Raid des Mille Bombardiers sur Cologne en 1942

Article

Mark Cartwright
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 28 mars 2024
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Disponible dans ces autres langues: anglais

Cologne (Köln) fut la première ville allemande à subir un "raid de 1 000 bombardiers" de la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-45). L'attaque eut lieu dans la nuit du 30 mai 1942 et avait été planifiée pour démontrer la destruction qu'une grande force pouvait causer en utilisant la stratégie de bombardement de zone sur une courte période de temps.

Bombing Raid on Cologne, 1942
Bombardement de Cologne, 1942
W. Krogman (Public Domain)

Bombardement de zone

Arthur Harris (1892-1984), commandant en chef du Bomber Command de la RAF de février 1942 à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avait des idées très précises sur la manière la plus efficace et la plus rapide de gagner le conflit. Harris, ainsi que d'autres membres du haut commandement, dont le Premier ministre Winston Churchill (1874-1965), pensait que des bombardements de zone étendus et soutenus - c'est-à-dire le bombardement simultané d'une vaste zone - menés contre les villes les plus importantes d'Allemagne pourraient entraîner une reddition sans qu'il soit nécessaire d'effectuer une attaque terrestre. On espérait que le moral des civils serait fortement affecté, négativement dans le cas du peuple allemand et positivement dans le cas des Britanniques, surtout après les campagnes de bombardement déjà subies par les villes britanniques et le Blitz de Londres en 1940 et 1941. Un autre motif était de porter la guerre directement en Allemagne, alors qu'un assaut terrestre était encore hors de question.

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Fort de sa propre expérience du Blitz de Londres, Harris estimait que le largage de bombes incendiaires, plutôt que de bombes explosives, était le meilleur moyen de détruire une ville. Une très grande force de bombardiers serait nécessaire pour réaliser ce que Harris avait en tête. Les opérations précédentes avaient montré que les bombardements de jour entraînaient des pertes trop importantes pour les bombardiers en raison des attaques des avions de chasse et des canons antiaériens. La couverture nuageuse était un autre obstacle à la précision des bombardements. Le passage aux bombardements de nuit était devenu nécessaire car les bombardiers étaient alors beaucoup plus difficiles à trouver, mais cela rendait les bombardements encore plus imprécis qu'ils ne l'étaient déjà. Frapper des cibles stratégiques mais relativement petites, comme des usines d'armement ou des bases de sous-marins, s'était avéré infructueux avec la technologie disponible à l'époque. Les reconnaissances effectuées après les raids avaient révélé que seul un avion sur trois larguait ses bombes à moins de 8 km de la cible visée. La solution semblait être le bombardement de zone. À l'époque, la Grande-Bretagne avait désespérément besoin de montrer qu'une campagne de bombardement pouvait causer de sérieux dommages à l'effort de guerre de l'Allemagne, car le président américain Franklin D. Roosevelt (1933-1945) envisageait alors de réduire le nombre d'avions qu'il fournissait à la Grande-Bretagne.

Il fut loin d'être facile pour la RAF de réunir 1 000 avions pour une seule mission.

Stratégie d'attaque

Harris souhaitait réunir une force de 1 000 bombardiers, le "Thousand Plan". Il expliqua que "l'une des principales idées de l'envoi d'une attaque plus importante était de submerger les défenses, et c'est exactement ce qui s'est produit" (Holmes, 299). Les statistiques confirment les dires de Harris, puisque les forces de bombardement importantes subirent proportionnellement moins de pertes que les forces plus modestes. Les défenses allemandes comprenaient non seulement des canons antiaériens, mais aussi des avions de chasse de patrouille répartis dans toute l'Europe du Nord selon les systèmes de la ligne Kammhuber et du Raumnachtjagd. Chaque avion de chasse tournait en rond à l'intérieur d'une boîte imaginaire sur une grille radar jusqu'à ce qu'il ne soit dirigé vers un ennemi en approche. Le système était efficace, en particulier contre les bombardiers de la RAF qui s'approchaient généralement de leur cible en groupes séparés. Harris eut l'idée de rassembler les bombardiers à un endroit prédéterminé dans le ciel et de les faire approcher la cible en masse dans une formation connue sous le nom de "bomber stream" (flux de bombardiers); beaucoup moins de "boîtes" de chasseurs devraient être franchies et le très grand nombre de bombardiers signifierait que les chasseurs n'auraient pas le temps de les attaquer tous.

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Air Chief Marshal Arthur 'Bomber' Harris
Air Chief Marshal Arthur
Flying Officer Stannus (Public Domain)

Au printemps 1942, les premiers raids de bombardement à grande échelle, utilisant environ 300 bombardiers chacun, touchèrent avec succès Lübeck et Rostock. Harris, avec l'accord de Churchill, organisa alors un raid encore plus important sur Hambourg pour la nuit du 30 mai 1942, afin de pouvoir enfin tester son Thousand plan. Cependant, la mauvaise visibilité due aux conditions météorologiques locales conduisit à un changement de cible, une cible qui avait toujours été retenue comme réserve. Cologne, alors quatrième ville d'Allemagne, devint l'objectif. Hambourg serait brutalement frappée lors de l'opération Gomorrhe l'année suivante. Cologne était stratégiquement moins vitale pour la machine de guerre allemande que Hambourg, mais elle possédait d'importantes gares de triage et plusieurs centaines d'usines de défense antiaérienne.

L'ampleur de la dévastation fut un choc, même pour le haut commandement allemand.

Au total, environ 1 050 bombardiers se dirigèrent vers Cologne. Bien plus qu'une opération militaire, "il s'agissait d'un exercice de propagande destiné à faire les gros titres et à repousser les critiques du Bomber Command au Parlement et à l'Amirauté" (Neillands, 119). C'était le test grandeur nature de Harris. Il fut loin d'être facile de réunir un tel nombre d'avions pour une seule mission, comme l'explique le capitaine de groupe "Hamish" Mahaddie: "Harris a conçu ce "Thousand plan" - il a déniché un millier d'avions, non seulement auprès de son commandement, mais il les a suppliés et empruntés à tous les commandements" (Holmes, 298). Étant donné que dans toute opération, un certain nombre d'avions rencontrent des problèmes techniques ou sont victimes d'un accident, Harris réussit à rassembler 1 086 avions pour l'opération. Puis le Coastal Command, sans donner de raison officielle, retira sa contribution de 250 avions à la mission.

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Il manquait alors quelques centaines d'avions à la force de Harris, qui se vit obligé de compenser par des équipages d'entraînement. Il s'agissait d'un risque, car le plus grand danger pour les équipages de vol survenait au cours de leurs cinq premières missions. Il était également risqué d'utiliser des équipages inexpérimentés pour la formation en flux de bombardiers, sur le point d'être mise en pratique pour la première fois. Harris réussit néanmoins à augmenter ses effectifs à plus de quatre chiffres. Le bomber stream était une formation serrée qui couvrait néanmoins une longueur de 70 miles (112 km) et une profondeur de 4 000 pieds (1 200 m) - la hauteur décalée visant à réduire les risques de collisions en vol. Le raid serait rapide, tous les équipages devant larguer leurs bombes en 90 minutes au total, les bombardiers opérant par vagues à trois minutes d'intervalle au-dessus de Cologne.

Vickers Wellington Mk II
Vickers Wellington Mk II
UK Government Photographer (Public Domain)

Les bombardiers

Le meilleur et le tout nouveau bombardier de la RAF, encore en petit nombre à ce stade de la guerre, était le bombardier quadrimoteur Avro Lancaster, capable de transporter une charge de bombes allant jusqu'à 6 350 kg. Parmi les autres bombardiers figurait le Vickers Wellington, un avion bien conçu dont la combinaison de toile et d'acier lui permettait de résister aux tirs ennemis. 599 bombardiers Wellington participèrent au raid de Cologne, chacun transportant une charge de bombes de 2 041 kg. Le Short Stirling et le Handley Page Halifax furent également utilisés à Cologne. Ces quadrimoteurs à long rayon d'action pouvaient transporter une charge de bombes à peine inférieure à celle du Lancaster. Certains des bombardiers les plus récents étaient équipés d'un radar Gee, qui pouvait les aider à trouver la cible. Afin d'aider les bombardiers non équipés de Gee, les bombardiers équipés de Gee partaient en premier et larguaient des fusées éclairantes pour marquer la cible.

Les bombardiers devaient larguer une combinaison mortelle d'immenses bombes "cookie" (ou blockbusters) et de milliers de petites bombes incendiaires. Les premières étaient conçues pour défoncer les toits et les planchers des bâtiments, et les secondes étaient larguées pour tomber profondément dans les débris et les enflammer.

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Douglas Mourton, opérateur radio, décrit le trajet du bombardier vers Cologne:

Nous avons décollé à 23 h 40 et traversé la mer du Nord jusqu'aux environs de Cologne. J'ai branché l'interphone et, bien que j'aie pu entendre des éclats d'obus frapper les flancs de l'avion, l'équipage n'avait aucune conversation... nous volions en ligne droite et en palier avec des tirs de DCA à bâbord... il y avait aussi des Lancaster et des Halifax dans les parages, et il était très stressant d'entendre un gros grondement et d'être secoué par le passage d'un bombardier quadrimoteur ou de prendre le risque d'être touché par des bombes tombant d'en haut.

(Neillands, 122)

Cologne Bomb Damage, 1942
Dommages causés par la bombe de Cologne, 1942
Australian War Memorial (Public Domain)

Dommages et nombre de morts

Lorsque la force de bombardement atteignit Cologne, elle ne comptait plus que 900 avions. Ils larguèrent 1 455 tonnes de bombes sur la ville, dont environ les deux tiers étaient des bombes incendiaires. Cologne, en dehors du petit centre historique, comptait de nombreuses rues larges, ce qui permettait de contenir les incendies à des pâtés de maisons individuels et d'éviter la création d'une tempête de feu, comme cela se serait produit l'année suivante à Hambourg. Néanmoins, les pompiers de la ville ne purent pas faire face à autant de bombes incendiaires larguées par autant d'avions en si peu de temps.

Frau Chantrain, de la Croix-Rouge de Cologne, décrit ainsi le carnage:

Lorsque les sirènes ont retenti, tout le monde s'est réfugié dans les abris antiaériens et l'attaque a été brève. Les sirènes ont retenti vers dix heures et en une demi-heure, Cologne était pratiquement en ruines - je suis sorti de l'abri antiaérien et Cologne n'était plus qu'un mur de flammes. J'ai essayé de rejoindre mon poste mais c'était très difficile car Cologne était construite avec des rues assez étroites et les balcons étaient en feu et tombaient dans les rues. Les équipes de déterreurs ont sorti les morts et les ont déposés sur le bord de la route. Ceux qui avaient été tués par des bombes explosives étaient soutenus, leur peau était grise, blafarde et leurs cheveux se détachaient de leur tête comme des clous en fil de fer. Quant à ceux qui avaient été tués par des bombes incendiaires, on ne trouvait que des bouts d'os, rassemblés dans de grandes baignoires en zinc. La chose la plus cruelle était lorsque vous aviez un ami dans ces maisons; vous voyiez des os gisant là ou vous saviez qu'ils se trouvaient en dessous. C'était incroyablement horrible. Des mères très gravement brûlées et à peine en vie sont venues me voir avec leurs enfants dans les bras, et m'ont supplié de les aider. Nous avons vu que c'était inutile - les enfants étaient irrécupérables. Les soldats en permission au front venaient demander des nouvelles de leurs proches et vous deviez leur dire qu'ils étaient morts - votre femme est morte, vos enfants sont morts, vos grands-parents sont morts.

(Holmes, 300)

Bomb-devastated Cologne
Cologne dévastée par les bombes
US Department of Defense (Public Domain)

L'ampleur de la dévastation fut un choc, même pour le haut commandement allemand. Le maréchal Hermann Göring (1893-1946), chef de la Luftwaffe, refusa de croire les rapports des responsables de Cologne concernant le nombre de bombardiers impliqués, la quantité de bombes larguées sur la ville, l'étendue des dégâts et le nombre de victimes. Plus de 15 000 bâtiments furent détruits ou endommagés, dont 1 500 usines. Les réseaux de distribution d'électricité, de gaz et d'eau de la ville, ainsi que les différents réseaux de transport furent tous gravement endommagés. Il fallut une semaine pour que les incendies se calment suffisamment pour que les avions de reconnaissance de la RAF puissent prendre des photos afin d'évaluer correctement les dégâts.

Miraculeusement, la cathédrale de la ville survécut à l'assaut, bien qu'elle soit située au cœur du vieux centre de Cologne, qui fut identifié comme le point de visée (AP) officiel de la RAF pour le raid. Cela illustre peut-être à quel point les bombardements étaient inexacts à l'époque, mais la survie de la cathédrale est également due à la stratégie de bombardement typique selon laquelle chaque vague successive largue des bombes légèrement avant ou après la précédente, répartissant les destructions dans des cercles de plus en plus larges. C'est pourquoi on disait que la meilleure chance de survivre à un bombardement était de rester dans un abri antiaérien situé juste sous l'AP, car seuls les premiers bombardiers frappaient à cet endroit, et ils manqueraient probablement leur cible.

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Le rapport de la police de Cologne indique que plus de 45 000 personnes se retrouvèrent sans abri pendant la nuit. Heureusement, après avoir été averties 30 minutes avant l'arrivée des bombardiers, la grande majorité des personnes s'était réfugiée dans les abris antiaériens de la ville ou dans les caves de leurs propres bâtiments. Le bilan officiel de la police fait état de 469 morts et d'environ 5 000 blessés. Les pertes de la RAF furent jugées acceptables: 41 avions perdus. Environ la moitié des pertes étaient dues à des attaques de chasseurs ennemis à l'aller ou au retour de Cologne. Deux paires d'avions furent perdues après être entrées en collision l'une avec l'autre au-dessus de la zone cible. Le clair de lune aida très certainement les pilotes à éviter l'enchevêtrement chaotique des machines volantes, même si certains désobéirent aux ordres et parcoururent le ciel de la ville pour constater les dégâts qu'ils avaient causés.

Lancaster Dropping Bombs
Un Lancaster larguant des bombes
Unknown Photographer (Public Domain)

Héritage

Les Britanniques considérèrent Cologne comme un succès et poursuivirent leur stratégie de bombardement sur d'autres villes allemandes comme Brême, Düsseldorf, Essen, Hambourg, Berlin et Dresde. Cologne fut de nouveau lourdement bombardée plus tard dans la guerre. Cependant, en raison de la pression exercée sur les ressources par des opérations d'une telle ampleur, les raids de 1 000 bombardiers ne pouvaient être utilisés que de manière intermittente. En outre, les bombardements de zone restaient une question controversée en raison du nombre de victimes civiles qu'ils causaient, et leur valeur stratégique faisait encore l'objet de nombreux débats. Le moral et les villes furent durement touchés, mais pas anéantis. En général, les réparations furent effectuées et les opérations normales reprirent en l'espace de quelques mois. Même si le moral des civils fut brisé, dans un État totalitaire fondé sur la violence, il n'y avait pas grand-chose à faire pour influencer un changement de politique. Les délais entre les raids permettaient aux gens de récupérer physiquement et mentalement. Comme l'a fait remarquer le ministre allemand de l'armement Albert Speer (1905-81), "si vous aviez procédé d'un seul coup à des bombardements très intensifs, le résultat sur notre moral aurait peut-être été plus lourd" (Holmes, 298).

De nombreux chefs militaires préféraient la stratégie des bombardements de précision sur des cibles stratégiquement importantes, comme les usines d'armement. Ces cibles étaient cependant bien défendues et difficiles à atteindre. Le bombardement des villes détourna vers leur défense une grande quantité de ressources qui auraient pu être utilisées ailleurs. Speer note que "sur les théâtres de guerre occidentaux, dix mille canons antiaériens étaient pointés vers le ciel [...] la force antiaérienne a immobilisé des centaines de milliers de jeunes soldats" (381-2).

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En fin de compte, la RAF et l'United States Air Force (USAAF), dans le cadre de ce que l'on a appelé l'offensive combinée de bombardement, menèrent les deux types de raids de bombardement pendant le reste de la guerre qui ne prit fin qu'avec le dernier des raids de bombardement de zone, le largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, au Japon.

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Questions & Réponses

Pourquoi Cologne fut-elle bombardée pendant la deuxième guerre mondiale?

Cologne fut bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale pour tester la stratégie consistant à utiliser 1 000 bombardiers pour détruire complètement une ville et le moral des civils. La RAF considéra le raid comme un succès, mais sa valeur stratégique reste discutable.

Combien de bombardiers ont attaqué Cologne?

Plus de 1 000 bombardiers de la RAF sont partis bombarder Cologne en mai 1942, mais en raison de défaillances mécaniques et de pertes dues à des attaques ennemies en cours de route, seuls 900 d'entre eux purent larguer leur charge sur la ville.

Le raid des mille bombardiers sur Cologne fut-il un succès?

Pour la RAF, le raid des 1 000 bombardiers sur Cologne en 1942 fut un succès car il choqua l'ennemi, détruisit la ville et conduisit l'Allemagne à investir beaucoup plus de ressources et d'hommes dans les défenses aériennes. La perte de 41 avions au cours de l'opération fut considérée un pourcentage acceptable, et d'autres raids de ce type furent menés au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Bibliographie

World History Encyclopedia est un associé d'Amazon et perçoit une commission sur les achats de livres sélectionnés.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Mark Cartwright
Mark est un auteur, chercheur, historien et éditeur à plein temps. Il s'intéresse particulièrement à l'art, à l'architecture et à la découverte des idées que toutes les civilisations peuvent nous offrir. Il est titulaire d'un Master en Philosophie politique et est le Directeur de Publication de WHE.

Citer cette ressource

Style APA

Cartwright, M. (2024, mars 28). Raid des Mille Bombardiers sur Cologne en 1942 [The Thousand-bomber Raid on Cologne in 1942]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2410/raid-des-mille-bombardiers-sur-cologne-en-1942/

Style Chicago

Cartwright, Mark. "Raid des Mille Bombardiers sur Cologne en 1942." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le mars 28, 2024. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2410/raid-des-mille-bombardiers-sur-cologne-en-1942/.

Style MLA

Cartwright, Mark. "Raid des Mille Bombardiers sur Cologne en 1942." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 28 mars 2024. Web. 24 avril 2024.

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