12 Femmes qui ont marqué la Révolution russe

Mark Cartwright
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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Les femmes participèrent à tous les aspects des révolutions russes de 1905 et 1917, lorsque les socialistes radicaux et d'autres segments de la société contestèrent le régime autoritaire du tsar Nicolas II (r. de 1894 à 1917). En tant qu'écrivaines, militantes, manifestantes, grévistes, membres de partis politiques et même assassines, les femmes luttèrent non seulement pour le changement social et une société plus juste, mais aussi pour de meilleurs droits et opportunités pour les femmes de toutes les classes sociales. Participant au mouvement révolutionnaire au sens large et pas nécessairement bolchevique, les femmes soutinrent diverses organisations, tant celles qui s'opposaient au régime tsariste que celles qui le défendaient, lui, ainsi que son successeur, le gouvernement provisoire de 1917, qui fut de courte durée. Voici douze femmes éminentes qui jouèrent un rôle important dans cette période troublée de l'histoire de la Russie.

Catherine Breshkovsky
Catherine Brechkovsky U.S. National Archives and Records Administration (Public Domain)

Catherine Brechkovski

Iekaterina Brechko-Brechkovskaya, alias Catherine Brechkovsky (1844-1934), était une militante et membre des socialistes-révolutionnaires, mais elle œuvrait pour l'amélioration des droits des femmes depuis les années 1860, en particulier parmi les paysannes. Brechko-Brechkoskaya fonda une commune socialiste à Kiev en 1881, fut arrêtée pour avoir milité en faveur de réformes et envoyée en Sibérie en 1878, puis effectua une tournée aux États-Unis en 1904 afin de collecter des fonds pour les socialistes-révolutionnaires. Elle fut à nouveau arrêtée en Russie et renvoyée en Sibérie pour y effectuer des travaux forcés, mais elle continua à s'engager dans la politique révolutionnaire pendant la révolution de 1917, lorsqu'elle revint d'exil pour soutenir le gouvernement provisoire modéré. Lorsque les bolcheviks prirent le pouvoir, elle s'exila en Tchécoslovaquie, où elle fonda une école de langue russe. Elle est surnommée la "Babouchka" ou "Grand-mère" de la révolution russe.

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chabanova fut l'une des membres fondatrices de la Société d'aide mutuelle des femmes russes, une organisation apolitique.

Anna Chabanova

Anna Chabanova (1848-1932) était "la figure de proue de l'aile modérée du mouvement féministe de la fin des années 1890 à 1917" (Shukman, 379). Chabanova s'intéressa très tôt aux droits des femmes; à seulement 16 ans, elle fut arrêtée et condamnée à six mois de prison pour appartenance à un groupe de femmes illégal. Elle obtint son diplôme de médecin en 1878 et travailla comme pédiatre à partir de 1883. Chabanova fut l'une des fondatrices de la Société d'aide mutuelle des femmes russes, une organisation apolitique, dont elle fut présidente de 1896 à 1917.

Véra Figner

Véra Figner (1852-1943) suivit une formation de médecin à Zurich avant de retourner en Russie pour aider les pauvres en tant qu'assistante médicale. Presque accablée par l'ampleur de la pauvreté dans les campagnes russes, Figner désespérait de l'inefficacité des discussions des intellectuels socialistes, qui ne faisaient rien pour aider concrètement les pauvres. Elle devint alors l'une des figures de proue du mouvement révolutionnaire Volonté du Peuple dans les années 1880, un groupe qui croyait que le changement social ne pouvait être obtenu que par des actes de terrorisme contre le régime tsariste. Après l'assassinat du tsar Alexandre II (r. de 1855 à 1881), Figner prit la fuite, mais elle fut finalement arrêtée, jugée et emprisonnée en 1884. Elle passa les 20 années suivantes enfermée dans la forteresse de Schlüsselburg, mais à sa libération, elle écrivit occasionnellement des articles sur les droits des femmes et participa à des marches pour réclamer des changements dans ce domaine.

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Map of the Russian Revolution of 1905
Carte de la révolution russe de 1905 Simeon Netchev (CC BY-NC-ND)

Maria Pokrovskaya

Maria Pokrovskaya (née en 1852) était enseignante, puis médecin, et travaillait avec les pauvres à Saint-Pétersbourg depuis 1886. Pokrovskaya lutta en particulier contre la prostitution autorisée par l'État. Elle créa et édita en 1904 le plus ancien journal féministe politique , Zhenskii vestnik (Le Messager des femmes). L'année suivante, Pokrovskaya, toujours méfiante à l'égard des partis dominés par les hommes, fonda le Parti progressiste des femmes. Très critique des bolcheviks, on ignore ce qu'il advint de Pokrovskaya après 1917.

Zinaïda Ivanova (alias Mirovitch)

Zinaida Ivanova (1865-1913) était écrivaine (sous le pseudonyme de Mirovitch) et traductrice de profession. Elle voyagea beaucoup en Europe occidentale dans les années 1890. Elle était l'une des dirigeantes de l'Union pour l'égalité des droits des femmes, active de 1905 jusqu'à sa répression par le régime tsariste en 1908. Ivanova continua à lutter pour les droits des femmes en Russie et à faire connaître les questions féminines à l'étranger à travers ses articles jusqu'à sa mort en 1913.

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Iekaterina Kouskova

Iekaterina Kouskova (1869-1958) s'intéressa pour la première fois aux questions socialistes dans les années 1880. Arrêtée en 1893 pour ses liens avec le mouvement révolutionnaire, elle fut exilée pendant un an au centre de la Russie. En 1894, Kouskova s'installa en Allemagne et rejoignit l'Union des sociaux-démocrates russes à l'étranger à Berlin. De retour en Russie en 1898, elle fut l'une des membres fondatrices de l'Union de libération, puis, après la révolution de 1905, de l'Union des unions. Kouskova contribua à la création du Parti constitutionnel démocratique et siégea brièvement à son comité central avant de décider de poursuivre son combat pour le changement social indépendamment de tout parti politique. Kouskova estimait que "la lutte politique était une distraction et que le mouvement social-démocrate devait mettre l'accent sur la lutte économique, c'est-à-dire la lutte quotidienne entre employeurs et employés pour de meilleurs salaires et conditions de travail" (Read, 41).

Auteure prolifique d'articles critiquant le régime tsariste, Kouskova joua un rôle actif dans diverses publications socialistes, organisations coopératives et au sein de la franc-maçonnerie. Elle s'opposa aux objectifs révolutionnaires des bolcheviks et se présenta comme candidate à l'Assemblée constituante de 1918. Kouskova afut exilée par le régime soviétique en 1921 et vécut le reste de sa vie à Genève.

Nadezhda Krupskaya
Nadejda Kroupskaïa Unknown Photographer (Public Domain)

Nadejda Kroupskaïa

Nadejda Kroupskaïa (1869-1939) épousa Vladimir Lénine (1870-1924), chef des bolcheviks, le 22 juillet 1898. Le couple n'eut pas d'enfants et vécut une grande partie de sa vie dans des conditions spartiates, en exil dans des régions reculées de Russie ou à l'étranger, notamment à Paris, Cracovie et Genève. Révolutionnaire à part entière, Kroupskaïa était marxiste depuis 1891 et organisa des grèves ouvrières tout au long des années 1890. Elle fut arrêtée avec son mari en 1896 et, lorsqu'il fut exilé en Sibérie, elle le rejoignit et devint sa secrétaire personnelle. Kroupskaïa fut comptable et secrétaire de la faction bolchevique et de leur journal Iskra de 1903 à 1917. Elle était également experte dans la fabrication de faux passeports, qui permettaient aux révolutionnaires recherchés par les autorités de quitter secrètement la Russie. Après la révolution de 1917, Kroupskaïa occupa le poste de commissaire adjointe à l'Éducation, ce qui lui permit de s'attaquer à l'amélioration du système éducatif, une cause qui lui avait sans doute toujours tenu à cœur. Kroupskaïa contribua à la littérature qui permit d'établir un culte autour de Lénine, bien qu'elle se soit opposée à l'idée d'embaumer le corps de son mari et de l'exposer au public dans un mausolée à côté du Kremlin de Moscou.

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Ariadna Tyrkova

Ariadna Tyrkova (1869-1962) était une écrivaine et journaliste spécialisée dans les questions féminines, connue pour avoir été la seule femme à avoir siégé au comité central du Parti constitutionnel démocratique. Tyrkova fut arrêtée en 1903 alors qu'elle tentait de faire entrer clandestinement en Russie un exemplaire du journal interdit Osvobozhdenie (Libération). Elle s'échappa, mais revint en Russie deux ans plus tard, où elle commença à prononcer des discours publics appelant à davantage de droits pour les femmes. À partir de 1907, elle occupa un poste au comité central du Parti cadet jusqu'à son départ de Russie après la révolution bolchevique.

Alexandra Kollontai
Alexandra Kollontaï Unknown Photographer (Public Domain)

Alexandra Kollontaï

Alexandra Kollontaï (1872-1952) fut poussée à rejoindre le mouvement socialiste après avoir vu les conditions de travail déplorables de 12 000 ouvriers dans une usine textile en 1896. Elle participa à la révolution de 1905 et devint membre du Parti ouvrier social-démocrate russe (POSDR). Elle prononça de nombreux discours et écrivit abondamment. Elle rejoignit la faction bolchevique du POSDR en 1914, fit partie du comité de rédaction du journal bolchevique La Femme ouvrière (Rabotnitsa) et devint membre du comité central bolchevique. Elle devint commissaire du peuple à l'aide sociale dans le nouvel État de Lénine et, en tant que "première femme au monde à occuper un poste ministériel" (Daly, 90), elle parvint à "introduire des lois visant à promouvoir l'émancipation et l'égalité des femmes" (Todd, 92). Kollontaï croyait au "libre amour" et écrivit de nombreux pamphlets affirmant que le mariage n'était qu'un piège bourgeois. Pour Kollontaï, dans son État idéal, "les femmes seraient libres de choisir le type de relations amoureuses qui répondent à leurs besoins" (cité dans Suny, 474).

Kollontaï se brouilla avec Lénine, estimant que l'État devenait trop bureaucratique.

Tout au long des années 1920, Kollontaï dirigea le Jenotdel, la section féminine du Comité central du Parti communiste, qui promouvait l'alphabétisation des femmes, gérait des cuisines communautaires et s'occupait d'enfants abandonnés. Kollontaï se brouilla avec Lénine, estimant que l'État devenait trop bureaucratique, et rejoignit donc la faction d'opposition, l'Opposition ouvrière, qui militait pour une plus grande implication des ouvriers et des paysans (par exemple, au sein des conseils soviétiques, les syndicats et le parti communiste à proprement parler) dans les décisions économiques, alors domaine exclusif de l'intelligentsia socialiste. De 1930 à 1945, Kollontaï fut ambassadrice soviétique en Suède. Son roman Les Amours des abeilles travailleuses est une allégorie de la relation entre Lénine, Kroupskaïa et Inès Armand (voir ci-dessous).

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Inessa Armand
Inès Armand Unknown Photographer (Public Domain)

Inès Armand

Inès Armand (1874-1920) vit le jour en France mais passa la fin de son enfance en Russie. Elle fonda une école pour les enfants paysans et devint présidente de la Société de Moscou pour l'amélioration du sort des femmes en 1900. Les efforts d'Armand pour créer un journal consacré aux questions féminines et au rôle des femmes dans la société furent réprimés par le régime tsariste. En 1903, Armand rejoignit le POSDR. Elle fut arrêtée en juin 1907 et fut exilée dans le nord glacial de la Russie. Armand réussit à s'échapper et participa courageusement au Congrès des femmes qui se tint à Saint-Pétersbourg en décembre 1908 avant de quitter la Russie pour s'installer finalement à Paris, où elle fréquenta des émigrés bolcheviks russes, dont Lénine, avec lequel elle eut probablement une liaison (Read, 103). Armand fut secrétaire du Comité des organisations étrangères, qui coordonnait les différents groupes bolcheviques à travers l'Europe. À la demande de Lénine, Armand retourna illégalement en Russie en 1912 et rétablit le comité bolchevique dans la capitale. Elle fut arrêtée en septembre et condamnée à six mois de prison. Une fois libérée, elle fonda et dirigea le journal La travailleuse (Rabotnitsa), qui était toléré par le régime tsariste. Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), Armand vécut en Suisse et co-organisa la Conférence internationale des femmes socialistes qui se tint à Berne en mars 1915. Lorsque Lénine revint en Russie par train en avril 1917 pour diriger la révolution, Armand était elle aussi du voyage.

Armand continua de militer pour le changement après la révolution, devint membre du Comité exécutif du Soviet de Moscou et première présidente du Jenotdel après sa fondation en août 1919. Le Jenotdel réclamait une plus grande égalité pour les femmes et davantage de possibilités de travailler. Son rôle était de "façonner une nouvelle femme soviétique, fière d'être prolétaire, indépendante, militante à l'avant-garde du parti en tant que leader et bâtisseuse de conscience" (Freeze, 305). En 1920, Armand organisa la première conférence internationale des femmes communistes. Elle mourut du choléra plus tard dans l'année, le 24 septembre, et fut enterrée près du mur du Kremlin à Moscou.

Maria Spiridonova
Maria Spiridonova Unknown Photographer (Public Domain)

Maria Spiridonova

Maria Spiridonova (1885-1941) était une infirmière de formation qui devint l'une des principales dirigeantes du Parti social-révolutionnaire. Spiridonova se porta volontaire pour se venger des membres de la police tsariste qui avaient brutalement réprimé une révolte paysanne près de Tambov, sa ville natale. Dans ce contexte, elle abattit l'inspecteur de police Luzhenovsky en janvier 1916. Elle fut ensuite arrêtée, battue, torturée et exilée en Sibérie. Libérée en 1917, Spiridonova fit très vite sauter un poste de police à Chita.

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Spiridonova dirigea un nouveau parti, les Socialistes-révolutionnaires de gauche (internationalistes). Elle fut également élue présidente du deuxième congrès des soviets paysans et de l'Assemblée constituante en 1917. C'est Spiridonova qui ordonna l'assassinat de l'ambassadeur allemand afin d'empêcher Lénine de signer le traité de Brest-Litovsk (qui fixait les conditions du retrait de la Russie de la Première Guerre mondiale). Le traité fut néanmoins signé, et Spiridonova fut arrêtée et condamnée à 20 ans de prison. En 1941, alors que les forces allemandes avançaient dans le cadre de l'opération Barbarossa pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), elle fut abattue par les autorités soviétiques afin d'éviter qu'elle ne tombe entre les mains de l'ennemi.

Maria ‘Yashka’ Bochkareva
Maria Library of Congress (Public Domain)

Maria Botchkareva

Il y avait bien sûr des femmes qui soutenaient le régime tsariste et le gouvernement provisoire russe de 1917, qui gouverna jusqu'à son renversement par Lénine lors de la révolution d'octobre (révolution bolchevique). Maria « Yashka » Botchkareva (1889-1920) fut l'une d'entre elles. Botchkareva se porta volontaire pour rejoindre l'armée pendant la Première Guerre mondiale et adressa une pétition au tsar afin d'obtenir l'autorisation de le faire. "Botchkareva connut un succès brillant... Elle fut blessée quatre fois et décorée trois fois... Elle fut capturée et s'échappa; elle fut promue caporal, puis sergent" (Shukman, 308). Lorsque le gouvernement provisoire prit le pouvoir après l'abdication du tsar en mars 1917, Botchkareva fut chargée de former le premier Bataillon de la mort féminin. L'idée principale était que les 300 femmes bien entraînées et disciplinées de ce bataillon (qui s'étaient toutes rasé la tête) feraient honte aux soldats masculins, les incitant à être plus disciplinés et inspirant davantage d'hommes à rejoindre les forces armées. À cette époque, les forces armées russes avaient subi de nombreuses défaites, manquaient d'équipement et la discipline s'était effondrée à la suite de l'infiltration des bolcheviks et de l'abandon de la hiérarchie traditionnelle entre officiers et soldats. Plusieurs autres bataillons de femmes furent créés au cours de l'été 1917, dont un détachement naval. Le bataillon de Botchkareva infligea une grave défaite à l'armée allemande sur le front sud-ouest en juillet, une victoire qui permit notamment de faire 2 000 prisonniers.

Le bataillon de Botchkareva suscita même l'admiration d'éminentes militantes des droits des femmes à l'étranger, notamment la suffragette britannique Emmeline Pankhurst (1858-1928), qui se rendit à Petrograd (le nouveau nom de Saint-Pétersbourg) pour voir ces femmes combattantes. En tant que défenseur du gouvernement provisoire et du statu quo, les bolcheviks révolutionnaires haïssaient Botchkareva, qui fut arrêtée et battue, mais elle refusa toujours de se joindre à eux en février 1918. Botchkareva fut exécutée par la Tchéka, la police secrète communiste, le 16 mai 1920; ses mémoires ont été consignées par Isaac Don Levine. Pankhurst a décrit Bochkareva comme "la plus grande femme du siècle" (Shukman, 307).

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Mark Cartwright
Mark est un auteur, chercheur, historien et éditeur, à plein temps. Il s'intéresse particulièrement à l'art, à l'architecture et à la découverte des idées que partagent toutes les civilisations. Il est titulaire d'un Master en Philosophie politique et est le Directeur de Publication de WHE.

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Cartwright, M. (2025, août 17). 12 Femmes qui ont marqué la Révolution russe. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2769/12-femmes-qui-ont-marque-la-revolution-russe/

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Cartwright, Mark. "12 Femmes qui ont marqué la Révolution russe." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, août 17, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2769/12-femmes-qui-ont-marque-la-revolution-russe/.

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Cartwright, Mark. "12 Femmes qui ont marqué la Révolution russe." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 17 août 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2769/12-femmes-qui-ont-marque-la-revolution-russe/.

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