1st Rhode Island Regiment

Harrison W. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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Soldiers at the Siege of Yorktown (by Jean-Baptiste-Antoine DeVerger, Public Domain)
Soldats au Siège de Yorktown Jean-Baptiste-Antoine DeVerger (Public Domain)

Le 1st Rhode Island Regiment, également connu sous le nom de régiment de Varnum ou régiment noir, était un régiment de l'armée continentale pendant la guerre d'indépendance américaine (1775-1783). Il était remarquable en ce qu'il était la première unité militaire américaine composée principalement de soldats non blancs, dont beaucoup étaient des esclaves noirs ou autochtones qui servaient afin de gagner leur liberté.

Au début de la guerre, le général George Washington, commandant en chef des forces américaines, interdit aux hommes noirs, esclaves ou libres, de s'enrôler dans l'armée continentale. Cependant, ce décret ne fut pas strictement appliqué et la plupart des régiments continentaux recrutèrent des hommes noirs et autochtones pour renflouer leurs rangs. Au final, 4 % des soldats qui servaient dans l'armée continentale étaient noirs, mais aucun régiment à majorité noire n'existait jusqu'en 1778, lorsque l'État de Rhode Island, qui peinait à atteindre les quotas de recrutement fixés par le deuxième Congrès continental, décida d'autoriser les hommes noirs et autochtones à s'enrôler dans le 1st Rhode Island Regiment. Même les hommes esclaves étaient autorisés à s'enrôler et se voyaient promettre la liberté en échange de leur service militaire; l'Assemblée de Rhode Island accepta de payer aux propriétaires d'esclaves la valeur marchande de chaque esclave qui s'enrôlait. Au final, 140 des 225 soldats du régiment étaient des hommes noirs ou autochtones.

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Dirigé par un officier blanc, le colonel Christopher Greene, le régiment participa à plusieurs batailles et se distingua lors de la bataille de Red Bank (22 octobre 1777), de la bataille de Rhode Island (29 août 1778) et de la bataille de Pines Bridge (14 mai 1781), où le colonel Greene fut tué. Après avoir participé à la dernière grande bataille de la guerre à Yorktown, le régiment fut transféré à Saratoga, où il fut dissous à la fin de la guerre. Les soldats noirs, bien qu'ayant obtenu leur liberté, étaient souvent dans l'incapacité de récupérer les arriérés de salaire que leur devait le Congrès et devaient demander par voie de pétition l'argent qui leur avait été promis, ce qui conduisit l'Assemblée de Rhode Island à adopter en 1785 une loi obligeant les communes à prendre en charge les vétérans noirs ou autochtones qui ne pouvaient subvenir à leurs besoins financiers.

Les origines du régiment

Le 8 mai 1775, quelques semaines seulement après les premiers coups de feu tirés lors des batailles de Lexington et Concord, le 1er régiment du Rhode Island fut organisé. Composé de huit compagnies de soldats volontaires des comtés de Kent et Kings, il fut initialement placé sous le commandement du colonel James Mitchell Varnum, un éminent avocat du Rhode Island. Surnommé "le régiment de Varnum" en hommage à son commandant, le 1st Rhode Island Regiment marcha vers Roxbury, dans le Massachusetts, où il fut intégré à l'armée continentale et participa au siège de Boston (du 20 avril 1775 au 17 mars 1776). Quelques jours seulement après son arrivée dans le Massachusetts, le régiment participa à la bataille de Bunker Hill (17 juin 1775). Après la reconquête de Boston par les forces patriotes, le 1st Rhode Island Regiment resta dans l'armée continentale et servit dans la campagne désastreuse de New York et du New Jersey, au cours de laquelle il participa à la bataille de Long Island (27 août 1776), à la bataille de Trenton (26 décembre 1776) et à la bataille de Princeton (3 janvier 1777).

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Le colonel Greene employa plusieurs soldats noirs d'élite comme gardes du corps.

En février 1777, Varnum fut promu brigadier général et le commandement du 1st Rhode Island Regiment fut alors confié au colonel Christopher Greene, un cousin éloigné du général Nathanael Greene, le fidèle commandant en second de Washington. Le colonel Greene avait passé huit mois comme prisonnier de guerre britannique avant d'être libéré dans le cadre d'un échange et était désormais chargé de diriger la défense du fort Mercer, sur la rive du New Jersey de la rivière Delaware. Greene et le 1st Rhode Island Regiment arrivèrent le 11 octobre 1777 et commencèrent immédiatement à réparer les fortifications délabrées du fort; ils furent bientôt renforcés par le 2nd Rhode Island Regiment, qui les aida dans leur tâche. Ils terminèrent juste à temps, car le 19 octobre, un détachement de 1 500 Hessiens (troupes auxiliaires allemandes au service de la Grande-Bretagne) sous le commandement du colonel Carl von Donop arriva et lança un bombardement d'artillerie sur le fort. Trois jours plus tard, Donop lança une attaque terrestre sur deux fronts, mais les Rhode Islandais étaient prêts; les Hessiens furent finalement repoussés après avoir subi plus de 300 pertes, dont Donop, qui fut tué. La bataille de Red Bank, comme on l'appela, marqua une grande victoire pour le colonel Greene et ses troupes du Rhode Island.

À ce moment-là, plusieurs hommes noirs libres servaient déjà dans le 1st Rhode Island Regiment; en effet, selon William Cooper Nell, abolitionniste et historien du XIXe siècle, le colonel Greene employait plusieurs soldats noirs d'élite comme gardes du corps, et ceux-ci furent au cœur des combats pendant la majeure partie de la bataille. "La gloire de la défense de Red Bank, écrit Nell, qui a été qualifiée de l'une des actions les plus héroïques de la guerre, revient en réalité aux hommes noirs" (Geake, 18). Après Red Bank, le 1st Rhode Island Regiment accompagna l'armée principale à Valley Forge, où il passa un triste hiver rigoureux à s'entraîner aux côtés des autres troupes continentales. Outre les innombrables autres problèmes auxquels Washington était confronté à Valley Forge, le général devait faire face à un manque de main-d'œuvre; des États comme le Rhode Island ne respectaient pas leurs quotas de recrutement, affirmant qu'il n'y avait pas assez de volontaires. Le brigadier général Varnum, qui avait gardé un œil sur son ancien régiment et avait remarqué la récente bravoure de ses troupes noires, approcha Washington avec une solution controversée à son problème: l'enrôlement d'esclaves dans l'armée continentale.

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Map of the American War of Independence, 1775 - 1783
Cate de la Guerre d'indépendance des États-Unis, 1775-1783 Simeon Netchev (CC BY-NC-ND)

Recrutement de soldats esclaves

Pendant la majeure partie de la période coloniale en Amérique, l'esclavage était présent dans chacune des treize colonies britanniques. Si de nombreux Américains modernes associent principalement la pratique de l'esclavage aux plantations de tabac ou de coton du sud des États-Unis, il n'était pas rare que des nordistes aisés possèdent également des esclaves. À Boston, par exemple, un foyer sur cinq possédait au moins un esclave, tandis que jusqu'à 20 % de la population de la province coloniale de New York était réduite en esclavage. Dans la région autour de la baie de Narragansett, dans le Rhode Island, une personne sur trois était esclave, condamnée à travailler sans relâche dans les fermes laitières de la colonie ou dans l'une des autres industries phares de la colonie, telles que l'exploitation forestière, la pêche ou l'industrie manufacturière. Le Rhode Island appliquait des sanctions particulièrement sévères à l'encontre de ceux qui aidaient les esclaves en fuite, et même les Noirs et les Autochtones libres avaient du mal à obtenir un salaire équitable pour leur travail.

En tant que propriétaire d'esclaves en Virginie, Washington craignait d'armer un grand nombre d'esclaves, qui pourraient un jour retourner ces armes contre leurs maîtres.

Il n'est donc pas surprenant que lorsque la guerre d'indépendance éclata en avril 1775, de nombreux habitants non blancs de la Nouvelle-Angleterre y virent une opportunité. Après les premiers combats sanglants à Lexington et Concord, pas moins de 15 000 miliciens de Nouvelle-Angleterre se sont abattus sur les soldats britanniques retranchés à Boston ; une bonne partie de ces miliciens étaient noirs ou autochtones, espérant améliorer leur statut social en contribuant à la création d'une nouvelle nation. Lorsque George Washington arriva pour prendre le commandement en juillet suivant, l'une de ses premières mesures fut d'interdire aux non-Blancs de s'enrôler dans l'armée continentale ; en tant que propriétaire d'esclaves en Virginie, Washington craignait d'armer un grand nombre d'esclaves, qui pourraient un jour retourner ces armes contre leurs maîtres. En fait, la question de savoir s'il fallait laisser les hommes noirs libres, sans parler des esclaves, combattre dans les milices coloniales faisait l'objet d'un débat permanent dans plusieurs gouvernements révolutionnaires des colonies. Les Britanniques, qui comprenaient que les Américains vivaient dans la crainte constante d'une révolte des esclaves, y virent une opportunité. En novembre 1775, Lord Dunmore, le gouverneur royaliste de Virginie, publia une proclamation promettant la liberté à tout esclave prêt à prendre les armes pour la cause loyaliste ou à entraver la rébellion américaine.

Dans les mois qui suivirent la proclamation de Lord Dunmore, des milliers d'hommes noirs de toutes les colonies du sud se rallièrent à sa cause. En peu de temps, il y eut suffisamment d'hommes noirs prêts à se battre pour les Britanniques pour former leur propre régiment loyaliste, connu sous le nom de Dunmore's Ethiopian Regiment. Commandés par des officiers britanniques ou loyalistes blancs, les soldats noirs du Ethiopian Regiment recevaient un salaire régulier et, surtout, étaient libérés. Lorsque les Britanniques occupèrent New York en septembre 1776, on assista également à une grande migration d'esclaves new-yorkais vers Manhattan, où c'était l'Union Jack, et non le drapeau américain, qui représentait la liberté.

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Black Infantryman from the 1st Rhode Island Regiment
Soldat noir du 1st Rhode Island Regiment Jean Baptiste Antoine de Verger (Public Domain)

Pour contrer cela, les officiers continentaux furent contraints de fermer les yeux sur le décret de Washington et d'autoriser les non-Blancs à rejoindre leurs régiments; s'ils refusaient, ils risquaient de voir ces hommes rejoindre l'ennemi. Si la plupart de ces recrues non blanches étaient des hommes libres, un certain nombre d'esclaves rejoignirent également les rangs continentaux, même si cela concernait plus souvent des maîtres offrant leurs esclaves pour se battre à leur place que des esclaves fugitifs s'enrôlant de leur propre chef. Lorsque Washington revint sur son interdiction concernant les soldats non blancs en 1778, la plupart des régiments continentaux comptaient déjà au moins un soldat noir. Mais la suggestion du général Varnum de créer un régiment principalement noir était encore inédite ; estimant qu'elle méritait au moins d'être prise en considération, Washington transmit l'idée à l'Assemblée de Rhode Island au début de l'année 1778, sans donner son avis dans un sens ou dans l'autre.

Le régiment noir

En 1778, l'État de Rhode Island avait du mal à trouver suffisamment de volontaires pour remplir les quotas de recrutement qui lui avaient été imposés par le Congrès continental; comme au moins 9 % de la population de Rhode Island était noire, l'idée de créer un régiment entièrement noir (ou du moins majoritairement noir) pour aider à remplir leur quota était séduisante. En février 1778, l'Assemblée de Rhode Island proclama donc:

Tout esclave noir, mulâtre ou indien valide de cet État peut [s'enrôler]... pour servir pendant toute la durée de la guerre contre la Grande-Bretagne; tout esclave qui s'enrôle aura droit à toutes les primes, tous les salaires et tous les encouragements accordés par le Congrès continental... tout esclave qui s'enrôle sera... absolument LIBRE, comme s'il n'avait jamais été soumis à aucune forme de servitude ou d'esclavage. (Geake, 40)

En quelques semaines, 88 esclaves de Rhode Island se présentèrent devant le colonel Christopher Greene pour s'enrôler dans le 1st Rhode Island Regiment. L'Assemblée avait promis d'apaiser les esclavagistes en leur versant la valeur marchande de chacun de leurs esclaves qui s'enrôlaient; cependant, un bon nombre de propriétaires d'esclaves critiquèrent la proclamation pour forcer l'Assemblée à la transformer en une politique temporaire, valable uniquement jusqu'à la fin du mois de juin. Cela suffit néanmoins pour que de nombreux esclaves s'engagent. Au final, 140 des 225 hommes du 1st Rhode Island Regiment étaient noirs, métis ou autochtones. Des femmes noires accompagnaient également le régiment en tant que suiveuses de camp, offrant leurs services comme conductrices de chariots, couturières et servantes pendant que les hommes accomplissaient leurs tâches militaires. Au début, les soldats noirs et blancs du régiment étaient maintenus dans des compagnies séparées, mais lorsque le régiment commença à subir des pertes, celles-ci furent compensées soit par le recrutement de nouvelles troupes, soit par la fusion de deux compagnies décimées en une seule, et chaque compagnie devint alors racialement intégrée.

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Les nouveaux soldats du 1st Rhode Island Regiment n'eurent pas à attendre longtemps avant de passer à l'action. Les Britanniques occupaient Newport, dans le Rhode Island, depuis décembre 1776, et à l'été 1778, une expédition franco-américaine conjointe fut planifiée pour la reprendre: une flotte française devait arriver au large des côtes pour débarquer des troupes, tandis que les Américains assiégeaient la ville par voie terrestre. Le 10 août, alors que la flotte française arrivait au large de Newport, elle fut gravement endommagée par une tempête et contrainte de se replier sur Boston pour effectuer des réparations. Ne voulant pas tenter l'opération seule, l'armée américaine s'apprêtait à abandonner son siège lorsqu'elle fut attaquée par les forces britanniques et hessoises le 29 août 1778, dans ce qui fut connu sous le nom de bataille de Rhode Island. Le 1st Rhode Island Regiment, sous le commandement temporaire du major Samuel Ward Jr, défendit une colline sur le flanc droit américain, où il se retrouva rapidement au cœur des combats alors qu'il couvrait la retraite tactique de l'armée. Tenant bon derrière un fourré, le 1st Rhode Island repoussa trois assauts hessois, s'engageant dans de féroces combats au corps à corps. Ce n'est qu'après la tombée de la nuit que le régiment put s'échapper. Le général John Sullivan, commandant en chef des forces américaines à Newport, rapporta que le 1st Rhode Island Regiment avait mérité "une part équitable des honneurs du jour", tandis que le marquis de Lafayette commenta qu'il s'agissait de l'un des plus beaux combats qu'il ait vus pendant la guerre (Kaplan, 55).

Bien que les Britanniques aient conservé le contrôle de Newport, le théâtre principal de la guerre se déplaça vers le sud; comme le 1st Rhode Island Regiment resta en garnison dans le nord, il ne connut pas d'action pendant les trois années suivantes. Le 14 mai 1781, alors que le régiment était stationné près de Pine's Bridge, dans l'État de New York, il fut attaqué par une milice loyaliste commandée par James De Lancey. Le régiment fut pris complètement par surprise et le colonel Christopher Greene fut tué, ainsi que l'un de ses officiers, le major Ebenezer Flagg. Décrivant la mort de Greene, William Cooper Nell rapporte que "les sabres de l'ennemi n'atteignirent [Greene] qu'en traversant les corps de ses fidèles gardes noirs, qui s'étaient placés devant lui pour le protéger et qui furent tous tués" (Geake, 69). En effet, huit soldats noirs perdirent également la vie lors de l'attaque, dont au moins quatre étaient d'anciens esclaves.

Colonel Christopher Greene
Colonel Christopher Greene James Sullivan Lincoln (Public Domain)

Plus tard dans l'année, le 1st Rhode Island Regiment fut envoyé en Virginie où il participa au siège de Yorktown (du 28 septembre au 19 octobre 1781), la dernière grande bataille de la guerre. Pendant le siège, les alliés français des Américains furent impressionnés par les soldats du 11st Rhode Island, un officier français les décrivant comme "les mieux habillés, les meilleurs sous les armes et les plus précis dans toutes leurs manœuvres" (Kaplan, 56). Le 1st Rhode Island Regiment se joignit à l'assaut américain qui captura les redoutes britanniques, ce qui contribua à la reddition de l'armée britannique de Lord Charles Cornwallis. Par la suite, le 1st Rhode Island accompagna l'armée continentale à Newburgh, dans l'État de New York, puis à Saratoga, où il resta jusqu'à sa dissolution officielle le 25 décembre 1783, après que le traité de Paris eut mis fin à la guerre d'indépendance américaine. Ce fut l'une des rares unités militaires à avoir existé pendant toute la durée de la guerre.

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Après la guerre

Les soldats noirs qui avaient servi dans le 1st Rhode Island Regiment furent libérés lors de la dissolution du régiment, comme promis, mais peu d'entre eux bénéficièrent d'autres mesures d'aide. Alors que leurs camarades blancs se virent garantir 100 acres de terre et des pensions militaires par le Congrès, de nombreux vétérans noirs attendaient toujours que le gouvernement fédéral leur verse les arriérés de salaire dus pour leur service pendant la guerre. Beaucoup furent ensuite contraints d'accepter des emplois peu rémunérés comme ouvriers agricoles, parfois dans les mêmes fermes où ils avaient été esclaves. En 1784, les Afro-Américains qui avaient servi durent adresser une pétition au Congrès pour obtenir leur paiement; des officiers blancs tels que le lieutenant-colonel Jeremiah Olney, qui avait pris le commandement du régiment après la mort de Greene, durent souvent se rendre au tribunal pour vérifier que les hommes noirs qui réclamaient leur salaire arriéré avaient bien servi dans le régiment. En fait, Olney passa la majeure partie de la décennie suivante à défendre les soldats noirs qui étaient autrefois sous son commandement.

1st Rhode Island Regimental Flag
Drapeau du 1st Rhode Island Regiment US Government (Public Domain)

En février 1785, l'Assemblée de Rhode Island se pencha enfin sur cette question et adopta une loi "pour le soutien des indigents, qui étaient jusqu'alors des esclaves et s'étaient enrôlés dans les bataillons continentaux" (Geake, 93). La loi exigeait que tout vétéran noir ou autochtone incapable de subvenir à ses besoins soit pris en charge par la ville dans laquelle il vivait. L'Assemblée de Rhode Island adopta également une loi interdisant l'esclavage de toute personne née dans l'État après le 1er mars 1784 (cela n'abolit toutefois pas l'esclavage à Rhode Island, qui ne fut officiellement aboli qu'en 1843). Lors de la même réunion, le lieutenant-colonel Olney présenta les couleurs du régiment à l'Assemblée, et celles-ci sont conservées depuis lors au Capitole de Rhode Island. Le 1st Rhode Island Regiment marqua un chapitre important, bien que souvent oublié, de la Révolution américaine. Dans une guerre menée au nom de la liberté, ces hommes se battirent pour se libérer de l'esclavage et pour leurs droits humains fondamentaux, près d'un siècle avant que d'autres régiments noirs ne se battent pour la même cause pendant la guerre civile américaine (1861-1865).

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Questions & Réponses

Qu'était le 1st Rhode Island Regiment?

Le 1st Rhode Island Regiment, également connu sous le nom de "régiment noir", était l'une des seules unités militaires américaines composées principalement de soldats noirs pendant la Révolution américaine.

Combien de soldats comptait le 1st Rhode Island Regiment?

En 1778, le registre du 1st Rhode Island Regiment comptait 225 soldats, dont 140 étaient afro-américains.

Dans quelles batailles le 1st Rhode Island Regiment a-t-il combattu?

Pendant la guerre d'indépendance américaine, le 1st Rhode Island Regiment joua un rôle important dans la bataille de Red Bank, la bataille du Rhode Island, la bataille de Pine Bridge et le siège de Yorktown.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Harrison W. Mark
Harrison Mark est diplômé de SUNY Oswego NY, où il a étudié l'histoire et les sciences politiques.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, H. W. (2025, octobre 12). 1st Rhode Island Regiment. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22630/1st-rhode-island-regiment/

Style Chicago

Mark, Harrison W.. "1st Rhode Island Regiment." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, octobre 12, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22630/1st-rhode-island-regiment/.

Style MLA

Mark, Harrison W.. "1st Rhode Island Regiment." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 12 oct. 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22630/1st-rhode-island-regiment/.

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