Danse des Esprits

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Définition

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 31 janvier 2024
Disponible dans ces autres langues: anglais, Turc
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Ghost Dance Shirt (by Cullen328, CC BY-SA)
Tunique de la Danse des Esprits
Cullen328 (CC BY-SA)

La danse des Esprits (Ghost Dance en anglais) est l'expression de la renaissance et du renouveau par le biais d'une danse traditionnelle amérindienne, pratiquée pour la première fois par la nation Païute en 1869, puis à nouveau en 1889 lorsqu'elle fut adoptée par d'autres nations indiennes des Plaines. La crainte des agents du gouvernement américain face à cette danse conduisit au massacre de Wounded Knee en 1890.

La danse n'était qu'un aspect d'un mouvement spirituel plus large qui incluait l'adhésion à un code moral de conduite dans la vie personnelle et publique qui, selon la vision prêchée par le prophète païute Wovoka (également connu sous le nom de Jack Wilson, c. 1856-1932), éliminerait les Euro-Américains et leurs pratiques destructrices de l'Amérique du Nord, rendrait la terre aux peuples indigènes, ressusciterait les morts emportés par la maladie ou les conflits avec les Blancs, et ramènerait les bisons, tout ceci rétablissant le monde connu par les Indiens des Plaines avant la colonisation européenne des Amériques.

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Le mouvement avait été originellement imaginé par l'homme-médecine et prophète païute Wodziwob (mort vers 1872) en 1869, bien que, selon certains spécialistes, des versions antérieures de la Danse des Esprits aient influencé celle-ci. La vision de Wodziwob, qui peut avoir été basée sur ces mouvements antérieurs, était beaucoup plus apocalyptique que le mouvement ultérieur de Wovoka. Wodziwob prétendait qu'un grand tremblement de terre éliminerait tout le monde, mais qu'ensuite, les peuples autochtones qui avaient cru en ses paroles seraient ressuscités et restitués à la terre. Parmi les disciples de Wodziwob se trouvait Numutibo'o, le père de Wovoka.

La Danse des esprits était une réponse spirituelle et non violente aux politiques génocidaires du gouvernement américain.

La Danse des Esprits était une réponse spirituelle non violente aux politiques génocidaires du gouvernement américain, qui comprenait le déplacement forcé des populations autochtones vers des terres arides et le massacre systématique des bisons qui avaient traditionnellement assuré la subsistance des populations des Grandes Plaines. Le gouvernement américain cependant interpréta le mouvement comme une menace, ce qui entraîna l'arrestation et la mort du chef sioux Sitting Bull (c. 1837-1890), ainsi que la mort de plus de 250 autres personnes lors du massacre de Wounded Knee.

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Historique du mouvement

L'expansion vers l'ouest des Euro-Américains au début du XIXe siècle priva les peuples autochtones des terres sur lesquelles ils vivaient depuis des milliers d'années, bouleversant leur mode de vie et, à partir de 1840, éliminant les bisons, qui étaient non seulement la principale source de nourriture, de vêtements et d'abri des peuples, mais qui avaient aussi une signification spirituelle. Des postes militaires tels que Bent's Fort, érigé en 1832 sur la rivière Arkansas dans le Colorado, furent établis pour protéger les colons blancs et s'occuper de tout peuple autochtone considéré comme "hostile".

Les maladies transmises par les Européens et les conflits armés avec les colons et les soldats blancs réduisirent la population des nations indiennes des plaines, tandis que les accords conclus avec le gouvernement américain, comme le traité de Fort Laramie de 1851, permirent de s'approprier de plus en plus de terres, tandis que les bisons étaient exterminés et que les enfants autochtones étaient enlevés à leurs parents et placés dans des pensionnats pour faciliter leur assimilation. Alors que les peuples autochtones étaient confrontés à ces menaces croissantes, Wodziwob reçut sa vision, promettant au peuple un retour à son ancien mode de vie s'il adhérait aux enseignements du prophète, se comportait en conséquence et pratiquait fidèlement la danse des Esprits.

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Wodziwob prêcha sa vision depuis le moment où il la reçut en 1869 jusqu'à sa mort en 1872. Parmi les prophéties qui lui sont attribuées par ses disciples, il y a celle selon laquelle un train transportant les morts de l'au-delà arriverait parmi le peuple dans les quatre ans à venir. Lorsque ce train ne se matérialisa pas, la foi dans le mouvement faiblit, puis s'éteignit. Wovoka, fils d'un de ses disciples, reçut alors une nouvelle vision dans la même lignée en 1889.

Wovoka, Paiute Shaman, Preacher of Ghost Dance
Wovoka, chaman païute, prédicateur de la danse des fantômes
Unknown (Public Domain)

Wovoka affirmait avoir conversé avec le Grand Esprit et s'être vu montrer le magnifique pays des morts bénis où ils vivaient en paix, sans peur, sans maladie ni déception, dans des plaines peuplées de bisons sauvages et d'autres gibiers. Comme il avait été éduqué au christianisme par des Euro-Américains, il articulait ce qui lui avait été montré à travers l'imagerie chrétienne et faisait référence au retour de Jésus dans le cadre de sa prophétie. Il affirmait également qu'il régnerait bientôt sur l'Ouest, tout comme le président Benjamin Harrison (1889-1893) continuerait à régner sur l'Est.

Dans sa vision, il lui avait été demandé de prêcher la non-violence à la population et, si celle-ci s'abstenait de faire la guerre, menait une vie morale et intègre et exécutait la Danse des Esprits, elle serait réunie avec tout ce qu'elle avait perdu. On ne sait pas si cette réunion devait avoir lieu dans l'au-delà, mais elle fut interprétée comme signifiant que les morts seraient ramenés à la vie et retrouveraient leurs proches ici-bas, en même temps que les bisons, et que les colons blancs se retireraient pacifiquement et retourneraient là d'où ils venaient.

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Propagation du mouvement

Alors que Wovoka prêchait sa vision aux Païute tout au long de l'année 1889, il attira l'attention des citoyens d'autres nations des Plaines, notamment les Caddo, les Cheyennes et les Arapaho, les Iowa, les Osages, les Otoe-Missouria, les Pawnees, les Quapaw et les Sioux, entre autres. Le chef sioux Oglala Lakota Kicking Bear (1845-1904) visita Wovoka et rapporta son message à son peuple. Il s'entretint également avec le grand guérisseur Sitting Bull, mais, contrairement à ce qu'affirmerait plus tard le gouvernement américain, Sitting Bull ne fut ni le catalyseur du mouvement, ni l'un de ses premiers partisans.

Chief Kicking Bear of the Oglala Lakota Sioux Nation
Chef Kicking Bear de la nation sioux Oglala Lakota
George E. Spencer (CC BY-NC-SA)

Des représentants d'autres nations rendirent également visite à Wovoka et présentèrent la Danse des Esprits à leur peuple. Les adeptes de la Danse des Esprits devaient non seulement mener une vie morale exempte de mensonges, de vols ou d'actes de violence, mais aussi porter un certain type de vêtement - connu sous le nom de "tunique des esprits" - un châle, une chemise ou un manteau en peau de daim orné de symboles magiques.

Il est possible que la tunique soit née de la vision de Wovoka ou qu'elle ait été introduite chez les Sioux par le chef Kicking Bear, avant d'être adoptée par d'autres. La tunique était censée protéger celui qui la portait et, disait-on, pouvait même arrêter les balles. Que Wovoka ait initialement suggéré la tunique des Esprits ou non, il en encouragea le port car elle favorisait le pacifisme qu'il considérait comme la volonté du Grand Esprit dans sa vision.

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Au début de l'année 1890, la vision du mouvement de la danse des Esprits avait été adoptée par de nombreuses nations amérindiennes qui observaient les préceptes et participaient à la danse. Cependant, certains rejetaient le mouvement, notamment les Navajos, qui maintenaient depuis longtemps une politique selon laquelle les morts ne devaient pas avoir de commerce avec les vivants et qui craignaient la promesse du retour des morts faite par la Danse des Esprits.

Deux témoignages sur la danse

La danse des Esprits s'inspire de la danse traditionnelle menée en cercle (également appelée danse ronde), régulièrement pratiquée par les peuples autochtones d'Amérique du Nord dans le cadre de rituels religieux ou d'événements sociaux. La danse en cercle est généralement accompagnée de tambours et de chants, les danseurs tournant autour d'un objet central ou d'un feu commun.

La danse des fantômes diffère de la danse en cercle traditionnelle en ce sens que les tambours ne sont pas toujours utilisés, mais seulement des chants répétés, et qu'il n'y a pas toujours d'objet central comme un poteau (arbre sacré) ou un feu. Les danseurs se joignaient les mains, se mettaient en cercle et se déplaçaient en suivant une cadence latérale, les pas et les chants s'accélérant souvent, alors que le peuple cherchait à expérimenter la vision de Wovoka de la belle terre de ceux qui avaient été perdus.

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Ghost Dance of Sioux at Pine Ridge
Danse des fantômes des Sioux à Pine Ridge
Frederic Remington (Public Domain)

La poétesse et écrivaine Elaine Goodale Eastman (1863-1953), épouse du médecin, écrivain et activiste sioux Charles Eastman, observa le rituel de première main vers 1889-1890 alors qu'elle était enseignante dans le territoire du Dakota et la décrivit dans ses mémoires:

La danse qui avait provoqué une alarme si frénétique [chez les Blancs] n'avait rien de secret. Elle se déroulait en plein air, sans feu ni lumière, après que les participants eurent jeûné pendant un jour ou deux et subi l'épreuve purificatrice de la hutte à sudation. N'importe qui pouvait y assister et, par une belle nuit de novembre, je me suis joint à une foule de spectateurs près de Porcupine Tail Butte - la seule personne qui n'était pas un Sioux.

Sous la douce lueur de la lune de chasse, une centaine d'hommes, de femmes et d'enfants, les mains jointes et les doigts entrelacés, se balançaient en un grand cercle autour de leur "arbre sacré", entonnant ensemble les chants monotones de la Danse des Esprits. La répétition hypnotique des mots: "Une fois de plus, nous chasserons le buffle - Notre Père l'a dit !" alternait avec de brèves invocations du prophète ou du prêtre et des intervalles occasionnels de gémissements des femmes - ce son musical qui brise le cœur et qui, une fois entendu, ne s'oublie jamais. Aucun être doué d'imagination ne pouvait manquer de voir dans ce rite une véritable cérémonie religieuse, une foi qui, pour illusoire qu'elle ait été, méritait d'être traitée avec respect.

"Vous avez vos églises, pourquoi ne pourrions-nous pas avoir les nôtres?" fut la réaction naturelle des gens.

Au cours d'une heure ou deux, l'un des fidèles se détachait brusquement du cercle, se précipitait dans tous les sens et tombait en transe ou s'évanouissait, restant quelque temps immobile. Une vieille femme est tombée si près de moi que j'aurais pu la toucher. Elle s'est ensuite réveillée, s'est levée sans aide et s'est adressée à l'assemblée d'une voix forte:

"Mes enfants, j'ai vu les êtres chers que nous avons perdus il y a longtemps!"

"Ah-h-h ! Ils vivent dans un endroit magnifique.

"Ils vivent dans un pays magnifique, couvert de bisons!

"He-ye-ye ! Ate heye lo !" (Notre Père l'a dit.)

"Leurs tipis sont en peaux. Ils festoient et jouent. Ils sont parfaitement heureux !" (Après chaque déclaration, le peuple entonne sa réponse à voix haute) "Ici, tout me semble détestable - comment puis-je le supporter?"

L'assemblée répond par des gémissements et des cris. Puis le prêtre répète que le Messie apparaîtra "avec l'herbe nouvelle" au printemps et que la vision se réalisera pour tous les croyants.

Après avoir écouté cette étrange litanie pendant la moitié de la nuit, je me suis couché dans ma tente, épuisé par une excitation sympathique. Le sort, l'incantation ou le rite se poursuivit avec une ferveur croissante jusqu'à l'aube.

(Townsend, 143)

L'universitaire Roxanne Dunbar-Ortiz cite le rapport de l'anthropologue sioux Ella Deloria sur le récit de première main d'un gentleman sioux qui, lorsqu'il était enfant, avait quitté son village pour assister à une danse:

Une cinquantaine d'entre nous, des petits garçons de huit à dix ans, se sont mis en route à travers le pays, par monts et par vaux, en courant toute la nuit. Je sais maintenant que nous avons parcouru près de 30 miles. Là, sur le ruisseau Porcupine, des milliers de Dakotas se trouvaient dans le camp, tous se pressant avec une grande détermination. Dans une longue hutte à sudation avec des ouvertures aux deux extrémités, les gens se purifiaient en grandes compagnies pour la danse sacrée, les hommes seuls et les femmes seules, bien sûr...

Les gens, portant les tuniques et les plumes sacrées, formaient maintenant un cercle. Nous en faisions partie. Tous ont joint leurs mains. Tout le monde était respectueux et silencieux, s'attendant à ce que quelque chose de merveilleux se produise. Mais ce n'était pas un moment de joie. Tous gémissaient avec prudence et crainte, sentant que leurs morts étaient proches.

Les chefs battaient la mesure et chantaient tandis que le peuple dansait, se déplaçant vers la gauche d'un pas latéral. Ils dansaient sans relâche, encore et encore, et ils s'essoufflaient, mais ils continuaient à danser aussi longtemps que possible. De temps en temps, quelqu'un de complètement épuisé et étourdi tombait inconscient au centre et restait là, "mort". Rapidement, ceux qui se trouvaient de chaque côté de lui comblaient l'écart et continuaient. Au bout d'un certain temps, de nombreuses personnes sont restées allongées dans cet état. Ils étaient maintenant "morts" et voyaient leurs proches. Au fur et à mesure que chacun reprenait ses esprits, il ou elle se redressait lentement, regardait autour de lui ou d'elle, déconcerté(e), puis se mettait à gémir de façon inconsolable...

Se réveillant dans un présent morne et misérable après une vision aussi radieuse, il n'est pas étonnant qu'elles aient gémi comme si leurs pauvres cœurs allaient se briser en deux sous l'effet de la désillusion. Mais au moins, ils avaient vu! Les gens allaient et venaient et ne pouvaient s'arrêter, jour et nuit, espérant peut-être avoir une vision de leurs propres morts ou au moins entendre les visions des autres. Ils préféraient cela au repos, à la nourriture ou au sommeil. Ainsi, je suppose que les autorités pensaient qu'ils étaient fous, mais ils ne l'étaient pas. Ils étaient seulement terriblement malheureux.

(153-154)

Les autorités du Bureau des affaires indiennes pensaient peut-être que les danseurs étaient "fous", mais elles les considéraient certainement comme une menace. Sans prendre la peine d'essayer de comprendre le rituel et en ignorant le rapport de du très expérimenté agent indien et chirurgien Valentine McGillycuddy (1849-1939) - qui indiquait clairement que la Danse des Esprits n'était pas une menace et n'était qu'une observance religieuse - l'agent indien par intérim James McLaughlin (1842-1923) demanda le déploiement de troupes supplémentaires dans la région et ordonna l'arrestation de Sitting Bull, affirmant qu'il était le meneur du mouvement.

James McLaughlin, US Indian Inspector
James McLaughlin, Inspecteur des Indiens des États-Unis
Unknown Artist (Public Domain)

Réponse du gouvernement américain

L'agent McLaughlin était loin d'être inexpérimenté. Il était dans la région depuis 1871, servait d'agent depuis 1876 et connaîssait personnellement Sitting Bull. Pourtant, il interpréta la Danse des Esprits comme un appel aux armes et craignait un soulèvement. La loi Dawes de 1887 avait récemment démantelé la Grande Réserve Sioux, forçant les communautés autochtones à s'installer sur des lots où elles étaient censées gagner leur vie en tant qu'agriculteurs, et réservant de vastes étendues de terres au développement des non-autochtones. Estimant que la Danse des Esprits était un appel à l'action contre ces politiques, McLaughlin chercha à couper l'initiative à ce qu'il pensait être sa source et envoya des fonctionnaires pour faire venir Sitting Bull.

Le 15 décembre 1890, Sitting Bull fut tué lors de la tentative d'arrestation dans la réserve de Standing Rock, et le chef lakota Spotted Elk (également connu sous le nom de Big Foot, né en 1826-1890), craignant d'être pris à son tour, emmena son peuple vers la réserve de Pine Ridge, avec l'intention de demander aux autorités de négocier pacifiquement.

Le 28 décembre 1890, le groupe de Spotted Elk fut rattrapé par le 7e régiment de cavalerie et contraint de camper près de Wounded Knee Creek. Le lendemain matin, lors d'une opération de recherche et de saisie d'armes par les soldats américains, un coup de feu retentit et les soldats qui encerclaient le campement ouvrirent le feu, tuant plus de 250 autochtones, dont Spotted Elk, la plupart étant des personnes âgées, des malades, des femmes et des enfants. La cavalerie américaine perdit 25 hommes, la plupart victimes de tirs amis. Cet événement, connu sous le nom de massacre de Wounded Knee, fut qualifié de "bataille" par le gouvernement américain, et 20 des soldats qui y participèrent reçurent la médaille d'honneur.

Conclusion

Le gouvernement américain n'a jamais interdit la Danse des fantômes, comme il l'avait fait pour la Danse du soleil dans les années 1880, mais le Bureau des affaires indiennes tenta, en vain, de la faire interdire. De nombreuses nations amérindiennes cessèrent cette pratique après le massacre de Wounded Knee, craignant de subir le même sort, mais d'autres poursuivirent la danse jusqu'au début du XXe siècle. Les Pawnees, qui avaient toujours été en bons termes avec les États-Unis et avaient même fourni des éclaireurs dans leurs guerres contre les Sioux, continuèrent la danse et, selon certains spécialistes, cela aurait contribué à préserver la langue et la culture.

En 1890, les autorités américaines considéraient la danse des Esprits comme une menace sérieuse pour la stabilité et la sécurité des colons blancs dans la région, mais pour le peuple qui vivait sur ces terres depuis des siècles, elle offrait l'espoir d'un retour au monde qu'il avait connu avant la colonisation. Stephanie Hall, rédactrice, commente:

Du point de vue des Indiens, les Européens ne détruisaient pas seulement leur mode de vie, mais aussi les ressources naturelles des plaines à un point tel qu'il était impossible pour quiconque d'y vivre. Les Américains d'origine européenne ont souvent considéré la Danse des Esprits comme irrationnelle. Du point de vue des Indiens, c'est ce qu'on leur faisait subir à eux et à leur mode de vie qui était irrationnel. (3)

Même parmi les nations, comme les Sioux, où la Danse des Esprits n'était plus observée publiquement, le mouvement se poursuivit en secret, en conservant les croyances traditionnelles et, comme chez les Pawnees et d'autres, la langue. Aujourd'hui, le rituel de la danse des Esprits est observé par plusieurs nations, notamment les Caddo, mais seuls les participants connaissent la vision moderne du mouvement. Des initiatives telles que le Land Back Movement et le Tanka Fund - qui œuvrent respectivement pour la restitution des terres volées et le repeuplement des troupeaux de bisons - poursuivent actuellement l'objectif d'affirmer l'autonomie, le respect et la reconnaissance des Amérindiens, faisant ainsi écho à l'esprit de la Danse des Esprits.

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Questions & Réponses

Qu'est-ce que la danse des Esprits ?

La danse des Esprits est une expression de renaissance et de renouveau basée sur la danse en cercle traditionnelle des Amérindiens. La danse n'est qu'un aspect d'un mouvement spirituel plus large.

Quelles sont les premières traces de la pratique de la Danse des Esprits ?

La danse des Esprits était clairement pratiquée en 1869-1872 au sein de la nation Païute.

Qui a créé la Danse des Esprits ?

La danse des Esprits apparut pour la première fois dans une vision du prophète païute Wodziwob en 1869, puis à nouveau au prophète païute Wovoka en 1889, qui popularisa le mouvement.

La danse des Esprits est-elle encore pratiquée aujourd'hui ?

Oui, la danse des Esprits est encore pratiquée de nos jours par des nations amérindiennes, notamment les Caddo.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2024, janvier 31). Danse des Esprits [Ghost Dance]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22603/danse-des-esprits/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Danse des Esprits." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le janvier 31, 2024. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22603/danse-des-esprits/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Danse des Esprits." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 31 janv. 2024. Web. 12 juil. 2024.

Adhésion