Week-end sur l'île de Skye en Écosse

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Joshua J. Mark
par , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
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L'île de Skye, en Écosse, est une terre de mythes, de légendes et de brumes tourbillonnantes qui transportent facilement le visiteur à travers le temps. L'histoire de l'île remonte au néolithique, et elle fut le théâtre de nombreux événements marquants; mais quand je pense à Skye, c'est toujours sa place dans la légende écossaise qui me vient en premier à l'esprit.

Scenic View on the Isle of Skye, Scotland
Vue panoramique sur l'île de Skye, Écosse Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Ma femme Betsy, ma fille Emily et moi-même avons quitté Édimbourg pour passer quelques jours à Inverness en avril, puis nous sommes allés passer le week-end à Skye. Après une visite au château d’Eilean Donan, nous avons traversé le pont de Skye. Nous allions séjourner à l’hôtel Eilean Iarmain, à la pointe de la péninsule de Sleat ("le Jardin de Skye"), dans la partie sud de l’île. L'hôtel n'était pas loin des villes des Highlands que nous venions de quitter, mais on avait l'impression d'être séparés d'elles par des filaments de temps et de brume qui tourbillonnaient lentement.

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Nous avons emprunté une route étroite et sinueuse depuis le pont, en chantant la Skye Boat Song, à travers des étendues sauvages de bruyère et des collines de roche escarpée, puis nous sommes descendus dans un vallon parsemé de rochers et de moutons au loin, avons traversé un ancien pont de pierre et sommes arrivés au village d’Eilean Iarmain: des bâtiments du XIXe siècle blanchis à la chaux, aux toits d’ardoise noire, perchés au bord de la mer, à l’extrémité du monde. Ils avaient tout le nécessaire ici: une galerie d’art, une distillerie de whisky avec boutique, un pub servant une excellente cuisine et de délicieuses pintes, un petit magasin de vêtements, et le port d’Ornsay qui s’étend tranquillement à l’ombre des montagnes.

Les Highland Clearances

L'hôtel date de 1888, époque à laquelle il s'agissait d'une auberge. À cette époque, Skye avait été largement dépeuplée à la suite des "Highland Clearances", au cours desquelles les propriétaires terriens, cherchant à gagner encore plus d'argent, avaient fait expulser leurs locataires (appelés "crofters") des terres qu'ils cultivaient depuis des générations et avaient transformé les champs en pâturages pour l'élevage ovin. L'agriculture des Highlands avait cédé la place à une demande croissante de laine et de mouton, et un propriétaire pouvait ainsi gagner une somme considérable en réorientant ses ressources vers l'élevage ovin. Cette pratique convenait aux propriétaires, mais pas aux locataires. On estime qu'environ 20 000 crofters quittèrent Skye rien qu'en 1775.

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L'élevage ovin et le tourisme étaient devenus les piliers de l'économie de Skye, car les personnes en quête d'une pause loin de la vie urbaine étaient attirées par les paysages époustouflants.

Ces expulsions (Clearances) s’intensifièrent et se généralisèrent à la suite de la défaite des Jacobites face aux forces britanniques lors de la bataille de Culloden, sur le continent, en 1746. Contrairement à la croyance populaire, les expulsions ne furent pas instaurées par les Britanniques en guise de punition pour le soulèvement; cette pratique était en vigueur depuis près de 50 ans avant Culloden, mise en place par les propriétaires terriens écossais pour maximiser leurs profits et minimiser leurs coûts.

Après Culloden, il est vrai que les Clearances devinrent un moyen par lequel les Britanniques cherchèrent à détruire la culture des Highlands qui avait soutenu Bonnie Prince Charlie lors de la rébellion, mais l’histoire souvent répétée selon laquelle il s’agissait à l’origine d’une politique punitive britannique est un mythe. Les Clearances se poursuivirent, par intermittence, jusqu’à l’adoption du Crofters’ Holding Act en 1886, qui rendit illégal l’expulsion des petits fermiers de leurs fermes (appelées "crofts"). À cette époque, cependant, la majorité des petits fermiers avaient été expulsés de l’île ou étaient partis de leur propre initiative, et l’élevage ovin ainsi que le tourisme étaient devenus les piliers de l’économie de Skye, les personnes en quête d’une pause loin de la vie urbaine étant attirées par les merveilles naturelles et les paysages époustouflants.

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Brumes et fantômes

L'Eilean Iarmain fut construit peu après l'adoption de cette loi, afin d'accueillir les touristes venus du continent et de leur offrir une escapade relaxante loin de la vie moderne. L'hôtel actuel conserve cette vocation à tous les égards: l'intérieur présente un décor confortable et accueillant, avec des fauteuils moelleux, de profondes boiseries et une lumière dorée qui semble provenir de bougies.

Hotel Eilean Iarmain, Skye, Scotland
Hôtel Eilean Iarmain, Skye, Écosse Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Une fois l'enregistrement effectué, Betsy s'est dirigée vers l'eau à marée basse, vers l'épave d'un petit bateau qu'elle souhaitait explorer, et a semblé disparaître lentement dans une brume mouvante. Cela aurait pu être quelque peu inquiétant, mais Skye est surnommée "l'île des brumes"; ici, les personnes et les objets semblent souvent apparaître et disparaître comme par enchantement. Après tout, Skye est le théâtre de nombreux événements mystiques qu'un visiteur pourrait considérer comme de la fiction, mais que les habitants considèrent comme de l'Histoire. Parmi ceux-ci figure l’histoire de la princesse des fées qui épousa un chef du clan MacLeod, mais ne put rester avec lui qu’un an et un jour avant de disparaître dans les brumes et de retourner dans son propre royaume. Elle laissa derrière elle le drapeau des fées, qui aurait sauvé le clan MacLeod de la catastrophe à plusieurs reprises au cours de son Histoire.

Il est facile d’imaginer la princesse des fées s’enfonçant dans la brume et disparaissant dans un autre monde. Ces brumes silencieuses viennent planer à l’approche du crépuscule et transforment le paysage. Ici, comme partout en Écosse, on trouve les ruines éparses d’anciennes fermes, d’églises ou de châteaux. Il y a ici des villages entiers qui ont été complètement abandonnés lors des Clearances, comme on en trouve ailleurs dans les Highlands, mais les brumes de Skye les soulèvent de la terre et ils semblent flotter dans les airs ou parfois simplement disparaître sous vos yeux.

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Au bout de la route qui mène à notre hôtel se trouvaient les ruines du château de Knock, datant du XVe siècle, que nous avons visitées en soirée. Le château est à l’abandon, ses murs brisés s’élevant d’un affleurement rocheux surplombant une crique, et il faut faire un petit effort pour s’y rendre à pied depuis le parking de la distillerie Torabhaig. On dit que le château de Knock est hanté par un esprit domestique connu sous le nom de Dame verte du clan MacDonald (qui a construit la forteresse) ainsi que par un esprit de la terre qui veillait autrefois sur leur bétail et leurs champs. Quand nous sommes arrivés au château, qui semblait suspendu dans la brume, je me suis facilement laissé emporter par leur histoire.

Ruins of Knock Castle, Isle of Skye, Scotland
Ruines du château de Knock, île de Skye, Écosse Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Le château d'Armadale

Le château de Knock, au crépuscule, qui se détache sur l'eau, ressemble à une scène tirée d'un roman arthurien. Le château est toutefois en ruines et il convient de faire preuve de prudence si vous le visitez. Un site beaucoup plus sûr à proximité est le château d'Armadale, une impressionnante ruine du XIXe siècle qui fut plus tard la demeure du clan MacDonald. Flora MacDonald, célèbre pour avoir sauvé Bonnie Prince Charlie après la bataille de Culloden, s'y est mariée. Le château fait partie du site des jardins du château d'Armadale et du Musée des Îles, qui propose également des hébergements, un centre de conférences, un excellent café situé dans les anciennes écuries et un musée fascinant.

Le château d’Armadale vaut à lui seul le détour à Skye. Le manoir du XIXe siècle se dresse en ruines sur son site au bord de la mer, ses hautes fenêtres vides s’ouvrant sur des arbres courbés et une végétation luxuriante. Une petite plaque à l’extérieur de la ruine montre la grande salle – dans laquelle on pouvait se tenir – à son apogée avant que le feu ne ravage le bâtiment et qu’il ne soit abandonné. On ne peut pas entrer dans le château, mais cela n’a pas d’importance; il n’y a rien à voir à l’intérieur qu’on ne puisse voir assez facilement à travers les fenêtres et les portes vides.

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Armadale Castle, Isle of Skye, Scotland
Château d'Armadale, île de Skye, Écosse Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Une vaste pelouse, d'un vert éclatant, s'étend depuis l'avant du château jusqu'au rivage. Des mouettes plongent et se pavanent comme des funambules au bord de l'eau, tandis que des bateaux s'éloignent lentement au large. Apparemment lointain, le continent flotte dans une fine brume, tel un mirage. En quittant cette scène, on peut contourner le château pour rejoindre les jardins, puis monter la colline jusqu'au musée, qui offre un tout autre voyage merveilleux dans le passé.

Le clan MacDonald est toujours lié à ce site, bien qu’il ait, comme tous les clans des Highlands, lutté pour conserver ses terres ancestrales pendant les Clearances. Les Écossais sont toutefois un peuple résilient, et bon nombre des descendants qui étaient partis pour l’Amérique du Nord, la Nouvelle-Zélande ou d’autres destinations sont finalement revenus. Aujourd’hui, certains vivent sur les terres de leurs ancêtres ou à proximité.

L'hôtel Sligachan et le pont des fées

Le lendemain matin, nous avons pris la route vers le nord pour rejoindre le château de Dunvegan, une attraction touristique très prisée et le siège du clan MacLeod, ennemi de longue date du clan MacDonald. Il faut prévoir au moins deux jours sur l’île de Skye, même si, bien sûr, plus serait préférable. Il y a tant à voir, et chaque site mérite une longue visite, qu’on pourrait facilement passer un mois sur cette île magnifique sans pour autant en découvrir toutes les richesses.

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Le vieux pont de Sligachan est également connu sous le nom de "pont des fées" en raison des eaux qui coulent en dessous et qui abritent le "petit peuple", les fées.

En route vers Dunvegan, nous nous sommes arrêtés à Sligachan pour admirer les montagnes du Black Cuillin et visiter la brasserie Cuillin située dans l’hôtel Sligachan. Parmi leurs nombreuses bières de qualité, on trouve la Red Cuillin et la Black Cuillin, nommées d’après les chaînes de montagnes voisines, et toutes deux excellentes. Elles se dégustent de préférence à température ambiante ou légèrement fraîches. La brasserie se trouve dans l’hôtel Sligachan, dont le Mackenzie’s Bar & Bistro sert le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner. Le menu propose des options végétariennes et végétaliennes (un burger au falafel ou un chili végétalien) ainsi que tout ce dont un carnivore pourrait rêver, comme un steak de surlonge ou des burgers. Le café y est absolument incroyable. Il faut également garder de la place pour le dessert, car la carte propose notamment un pudding au caramel, un cheesecake et un crumble aux pommes, tous délicieux. Le Seumas’ Bar, également situé dans l’hôtel, sert des plats de pub et propose plus de 400 whiskies de malt différents, même s’il n’est pas recommandé de tous les goûter en une seule fois.

Près de l’hôtel se trouve le vieux pont de Sligachan, qui est assez joli à regarder mais qui illustre parfaitement pourquoi il faut connaître l’histoire et la mythologie de Skye, et de l’Écosse en général, avant de s’y rendre: en effet, cet ouvrage est également connu sous le nom de "pont des fées" en raison des eaux qui coulent en dessous et qui abritent le "petit peuple", les fées. Ces eaux et leurs habitants mystiques jouent un rôle dans la légende du grand héros écossais Cuchulainn et de son combat contre la sorcière guerrière Scathach.

Il existe plusieurs versions de ce conte, mais dans l’une d’elles, Cuchulainn arrive sur l’île de Skye pour mettre ses talents à l’épreuve face à l’invincible Scathach. Les deux commencent à se battre et toute l’île tremble alors que la bataille se poursuit tout au long de la journée. La fille de Scathach, consciente de la force et de l’habileté de Cuchulainn, s’enfuit vers le ruisseau, tombe et se met à pleurer, craignant que sa mère ne soit tuée. Les fées sentent ses larmes et entendent ses cris; elles la réconfortent en lui disant de se laver le visage dans l’eau et de ne poser aucune question. Dès qu’elle se lave le visage, elle comprend comment mettre fin au combat.

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Elle se précipite vers sa demeure au château de Dunscaith, cueille des herbes et des noix, et les jette dans le feu de l'âtre, attisant la fumée pour qu'elle se répande sur le pays et atteigne les deux guerriers, toujours en plein combat. Sentant le doux parfum des herbes et des noix, tous deux se rendirent compte qu'ils n'avaient pas mangé et qu'ils étaient fatigués par leurs efforts. Ils suivirent l'odeur jusqu'au château où la fille de Scathach avait préparé un grand festin. En acceptant l’invitation à manger sous le toit de Scathach, Cuchulainn devint son hôte et, selon les lois de l’hospitalité, aucun des deux ne pouvait prendre les armes contre l’autre. Après le repas, Cuchulainn devint l’élève de Scathach et, dans la plupart des versions, c’était là la raison pour laquelle il était venu à Skye au départ.

Dunscaith Castle, Isle of Skye, Scotland
Château de Dunscaith, île de Skye, Écosse Wikipedia (CC BY-NC-SA)

Selon la légende, les fées vivent toujours dans les eaux sous le pont et accordent le don de la beauté éternelle à quiconque suit ces règles simples à la lettre: il faut s’allonger sur la rive du ruisseau et plonger son visage dans l’eau. On ne doit pas porter l’eau à son visage; c’est le visage qui doit être plongé dans l’eau. Il faut garder le visage immergé pendant sept secondes complètes (cela peut sembler peu, mais l’eau est incroyablement froide). Au bout de sept secondes, on peut se relever, mais on ne doit pas s’essuyer le visage: l’eau doit sécher naturellement, et on se voit alors accorder la beauté éternelle.

Je n’ai pas plongé mon visage dans l’eau, pas plus qu’Emily, mais Betsy l’a fait. Je ne saurais dire si cela a fonctionné, car je l’ai toujours trouvée éternellement belle, et elle m’a semblé identique après notre visite au ruisseau féérique.

Le château de Dunvegan

Selon la légende, une voiture fantôme, une Austin Healy de 1934, circulerait à Sligachan, conduite par un pasteur qui hante les routes. Nous ne l’avons pas vu, ni vu sa voiture, mais c’est peut-être parce qu’il ne roule qu’à la nuit tombée. Nous avons quitté Sligachan et roulé environ une demi-heure vers la côte et le château de Dunvegan. Ce site est considéré comme le plus ancien château occupé sans interruption du nord de l’Écosse. La région était à l'origine occupée par les Vikings, qui y avaient construit une citadelle, agrandie vers 1266 par le clan MacLeod, puis développée par les générations suivantes. Le château actuel date globalement du XVIIIe siècle, bien que certaines parties soient manifestement plus anciennes.

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Dunvegan Castle, Isle of Skye, Scotland
Château de Dunvegan, île de Skye, Écosse Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Le château et les jardins sont ouverts au public et il faudrait vraiment s’accorder une journée entière sur place pour profiter de tout cela tranquillement, mais nous n’avions pas ce luxe. Lors de la visite libre du château, on peut voir toutes sortes d’objets fantastiques, mais assurez-vous de vous arrêter devant la vitrine qui abrite le drapeau des fées. J'ai entendu d'autres personnes dire qu'elles ne trouvaient pas ce drapeau très impressionnant, et j'ai trouvé cela imprudent. Bien que je ne puisse pas affirmer avec certitude que les fées existent, je préfère pécher par excès de prudence et ne pas les mettre en colère en insultant leur drapeau. Un autre objet intéressant est la Dunvegan Cup, un gobelet en bois orné d'argent qui, selon la légende, aurait également été un cadeau des fées. Je recommande de ne pas insulter cet objet non plus.

Les jardins sont spectaculaires et, d’après ce qu’on nous a dit, encore plus impressionnants en été. Les visiteurs déambulent à travers des allées en forme de labyrinthe et sur des ponts de pierre, passant devant des cascades, avec le château tout proche et l’odeur de la mer portée par la brise. Il y a un café près du parking, un endroit très prisé où l'on peut se procurer de la soupe, des sandwichs, du café et des collations, et certaines personnes étaient assises sur des bancs dans les jardins en train de pique-niquer. Cela semblait sympa, mais là encore, nous manquions de temps et devions encore reprendre la route vers le sud, nous sommes donc repartis.

Conclusion

Le lendemain, nous avons visité le château d’Armadale, déjà mentionné, ainsi que les ruines du château de Dunscaith, tout aussi impressionnantes. Si vous connaissez l’histoire de Cuchulainn et Scathach, une visite à Dunscaith revient à plonger dans un mythe. Historiquement, le château fut construit par le clan MacLeod au XIIIe siècle, mais il fut ensuite pris par le clan MacDonald au cours des guerres sans fin entre les deux clans. Le château fut abandonné au XVIIe siècle et figure aujourd’hui parmi les ruines les plus pittoresques de Skye, se dressant sur un éperon rocheux au-dessus de la mer. Il n’est pas surprenant que ce site ait donné naissance à la légende de la sorcière guerrière Scathach ou à tout autre mythe qui lui est associé. Le château est une ruine à l'abandon, exposée aux intempéries, et bien qu'aucun objet ne soit exposé, le site offre une expérience riche en sensations et en émotions, ainsi qu'une vue imprenable sur la chaîne des Cuillin au loin, de l'autre côté de l'eau.

Plus tard dans la journée, après avoir poursuivi notre exploration, nous sommes retournés à l'hôtel pour nous détendre. On comprend aisément pourquoi on a envie de revenir sur l'île de Skye. L'île possède une beauté féérique et sauvage, avec le bruit et l'odeur de la mer, et les falaises vert-jaune et brun-gris qui s'élèvent au loin. Ce soir-là, assis à l'extérieur du "Am Praban Bar" de l'hôtel Eileen Iarmain au coucher du soleil, les mouettes tournaient et criaient au-dessus de nos têtes, et le son d'une guitare et d'un violon s'est fait entendre derrière les fenêtres du pub pour accompagner quelqu'un qui chantait..

Des souvenirs du passé me sont revenus à l’esprit: les familles qui avaient été contraintes de partir et les gens qui n’étaient jamais revenus chez eux. On peut presque les voir tous là, devant soi, embarquant sur les bateaux dans le petit port; mais soudain, l’air semble changer, la vision s’éclaircit, et on revient au présent, on écoute un homme chanter tandis que la mélodie du violon s’élève au-dessus du rythme rapide de la guitare.

La brume glisse lentement sur le port, elle masque les collines au loin, puis se rapproche pour te prendre la main et t'inviter à te souvenir de ceux qui nous ont quittés, dans une ambiance solennelle. La musique a soudainement résonné plus fort depuis les fenêtres lumineuses du pub et J'ai décidé d'aller me créer de nouveaux souvenirs de l'Île des Brumes en allant retrouver Betsy et Emily, en levant mon verre avant de me joindre à la chanson.

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Style APA

Mark, J. J. (2026, mai 31). Week-end sur l'île de Skye en Écosse. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1782/week-end-sur-lile-de-skye-en-ecosse/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Week-end sur l'île de Skye en Écosse." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, mai 31, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1782/week-end-sur-lile-de-skye-en-ecosse/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Week-end sur l'île de Skye en Écosse." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 31 mai 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1782/week-end-sur-lile-de-skye-en-ecosse/.

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