Mort de l'Amiral Gaspard de Coligny

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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La tentative d'assassinat sur Gaspard II de Coligny, amiral de France (1519-1572), le 22 août 1572, fut l'étincelle qui déclencha le massacre de la Saint-Barthélemy, qui commença le 24 août et se poursuivit à Paris pendant les cinq jours suivants, puis dans le reste de la France pendant plus de deux mois. L'amiral Coligny fut le premier protestant (huguenot) à être massacré à Paris.

Death of Admiral de Coligny
Décès de l'amiral de Coligny Joseph Martin Kronheim (Public Domain)

L'amiral Coligny était un protestant de premier plan, mais il était néanmoins un conseiller influent du roi catholique Charles IX de France (r. de 1560 à 1574), fils de Catherine de Médicis (1519-1589). Les trois premières guerres de religion (1562-1598) prirent fin en 1570, et Catherine de Médicis proposa un mariage arrangé entre la reine protestante de Navarre, Jeanne d'Albret (1528-1589), et le fils protestant de celle-ci, Henri de Navarre (futur roi Henri IV de France, 1553-1610), dans le but d'apaiser les divisions religieuses qui s'étaient accentuées dans le pays depuis 1562. La date du mariage fut fixée au 18 août 1572 et attira un grand nombre de protestants dans la ville catholique de Paris.

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Tous les témoignages directs concordent dans leur description du chaos, de la terreur et de la violence qui caractérisèrent le massacre de la Saint-Barthélemy.

Parmi eux se trouvaient les dirigeants protestants les plus influents, dont Coligny, qui étaient tous logés dans un quartier déterminé. Après qu'un assassin inconnu eut tenté de l'assassiner, Coligny et les autres dirigeants exigèrent que des mesures soient prises. Le conseil municipal, le roi et la reine mère, craignant un soulèvement protestant, réagirent en approuvant un plan visant à exécuter les dirigeants, à commencer par Coligny. Le massacre commença tôt le 24 août, après la fermeture et le verrouillage des portes de la ville et la mise en place de chaînes dans les rues pour empêcher toute tentative de fuite ou de déplacement à grande échelle. Une fois les dirigeants tués, le peuple suivit l'exemple de ses dirigeants et massacra tous les protestants ou sympathisants protestants qu'il pouvait trouver. D'autres massacres de protestants par les catholiques suivirent dans d'autres villes, faisant entre 5 000 morts à Paris et plus de 25 000 au total.

Il existe plusieurs témoignages oculaires et récits de seconde main détaillant le massacre, parmi lesquels les plus connus sont le Récit de la Saint-Barthélemy de Marguerite de Valois et La Mort de l'amiral Coligny de Jacques Auguste de Thou. D'autres incluent le récit de la protestante Charlotte Arbaleste Duplessis-Mornay (1550-1606) et de Maximilien de Béthune, duc de Sully (1560-1641). Tous les témoignages directs concordent dans leur description du chaos, de la terreur et de la violence du massacre, tout comme les récits de seconde main, tels que celui inclus dans la lettre d'information Fugger du 30 août 1572 sur l'assassinat de Coligny.

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Contexte des textes

Les récits laissés par Duplessis-Mornay et le duc de Sully détaillent tous deux leur fuite respective de Paris, tandis que celui de Marguerite de Valois est le seul rapport rédigé par un membre de la famille royale et décrit les événements qui se déroulèrent dans le palais pendant le massacre. Le récit de Jacques Auguste de Thou (1553-1617), qui se trouvait à Paris avec Henri de Navarre à l'époque, se concentre sur la mort de l'amiral Coligny, tout comme le rapport anonyme du 30 août 1572 publié dans les lettres des Fugger.

Les lettres des Fugger étaient un recueil de récits manuscrits rassemblés sous forme de manuscrits par les frères Philipp Eduard Fugger (1546-1618) et Octavian Secundus (1549-1600), qui comprenaient des reportages provenant de toute l'Europe, des Amériques, d'Asie et d'Afrique du Nord. Certains de ces rapports étaient signés par leur auteur, tandis que d'autres étaient anonymes. Ces rapports rendaient compte d'événements jugés dignes d'intérêt, notamment les mariages royaux, la politique, les guerres et les rébellions, les dissensions religieuses et les assassinats de personnalités publiques, ainsi que d'autres actualités.

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St. Bartholomew Day Massacre
Massacre de la Saint-Barthélemy François Dubois (Public Domain)

Jacques Auguste de Thou était un érudit qui avait beaucoup voyagé et lu, et qui avait été conseiller d'État sous Henri III (r. de 1574 à 1589, frère de Charles IX) et Henri IV (r. de 1589 à 1610). Au moment du massacre de la Saint-Barthélemy, il se trouvait à Paris en tant que jeune courtisan protestant dans l'entourage d'Henri de Navarre (le futur Henri IV) pour le mariage royal. Bien qu'il ait été présent, son récit s'appuie sur des entretiens avec d'autres personnes et non sur son propre témoignage (comme on le prétend souvent), car il aurait été avec le prince Henri lorsque Coligny fut tué et, de plus, il relate des détails précis qu'il n'aurait pas pu connaître.

Les textes

Les textes suivants sont des traductions de textes tirés de The Histories of De Thou, réimprimé dans Readings in European History par J. H. Robinson, volume II, pp. 179-183, et de The Fugger Newsletters par George T. Matthews, réimprimé dans The European Reformations Sourcebook, deuxième édition, par Carter Lindberg, p. 189. Dans le récit de De Thou, la plupart des noms peuvent être compris dans leur contexte. Le duc de Guise auquel il est fait référence est Henri Ier, duc de Guise (1550-1588), fils de François, duc de Guise (1519-1563), qui, avec son frère Charles, cardinal de Lorraine (1524-1574), avait promu un programme pro-catholique et anti-huguenot sous le règne de François II de France (1559-1560), mais avait été écarté par Catherine de Médicis sous le règne de son successeur Charles IX.

Le chevalier d'Angoulême mentionné ici est Henri d'Angoulême (1551-1586), fils illégitime d'Henri II de France et donc demi-frère de François II, Charles IX et Henri III. Il semble s'agir de la même personne que celle mentionnée dans le bulletin d'information des Fugger en tant que "frère bâtard du roi", mais cela n'a aucun sens, car Henri d'Angoulême ne fut pas tué lors du massacre et était un ennemi juré du protestantisme.

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François de Montmorency (1530-1579), mentionné par De Thou, était le fils d'Anne de Montmorency (1493-1567), connétable de France, qui était apparenté à l'amiral Coligny. Anne de Montmorency mourut en combattant pour les protestants lors de la deuxième guerre de religion, et François, initialement fidèle à la monarchie catholique, rejoignit la cause protestante.

Admiral Gaspard II de Coligny
Amiral Gaspard II de Coligny Saint Louis Art Museum (Public Domain)

Coligny s'était montré particulièrement efficace en tant que chef militaire protestant lors de la troisième guerre (1568-1570), avec le soutien financier et moral de Jeanne d'Albret. Ses relations étroites avec Charles IX avant la troisième guerre, malgré leurs différences religieuses, lui avaient valu l'animosité de Catherine de Médicis et d'autres membres de la Ligue catholique du duc d'Angoulême, Henri Ier. Ses prétendus "complots et secrets" mentionnés dans le compte rendu pro-catholique des lettres des Fugger font référence aux rumeurs selon lesquelles il aurait influencé Charles IX pour qu'il soutienne la révolte des protestants contre l'Espagne catholique aux Pays-Bas et qu'il fasse avancer d'autres programmes anti-catholiques.

Mort de l'amiral Coligny par De Thou

Il fut donc décidé d'exterminer tous les protestants et le plan fut approuvé par la reine. Ils discutèrent longuement pour savoir s'il fallait faire une exception pour le roi de Navarre et le prince de Condé. Tous convinrent que le roi de Navarre devait être épargné en raison de sa dignité royale et de la nouvelle alliance. Le duc de Guise, qui avait été chargé de diriger l'opération, convoqua pendant la nuit plusieurs capitaines des mercenaires catholiques suisses des cinq petits cantons et quelques commandants des compagnies françaises, et leur dit que la volonté du roi était que, conformément à la volonté de Dieu, ils se vengent de la bande de rebelles tant qu'ils avaient les bêtes dans leurs filets. La victoire serait facile, le butin considérable et sans danger. Le signal du début du massacre devait être donné par la cloche du palais, et les signes qui leur permettraient de se reconnaître dans l'obscurité étaient un morceau de lin blanc noué autour du bras gauche et une croix blanche sur le chapeau.

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Entre-temps, Coligny se réveilla et comprit au bruit qu'il y avait une émeute. Néanmoins, il restait assuré de la bienveillance du roi, persuadé soit par sa crédulité, soit par Teligny, son gendre: il croyait que le peuple avait été soulevé par les Guise et que le calme serait rétabli dès qu'on verrait que des soldats de la garde, sous le commandement de Cosseins, avaient été chargés de le protéger et de garder ses biens.

Mais lorsqu'il s'aperçut que le bruit augmentait et que quelqu'un avait tiré un coup d'arquebuse dans la cour de sa demeure, alors enfin, devinant ce que cela pouvait être, mais trop tard, il se leva de son lit et, après avoir revêtu sa robe de chambre, il dit ses prières, appuyé contre le mur. Labonne avait la clé de la maison et, lorsque Cosseins lui ordonna, au nom du roi, d'ouvrir la porte, il obéit aussitôt, sans crainte et sans se douter de rien. Mais à peine Cosseins eut-il franchi le seuil que Labonne, qui lui barrait le passage, fut tué d'un coup de poignard. Les Suisses qui se trouvaient dans la cour, voyant cela, se précipitèrent dans la maison et fermèrent la porte, empilant contre elle les tables et tous les meubles qu'ils pouvaient trouver. C'est dans la première mêlée qu'un Suisse fut tué par une balle tirée par une arquebuse par l'un des hommes de Cosseins. Mais finalement, les conspirateurs enfoncèrent la porte et montèrent l'escalier, Cosseins, Attin, Corberan de Cordillac, Seigneur de Sarlabous, premiers capitaines du régiment des gardes, Achille Petrucci de Sienne, tous armés de cuirasses, et Besme l'Allemand, qui avait été élevé comme page dans la maison de Guise; car le duc de Guise était logé à la cour, avec les grands nobles et ceux qui l'accompagnaient.

Après avoir fait ses prières avec Merlin, le ministre, Coligny dit, sans paraître alarmé, à ceux qui étaient présents (et presque tous étaient des chirurgiens, car peu d'entre eux faisaient partie de sa suite): "Je vois clairement ce qu'ils cherchent, et je suis prêt à subir avec fermeté cette mort que je n'ai jamais crainte et que je me représente depuis longtemps. Je me considère heureux de sentir la mort approcher et d'être prêt à mourir en Dieu, par la grâce duquel j'espère obtenir la vie éternelle. Je n'ai plus besoin du secours des hommes. Quittez donc cet endroit, mes amis, aussi vite que vous le pouvez, de peur d'être impliqués dans mon malheur et que, un jour, vos femmes me maudissent comme l'auteur de votre perte. Pour moi, il suffit que Dieu soit ici, à qui je recommande mon âme, qui va bientôt quitter mon corps." Après ces mots, ils montèrent dans une chambre haute, d'où ils cherchèrent à se mettre en sécurité en fuyant çà et là sur les toits.

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Pendant ce temps, les conspirateurs, ayant enfoncé la porte de la chambre, entrèrent, et lorsque Besme, l'épée à la main, demanda à Coligny, qui se tenait près de la porte: "Es-tu Coligny?", Coligny répondit: "Oui, c'est moi", avec un visage impassible. "Mais toi, jeune homme, respecte ces cheveux blancs. Que veux-tu faire? Tu ne peux raccourcir de plusieurs jours ma vie." Tout en parlant, Besme lui donna un coup d'épée dans le corps, puis, après avoir retiré son épée, il lui en donna un autre dans la bouche, qui lui défigurèrent le visage. Coligny tomba, tué de nombreux coups. D'autres ont écrit que Coligny, en mourant, prononça comme dans un accès de colère ces mots: "Que je meure au moins de la main d'un soldat et non d'un valet." Mais Attin, l'un des assassins, a rapporté ce que j'ai écrit, et a ajouté qu'il n'avait jamais vu personne moins effrayé dans un si grand péril, ni mourir avec plus de fermeté.

Le duc de Guise demanda alors à Besme, depuis la cour, si la chose était faite, et lorsque Besme lui répondit que oui, le duc répliqua que le chevalier d'Angoulême ne le croirait pas à moins de le voir; et au moment où il posait cette question, on jeta le corps par la fenêtre dans la cour, défiguré qu'il était par le sang. Lorsque le chevalier d'Angoulême, qui croyait à peine à ses yeux, eut essuyé avec un linge le sang qui recouvrait le visage et eut enfin reconnu le corps, certains disent qu'il le repoussa du pied. Quoi qu'il en soit, lorsqu'il quitta la maison avec ses partisans, il dit: "Courage, mes amis! Faisons bien ce que nous avons commencé. Le roi l'ordonne." Il répéta fréquemment ces mots, et dès qu'ils eurent fait sonner la cloche du palais, de tous côtés s'éleva le cri "Aux armes!" et le peuple courut vers la maison de Coligny. Après avoir infligé toutes sortes d'outrages à son corps, ils le jetèrent dans une écurie voisine et finirent par lui couper la tête, qu'ils envoyèrent à Rome. Ils le mutilèrent également de manière honteuse et traînèrent son corps dans les rues jusqu'aux berges de la Seine, ce qu'il avait en quelque sorte prophétisé, bien qu'il n'ait pas imaginé une telle chose.

Alors que des enfants s'apprêtaient à jeter le corps dans le fleuve, il fut repêché et placé sur le gibet de Montfaucon, où il fut suspendu par les pieds à des chaînes de fer; puis ils allumèrent un feu en dessous, où il fut brûlé sans être consumé; de sorte qu'il fut, pour ainsi dire, torturé par tous les éléments, puisqu'il fut tué sur la terre, jeté dans l'eau, placé sur le feu et enfin pendu en l'air. Après avoir servi pendant plusieurs jours de spectacle pour satisfaire la haine de beaucoup et susciter la juste indignation de beaucoup d'autres, qui estimaient que cette fureur du peuple coûterait au roi et à la France bien des jours douloureux, François de Montmorency, qui était un proche parent du défunt, et plus encore son ami, et qui avait d'ailleurs échappé au danger à temps, le fit enlever de nuit du gibet par des hommes de confiance et transporter à Chantilly, où il fut enterré dans la chapelle.

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La veille de la Saint-Barthélemy: Lettres des Fugger

Alors que [l'amiral de France] lisait une lettre dans la rue, un coup de mousquet fut tiré sur lui depuis une fenêtre. Il ne fut touché qu'au bras, mais sa vie était en danger. On dit alors que le roi manifesta un grand zèle pour enquêter sur cette affaire. L'amiral ne s'en contenta pas et aurait déclaré qu'il savait très bien qui était derrière tout cela et qu'il se vengerait, même s'il devait verser le sang royal. Lorsque le frère du roi, le duc d'Anjou, le duc de Guise et d'autres en eurent vent, ils décidèrent de prendre les devants et de régler rapidement toute cette affaire.

... Ils firent irruption dans la maison de l'amiral, le tuèrent dans son lit, puis le jetèrent par la fenêtre. Le même jour, ils firent de même à tous les membres de sa famille sur lesquels ils purent mettre la main. On dit que trente personnes furent ainsi assassinées, parmi lesquelles les plus nobles de ses partisans, ainsi que Monsieur de La Rochefoucauld, le marquis de Retz, le frère bâtard du roi, et d'autres. Cet événement a été comparé aux Vêpres siciliennes, qui avaient bien coupé les ailes aux huguenots de ce pays. L'amiral a reçu son juste châtiment. Nous entendons dire que le prince [Henri de Navarre] et sa suite veillent à ce qu'un tel sort ne leur soit pas réservé. En vérité, les puissants ne se laissent pas traiter à la légère, et quiconque est aveugle au point de ne pas le voir l'apprend plus tard à ses dépens. Puisque l'amiral, comme on l'a rapporté, a maintenant été éliminé, on peut supposer que tous ses complots et ses secrets seront révélés au grand jour. Cela pourrait, à terme, provoquer un grand tumulte, car il est plus que probable que beaucoup de personnes actuellement considérées comme inoffensives aient pris part à ce jeu.

Conclusion

Bien que Coligny ait clairement fait savoir qu'il se vengerait de la tentative d'assassinat dont il avait été victime et que les autres chefs protestants aient appelé à une action décisive pour trouver et poursuivre le ou les assassins, rien ne prouve que les protestants aient prévu un soulèvement ou une action militaire quelconque entre le 22 et le 24 août 1572. La frappe préventive décidée par Catherine de Médicis, Charles IX et le Conseil ne contribua en rien à faire avancer la cause de la paix, annula le geste symbolique que représentait le mariage d'Henri de Navarre et de Marguerite de Valois, et conduisit directement à la quatrième guerre de religion, qui allait faire rage jusqu'en 1589 et coûter la vie à des milliers de personnes.

Même s'il y avait eu la moindre suggestion d'une possible agression protestante, l'animosité des catholiques envers les invités protestants à Paris était déjà à son comble, en raison du ressentiment suscité par les trois premières guerres. Le spécialiste Diarmaid MacCulloch écrit:

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Si les foules protestantes françaises étaient militantes, les foules catholiques l'étaient tout autant, et elles étaient généralement plus meurtrières: là où les protestants détruisaient des images, les catholiques massacraient des gens. Il y avait des explications rationnelles à leur haine: la haine que la grande majorité des Parisiens manifestaient depuis plusieurs décennies à l'égard des huguenots était liée aux campagnes menées par les forces protestantes autour de la ville lors de la deuxième guerre civile en 1567, qui avaient laissé des souvenirs indélébiles de la famine et de la misère générale qu'elles avaient causées. (309)

Catherine de Médicis a souvent été accusée de l'assassinat de l'amiral Coligny et du massacre de la Saint-Barthélemy, tout comme Charles IX, mais la cause réelle était l'intolérance religieuse et la haine de "l'autre" qui n'avait cessé de gagner du terrain depuis l'arrivée de la Réforme protestante en France vers 1521. C'est cette intolérance religieuse qui conduisit à la mort de Coligny et, après lui, à celle de milliers d'autres personnes.

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Questions & Réponses

Qui était l'amiral Gaspard de Coligny?

Gaspard de Coligny était amiral de France au début des guerres de religion. Il fut le premier chef protestant tué lors du massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572.

Pourquoi l'amiral Coligny fut-il assassiné?

L'amiral Coligny fut assassiné parce qu'il était la cible la plus facile parmi les chefs protestants venus à Paris pour le mariage royal d'Henri de Navarre et de Marguerite de Valois. Il avait été conseiller du roi catholique Charles IX et s'était attiré l'animosité de la reine mère et du conseil municipal.

Quelle fut la conséquence de l'assassinat de l'amiral Coligny?

La mort de l'amiral Coligny déclencha la terreur et le chaos du massacre de la Saint-Barthélemy, au cours duquel les catholiques de Paris massacrèrent les protestants, faisant au moins 5 000 morts dans la ville.

Quel fut le résultat du massacre de la Saint-Barthélemy?

Le massacre de la Saint-Barthélemy entraîna une diminution importante de la population protestante en France, suite aux morts, aux conversions ou aux fuites, ainsi que le début de la quatrième guerre de religion.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2025, août 24). Mort de l'Amiral Gaspard de Coligny. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2023/mort-de-lamiral-gaspard-de-coligny/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Mort de l'Amiral Gaspard de Coligny." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, août 24, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2023/mort-de-lamiral-gaspard-de-coligny/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Mort de l'Amiral Gaspard de Coligny." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 24 août 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2023/mort-de-lamiral-gaspard-de-coligny/.

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