Myles Standish

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
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Myles Standish Monument (by Jennifer Macaulay, CC BY-NC-ND)
Monument à Myles Standish Jennifer Macaulay (CC BY-NC-ND)

Myles Standish (c. 1584-1656) était le conseiller militaire de la colonie de Plymouth qui voyagea avec les colons (plus tard connus sous le nom de pèlerins) à bord du Mayflower en 1620. Les colons étaient composés de membres d'une congrégation religieuse séparatiste, qui se qualifiaient eux-mêmes de "saints", et d'autres, qui n'étaient pas de leur confession, qu'ils appelaient "étrangers". Standish faisait partie des étrangers, bien qu'il fût connu de la congrégation de Leyde et semblait sympathiser avec leur vision; cependant, rien ne prouve qu'il ait jamais été membre de leur groupe.

Il était très probablement né dans le Lancashire, en Angleterre, dans une famille aisée, mais il fut déshérité et s'engagea dans l'armée. Il servit aux Pays-Bas pendant la guerre de Quatre-Vingts Ans (1568-1648) en tant que lieutenant dans l'armée anglaise (ou peut-être comme mercenaire), combattant aux côtés des Hollandais contre l'Espagne, et fut promu capitaine. Vers 1620, il fut engagé par la congrégation de Leyde comme conseiller militaire pour leur expédition vers le Nouveau Monde, après qu'elle eut d'abord approché puis rejeté le capitaine John Smith (1580-1631), très connu en connection avec la colonie de Jamestown.

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Après son arrivée dans le Massachusetts, Standish fut l'un des signataires du Mayflower Compact; il dirigea ou participa à des explorations de la région afin de trouver un endroit propice à la colonie, fut l'un des rares à survivre au premier hiver et fut élu commandant de la milice de la colonie de Plymouth en février 1621, poste qu'il occuperait jusqu'à la fin de sa vie. Il fut l'un des premiers colons, voire le fondateur, de Duxbury, dans le Massachusetts, où il établit une ferme où il vécut avec sa famille et son ami autochtone Hobbamock (mort vers 1643), son compagnon d'armes.

Il est l'un des membres les plus célèbres de la colonie de Plymouth, non seulement pour les récits de ses activités consignés par William Bradford (1590-16567) et Edward Winslow (1595-1655), les premiers chroniqueurs des pèlerins, mais aussi grâce au roman historique The Courtship of Miles Standish (1858) du poète américain Henry Wadsworth Longfellow (1807-1882), qui a ancré l'histoire des colons pèlerins dans la conscience collective des États-Unis au XIXe siècle. Depuis lors, Standish continue d'être célébré par des statues, des monuments et des noms de lieux aux États-Unis et en Angleterre, et sa popularité reste intacte.

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La congrégation de Leyde

On sait peu de choses sur la vie de Standish avant 1620. Tous les récits modernes concernant son lieu de naissance et son service militaire sont basés sur de maigres preuves et spéculations. Son lieu de naissance présumé, le Lancashire, en Angleterre, est basé sur son testament, tout comme l'affirmation selon laquelle il était membre de la famille Standish de Duxbury Hall (bien que cela semble probable). Son grade et son rôle dans l'armée anglaise pendant la guerre de Quatre-Vingts Ans sont tout aussi incertains, certains chercheurs affirmant qu'il était mercenaire, d'autres qu'il était fantassin et qu'il avait gravi les échelons jusqu'au grade de capitaine. On sait qu'il servit aux Pays-Bas entre 1603 et 1620, et il est clair qu'il était connu sous le nom de capitaine Myles Standish avant 1620.

Rien n'indique qu'il ait jamais été membre de la congrégation de Leyde, mais il semble avoir été en bons termes avec les séparatistes avant 1620.

Les relations de Standish avec la congrégation de Leyde, aux Pays-Bas, sont tout aussi floues. Rien n'indique qu'il en ait jamais été membre, mais il semble avoir été en bons termes avec les séparatistes avant 1620. Il est probable qu'il ait été un sympathisant des séparatistes, compte tenu de ses actions ultérieures, mais cela reste une hypothèse. Il est tout aussi possible qu'il ait rejoint l'expédition du Mayflower pour la même raison que beaucoup d'autres étrangers: dans l'espoir d'améliorer leur sort dans le Nouveau Monde, comme ils avaient vu d'autres le faire dans la colonie de Jamestown, fondée en Virginie en 1607.

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La congrégation de Leyde était un groupe de séparatistes anglais, dirigé par leur pasteur John Robinson (1576-1625), qui avaient quitté leurs foyers à Scrooby, en Angleterre, pour les Pays-Bas en 1607, fuyant les persécutions du roi Jacques Ier d'Angleterre (r. de 1603 à 1625). Jacques Ier était à la tête de l'Église anglicane qui, bien que protestante, conservait encore des aspects du catholicisme auxquels les séparatistes s'opposaient. En 1607, la congrégation de Scrooby fut découverte par les autorités anglicanes et persécutée comme les autres, puis déplacée à Leyde où, après un certain temps, elle rencontra Standish. En 1618, l'un de ses membres les plus éminents, William Brewster (1568-1644), publia un tract critiquant l'Église anglicane, et un mandat d'arrêt fut lancé contre lui.

Les séparatistes, qui tentaient déjà d'organiser une expédition vers le Nouveau Monde, intensifièrent leurs efforts et renvoyèrent deux de leurs membres, Robert Cushman (1577-1625) et John Carver (1584-1621), en Angleterre pour négocier avec le marchand aventurier Thomas Weston (1584 - vers 1647), afin d'obtenir des billets. Weston, un banquier qui mettait en relation des colons potentiels avec des investisseurs, leur loua un cargo, le Mayflower, tandis qu'un ami (ou peut-être un membre), le capitaine Bloom, leur acheta un navire à passagers, le Speedwell, pour leur voyage.

Refus de Smith et voyage

En préparation du voyage, la congrégation acheta les cartes et les ouvrages du capitaine John Smith, qui avait fait partie des fondateurs de Jamestown et était considéré comme l'un des hommes les plus compétents d'Angleterre sur l'Amérique du Nord à cette époque. Les séparatistes approchèrent Smith pour qu'il leur serve de guide et de conseiller militaire, mais ils renoncèrent à ses services, estimant qu'il risquait de dominer le groupe et qu'il était trop cher.

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Embarkation of the Pilgrims
Embarquement des pèlerins Robert R. Weir (Public Domain)

Après avoir rejeté Smith, ils demandèrent à Standish, qui accepta. En juillet 1620, Standish et sa femme Rose embarquèrent à bord du Speedwell à Delfthaven, aux Pays-Bas, et naviguèrent jusqu'à Southampton avec les autres passagers, où ils rejoignirent le Mayflower. Weston, quant à lui, avait engagé certaines personnes et invité d'autres, qui n'étaient pas affiliées aux séparatistes, afin de les aider à établir une colonie rentable dans le Nouveau Monde (les "étrangers"). Bien que les séparatistes se soient opposés à cette condition, ils n'eurent d'autre choix que d'accepter les nouveaux venus.

Les deux navires quittèrent Southampton ensemble, mais le Speedwell prenait continuellement l'eau et, après plusieurs retards dus à des réparations, dut être abandonné. Certains passagers du Speedwell, dont Standish et sa femme, s'entassèrent alors à bord du Mayflower et partirent finalement le 6 septembre 1620 pour la traversée de l'Atlantique, qui dura un peu plus de deux mois.

Rôle initial dans le Nouveau Monde

En apercevant la terre, le 9 novembre 1620, Christopher Jones, capitaine du Mayflower (c. 1570-1622), se rendit compte qu'ils étaient loin de leur destination. Ils étaient censés débarquer au nord de Jamestown, en Virginie, mais se trouvaient en réalité au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre. Après avoir tenté en vain de longer la côte vers le sud, ils décidèrent de s'installer là où ils se trouvaient. Un certain nombre d'étrangers, conscients que la loi anglaise ne s'appliquait pas dans cette région et que le brevet qui leur avait été délivré n'avait donc aucune valeur, firent valoir que chacun devait désormais se débrouiller seul, une revendication qui, selon les séparatistes, compromettrait gravement leurs chances de survie.

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En réponse à cette menace, le Mayflower Compact fut rédigé afin d'établir un gouvernement et des lois pour la colonie. Standish et 40 autres hommes le signèrent le 11 novembre 1620, et ce n'est qu'après cela et l'élection de John Carver comme premier gouverneur que des expéditions furent lancées pour trouver un emplacement pour la nouvelle colonie. Standish, en tant que conseiller militaire, dirigea ou participa à toutes ces expéditions.

Mayflower Compact, Pilgrim Monument
Mayflower Compact, monument aux pèlerins David (CC BY)

Entre la mi-novembre et le 21 décembre, Standish organisa et dirigea des missions d'exploration autour de l'actuel Cap Cod et de la côte du Massachusetts, prenant part à la première rencontre avec les Autochtone lorsque son groupe fut attaqué par la tribu des Nauset au début du mois de décembre. Les cartes de Smith, s'ils en avaient, semblent avoir été ignorées, car il indiquait clairement dans son ouvrage que l'emplacement idéal était l'actuelle Boston, qui disposait non seulement d'un port profond pouvant accueillir de grands navires de commerce, mais aussi de rivières et de lacs d'eau douce.

Au lieu de cela, Standish et les autres choisirent le site de Plymouth et commencèrent à y construire la colonie à la fin du mois de décembre 1620. Entre décembre 1620 et mars 1621, plus de la moitié des passagers et des membres d'équipage moururent d'hypothermie, de scorbut, de malnutrition et d'autres maladies. Selon Bradford, à un moment donné, seules sept personnes étaient encore en bonne santé et se consacraient aux soins des autres. Standish faisait partie de ces sept personnes et Bradford note:

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Myles Standish, leur capitaine et commandant militaire, à qui moi-même et beaucoup d'autres étions très reconnaissants dans notre état de faiblesse et de maladie [fut soutenu par le Seigneur afin qu'il] ne soit pas infecté par la maladie. (Livre II, chapitre 1)

Parmi les nombreuses personnes qui moururent au cours du premier hiver figurait la femme de Standish, Rose, mais celui-ci continua à soigner les malades. Au printemps, les survivants continuèrent à construire la nouvelle colonie, mais ils n'avaient toujours aucune idée précise de la manière dont ils allaient survivre jusqu'à ce qu'ils ne rencontrent l'Amérindien Samoset (également appelé Somerset, c. 1590-1653), qui leur présenta un autre Autochtone qui parlait couramment l'anglais, Tisquantum (mieux connu sous le nom de Squanto, vers vers 1585-1622), qui leur apprit à cultiver, pêcher et chasser, et leur présenta le chef de la confédération Wampanoag, Ousamequin (mieux connu sous le nom de Massasoit, vers 1581-1661), qui devint leur ami et allié. John Carver et Edward Winslow conclurent avec lui un traité mutuellement avantageux avant la mort de Carver en avril 1621, qui fut ensuite honoré par Bradford, le deuxième gouverneur de la colonie.

Relations avec les Autochtones

Massasoit était membre de la tribu des Pokanoket, qui avait auparavant imposé son contrôle sur les autres tribus de la région pour former sa confédération. Ces autres tribus lui versaient régulièrement un tribut, dont la collecte était confiée au guerrier Hobbamock, qui allait devenir un ami de longue date de Myles Standish. À l'été 1621, Hobbamock informa la colonie que Squanto et Massasoit avaient été kidnappés par Corbitant, chef de la tribu des Narragansett, et Standish mobilisa une force pour les sauver, guidée par Hobbamock. Squanto et Massasoit s'échappèrent avant que le groupe de Standish n'atteigne le village, mais son action décisive prouva aux Autochtones que la colonie de Plymouth respecterait pleinement le traité qu'elle avait signé avec Massasoit. Par la suite, plusieurs tribus vinrent rendre hommage à Bradford et lui offrir leur allégeance.

Massasoit, Great Sachem of the Wampanoag
Massasoit, Grand Sachem des Wampanoag Cyrus E. Dallin (Public Domain)

À l'automne 1621, Massasoit et 90 de ses guerriers se joignirent aux colons pour la fête des récoltes, qui est depuis connue comme le premier Thanksgiving, Hobbamock et Squanto parmi eux. Les bonnes relations entre les colons et les autochtones se poursuivirent jusqu'à l'arrivée, en mai 1622, de nouveaux colons venus d'Angleterre, envoyés par Weston pour établir une nouvelle colonie, car jusqu'alors, il avait été déçu par les profits réalisés par le groupe de Bradford.

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Ces nouveaux colons étaient tous des hommes, mal équipés et mal approvisionnés, envoyés dans le seul but de faire rapidement fortune, sans aucune compétence qui aurait pu les aider à réussir. Ils s'installèrent au nord de Plymouth dans une colonie nommée Wessagussett, épuisèrent rapidement les provisions que Bradford leur avait données et commencèrent à voler la nourriture des Autochtones. La colonie dégénéra encore davantage, détériorant ses relations avec les autochtones, jusqu'à ce que Plymouth n'apprenne qu'une attaque était prévue contre Wessagusset et, afin d'éviter des représailles par la suite, Plymouth fut également prise pour cible.

Juste avant cela, Standish avait mené une expédition commerciale dans le village du chef indigène Canacum à Manomet et était en pleine négociation, avec Hobbamock et Squanto à ses côtés, lorsque deux guerriers de la tribu des Massachusetts arrivèrent. L'un de ces hommes, Wituwamat, montra deux couteaux qu'il avait utilisés pour tuer des colons européens pendant qu'il parlait avec Canacum, et le chef ignora alors Standish et accueillit Wituwamat avec plus d'égards. Standish était connu pour son tempérament colérique et quitta la réunion avec colère, estimant avoir été délibérément insulté par Wituwamat.

Lorsque la nouvelle de l'attaque imminente contre Wessagussett parvint à Bradford, celui-ci convint avec Standish qu'une attaque préventive était dans leur intérêt.

Lorsque la nouvelle de l'attaque imminente contre Wessagussett parvint à Plymouth, Bradford convint avec Standish qu'une attaque préventive était dans leur intérêt, et Standish fut envoyé pour s'en occuper. Il s'avéra que l'attaque n'était qu'une rumeur et, lorsque le groupe arriva à Wessagussett, il n'y avait aucune trace de troubles. Malgré cela, Standish poursuivit sa mission et invita Wituwamat et d'autres dans l'une des maisons de la colonie, soi-disant pour discuter de commerce, où il les tua, coupa la tête de Wituwamat et la rapporta à Plymouth où elle fut hissée sur un poteau depuis la palissade.

Bien que Bradford ait approuvé la mission et compris pourquoi Standish avait agi ainsi, il regretta les dommages causés à leurs relations avec les autochtones qui, pendant un certain temps, cessèrent tout commerce avec les colons. Selon le chercheur Nathaniel Philbrick, Standish mena à bien sa mission comme si Wituwamat représentait une menace réelle de vengeance pour l'insulte perçue comme telle. Massasoit approuva toutefois cette action, encourageant les autres indiens à reprendre le commerce, et Hobbamock soutint également la décision de Standish qui, en raison de son statut élevé de bras droit de Massasoit, avait un poids considérable.

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Cour et autres missions

Le commerce reprit avec les Autochtones et Hobbamock vint vivre avec Standish dans la colonie. En 1623, le navire Anne apporta de nouveaux colons à Plymouth, parmi lesquels se trouvait une femme nommée Barbara, qui devint la deuxième épouse de Standish en 1624. Contrairement au poème populaire The Courtship of Miles Standish de Longfellow, rien ne prouve que Standish ait jamais courtisé Priscilla Mullins (c. 1602-1685) en vue de l'épouser, ni que John Alden (c. 1598-1687) ait jamais joué les entremetteurs entre eux. Le poème de Longfellow a toutefois connu un tel succès qu'il a souvent été repris sans critique comme s'il reposait sur des faits réels. John Alden et Priscilla Mullins se marieraient cependant (comme dans le poème) et leur fille Sarah épouserait le fils de Standish, Alexander, en 1660, avec qui elle aurait huit enfants, les ancêtres des descendants actuels de Standish.

Plimoth Plantation
Plimoth Plantation Dumphasizer (CC BY-SA)

En 1625, il fut envoyé en Angleterre pour négocier de nouvelles conditions avec Weston et la Virginia Company afin de rembourser la dette que les colons leur devaient encore pour l'expédition de 1620. Standish, en raison de son tempérament fougueux, échoua dans les négociations et retourna à Plymouth en 1626. L'un des membres de la congrégation, Isaac Allerton (vers 1586-1659), fut alors envoyé en Angleterre et réussit là où Standish avait échoué. Les négociations d'Allerton permirent à Bradford de distribuer des terres au-delà de Plymouth aux colons en 1627, et Standish reçut une généreuse concession à Duxbury où il construisit une maison et où il se retira en 1635, restant conseiller militaire de la colonie à titre consultatif uniquement.

L'une de ses actions militaires les plus controversées fut le raid de 1628 sur la colonie voisine de Merrymount, fondée par l'avocat libéral Thomas Morton (c. 1579-1647), qui croyait en l'assimilation avec la population indigène, la démilitarisation des efforts coloniaux et qui encourageait les célébrations communes et la cohabitation entre colons et indigènes, ce que les puritains séparatistes dénonçaient comme satanique. Standish s'empara du village et arrêta Morton, qu'il emprisonna sur une île au large de la côte pour le laisser mourir de faim; il fut plus tard secouru par des indigènes qui lui étaient fidèles et s'échappa pour retourner en Angleterre.

Conclusion

Dans ses dernières années, Standish occupa également le poste de trésorier de la colonie et supervisa la construction de routes et le partage des terres. Hobbamock et sa famille avaient déménagé avec Standish à la ferme et les deux hommes restèrent des amis proches jusqu'à la mort de Hobbamock, emporté par une maladie importée d'Europe vers 1643; Standish enterra son ami dans sa ferme. Sa relation avec Hobbamock est souvent citée comme un exemple du respect et des bonnes relations de Standish avec la communauté autochtone dans son ensemble, ce qui semble être corroboré par les sources primaires. Toutes les actions entreprises par Standish contre les indigènes visaient à prévenir de nouvelles violences à plus grande échelle, et lors du raid pour sauver Squanto et Massasoit, Standish insista pour que les autochtones blessés accidentellement soient ramenés à Plymouth et soignés.

L'amitié de Standish avec Hobbamock, sa défense de la colonie et ses particularités personnelles ont fait de lui un personnage particulièrement intéressant pour les écrivains et les penseurs américains ultérieurs, surtout après le poème de Longfellow, et de nombreuses histoires et légendes ont vu le jour autour de lui, comme celle concernant son célèbre sabre qui n'était dégainé que pour faire le bien et rendre justice. Un article publié en 1921 dans le Virginia Chronicle affirme que l'épée aurait été utilisée pendant les croisades et qu'elle porte une inscription concernant son rôle dans la lutte contre le mal.

La description de l'épée ne correspond pas à la rapière de Standish actuellement exposée au Pilgrim Hall Museum de Plymouth, mais cela n'est pas surprenant puisque les histoires de l'épée de Standish, tout comme sa cour à Mullins, ont régulièrement trouvé leur place dans les "biographies" de Standish populaires au XIXe et au début du XXe siècle. Jusqu'à aujourd'hui, Standish continue de captiver l'imagination des gens, non seulement aux États-Unis, mais dans le monde entier, en tant que modèle du guerrier noble et défenseur honorable de la justice, fidèle à son serment de protéger la colonie tout au long de sa vie.

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Il mourut dans sa ferme, probablement d'un cancer, le 3 octobre 1656, et fut inhumé dans le cimetière voisin (aujourd'hui le cimetière Myles Standish) sous une stèle en pierre naturelle. En 1891, ses restes furent exhumés et réinhumés dans un caveau sur lequel fut érigé un monument en son honneur. Depuis lors, il continue d'être honoré par des monuments, des livres et des films comme l'une des figures les plus emblématiques de Plymouth.

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2025, août 16). Myles Standish. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19271/myles-standish/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Myles Standish." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, août 16, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19271/myles-standish/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Myles Standish." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 16 août 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19271/myles-standish/.

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