la tribu se soumette. Furieux de voir son plan échouer, il tira sur un groupe d’hommes de sa propre tribu, et le père ainsi que le frère de Red Cloud tombèrent raides morts. Selon une coutume autochtone, c’était à lui que revenait le devoir de venger leur trépas. Calmement, sans prononcer un mot, il fit face au vieux Bear Bull et à son fils, qui tentait de défendre son père, et il les tua d’une balle tous les deux. Il avait fait ce qu’il croyait être son devoir, et l’ensemble de la tribu lui apporta son soutien. En effet, cette tragédie forgea immédiatement une certaine réputation au jeune homme, celle de celui qui avait non seulement défendu son peuple de l’ennemi extérieur, mais également contre l’injustice et les agressions à l’intérieur même de la tribu. Il fut reconnu comme chef à partir de cet instant.

Man-Afraid-of-His-Horses, alors chef suprême des Oglalas, prit conseil auprès de Red Cloud pour toutes les questions importantes, et le jeune guerrier gagna rapidement en autorité et en influence. En 1854, quand il était à peine âgé de 35 ans, les différentes tribus campèrent à nouveau près de Fort Laramie. Un convoi de migrants mormons, qui se dirigeait vers l’Ouest, laissa derrière lui une vache qui avait mal aux sabots, et les jeunes hommes la tuèrent pour se nourrir. Le jour suivant, à leur grand étonnement, un officier et trente hommes arrivèrent dans le camp autochtone et exigèrent du vieux Conquering Bear que ces jeunes hommes se rendent. Le chef protesta en vain qu’il ne s’agissait que d’une erreur et il offrit de la réparer. Il semblait que soit l’officier ait été en état d’ébriété, soit qu’il eût en tête de harceler les autochtones, parce qu’il n’accepta ni explication, ni paiement, mais exigea purement et simplement que les jeunes hommes qui avaient tué la vache soient soumis à une sanction sommaire. Le vieux chef refusa de se laisser intimider et il fut abattu sur place. Pas un seul soldat ne rejoignit la porte de Fort Laramie! C’est là que Red Cloud prit la tête des jeunes Oglalas, et leur haine était si intense qu’ils allèrent jusqu’à tuer l’interprète métis.

Assez curieusement, il n’y eut pas de tentative de représailles de la part de l’armée, et aucune rupture grave jusqu’en 1860, quand les Sioux furent impliqués dans des problèmes avec les Cheyennes et les Arapahos. En 1862, un début de guerre important fut précipité par les Sioux de l’Est, dans le Minnesota, sous le commandement de Little Crow, auquel les tribus de l’Ouest ne prirent pas part. Pourtant, cet évènement sonna l’arrivée d’une nouvelle période pour leurs semblables. Les géomètres de l’Union Pacific concevaient les potentielles routes qui passeraient au cœur du sud du pays des bisons, le lieu de rendez-vous des Oglalas, des Brûlés, des Arapahos, des Comanches et des Pawnees, qui suivait la piste des bisons comme un moyen de subsistance. Pour sûr, la plupart de ces tribus étaient en guerre les unes contre les autres, pourtant durant les mois estivaux elles se rencontraient régulièrement afin d’établir une trêve et de tenir des conseils communs ainsi que des festivités, qui étaient majoritairement transformées en discussions sur l’ennemi commun.. Il devint cependant évident que certaines tribus parmi les plus petites et les plus faibles se montraient enclines à accueillir ce nouvel ordre des choses, reconnaissant qu’il s’agissait d’une politique du gouvernement pour mettre fin aux guerres tribales.

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La position de Red Cloud était sans appel, il était contre la soumission. Il fit quelques discours remarquables en ce sens; l’un d’entre eux me fut répété par un vieil homme qui l’avait entendu et qui s’en souvenait grâce à sa remarquable mémoire verbale d’autochtone.

"Mes amis, commença Red Cloud, accueillir l’homme blanc a fait notre malheur. Nous avons été trompés. Il a apporté avec lui certains objets brillants qui ont ravi nos yeux; il a apporté des armes plus efficaces que les nôtres: par-dessus tout, il a apporté l’esprit de l’eau qui a fait oublier à plus d’un la vieillesse, la faiblesse et le chagrin. Mais je tiens à vous dire que si vous désirez posséder ces choses, vous devrez recommencer à zéro et oublier la sagesse de nos pères. Vous devrez amasser de la nourriture et oublier la faim. Quand votre maison sera construite, que votre garde-manger sera plein, cherchez ensuite un voisin que vous pourrez mettre en difficulté et emparez-vous de tout ce qu’il possède! Débarrassez-vous seulement de ce que vous ne souhaitez pas; ou plutôt, ne partagez rien sauf pour l’échanger contre ce que possède un autre.

"Mes compatriotes, les bibelots étincelants de cet homme riche, sa boisson traîtresse qui prend le contrôle de notre esprit, doivent-ils, toutes ces choses doivent-elles nous tenter d’abandonner nos maisons, nos terres de chasse et l’enseignement honorable de nos ancêtres? Devons-nous permettre d’être ballottés de part et d’autre, d’être parqués comme le bétail de l’homme blanc?"

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Son discours suivant qui marqua les esprits fut prononcé en 1866, juste avant l’attaque sur Fort Phil Kearny. La tension de son ressenti à l’égard des envahisseurs avait désormais atteint son point culminant. Au sein du conseil, qui se tint près de la Powder River, il n’y avait aucune voix contestataire quand il fut décidé de s’opposer farouchement et de façon évidente au gouvernement. Red Cloud n’était pas tout à fait ignorant en ce qui concernait la force des chiffres et l’ingéniosité dont l’homme blanc disposait, mais il était déterminé à l’affronter par tous les moyens plutôt que de se soumettre.

"Écoutez-moi, Dakotas! s’exclama-t-il. Quand le Grand Père à Washington nous a envoyé son soldat en chef [le général Harney] pour nous demander un chemin qui passait au travers de nos terres de chasse, une piste pour sa voie de fer jusqu’aux montagnes et à la mer de l’Ouest, on nous a dit qu’ils souhaitaient seulement traverser notre pays, non pas pour s’installer parmi nous, mais pour partir à la recherche d’or dans le Far West. Nos anciens chefs pensaient faire preuve d’amitié et de bonne volonté, quand ils autorisèrent ce serpent dangereux à pénétrer sur notre territoire. Ils promirent de protéger les voyageurs.

"Pourtant avant que les cendres du feu du conseil ne soient devenues froides, le Grand Père construisait déjà sa forteresse parmi nous. Vous avez entendu les bruits de hache du soldat blanc sur Little Piney. Sa présence ici est une insulte et une menace. C’est une insulte faite aux esprits de nos ancêtres. Allons-nous abandonner leurs tombes sacrées pour y semer du maïs? Dakotas, je suis pour la guerre!"

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En moins d’une semaine après son discours, les Sioux avancèrent sur Fort Phil Kearny, la nouvelle base de sentinelles qui venait juste de s’installer sur la frontière la plus éloignée, pour surveiller la piste de l’Oregon. Chaque détail de l’attaque avait été planifié avec soin, non sans avoir été pensé au cours de discussions animées, et presque tous les chefs sioux de renom avaient accepté de passer à l’action. Le jeune et brillant chef de guerre, Crazy Horse, fut nommé pour mener la charge. Ses lieutenants furent Sword, Hump et Dull Knife, accompagnés par Little Chief des Cheyennes, tandis que les vieux hommes tenaient lieu de conseillers. Leur succès fut immédiat. En moins d’une demi-heure, ils avaient abattu près d’une centaine d’hommes sous le commandement du capitaine Fetterman, qu’ils attirèrent hors du fort par la ruse avant de l’anéantir.

Au lieu d’envoyer des troupes pour les châtier, le gouvernement envoya une commission afin de traiter avec les Sioux. Il en résulta le fameux traité de 1868, que Red Cloud fut le dernier à signer, car il refusa d’apposer sa signature avant que l’ensemble des forts sur leur territoire ne soient vidés. Les hommes blancs accédèrent à toutes ses requêtes: la nouvelle route fut abandonnée, les garnisons se retirèrent et il fut mentionné distinctement dans le nouveau traité que les Black Hills et les monts Big Horn faisaient partie du territoire autochtone, réservés pour leur occupation perpétuelle, et qu’aucun Blanc ne devait pénétrer dans cette région sans le consentement des Sioux.

Toutefois, ce traité venait à peine d’être signé lorsque de l’or fut découvert dans les Black Hills et le cri général fut: "Faites partir les autochtones!". Ce se révéla plus facile à dire qu’à faire. Il venait juste d’être garantit solennellement que ce territoire-là leur appartiendrait pour toujours: pourtant comment réfréner l’irrésistible ruée vers l’or? Au début, le gouvernement manifesta son désaccord, juste assez pour "sauver la face" comme on dit; mais il n’y eut pas de véritable tentative pour empêcher la violation généralisée du traité. Ce fut cette situation qui mena au dernier grand discours de Red Cloud, lors d’un rassemblement au bord de la rivière Little Rosebud. Il fut bref et évoqua le caractère désespéré de leur avenir en tant que tribu. Il semble qu’à cette époque, il soit parvenu à la conclusion que la résistance ne pourrait plus durer très longtemps; en effet, la majeure partie de la nation sioux se trouvait déjà sous l’emprise du gouvernement.

"On nous a dit, déclara-t-il, que Spotted Tail avait consenti à être le chef des Beggars ("Mendiants"). Ces autochtones qui étaient allés à la rencontre de l’homme blanc ne pouvaient être rien d’autre que des mendiants, car ils ne respectaient que les riches, et comment un autochtone pouvait-il être riche? Il ne peut pas cesser d’être un autochtone. En ce qui me concerne, j’ai écouté patiemment les promesses du Grand Père, cependant sa mémoire est courte. J’en ai maintenant fini avec lui. C’est tout ce que j’avais à dire."

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Les tribus les plus sauvages se séparèrent peu après ce conseil, pour suivre les déplacements des bisons, certains se postèrent aux alentours des Black Hills et d’autres dans la région des monts Big Horn. De petites troupes de guerre rencontraient des voyageurs égarés de temps à autre, auxquels ils n’accordaient aucune pitié, ou ils lançaient des attaques contre les forts voisins. Red Cloud revendiqua le droit de protéger et de conserver par la force, si besoin était, l’ensemble du territoire qui avait été concédé à son peuple par le traité de 1868. Ces terres étaient devenues un véritable repaire de hors-la-loi. Mis à part les groupes de prospecteurs, il y avait des bandes de Blancs voleurs de chevaux et despérados qui tiraient avantage de la situation pour piller des immigrés et des personnes semblables aux autochtones.

Des camps militaires essayèrent par tous les moyens de prendre le contrôle et d’isoler l’ensemble des autochtones dans des réserves, et une autre commission fut envoyée afin de négocier leur retrait du territoire autochtone, mais elle fit face à un refus absolu. Après une longue période de guérilla, une campagne militaire importante contre les Sioux fut mise en place en 1876, ce qui marqua la défaite cuisante du lieutenant colonel Custer à Little Big Horn.

Red Cloud ne participa pas en personne à cette remarquable bataille, ni à celle précédente face au général Crook à Little Rosebud, mais son fils fut présent au cours des deux. Red Cloud était maintenant plus un conseiller qu’un guerrier, mais ses jeunes hommes se trouvaient en permanence sur le champ de bataille, alors que Spotted Tail s’était définitivement rendu et était en contact étroit avec les représentants du gouvernement.

Cependant, la fin était inévitablement proche. Un matin de l’automne 1876, Red Cloud se retrouva encerclé par les troupes états-uniennes commandées par le colonel McKenzie, qui désarma son peuple et le conduisit à Fort Robinson, dans le Nebraska. D’ici, ils furent déplacés à la réserve indienne de Pine Ridge, où Red Cloud vécut pendant plus de trente ans. Pour l’humilier encore plus, les autorités gouvernementales proclamèrent le plus malléable Spotted Tail chef suprême des Sioux. Bien sûr, le peuple de Red Cloud ne reconnut jamais aucun autre chef.

En 1880, ce dernier s’entretint avec le professeur Marsh, de l’université Yale, chef d’une expédition scientifique dans les Bad Lands, qui dénonça certaines fraudes commises au sein de la réserve et qui semblait lui donner raison; en tout cas, l’affaire fut jugée digne d’une enquête officielle. En 1890-1891, pendant "l’engouement pour la danse des Esprits" et les difficultés qui s’ensuivirent, Red Cloud fut suspecté de complicité avec l’ennemi, mais il ne les rejoignit pas ouvertement et rien ne put être retenu contre lui. Il était déjà devenu un vieillard et il devint complètement aveugle peu avant son décès en 1909, au cours de sa quatre-vingt-dixième année.

Sa vie privée fut exemplaire. Red Cloud fut fidèle à une seule femme tout au long de sa vie et il fut un père dévoué envers ses enfants. Il était ambitieux pour son fils unique, connu sous le nom de Jack Red Cloud, et il espérait de tout cœur qu’il devienne un grand guerrier. Il le fit participer aux troupes de guerre dès l’âge de quinze ans, sans se rendre compte que l’époque des guerres autochtones touchait à sa fin.

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Parmi les chefs de l’époque, Red Cloud était réputé pour être un homme calme, simple et direct lorsqu’il s’exprimait, courageux lorsqu’il agissait, un fervent amoureux de son pays, et il incarnait à un degré remarquable les qualités viriles propres aux autochtones à leurs heures de gloire.

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Questions & Réponses

D’où vient la biographie d’Eastman sur Red Cloud?

La biographie d’Eastman sur Red Cloud vient de son livre Indian Heroes and Great Chieftains, écrit en 1916. Il s’agit de la première biographie présentée dans cet ouvrage.

La biographie d’Eastman sur Red Cloud est-elle précise?

Oui. La biographie d’Eastman sur Red Cloud tire parti du fait que l’auteur a pu côtoyer Red Cloud de son vivant, au lieu de compter sur des récits de seconde main concernant la vie de cet homme.

Pourquoi Red Cloud n’apporta-t-il pas son soutien à Sitting Bull et Crazy Horse pendant la guerre des Black Hills?

Après 1868, Red Cloud réalisa qu’il n’y avait aucun intérêt à opposer une résistance militaire face aux politiques du gouvernement des États-Unis.

La guerre de Red Cloud fut-elle une victoire pour les Sioux?

Oui. La guerre de Red Cloud fut une victoire décisive pour la nation sioux et ses alliés, mais elle fut de courte durée puisque le gouvernement des États-Unis ne tint pas les promesses faites lors de la signature du traité de Fort Laramie en 1868.

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Style APA

Mark, J. J. (2026, avril 30). Red Cloud. (S. Charrière, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2445/red-cloud/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Red Cloud." Traduit par Salomée Charrière. World History Encyclopedia, avril 30, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2445/red-cloud/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Red Cloud." Traduit par Salomée Charrière. World History Encyclopedia, 30 avril 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2445/red-cloud/.

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