Jeanne d'Albret

Définition

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 05 mai 2022
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Disponible dans ces autres langues: anglais
Jeanne d’Albret (by School of François Clouet, Public Domain)
Jeanne d'Albret
School of François Clouet (Public Domain)

Jeanne d'Albret (Jeanne III de Navarre, 1528-1572) était reine de Navarre, fille de Marguerite de Navarre (1492-1549) et nièce du roi François Ier (r. de 1515 à 1547). Elle est surtout connue pour avoir guidé les huguenots (protestants français) lors des guerres de religion françaises (1562-1598) et pour avoir été la mère du roi Henri IV de France.

Sa mère, Marguerite, et son père, Henri d'Albret (Henri II de Navarre, 1503-1555), étaient tous deux favorables à une réforme religieuse, bien qu'ils n'aient jamais quitté l'Église. Jeanne fut élevée dans une atmosphère intellectuelle et libérale sur le plan religieux, sous la tutelle, dès son plus jeune âge, du poète humaniste Nicolas de Bourbon l'Ancien (mort en c. 1550). Très tôt, elle fit preuve d'une grande force de caractère et suivit toujours sa propre voie, se prononçant ouvertement pour la Réforme en 1560 et s'opposant aux injonctions de son second mari, Antoine de Bourbon (1518-1562) qui lui demandait de revenir au catholicisme.

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En soutenant la Réforme et en faisant de la Navarre un refuge pour les huguenots, Jeanne accrut les tensions qui éclatèrent lors des guerres de religion françaises. Au départ, elle soutint le camp protestant sur le plan financier et politique, mais, lors de la troisième guerre, elle joua un rôle actif en tant que propagandiste, figure de proue et leader, et négocia la paix à deux reprises, en 1563 et 1570. Elle accepta également, à contrecœur, le mariage de son fils protestant Henri (futur roi Henri IV de France, 1553-1610) avec la catholique Marguerite de Valois (1553-1615), fille du roi Henri II de France (r. de 1547 à 1559) et de Catherine de Médicis (1519-1589) dans l'intérêt de l'unité nationale.

Jeanne d'Albret fut une figure majeure du mouvement de la Réforme et l'un des dirigeants politiques les plus importants de son temps.

Tout comme sa mère, Jeanne composa des poèmes, des mémoires et des lettres, mais elle se montra beaucoup plus franche que Marguerite de Navarre en faveur d'une réforme radicale de son royaume. Elle mourut de causes naturelles à Paris en 1572, probablement de la tuberculose, et fut honorée pour ses œuvres littéraires et son leadership, même par ses adversaires. Elle est reconnue comme une figure majeure du mouvement de la Réforme en France et l'un des dirigeants politiques les plus importants de son époque.

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Éducation et premier mariage

Jeanne vit le jour le 16 novembre 1528 à Saint-Germain-en-Laye, en France. Sa date de naissance est parfois donnée par erreur comme étant le 7 janvier 1529, car c'est la date à laquelle son oncle, François Ier, annonça sa naissance en accordant la permission d'avoir de nouveaux maîtres de guilde dans les villes. Jeanne fut élevée principalement par une gouvernante, Aimée Motier de Lafayette une amie de sa mère, et vit rarement ses parents, mais Marguerite supervisa l'éducation de sa fille lui rendant visite quand elle le pouvait et s'assura de lui donner ce qu'il y avait de mieux. L'experte Kirsi Stjerna écrit :

Jeanne avait son propre précepteur, Nicolas de Bourbon, des préposés pour tous ses besoins - y compris un pâtissier - des animaux domestiques exotiques et des divertissements de première classe. [Elle] bénéficia d'une éducation de qualité avec d'autres tuteurs privés, dont beaucoup étaient des représentants de la foi réformée, en particulier pendant ses premières années d'études sous la supervision de sa mère fort cultivée. On ne sait pas exactement ce qu'elle étudia, mais pour une jeune femme dans sa position, on peut s'attendre à ce qu'elle ait étudié le latin et la littérature de son pays et du monde antique. (159)

Portrait of Marguerite de Navarre
Portrait de Marguerite de Navarre
Jean Clouet (Public Domain)

Marguerite de Navarre était très instruite, elle parlait couramment plusieurs langues et était une poétesse profondément religieuse qui défendait la cause de la Réforme qui s'alignait avec ses philosophies humanistes. Elle resta membre de l'Église catholique mais parraina des écrivains, des prédicateurs et des théologiens réformateurs, les protégeant fréquemment des persécutions grâce à l'influence qu'elle exerçait sur son frère, le roi. Jeanne grandit dans une atmosphère d'activité philosophique, religieuse et politique dans une maison qui, même lorsque Marguerite n'était pas présente, accueillait les militants de la Réforme. Elle semble avoir été présente lors de diverses discussions et s'épanouit en penseuse libre et indépendante.

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Jeanne refusa de marcher dans l'allée pour son mariage arrangé et dut être portée jusqu'à l'autel de l'église.

En 1537, le roi fit déménager Jeanne à Plessis-lès-Tours, plus près de la cour, et entama le processus d'organisation d'un mariage politiquement avantageux (pour lui). Charles V du Saint-Empire romain germanique proposa un mariage qui fut rejeté en raison de l'inimitié de François Ier à son égard, et François choisit le duc Guillaume de Clèves (1516-1592) d'Allemagne, frère d'Anne de Clèves (1515-1557), quatrième épouse d'Henri VIII d'Angleterre (r. de 1509 à 1547). Ce mariage cimentait les liens avec les territoires du Duc Guillaume et avec l'Angleterre et le mariage fut fixé en juin 1541, lorsque Jeanne aurait douze ans.

Ses parents s'opposaient au mariage, mais ils ne pouvaient rien faire puisque le roi en avait décidé ainsi. Jeanne, cependant, refusa de se plier gentiment aux plans de son oncle et fit connaître ses objections dans une lettre adressée au roi et attestée par toute sa maisonnée:

Moi, Jeanne de Navarre, persistant dans les protestations que j'ai déjà faites, j'affirme et proteste à nouveau, par les présentes, que le mariage que l'on veut contracter entre le duc de Clèves et moi est contre ma volonté ; que je n'y ai jamais consenti et que je n'y consentirai jamais ; et que tout ce que je pourrai dire et faire par la suite, et par lequel on pourra tenter de prouver que j'ai donné mon consentement, sera extorqué par la force, contre ma volonté et mon désir, de ma crainte du roi, du roi mon père, et de la reine ma mère, qui a menacé de me faire fouetter par ma gouvernante. (Stjerna, 160)

On ignore si Marguerite avait réellement menacé Jeanne d'être fouettée ou, comme Jeanne le prétendit plus tard, si elle la battit elle-même, mais il est établi que Marguerite intervint pour essayer de faire changer d'avis son frère, en vain. Le mariage se déroula comme prévu, mais Jeanne refusa de marcher jusqu'à l'autel et dut y être portée par le connétable de France, Anne de Montmorency (1493-1567). Selon certaines interprétations, c'était à cause de sa robe de mariée lourde et extravagamment ornée, mais comme les comptes rendus font allusion à la mariée qui se "tortillait", il semble plus probable que Jeanne ait résisté au mariage jusqu'au dernier moment.

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Portrait of Jeanne d’Albret
Portrait de Jeanne d'Albret
School of François Clouet (Public Domain)

Marguerite refusa que sa fille accompagne Guillaume sur ses terres jusqu'à ce qu'elle n'ait atteint la puberté et elle entama une campagne épistolaire auprès de son frère pour demander l'annulation du mariage tandis que Jeanne correspondait avec Guillaume - courtoisement au début - pour lui donner des nouvelles de sa vie quotidienne et lui souhaiter le meilleur. Marguerite et Jeanne maintinrent cette situation pendant deux ans, offrant continuellement des excuses pour expliquer pourquoi Jeanne ne pouvait pas se rendre auprès de son mari. Entre-temps, Guillaume avait signé un traité avec Charles Quint et le mariage n'était plus dans l'intérêt politique de François Ier ; il fut annulé par le pape en 1545 au motif qu'il avait été imposé à Jeanne et n'avait jamais été consommé.

Second mariage et Réforme

Entre 1541 et 1547, Jeanne vécut à la cour de sa mère qui accueillait régulièrement divers intellectuels, poètes, artistes, théologiens, écrivains et prêtres réformés. Elle était déjà sympathique à la Réforme en raison de sa jeunesse parmi le même genre de personnes et du soutien que sa mère démontrait envers ses adeptes, mais maintenant, en tant que jeune femme, elle commença à s'intéresser sérieusement au sujet. Elle fut encouragée dans cette voie par sa mère et les amis de sa mère, dont la réformatrice Marie Dentière (c. 1495-1561) qui lui fit parvenir des livres.

François Ier mourut en 1547. Son fils Henri II lui succéda et fiança Jeanne à Antoine de Bourbon, duc de Vendôme. Jeanne était satisfaite de ce mariage et le couple se maria en octobre 1548. Stjerna écrit :

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Les huguenots étaient heureux de cette union car Antoine était connu comme un ami des protestants... Le couple s'éprit l'un de l'autre, pour le moment en tout cas. Jeanne et Antoine formaient une puissante combinaison : leurs héritiers auraient certaines des prétentions les plus légitimes au trône de France. Après la mort de leur premier enfant en bas âge, deux des cinq enfants de Jeanne survécurent : son fils Henri (né le 14 décembre 1553) et sa fille Catherine (7 février 1559) deviendraient tous deux des acteurs importants de l'histoire religieuse de la France, [Catherine] en tant que protestante engagée, [Henri] en tant que futur roi Henri IV de France. (163)

Antoine avait une réputation d'"homme à femmes" et eut peut-être de nombreuses liaisons, mais celle qui fut confirmée était avec Louise de la Beraudière (1530-1611), une dame d'honneur à la cour de Catherine de Médicis (avec laquelle il eut un fils, Charles III de Bourbon, futur archevêque de Rouen). Le soutien d'Antoine à la Réforme était aussi peu fiable que sa fidélité à sa femme et il semble qu'il ait préféré défendre la faction qui servait le mieux ses intérêts.

Statue of Jeanne d'Albret, Queen of Navarre
Statue de Jeanne d'Albret, reine de Navarre
Tosca (CC BY-SA)

En 1555, le père de Jeanne mourut, et elle et Antoine devinrent reine et roi de Navarre (de iure uxoris). Marguerite et Henri avaient déjà fait de la Navarre un havre pour les protestants et le nouveau couple royal poursuivit cette politique en prônant la tolérance religieuse alors que tous deux étaient, du moins en apparence, des catholiques confirmés. Plus tard cette même année, cependant, le couple se rendit à la cour royale de Paris en compagnie d'un ancien moine et prédicateur réformé, Pierre David, qui profita de chaque arrêt en cours de route pour prêcher le message de la réforme. Cela continua jusqu'à ce qu'ils n'atteignent la cour où David fut menacé par le roi catholique Henri II. Il se rétracts rapidement pour sauver sa peau et fut abandonné par Jeanne et Antoine qui retournèrent alors en Navarre.

Antoine participa à des cérémonies religieuses protestantes en 1558, mais sa maîtresse le ramena vers le catholicisme (presque certainement sous la direction de Catherine de Médicis), tandis que Jeanne, encouragée par des lettres du réformateur Jean Calvin (1509-1564), adhéra pleinement à la Réforme et se déclara publiquement calviniste le jour de Noël 1560. Elle renversa son ancienne politique de tolérance religieuse en Navarre, confisqua les monastères et les couvents, ordonna à tous les prêtres et les religieuses de quitter son royaume et interdit les rituels catholiques. Elle fit ensuite traduire le Nouveau Testament en basque et en dialecte béarnais et encouragea les programmes d'alphabétisation afin que davantage de personnes puissent lire les Écritures. Catherine de Médicis s'y opposa peu après, en 1561, lorsque, agissant en tant que régente pour son fils Charles IX, elle nomma Antoine lieutenant général de France, creusant ainsi un fossé entre le couple car on attendrait de lui qu'il soutienne le catholicisme.

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Trahison et guerre

La nouvelle politique de Jeanne en Navarre aggrava les tensions entre les factions protestantes et catholiques en France qui s'étaient accrues depuis 1534. En mars 1562, le massacre de Vassy, au cours duquel des catholiques tuèrent 50 huguenots, marqua le début du conflit connu sous le nom de "guerres de religion". Le même mois, Jeanne et Antoine, accompagnés de leur fils Henri, se trouvaient à nouveau à la cour royale de Paris lorsqu'Antoine se prononça publiquement pour le catholicisme et exigea que Jeanne en fasse de même dans l'intérêt de la sécurité nationale, car il rendait les huguenots responsables de l'éruption de la violence.

Elle refusa et quitta rapidement Paris pour ses propres territoires (bien que contrainte de laisser Henri avec son père), probablement escortée et protégée par son beau-frère Louis de Bourbon, prince de Condé (1530-1569) qui s'était publiquement déclaré pour le protestantisme avant 1560 et qui dirigeait déjà les forces qui allaient reprendre Orléans aux catholiques le mois suivant. Alors qu'elle était en route, lors d'une étape à la maison ancestrale des Bourbons à Vendôme, elle (et peut-être Louis) permit à une foule protestante de saccager les églises catholiques et de détruire les icônes, ce qui conduisit Antoine à ordonner son arrestation.

Harbour, La Rochelle
Port, La Rochelle
Mark Cartwright (CC BY-NC-SA)

Il envoya des troupes pour l'appréhender et la ramener à Paris où il voulait qu'elle soit enfermée dans un couvent, mais elle se hâta de quitter Vendôme et arriva en sécurité dans ses propres terres avant qu'on ne puisse l'attraper. Calvin, en apprenant la trahison d'Antoine envers la cause et envers Jeanne, le dénonça comme un ennemi de la vérité et encouragea Jeanne à rester attachée à la vision protestante dans une lettre. Elle soutint financièrement les forces huguenotes et fortifia la Navarre contre une éventuelle invasion. Antoine fut mortellement blessé lors d'une bataille à Rouen en octobre 1562 et Jeanne chercha à obtenir un sauf-conduit pour le soigner, mais il était trop tard et c'est sa maîtresse Louise qui l'accompagna vers son dernier soupir.

Jeanne se rendit auprès des troupes pour les encourager et fortifier la ville de La Rochelle.

La guerre se poursuivit jusqu'en mars 1563, jusqu'à ce qu'une trêve ne soit conclue, sous la médiation de Catherine de Médicis et avec la contribution de Jeanne. Cette trêve aboutit à l'Édit d'Amboise qui, bien qu'il ait permis une accalmie, ne régla en rien les causes du conflit. Les deux parties restèrent armées et antagonistes entre 1563 et 1567, période pendant laquelle Jeanne retourna à Paris et ramena Henri en Navarre, tandis que le pape Pie IV l'excommunia et voulut la faire enlever pour la faire juger devant l'Inquisition. Le pape menaça également de faire confisquer ses terres par tout monarque catholique qui voulait bien le faire, ce qui provoqua une réponse sévère de Catherine de Médicis et du roi Philippe II d'Espagne, tous deux préoccupés par l'ingérence du pape en Navarre, et obligea le pape à faire marche arrière.

Conduite de la troisième guerre

Un conflit armé éclata à nouveau en 1567, au cours duquel Anne de Montmorency, entre autres, trouva la mort. Une nouvelle trêve y mit fin en mars 1568, mais la paix fut rompue en mai et une troisième guerre commença. Jeanne prit une part active au conflit en organisant la logistique, en planifiant et en inspectant les fortifications, et en obtenant des financements d'Élisabeth Ire d'Angleterre (r. de 1558 à 1603) qui soutenait sa cause. Elle se rendit auprès des troupes pour les encourager, emmenant Henri avec elle, et elle fit fortifier la ville de La Rochelle pour en faire un bastion huguenot et une base d'opérations. Stjerna écrit :

Que l'on puisse ou non la qualifier de "ministre de la propagande" lorsqu'elle était à La Rochelle, elle exerça incontestablement les fonctions d'une reine et rédigea des manifestes et des lettres pour le soutien financier de la cause huguenote. En plus d'apporter son soutien personnel et sa présence à la résistance protestante, elle était en charge des finances, donnant personnellement sa richesse, y compris ses bijoux, pour obtenir les prêts étrangers nécessaires. (171)

En 1570, Jeanne contribua à la négociation de la paix de Saint-Germain-en-Laye avec Catherine de Médicis, mettant ainsi fin à la guerre. La même année, les deux femmes se rencontrèrent pour discuter du mariage de leurs enfants, Henri et Marguerite de Valois, l'un protestant et l'autre catholique, afin d'encourager l'unité. Jeanne n'était pas ravie de cette perspective mais accepta et le mariage fut fixé à l'été 1572. En juin de cette année-là, Jeanne s'en était retournée dans ses appartements à Paris après avoir fait des courses quand elle tomba malade. Elle resta alitée pendant plusieurs jours avant de mourir, probablement de la tuberculose, vers le 9 juin 1572.

Conclusion

Jeanne mourut deux mois avant le massacre de la Saint-Barthélemy au cours duquel des milliers de protestants furent tués par des catholiques dans toute la France, à commencer par Paris. La paix fut à nouveau rompue et les guerres de religion françaises se poursuivirent jusqu'en 1598, date à laquelle le fils de Jeanne, devenu Henri IV de France, qui avait continué à se battre pour la cause protestante, accepta de se convertir au catholicisme dans l'intérêt de la paix (il aurait dit : "Paris vaut bien une messe") après avoir réalisé que la France ne soutiendrait jamais un monarque protestant.

Ses concessions à la faction catholique aboutirent toutefois à l'édit de Nantes (1598), qui accorda aux huguenots des droits substantiels en France, mais qui contribua également à l'assassinat d'Henri IV en 1610 par un fanatique catholique qui le considérait comme un traître à la vraie foi. L'édit de Nantes ne mit pas fin aux tensions religieuses en France qui entrerait plus tard, en 1635, dans la guerre de Trente Ans (1618-1648), l'un des pires conflits de l'histoire européenne, dans lequel la religion joua à nouveau un rôle important.

Jeanne d'Albret n'avait jamais cherché à militer pour une France protestante, mais seulement le droit des gens à pouvoir adorer Dieu comme ils l'entendaient, même si, dans sa politique antérieure de 1560, elle avait refusé ce même droit aux catholiques de Navarre. Cependant, son plaidoyer intransigeant en faveur de la réforme, expliqué et justifié dans ses mémoires et ses lettres, encouragea d'autres personnes à prendre position pour la réforme religieuse en France et on se souvient d'elle aujourd'hui comme l'une des figures de proue du mouvement et l'une des plus importantes des premières années de la Réforme protestante.

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Questions et réponses

Qui était Jeanne d'Albret

Jeanne d'Albret était reine de Navarre, fille de Marguerite de Navarre. Elle était une puissante reine protestante qui dirigea les forces huguenotes lors du troisième conflit des guerres de religion françaises. Elle était également écrivain et mère d'Henri IV de France.

Pour quoi Jeanne d'Albret est-elle célèbre?

Jeanne d'Albret est célèbre pour avoir dirigé les forces huguenotes dans les premières années des guerres de religion françaises, mais elle est également connue en tant que mère du roi Henri IV de France.

Quand Jeanne d'Albret s'est-elle convertie au calvinisme ?

Jeanne d'Albret se convertit au calvinisme le jour de Noël 1560.

Jeanne d'Albret était-elle heureuse en mariage ?

Le premier mariage de Jeanne d'Albret (lorsqu'elle avait 12 ans) fut annulé car il n'avait jamais été consommé, ni consenti. Son second mariage, avec Antoine de Bourbon, fut heureux jusqu'à ce qu'elle n'embrasse ouvertement le christianisme protestant et qu'il reste catholique.

Quelle était les rapports entre Jeanne d'Albret et Catherine de Médicis ?

Jeanne d'Albret et Catherine de Médicis œuvrèrent pour négocier la paix entre protestants et catholiques, même si les deux femmes ne s'appréciaient guère. Le fils de Jeanne, Henri, épousa la fille de Catherine, Marguerite.

De quoi Jeanne d'Albret est-elle morte ?

Jeanne d'Albret mourut de causes naturelles (probablement de la tuberculose) en 1572. La rumeur selon laquelle elle aurait été empoisonnée par Catherine de Médicis est fausse.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2022, mai 05). Jeanne d'Albret [Jeanne d'Albret]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20773/jeanne-dalbret/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Jeanne d'Albret." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le mai 05, 2022. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20773/jeanne-dalbret/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Jeanne d'Albret." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 05 mai 2022. Web. 29 sept. 2022.

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