Bataille de Trenton

Article

Harrison W. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 02 février 2024
Disponible dans ces autres langues: anglais, Turc
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La bataille de Trenton (26 décembre 1776) fut une bataille importante de la guerre d'Indépendance américaine (1775-1783). Le jour de Noël 1776, le général George Washington mena son armée continentale à travers le fleuve Delaware pour lancer une attaque surprise contre la garnison hessoise de Trenton, dans le New Jersey, le lendemain matin. La victoire américaine qui s'ensuivit galvanisa le soutien en faveur de la Révolution américaine (1765-1789).

Battle of Trenton
Bataille de Trenton
Hugh Charles McBarron, Jr (Public Domain)

Au début du mois de décembre 1776, le général Washington et l'armée continentale avaient été chassés au-delà du fleuve Delaware et en Pennsylvanie après avoir subi une série de défaites décourageantes lors de la campagne de New York et du New Jersey (juillet 1776 à janvier 1777). À ce moment-là, l'armée britannique, sous les ordres du général William Howe, s'était emparée de Long Island et de New York, avait occupé Manhattan et avait commencé à réaffirmer l'autorité royale dans l'État du New Jersey, riche en ressources. Pendant ce temps, l'armée de Washington s'était vue réduite par les désertions et les maladies à un effectif d'à peine 3 000 hommes, et d'autres enrôlements devaient expirer au cours de la nouvelle année. Son commandant en second, le général Charles Lee, avait été capturé et le deuxième Congrès continental avait été contraint d'évacuer la capitale provisoire de la nation, Philadelphie. Si Washington n'agissait pas de manière décisive, son armée risquait de se désintégrer au cours des mois d'hiver et les États-Unis d'Amérique, qui n'avaient pas encore six mois d'existence, seraient détruits.

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C'est pourquoi, le jour de Noël 1776, Washington mena son armée dans une audacieuse traversée du Delaware glacé, pour revenir dans le New Jersey. Il savait que la ville de Trenton était tenue par un bataillon de Hessois, des soldats allemands professionnels qui combattaient pour la Grande-Bretagne, et paria que les Hessois seraient pris par surprise après leurs célébrations de Noël. Son pari fut payant: après une brève escarmouche le 26 décembre, les Américains vainquirent les Hessois, faisant prisonniers 900 d'entre eux, sans perdre une seule vie américaine au combat. La bataille de Trenton, associée à une autre victoire américaine lors de la bataille de Princeton (3 janvier 1777), permit au New Jersey de ne pas tomber aux mains des Britanniques et suscita un regain d'enthousiasme pour la guerre. Les victoires incitèrent de nombreux patriotes à s'enrôler dans l'armée continentale, ce qui lui permit de survivre et de poursuivre la guerre.

La crise

Depuis sa première grande défaite à Long Island, l'armée continentale n'avait cessé de battre en retraite.

À la fin du mois de novembre 1776, l'armée continentale, en lambeaux, avançait péniblement sur les routes boueuses du New Jersey en direction de Newark. Ses soldats étaient affamés, souffraient des pieds et étaient malades. Nombre d'entre eux n'étaient ni rasés ni correctement habillés, obligés de marcher sans manteau ni chaussures sous la neige fondue et la pluie battante. Les hommes quittaient l'armée en masse; certains partaient parce que leur engagement avait expiré, tandis que d'autres désertaient tout simplement, ayant abandonné la cause américaine considérée perdue. Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi ils pensaient ainsi: l'armée continentale était en état de retraite quasi constante depuis sa première grande défaite à la bataille de Long Island (27 août 1776). Depuis lors, les Américains avaient été repoussés hors de la ville de New York, puis hors de Manhattan; pendant ce temps, ils subirent une série de défaites décourageantes sur le champ de bataille à Kip's Bay (15 septembre), White Plains (28 octobre) et, surtout, à la bataille de Fort Washington (16 novembre), au cours de laquelle 2 800 soldats continentaux, dont l'armée avait désespérément besoin, avaient été faits prisonniers, la plupart d'entre eux étant destinés à mourir d'une mort atroce à bord des tristement célèbres navires-prisons de l'Angleterre.

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Juste avant la perte de Fort Washington, l'armée continentale s'était scindée en deux: le général George Washington mena 3 500 soldats à travers l'Hudson et dans le New Jersey, laissant 5 500 hommes à North Castle, dans l'État de New York, sous les ordres de son second, le général Charles Lee, afin d'empêcher les Britanniques d'avancer plus au nord, vers Albany. Le 20 novembre, le général britannique Lord Charles Cornwallis suivit Washington sur l'Hudson et s'empara de Fort Lee sur les palissades du New Jersey, quelques heures seulement après que les Américains l'eurent abandonné. Avec 10 000 soldats britanniques et hessois sous son commandement, Lord Cornwallis se lança à la poursuite de l'armée de Washington, avec l'intention de la coincer et de la capturer de la même manière qu'"un chasseur enserre un renard" (McCullough, 253).

Le 22 novembre, lorsque Washington entra dans Newark, il se rendit compte qu'il avait commis une erreur en divisant ses forces et écrivit une lettre au général Lee, l'implorant de traverser l'Hudson afin qu'ils puissent unir leurs forces. Washington commit cependant l'erreur de demander l'assistance de Lee, et non de l'ordonner, et Lee ne se donna pas la peine de quitter North Castle. Invoquant le mauvais temps et des hommes mal équipés, Lee, d'origine anglaise, détestait sincèrement devoir recevoir des ordres de Washington, un provincial qu'il tenait pour responsable de la perte de Manhattan; Lee espérait attendre et trouver une occasion de remporter la gloire pour lui-même afin que le Congrès lui offre le poste de Washington. Le 27 novembre, lorsque Washington apprit que Lee ne viendrait pas, il quitta Newark avec hésitation, continuant sa retraite vers le Nouveau-Brunswick et la rivière Raritan, avec Cornwallis à sa poursuite. À peu près au même moment, Washington reçut des nouvelles encore plus désastreuses: le deuxième Congrès continental avait évacué la capitale provisoire de Philadelphie et s'était installé à Baltimore, dans le Maryland; ce développement était loin de rassurer ses hommes.

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American War of Independence, 1775 - 1783
Guerre d'indépendance américaine, 1775 - 1783
Simeon Netchev (CC BY-NC-SA)

Le 1er décembre, Washington traversa le Raritan, brûlant le seul pont sur la rivière après l'avoir franchi, et laissant une batterie d'artillerie sous les ordres du jeune capitaine Alexander Hamilton pour couvrir la retraite de l'armée. Le même jour, l'engagement de près de 2 000 soldats de Virginie et du Maryland expira, la quasi-totalité d'entre eux refusant de s'engager à nouveau. La situation était sombre. Même Washington, célèbre pour son attitude stoïque et aristocratique, était rongé par l'inquiétude et aurait même un instant regretté d'avoir accepté de prendre le commandement. Thomas Paine, dont l'influent pamphlet Le sens commun avait contribué à inspirer l'indépendance américaine, servait alors comme officier d'état-major dans l'armée continentale et consignait ses réflexions dans un autre pamphlet intitulé The Crisis (La crise). Les premières lignes se lisent comme suit:

Ce sont les temps qui mettent à l'épreuve l'âme des hommes. Le soldat de l'été et le patriote du soleil reculeront, dans cette crise, devant le service de leur pays; mais celui qui s'y tient maintenant mérite l'amour et les remerciements des hommes et des femmes (McCullough, 251).

Entre-temps, le général Lee avait finalement été incité à bouger et avait traversé l'Hudson. Mais plutôt que de marcher pour rejoindre Washington, Lee resta en retrait, espérant trouver une occasion d'attaquer les arrières britanniques. Dans la nuit du 12 décembre, Lee commit l'erreur de dormir dans une taverne à plus de trois miles de l'endroit où son armée était campée. Lorsqu'un groupe d'officiers britanniques, sous la direction du bientôt célèbre lieutenant Banastre Tarleton, tomba sur la taverne, Lee, sans défense, fut capturé, encore en chemise de nuit. Le général John Sullivan prit le commandement de l'armée de Lee et marcha immédiatement pour rejoindre Washington.

Quartiers d'hiver

Mais même avec l'ajout des forces de Sullivan, Washington savait que son armée n'était pas en état d'affronter Cornwallis. La retraite devait se poursuivre et, au début du mois de décembre, l'armée continentale démoralisée traversa le fleuve Delaware et entra en Pennsylvanie. Là, ses effectifs furent renforcés par les 4 000 hommes du général Sullivan et les 1 000 hommes supplémentaires du général William Alexander, mieux connu sous le nom de Lord Stirling. Bien que ces renforts aient été les bienvenus, Washington ne disposait que d'un temps limité pour les utiliser; d'autres enrôlements devaient expirer au cours de la nouvelle année et, à moins que les conditions ne s'améliorent ou qu'une victoire ne soit remportée, la plupart des hommes choisiraient certainement de rentrer chez eux. Washington savait qu'il devait retraverser le Delaware et attaquer avant cette date, car même une défaite était préférable à l'inaction. La seule question était de savoir quand il devait frapper.

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Entre-temps, les Britanniques avaient interrompu leur poursuite. Après que l'artillerie britannique eut échangé des tirs avec les canons du capitaine Hamilton et les eut chassés, les troupes de Cornwallis traversèrent le Raritan à gué et occupèrent le Nouveau-Brunswick. Cependant, Cornwallis n'était pas disposé à suivre Washington en Pennsylvanie; traditionnellement, les armées européennes ne combattaient pas en hiver, sauf en cas d'absolue nécessité, et il était temps de s'installer dans les quartiers d'hiver. Sir William Howe, le supérieur de Cornwallis, était d'accord. Bien que Howe ait souvent été accusé de se soucier davantage de passer du temps avec sa charmante maîtresse de 24 ans, Elizabeth Loring, que d'attraper Washington, il avait de bonnes raisons de penser que l'armée de Washington, qui se désintégrait rapidement, ne passerait pas l'hiver; pourquoi gaspiller la vie des soldats britanniques pour accomplir quelque chose dont un hiver misérable se chargerait de toute façon? Depuis son quartier général de New York, Howe ordonna donc à l'armée britannique de prendre ses quartiers d'hiver.

Sir William Howe
Sir William Howe
Richard Purcell (Public Domain)

La plupart des soldats britanniques se retirèrent pour hiverner à New York, laissant une fine ligne de troupes britanniques et hessoises occuper le New Jersey. Une proclamation de Howe promit le pardon à tout Américain qui se soumettrait à la Grande-Bretagne, ce qui poussa des centaines d'habitants du New Jersey à se présenter chaque jour dans les camps militaires britanniques pour prêter serment d'allégeance au roi. Mais alors que Howe espérait ramener le New Jersey dans le giron britannique en offrant la réconciliation, ces tentatives furent sapées par ses soldats hessois, des soldats que Washington avait déjà décrits avec mépris comme "de vils mercenaires et des mercenaires" (Middlekauff, 349). En tant que mercenaires, les Hessois ne se souciaient pas des sensibilités politiques et se comportaient comme le faisaient souvent les soldats d'occupation, en terrorisant les fermiers locaux et en prenant ce qui leur plaîsait. L'historien Robert Middlekauff écrit que le colonel Johann Rall, commandant de la garnison hessoise de Trenton, dut envoyer une patrouille de 50 hommes simplement pour escorter une lettre au quartier général de Cornwallis à Princeton.

Traversée du Delaware

Les bataillons hessois occupant les positions avancées britanniques en une mince ligne allant de Trenton à Burlington, et compte tenu de la haine qu'ils avaient suscitée, il était logique que Washington les prenne pour cible. Son plan consistait à traverser la rivière Delaware de nuit, à frapper la garnison hessoise à Trenton et à s'enfuir avant que les Britanniques ne puissent riposter. Il prévit d'effectuer la traversée en trois parties: Le général James Ewing conduirait 700 hommes sur le Trenton Ferry pour s'emparer du pont d'Assunpink Creek, juste au sud de Trenton; le général John Cadwalader traverserait avec une seconde force de 1 500 hommes plus en aval à Bristol pour couper la retraite hessoise vers Burlington; et Washington en personne conduirait la force principale de 2 400 hommes sur le Delaware à McKonkey's Ferry, à 9 miles (15 km) en amont de Trenton, pour prendre d'assaut la ville elle-même. Espérant prendre les Hessois par surprise après leurs célébrations de Noël, Washington prévoyait de traverser le Delaware le jour de Noël.

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Mais Noël fut marqué par une tempête soudaine et glaciale qui se transforma rapidement en tempête nordique. Le Delaware déborda et se couvrit de plaques de glace tandis que la neige, la grêle et la pluie tombaient en masse, mais Washington était déterminé à ne pas annuler son attaque. Le Dr Benjamin Rush, délégué du Congrès continental, rendait visite à Washington ce jour-là et se souviendrait plus tard que le général, d'humeur sombre, n'arrêtait pas de griffonner quelque chose sur de petits bouts de papier avec son stylo. Lorsqu'un morceau de papier tomba sur le sol, Rush put le lire: "La victoire ou la mort" (McCullough, 273), une phrase qui allait être le mot de passe de la nuit. À la tombée de la nuit, Washington aligna ses troupes à McKonkey's Ferry et, à minuit, les hommes furent embarqués dans des bateaux à fond plat et commencèrent à traverser. Dans le vent hurlant de la tempête, les hommes avaient du mal à s'entendre et c'est le brigadier général Henry Knox, dont la voix grave et puissante traversait le vent, qui prit les choses en main. Tandis que Knox chargeait les hommes et ses 18 canons de campagne sur les bateaux, Washington traversa la rivière très tôt avec un groupe d'officiers comprenant John Sullivan, Nathanael Greene et le lieutenant James Monroe (futur président des États-Unis).

Washington Crossing the Delaware
Washington traverse le Delaware
Emanuel Leutze (Copyright)

Il était 4 heures du matin lorsque les 2 400 hommes de Washington rejoignirent la rive oppsée, bien en retard sur le calendrier prévu. Néanmoins, ils s'en étaient mieux sortis que les deux autres groupes; Ewing et Cadwalader avaient tous deux annulé leur traversée en raison des conditions météorologiques. Déçu par cette nouvelle, Washington décida de poursuivre l'attaque. Il forma ses hommes en deux colonnes: Le général Greene conduirait la première sur la route supérieure, tandis que le général Sullivan marcherait sur la route inférieure, approchant ainsi Trenton de deux côtés à la fois. Les hommes, gelés et trempés dans l'eau de la rivière, marchèrent alors dans la nuit. Hormis la faible lumière émanant de quelques lanternes, la marche se déroula dans l'obscurité totale, les hommes luttant pour ne pas succomber au froid glacial. Deux hommes moururent de froid cette nuit-là, et un autre soldat raconta son expérience:

Je me souviens très bien qu'à un moment donné, lorsque nous avons fait une halte sur la route, je me suis assis sur la souche d'un arbre et j'étais tellement engourdi par le froid que j'ai voulu m'endormir. Si j'étais passé inaperçu, je serais mort de froid sans le savoir. (McCullough, 277)

Après une longue et pénible marche, les deux colonnes de troupes continentales arrivèrent en position devant Trenton à peu près au même moment, quelques minutes après 8 heures du matin, le 26 décembre.

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La bataille

Trenton était une petite ville décrite par l'écrivain David McCullough comme consistant en "peut-être une centaine de maisons, une église épiscopale, une place du marché, et deux ou trois moulins et fours à fer" (278). La plupart de ses habitants avaient fui depuis longtemps, abandonnant leur ville à un bataillon de 1 500 soldats hessois sous le commandement du colonel Johann Gottlieb Rall, un officier allemand de 56 ans loué pour ses actions lors de la bataille de Fort Washington un mois plus tôt. Même si le colonel Rall était réputé aimer boire et jouer aux cartes, rien ne prouve qu'il était ivre le matin de la bataille, comme le suggéreraient plus tard ses détracteurs. Mais les Hessois n'avaient que peu d'estime pour l'armée continentale, un préjugé qui conduisit Rall à rejeter les informations qu'il avait reçues le 24, selon lesquelles les Américains prévoyaient d'attaquer Trenton. De plus, les Hessois avaient baissé leur garde en s'adonnant aux célébrations de Noël.

Hessian Grenadier
Grenadier hessois
Charles M. Lefferts (Public Domain)

À 8 heures du matin, Washington donna l'ordre et la colonne de troupes du général Greene sortit des bois. Comme le rappellerait plus tard Henry Knox, la tempête se poursuivit avec "une grande violence", mais le vent était dans le dos des Américains et soufflait donc la neige et la pluie au visage des sentinelles hessoises qui montaient la garde le long de la route (McCullough, 280). Pour cette raison, les sentinelles ne pouvaient pas distinguer le nombre d'Américains qui se précipitaient vers elles et restèrent sur leurs positions jusqu'à ce que le bruit du vent rugissant ne soit interrompu par le crépitement des tirs de mousquets américains. Les Hessois ripostèrent et, avec une grande discipline, commencèrent à reculer vers la ville, mais les troupes de Greene maintinrent un feu de barrage constant. Dans la ville de Trenton à proprement parler, les tambours commencèrent à battre tandis que les Hessois, confus et à moitié vêtus, sortirent précipitamment de leurs baraquements de fortune. Ils furent accueillis par l'artillerie du général Knox, installée dans les deux rues principales de Trenton.

À l'exception des deux soldats morts de froid la nuit précédente, aucun Américain ne perdit la vie.

Les canons américains s'abattirent sur les Hessois, tuant ou mutilant plusieurs d'entre eux; lorsque leurs camarades firent volte-face pour fuir, ils furent arrêtés par les hommes du général Sullivan, qui couraient vers eux baïonnette au canon. Il s'ensuivit un violent combat au corps à corps avant que les Hessois, déconcertés, ne commencent à jeter leurs armes. Le colonel Rall, qui venait de sortir de ses quartiers, eut à peine le temps d'ordonner à ses hommes de se replier dans un verger voisin qu'il fut touché et mortellement blessé. Les Hessois se replièrent consciencieusement dans le verger et sortirent même un canon. Mais une compagnie de Virginiens sous les ordres du lieutenant Monroe réussit à s'emparer du canon, ce qui mit fin aux combats, les Hessois dans le verger se rendant rapidement. En moins d'une heure de combat, 21 Hessois furent tués (dont Rall), 90 furent blessés et 900 autres furent faits prisonniers. À l'exception des deux soldats morts de froid la nuit précédente, aucun Américain ne perdit la vie et seuls quatre (dont Monroe) furent blessés. Bien que 500 Hessois se soient échappés en traversant Assunpink Creek, il s'agissait d'une victoire stupéfiante pour les Américains.

Suites de la victoire

Immédiatement après sa victoire, Washington reprit ses hommes, ses prisonniers et les munitions capturées et repartit en traversant le Delaware. Il resta en Pennsylvanie le temps de rassembler les forces qui n'avaient pas pu traverser avant de retraverser le Delaware une troisième fois et de rentrer à Trenton. Cette victoire inattendue stimula grandement le moral des troupes et de nombreux soldats, dont l'engagement devait expirer en janvier, furent incités à rester pour six mois supplémentaires. Bien que la bataille de Trenton n'ait guère été plus qu'une escarmouche en termes de taille, elle eut un effet spectaculaire; les journaux patriotes la saluèrent comme une grande victoire, preuve que la cause américaine était loin d'être morte. La victoire prouva également que si l'armée continentale restait intacte, les États-Unis avaient une chance d'obtenir l'indépendance, ce qui entraîna une augmentation du recrutement dans les semaines qui suivirent la bataille.

Washington Inspecting the Captured Colors After the Battle of Trenton
Washington inspecte les couleurs capturées après la bataille de Trenton
Edward Percy Moran (Public Domain)

Pour Washington, le danger n'était cependant pas encore écarté. Tant que les Britanniques étaient présents dans le New Jersey, sa tâche n'était pas terminée. Le 3 janvier 1777, il lança une nouvelle attaque surprise contre l'arrière-garde de Lord Cornwallis lors de la bataille de Princeton, qui se solda par une nouvelle victoire américaine et amena Howe à retirer ses troupes du New Jersey. Les victoires de Washington à Trenton et à Princeton empêchèrent donc le New Jersey de tomber aux mains des Britanniques et assurèrent la survie de l'armée continentale qui continuerait à se battre pendant les sept années suivantes.

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Questions & Réponses

Qu'est-ce que la bataille de Trenton ?

La bataille de Trenton fut une bataille importante de la guerre d'Indépendance américaine. George Washington mena l'armée continentale à travers le fleuve Delaware et lança une attaque surprise contre la garnison hessoise de Trenton, dans le New Jersey, le 26 décembre 1776, bataille qui se solda par une victoire américaine.

Pourquoi Washington a-t-il traversé le Delaware ?

George Washington traversa le fleuve Delaware pour lancer une attaque surprise contre les Hessois en garnison à Trenton, dans le New Jersey.

Pourquoi la bataille de Trenton est-elle importante ?

La bataille de Trenton a contribué à raviver l'enthousiasme pour la révolution américaine et a entraîné une augmentation des enrôlements dans l'armée continentale. Elle a également permis de faire sortir les Britanniques du New Jersey.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Harrison W. Mark
Harrison Mark est diplômé de SUNY Oswego où il a étudié l'histoire et les sciences politiques.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, H. W. (2024, février 02). Bataille de Trenton [Battle of Trenton]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2365/bataille-de-trenton/

Style Chicago

Mark, Harrison W.. "Bataille de Trenton." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le février 02, 2024. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2365/bataille-de-trenton/.

Style MLA

Mark, Harrison W.. "Bataille de Trenton." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 02 févr. 2024. Web. 27 mai 2024.

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