Réformes de Catherine II de Russie

Article

Liana Miate
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 15 décembre 2023
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Disponible dans ces autres langues: anglais

Catherine II de Russie (Catherine la Grande) fut l'impératrice régente de Russie de 1762 à 1796. Au milieu du XVIIIe siècle, la Russie était encore considérée comme culturellement en retard par rapport aux pays d'Europe occidentale. Cependant, sous son règne, Catherine transforma la Russie en une puissance mondiale.

Comme son grand-père Pierre Ier de Russie (Pierre le Grand, r. de 1682 à 1725), Catherine s'inspira de la culture et du mode de vie de l'Europe occidentale. Sous son règne, la Russie connut une renaissance culturelle.

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The Inauguration of the Imperial Academy of Arts in Saint Petersburg
Inauguration de l'Académie impériale des arts de Saint-Pétersbourg
Valery Jacobi (Public Domain)

Catherine et les Lumières

Au XVIIIe siècle, le français était considéré comme la langue de l'art, de la culture et du monde académique. La gouvernante de Catherine veilla donc à ce que le français devienne sa deuxième langue. Catherine lut de nombreux ouvrages des auteurs des Lumières (1685-1815). Elle fut particulièrement inspirée par l'écrivain et philosophe français Voltaire (1694-1778). Voltaire s'intéressait à la Russie mais restait sceptique quant au statut d'impératrice de Catherine. Il ne tarda pas à reconnaître en Catherine une monarque éclairée et ils commencèrent à correspondre jusqu'à la mort de Voltaire en 1778. Ils se rejoignaient sur différents points politiques et estimaient qu'une classe dirigeante était la seule forme de gouvernement qui ait un sens rationnel.

Diderot encouragea Catherine à réformer la Russie de son vivant et à adopter un gouvernement à l'anglaise.

Le philosophe français Denis Diderot (1713-1784) était un autre personnage des Lumières dont Catherine se rapprocha. Diderot était le rédacteur en chef de l'Encyclopédie, le livre des Lumières, mais il fut déchu de ses droits de rédaction en raison d'un conflit avec l'Église catholique. Catherine, consciente des difficultés rencontrées par l'Encyclopédie, proposa de la publier en Russie. Les éditeurs se méfiaient de l'idée de confier leur travail à Catherine, et le gouvernement français rétablit rapidement les droits d'édition en France.

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Catherine trouva un autre moyen d'aider Diderot après la naissance de son quatrième enfant. Comme il n'avait pas d'argent, il décida de vendre sa bibliothèque. Catherine lui proposa d'acheter ses livres, mais à condition qu'ils restent avec lui jusqu'à sa mort. C'est ainsi que Diderot devint le bibliothécaire de Catherine. Catherine avait un motif secret pour acheter les livres de Diderot: elle montrait ainsi que la Russie investissait dans la culture. En échange de sa générosité, Diderot engagea pour elle des écrivains, des artistes, des ingénieurs et des scientifiques qu'il envoya à Saint-Pétersbourg.

Bust of Voltaire
Buste de Voltaire
Jean-Antoine Houdon (Public Domain)

Diderot se rendit en Russie en 1773 et rencontra Catherine. En tant qu'éditeur de l'Encyclopédie, Diderot estimait qu'il était de son devoir de donner à Catherine des conseils sur la manière de gouverner la Russie. Il l'encouragea à réformer la Russie de son vivant et à adopter un gouvernement à l'anglaise. Catherine le remercia pour ses conseils mais lui dit qu'il ne comprenait pas la réalité de la Russie.

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Le Nakaz

Le Nakaz (Instructions) de Catherine était une révision du code juridique russe. Son titre complet était Instructions adressées par Sa Majesté l'impératrice de toutes les Russies à la commission établie pour travailler à l'exécution du projet d'un nouveau code de lois. Catherine considérait ce nouveau code juridique comme sa plus grande contribution à la Russie. Elle y travailla quotidiennement pendant deux ans et il finit par être publié le 30 juillet 1767. Elle espérait que le Nakaz ouvrirait une nouvelle ère de tolérance et de justice dans l'Empire russe, inspirée par les Lumières.

Avant l'arrivée de Catherine sur le trône, l'administration du gouvernement russe était très hétérogène en raison de la mise en œuvre par les différents souverains de lois qui se contredisaient. La moitié des réformes de Pierre Ier n'avaient jamais été enregistrées et avaient été perdues pour l'histoire. Catherine savait qu'il lui incombait de restaurer la vision de Pierre Ier pour la Russie.

The Throne of Empress Catherine II in the Winter Palace
Le trône de l'impératrice Catherine II au Palais d'Hiver
Dr Vikramjit Kakati (CC BY-SA)

Le Nakaz se composait de 526 articles répartis en 20 chapitres, qui présentaient la vision de Catherine sur l'État russe et la manière dont elle pensait qu'il devrait être gouverné. Catherine espérait que le Nakaz transformerait la Russie en un pays plus sophistiqué sur le plan culturel et plus avancé sur le plan politique. Bien que cela ne se soit pas produit, une fois que le Nakaz fut largement publié et traduit dans différentes langues, les gens vouèrent une grande admiration à Catherine.

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La commission législative

La deuxième partie du Nakaz que Catherine mit en œuvre consistait à réunir des délégués de toutes les couches de la société russe. Ces délégués devaient informer Catherine de leurs espoirs, de leurs besoins et de leurs problèmes, ce qui l'aiderait à élaborer un nouveau code de lois. Au total, 564 délégués furent rémunérés et exemptés de toute sanction. La commission législative se réunit à Moscou. Le 30 juillet 1767, Catherine parcourut les rues de Moscou jusqu'au Kremlin dans un carrosse doré. Après une cérémonie religieuse, les délégués lui furent présentés dans le palais à Facettes.

Pendant plusieurs jours, le vice-chancelier, le prince Alexandre Nikolaïevitch Golitsyne (1773-1844), lut le Nakaz à haute voix à la délégation. Chaque délégué apporta une liste de plaintes et de pétitions - beaucoup étaient insignifiantes, d'autres contenaient des motifs raisonnables de réforme. Néanmoins, Catherine réussit à réunir des représentants de la population russe pour qu'ils discutent librement de leurs problèmes et de leurs rêves.

Après cinq mois passés à Moscou, Catherine décida de transférer la commission à Saint-Pétersbourg en février 1768. Les nobles y exprimèrent leur désir d'avoir plus de pouvoir dans les gouvernements locaux et d'entrer dans les secteurs industriels et commerciaux. La noblesse issue de familles puissantes et riches demanda également qu'une distinction claire soit faite entre l'ancienne noblesse héréditaire et la nouvelle classe de nobles.

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Portrait of Catherine II
Portrait de Catherine II
Alexey Antropov (Public Domain)

La question du servage fut un sujet brûlant à l'assemblée. Deux camps s'affrontèrent: les partisans du servage et ceux qui s'y opposaient. Malgré l'aversion croissante de Catherine pour l'idée du servage, la réaction forte et passionnée des nobles l'incita à reculer pour éviter l'affrontement. Elle était consciente que le succès de son règne dépendait en grande partie de la noblesse.

La commission dura 18 mois, mais aucune nouvelle loi ne fut créée pendant cette période. Cependant, les informations fournies furent précieuses et prouvèrent à Catherine que la stabilité de la Russie dépendait du maintien de l'autorité absolue du monarque.

Réformes de l'administration locale

Le 17 mars 1775, Catherine publia un manifeste pour célébrer la fin de la guerre russo-turque (1768-1774). Dans ce manifeste, elle annulait les taxes spéciales imposées pour financer la guerre et offrait l'amnistie à tous les criminels, déserteurs et fugueurs. Depuis l'échec de la Commission législative, Catherine travaillait en coulisses sur la question de l'administration locale. Elle s'entretint avec des conseillers, dont un noble balte, le comte Jacob von Sievers (1731-1808) et le prince Alexandre Viazemsky (1727-1793), procureur général, et étudia l'administration des provinces baltes russes qui s'inspirait du modèle allemand.

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Le 2 novembre 1775, le nouveau statut de l'administration des provinces de l'Empire russe fut publié. Il prévoyait la décentralisation des tribunaux et des bureaux administratifs et la création de bureaux distincts pour les finances, la justice et les questions administratives. Différents organes de gouvernement furent également créés pour répondre aux préoccupations des citadins, des marchands, des nobles et des paysans. Les 25 provinces furent divisées en 40 régions, chacune comptant entre 300 000 et 400 000 habitants, elles-mêmes divisées en zones de 20 000 à 30 000 habitants. Cela signifie que les bureaux administratifs se trouvaient à une journée de route de chaque ville ou village. Un gouverneur, assisté d'un conseil, supervisait l'administration, et un vice-gouverneur était chargé des impôts et des finances.

Empress Catherine II of Russia
Impératrice Catherine II de Russie
Alexander Roslin (Public Domain)

Réformes du système juridique et pénal

Le gouverneur supervisait un système de différents tribunaux: les principaux tribunaux civils et criminels, un tribunal supérieur, un tribunal de district et un tribunal foncier inférieur pour la noblesse, un magistrat (tribunal supérieur et tribunal de district) pour les citadins et un tribunal sommaire supérieur et inférieur pour les paysans. Un tribunal de conscience fut également créé dans chaque district. Ce tribunal traitait des affaires de toutes catégories, y compris les délits sexuels, la sorcellerie et la folie. Les fonctions de police étaient confiées au prévôt de la ville qui supervisait un petit groupe d'hommes armés. Un commissaire foncier fonctionnait comme un juge de paix. Les conseils de prévoyance sociale veillaient au bien-être des citoyens. Ils étaient dirigés par un gouverneur et des accesseurs des différentes cours. Ces conseils créaient des écoles au niveau des provinces et des districts, des hôpitaux, des maisons de travail, des maisons de correction et des aumônes.

Catherine condamnait la torture et souhaitait que les formes de punition soient adaptées à la gravité des crimes commis.

En 1782, l'ordonnance sur la police fut adoptée. Elle définit les règles de police des villes et les lois relatives aux délits civils et criminels. Les provinces furent divisées en quartiers, qui étaient supervisés par le prévôt de la ville et un groupe de police. Le prévôt et sa police étaient responsables de l'ordre public général, de l'hygiène, de la morale, de la prévention des incendies, du marché du travail, de la distribution des denrées alimentaires et des vols de marchandises.

Catherine modernisa le système pénal russe en créant des prisons où les prisonniers séjournaient avant d'être jugés et en mettant en place des maisons de correction pour les personnes ayant commis des délits mineurs. Catherine ordonna que les hommes et les femmes soient séparés dans les prisons, de même que les condamnés et ceux qui n'avaient pas encore été jugés. Si un prisonnier se rebellait contre les règles de la prison, il était enfermé dans une cellule de punition. Toutefois, il n'était pas question de châtiments corporels. Catherine estimait qu'il était préférable de prévenir un crime plutôt que de le punir. Elle condamnait la torture et souhaitait que les formes de punition soient adaptées à la gravité des crimes commis; par exemple, les personnes qui vandalisaient ou détruisaient des biens devraient se voir retirer leurs biens. Elle déclara que certains juges devraient avoir le même statut social que l'accusé afin que les audiences soient plus équitables.

Réformes sociales et médicales

Des comités de protection sociale furent mis en place et constituèrent la première véritable tentative de mise en place d'un système de protection sociale. Chaque conseil était doté de 15 000 roubles et comptait sur les dons de la noblesse et des marchands locaux. Ces conseils étaient chargés des hôpitaux, des prisons, des maisons de correction et des foyers pour les pauvres.

L'épidémie de peste qui se propagea à Moscou en 1771 montra clairement que des institutions médicales étaient nécessaires dans chaque ville. Comme le stipulait le statut de 1775, chaque province devait disposer d'un médecin, d'un chirurgien, d'apprentis, d'assistants chirurgiens et d'un apothicaire. En 1767, un hôpital fut construit à Moscou, et un autre, portant le nom de Catherine, fut construit en 1775. Catherine établit des règles strictes pour ces hôpitaux: les chambres devaient être aérées, les draps devaient être propres, des cloches et des cruches d'eau devaient être placées à chaque chevet.

Portrait of the Grand Duchess Ekaterina Alekseyevna (Catherine the Great)
La grande-duchesse Ekaterina Alekseyevna (Catherine II)
Georg Christoph Grooth (Public Domain)

Réformes religieuses

Bien que Catherine se soit convertie à l'orthodoxie russe, elle n'était pas particulièrement croyante. Pourtant, elle réprima toute protestation contre l'Église et encouragea le christianisme. Elle offrit des récompenses monétaires aux personnes qui se convertissaient à l'Église orthodoxe russe. En 1773, elle introduisit l'édit de tolérance des religions qui permit aux musulmans de construire des mosquées et de pratiquer librement leur religion. Catherine traita le judaïsme comme un système juridique et administratif distinct. En 1782, elle mit en œuvre la Charte des villes qui traitait la population juive sur un pied d'égalité avec les chrétiens orthodoxes. L'éducation religieuse fut revue et, en 1786, Catherine supprima la religion du système éducatif de l'État. Catherine commença à laïciser les activités quotidiennes de l'État. Le point de vue de Catherine sur la religion peut être interprété comme un point de vue laïque. Bien qu'elle n'ait pas pu tourner complètement le dos à la religion, elle lutta également contre les contraintes qu'elle imposait.

Réformes économiques

Pour moderniser et revitaliser l'économie russe, Catherine invita des fermiers allemands à immigrer dans la vallée de la Volga. Ces fermiers allemands apportèrent avec eux de nombreuses innovations, notamment la production de blé, l'élevage de moutons, la minoterie et la production de tabac. Ces innovations permirent à la vallée de la Volga d'avoir une économie florissante.

Sous le règne de Catherine, le premier papier-monnaie fut émis par la Banque d'Assignation qui ouvrit ses portes en 1769. Ces billets, appelés roubles d'assignation, remplacèrent peu à peu les pièces de cuivre. Ces billets furent utilisés jusqu'en 1849.

Réformes de l'éducation

Catherine était fermement convaincue que tous les enfants russes devaient recevoir une éducation européenne. Elle nomma Ivan Betskoï (1704-1795) réformateur de l'enseignement, chargé de comparer le système éducatif russe avec les systèmes européens. Une commission éducative fut créée, à laquelle participèrent les pionniers britanniques de l'éducation, le révérend Daniel Dumaresq (1712-1804) et le Dr John Brown (1715-1766). La Commission de l'éducation fut chargée de mettre en place un système éducatif pour les élèves orthodoxes russes âgés de 5 à 18 ans.

Le statut russe de l'éducation nationale créa un système à deux niveaux d'écoles primaires et secondaires, gratuites et ouvertes aux enfants de toutes les classes.

La Maison des enfants trouvés de Moscou fut fondée pour éduquer les enfants des classes inférieures et les enfants illégitimes. Cependant, il finit par échouer en raison d'un taux de mortalité élevé. Catherine créa ensuite l'Institut Smolny pour les filles nobles, la première école de filles en Russie. L'école finit par accueillir les filles de la noblesse et de la bourgeoisie qui y apprenaient la musique, le français et la danse. Le corps des cadets fut entièrement remodelé en 1766, et la philosophie, les sciences, l'histoire, l'éthique et le droit international furent ajoutés au programme d'études.

Une commission des écoles nationales fut créée sous la direction de l'homme d'État Piotr Zavadovsky (1739-1812). Cette commission fut chargée de traduire les manuels scolaires et de rédiger un guide à l'intention des enseignants. Le Statut russe sur l'éducation nationale fut établi le 5 août 1786. Il créa un système à deux niveaux d'écoles primaires et secondaires, gratuites et ouvertes aux enfants de toutes les classes, à l'exception des enfants de serfs.

Bien que Catherine ait déployé beaucoup d'efforts pour réformer le système éducatif russe, elle fut tout de même critiquée pour ne pas avoir investi suffisamment d'argent dans les programmes éducatifs. À la fin de son règne, seuls 62 000 élèves environ étaient scolarisés dans toute la Russie. Elle n'assura pas non plus l'éducation des paysans, ce qui, de l'avis de nombreux historiens, l'empêcha de réformer complètement le système éducatif.

Le servage

Les serfs étaient des paysans qui abandonnaient leur liberté à un propriétaire terrien en échange d'une sécurité et d'une protection en cas de difficultés. En Russie, le servage existait bien avant la naissance de Catherine et faisait partie intégrante de la société russe lorsque Catherine monta sur le trône. Cependant, Catherine se sentit inspirée d'apporter quelques changements. Elle donna aux serfs le droit de porter plainte contre les propriétaires terriens, leur conférant ainsi un statut bureaucratique, une voix et le droit d'être libérés s'ils se trouvaient dans une situation de propriété illégale. Une fois qu'un serf avait été libéré, elle fit en sorte qu'il ne puisse plus redevenir un serf. En revanche, elle supprima une loi mise en place par Pierre Ier qui libérait les serfs appartenant à l'Église orthodoxe russe.

Bien que Catherine ait apporté quelques améliorations à la condition des serfs, elle se garda de procéder à des changements trop radicaux, et les serfs restèrent mécontents pendant son règne. Ses réformes concernant le servage et les paysans ne reflétaient pas le mode de pensée moderne que l'on retrouve dans ses autres réformes.

Portrait of Peter I of Russia
Portrait de Pierre Ier de Russie
Maria Giovanna Clementi (Public Domain)

Catherine et les arts

Catherine était incroyablement passionnée par les arts, notamment la littérature, la peinture et la philosophie. Elle n'était pas seulement une consommatrice d'art, mais elle y participait activement et écrivait ses propres comédies et mémoires, dont Voltaire et Diderot étaient admiratifs. Catherine fonda le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg en 1764; le musée célèbre sa fondation le 7 décembre de chaque année (jour de la Sainte-Catherine). Catherine fut également responsable de la réforme de l'Académie impériale des arts qui supervisait toutes les questions relatives aux arts.

Catherine créa la Bibliothèque impériale russe (affectueusement appelée "Bibliothèque de Catherine"). Située près du Palais d'Hiver, elle abritait des bibliothèques entières de personnalités, dont l'archéologue italien Berardo Galiani (1724-1774) et le mathématicien français Jean Le Rond d'Alembert (1717-1783). Catherine aimait particulièrement collectionner les livres d'art et d'architecture, et sa collection d'œuvres d'art lui inspira des commandes de construction, notamment le palais de Chesme à Saint-Pétersbourg et la loggia de Raphaël au musée de l'Ermitage.

Marble Statue of Catherine the Great as Minerva
Statue en marbre de Catherine II en Minerve
Antonleto (CC BY-SA)

Le règne de Catherine vit l'essor de l'intelligentsia russe, où de plus en plus de citoyens russes fréquentaient les universités, apprenaient des langues étrangères, voyageaient et écrivaient des histoires et des pièces de théâtre. Ils étaient sans doute inspirés par leur impératrice cultivée et éduquée.

Héritage des réformes de Catherine

Le rôle de Catherine en tant qu'impératrice de l'empire russe fut un véritable exploit, surtout si l'on considère qu'elle n'était pas russe de naissance et qu'elle s'était mariée dans la famille royale russe. Bien que toutes ses réformes n'aient pas été aussi fructueuses qu'elle l'avait espéré, elle fit d'énormes progrès pour transformer le tissu même de la société russe, notamment en s'attelant à la tâche monumentale de moderniser le système éducatif et l'administration russe.

Sous son règne, la Russie connut l'âge d'or des Lumières et Catherine suivit les traces de son grand-père, Pierre le Grand, en modernisant la Russie et en la mettant sur un pied d'égalité avec les autres nations européennes. Au vu de tout ce qu'elle accomplit au cours de son long règne, il est facile de comprendre pourquoi elle a mérité le titre de Catherine la Grande.

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Questions & Réponses

Qu'a accompli Catherine II de Russie ?

Sous son règne, la Grande Catherine modernisa le système éducatif russe, réforma l'administration et le système juridique et amorça une renaissance culturelle en Russie.

Qu'est-ce qui a inspiré Catherine la Grande ?

Tout comme Pierre Ier de Russie (Pierre le Grand), Catherine fut inspirée par les autres nations européennes qui étaient considérées comme modernes, cultivées et sophistiquées. Elle voulait que le monde voie que la Russie était également cultivée et moderne.

Quel était le lien entre Catherine II et Voltaire et Denis Diderot ?

Catherine II admirait beaucoup les œuvres de Voltaire et de Denis Diderot et entretint une correspondance avec eux tout au long de leur vie. Ils donnèrent tous deux des conseils à Catherine II sur la manière de réformer la Russie.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Liana Miate
Liana est la responsable des réseaux sociaux pour World History Encyclopedia. Elle est titulaire d'une licence en arts avec une spécialisation en Grèce antique, Rome et Antiquité tardive. Elle est particulièrement passionnée par Rome et la Grèce, ainsi que par tout ce qui a trait à la mythologie et aux femmes.

Citer cette ressource

Style APA

Miate, L. (2023, décembre 15). Réformes de Catherine II de Russie [Reforms of Catherine the Great]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2342/reformes-de-catherine-ii-de-russie/

Style Chicago

Miate, Liana. "Réformes de Catherine II de Russie." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le décembre 15, 2023. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2342/reformes-de-catherine-ii-de-russie/.

Style MLA

Miate, Liana. "Réformes de Catherine II de Russie." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 15 déc. 2023. Web. 24 avril 2024.

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