Interview: École américaine d'études classiques d'Athènes

Sam Freeman
par , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
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L'École américaine d'études classiques en Grèce (American school of Classical Studies) mène ses activités depuis le XIXe siècle, menant des fouilles à travers tout le pays et proposant un programme universitaire qui s'étend sur l'été et l'automne. Elle est sans doute l'institution étrangère la plus en vue à Athènes et fait également office de représentante officielle des initiatives archéologiques américaines en Grèce. Notre tout nouveau contributeur, Sam Freeman, a récemment eu l'occasion de s'entretenir avec la directrice, Jenifer Neils, et le directeur adjoint, Eric Driscoll, pour en savoir plus sur l'histoire de l'école et ses activités, de ses fouilles à Corinthe à ses relations avec le gouvernement grec.

Stoa of Attalos, Athens
Stoa d'Attale Spyros Kamilalis (CC BY-NC-SA)

SF : Bonjour Eric et Jenifer. Merci de m'accorder cet entretien sur l'École américaine. Pouvez-vous me parler un peu de votre parcours?

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ED : Bien sûr. Quand j’étais étudiant de premier cycle à Chicago, j’ai suivi un cours sur l’art grec, principalement pour remplir une exigence de répartition des crédits. Époustouflé par ce que j’ai appris, j’ai décidé de réorienter mes études vers l’histoire et l’archéologie grecques. Je suis ensuite venu à l’École américaine pour un an afin de suivre leur programme et j’ai fini par rester en Grèce. Je suis bien retourné en Californie, mais je suis revenu à Athènes grâce à une bourse de l’École américaine et j’ai finalement décroché le poste de directeur adjoint.

JN : J’ai étudié au Bryn Mawr College, où je me suis spécialisée en archéologie classique et du Proche-Orient, puis j’ai obtenu un diplôme en archéologie méditerranéenne à l’université de Sydney. Je suis titulaire d’un doctorat en art et archéologie grecs, j’ai participé à des fouilles en Italie et en Grèce, j’ai travaillé comme conservatrice de musée et j’ai enseigné pendant 35 ans à l’université Case Western Reserve. Je suis également la première femme à occuper le poste de directrice de l’École américaine.

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SF : Pouvez-vous me parler de la genèse de l’École américaine? Quand a-t-elle été fondée?

John Rockefeller a financé, de façon anonyme, la majeure partie des fouilles de l'Agora d'Athènes en faisant don d'au moins un million de dollars dans les années 1920 et 1930.

ED : L'école a été fondée en 1881 par un groupe associé à l'Institut archéologique américain (AIA). Ils ont envoyé des lettres aux universités de la côte Est pour solliciter leur participation, expliquant que l'École serait une représentation de l'AIA en Grèce, tout en agissant en tant qu'entité juridique distincte. La première promotion d'étudiants est arrivée à l'automne 1882.

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SF : Étant donné que l'école est principalement financée par une dotation et des dons, que pouvez-vous me dire de vos bienfaiteurs? Avez-vous eu des donateurs célèbres au fil des ans?

ED : Oui, en effet. La Carnegie Corporation nous a donné les fonds nécessaires à la construction de la bibliothèque Gennadios, et un autre bienfaiteur majeur de l’avant-guerre était John Rockefeller. Il a financé, de façon anonyme, la majeure partie des fouilles de l’Agora d’Athènes, en faisant don d’au moins un million de dollars dans les années 1920 et 1930. Pendant l'entre-deux-guerres, la personne la plus influente de l'école était Edward Capps, le président du comité de direction. Il était en avance sur son temps dans son approche de la collecte de fonds et a fait passer notre dotation d'environ 100 000 dollars à plusieurs millions dans les années 1950.

Après la guerre, Rockefeller a continué à financer les fouilles de l'Agora et a même fait reconstruire la Stoa d'Attale. Plus récemment, nous avons reçu le soutien généreux de diverses institutions telles que la Fondation Stavros Niarchos, ainsi que de nombreux bienfaiteurs.

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The American School of Classical Studies in Athens
American School of Classical Studies, Athènes Konstantinos Tzortzinis and the ASCSA (CC BY-NC-SA)

SF : Même avec des bienfaiteurs généreux, j’ai entendu dire que les conseils d’administration peuvent se montrer assez conservateurs quant aux fonds qu’ils mettent à la disposition de leurs institutions. Est-ce le cas de l’École américaine ou utilisez-vous votre fonds de dotation de manière libérale?

ED : La gestion responsable de nos finances est l’une des priorités du conseil d’administration, et cela s’applique à plusieurs niveaux. Par exemple, comme nos investissements et nos dons sont principalement en dollars américains, notre pouvoir d’achat diminue lorsque l’euro s’apprécie par rapport au dollar américain. À l’inverse, si l’euro baisse par rapport au dollar, c’est l’inverse qui se produit. Globalement, le conseil d’administration s’attache donc à la gestion à long terme de l’école et met nos fonds à disposition en conséquence.

SF : Parlez-moi de la structure de direction de l'école. Qui est aux commandes?

ED : La gestion quotidienne de l’École américaine est confiée à la directrice, Jenifer Neils. Elle est nommée pour un mandat de cinq ans et a généralement le dernier mot sur des questions telles que les décisions relatives au personnel et les activités générales de l’école. Elle est également la représentante légale de l’école lorsque nous signons des contrats pour l’obtention de permis de fouilles. Ainsi, aux yeux du gouvernement grec, Jenifer est la dirigeante, mais d’un point de vue plus large, la directrice, le président du comité de gestion et le conseil d’administration travaillent tous ensemble à la réalisation de nos objectifs.

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Eric Driscoll
Éric Driscoll Evan Levine (Copyright)

SF : Parlons de votre programme académique. Que pouvez-vous me dire sur son organisation?

ED : Nous avons un programme d'été qui dure six semaines, mais notre programme standard s'étend de septembre à mai et se divise en trois parties. La première période va de septembre à novembre et consiste en quatre longs voyages à travers la Grèce, d'une durée de deux semaines chacun. Elle comprend la découverte de lieux célèbres comme Olympie et Delphes, mais inclut également des sites que même les étudiants de troisième cycle en archéologie grecque ne connaissent pas. La deuxième partie s'étend de décembre à mars, durant laquelle les étudiants visitent des sites et des musées dans la région de l'Attique. Nous nous rendons plusieurs fois à l'Acropole pour en examiner les différentes parties, depuis les sections mycéniennes et de l'âge du bronze jusqu'aux modifications médiévales et modernes. Dans la troisième partie du programme, les étudiants ont la liberté de faire ce qu'ils veulent, dans la mesure du raisonnable. Ils peuvent participer à des voyages scolaires facultatifs dans des pays comme l'Égypte, la Turquie, la Tunisie ou la Russie, ou bien prendre part à nos fouilles.

SF : Parmi les nombreux projets que vous menez actuellement, quelles sont les fouilles les plus importantes de l'École américaine?

ED : Nous travaillons à Corinthe depuis 1896, c'est donc notre site phare, et il fait partie de notre programme depuis 1967. Dans le cadre d'un stage intensif d'avril à juin, les étudiants peuvent y fouiller pendant trois semaines et demie, qu'ils aient ou non une expérience préalable. Les fouilles de l'Agora, qui ont débuté en 1931, constituent un autre site majeur pour nous.

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SF : Avez-vous mené des fouilles à Sparte?

ED : Nos étudiants y ont effectué des travaux de terrain dans les années 1890, mais Sparte a toujours été un projet britannique, ils disposent donc de plusieurs sites disséminés dans la région.

SF : En tant que responsable des formalités administratives et des visas des étudiants, comment s'est déroulé votre travail en 2020? La COVID a-t-elle bouleversé certains des projets de l'école?

ED : Cela a été difficile. Les services d’immigration grecs ont fermé en mars, et les ambassades grecques aux États-Unis ont cessé de délivrer des visas pendant plusieurs mois. Tous nos rendez-vous ont été soit annulés, soit reportés, ainsi que ceux de nos étudiants et chercheurs américains. Le processus de candidature a été rouvert en août, mais malheureusement, nous avons annulé nos deux programmes en mai. Si un étudiant avait été testé positif au coronavirus au cours de l’année, toute l’école aurait dû être mise en quarantaine pendant deux semaines, et cela aurait tout fait dérailler. Le nombre de cas de COVID a énormément augmenté depuis fin juillet, l’annulation s’est donc avérée être le bon choix. Mais nous avons encore de nombreux chercheurs et étudiants sur le campus qui poursuivent leurs propres recherches. Ils ont déjà des visas ou des permis de séjour, et beaucoup d’entre eux dispensent leurs cours à distance; l’année a donc été étonnamment active malgré les annulations.

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SF : J’ai entendu beaucoup de commentaires positifs sur la bibliothèque Blegen de l’American School en raison de sa vaste collection de livres. Où la classeriez-vous par rapport à d’autres bibliothèques universitaires de renom?

ED : La Blegen est l’une des meilleures bibliothèques pour la recherche sur le monde grec antique. D'innombrables thèses et ouvrages y ont été rédigés, et même si notre fonds n'est pas le plus important, nous disposons d'un nombre considérable de publications sur l'archéologie grecque et du Proche-Orient, les études littéraires et l'histoire ancienne. Même comparée à des établissements disposant déjà de bibliothèques de premier plan, comme Yale ou Harvard, notre atout réside dans des ressources sur la Grèce que presque personne d'autre ne possède, telles que des périodiques et des monographies.

The Blegen Library
La bibliothèque Blegen Konstantinos Tzortzinis and the ASCSA (CC BY-NC-SA)

Dans l’autre bibliothèque de l’École, la Gennadios, nous disposons également de l’une des meilleures collections pour les études byzantines, ottomanes et grecques modernes, ainsi que d’une impressionnante archive de documents personnels provenant de grandes figures de la littérature grecque. Par exemple, les documents de poètes grecs lauréats du prix Nobel comme Yorgos Sefèris et Odysseus Elytis se trouvent ici.

SF : Avant l’entretien, vous m’avez parlé de certaines évolutions historiques au sein de l’archéologie. Par exemple, les fouilles du début des années 1920 sont passées d’une chasse au trésor effrénée à des fouilles plus méthodiques. Pouvez-vous nous expliquer comment cette transition s’est opérée?

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ED : L’histoire de l’archéologie peut être complexe, il est donc trop simpliste de la considérer uniquement comme une évolution de la chasse au trésor vers une science rigoureuse. Il est vrai que les Français sont souvent critiqués pour la manière dont ils ont mené les fouilles à Delphes et sur l’île de Délos, car il s’agissait de grands chantiers où des charrettes évacuaient la terre aussi vite que possible, comme dans un film d’Indiana Jones, mais il est difficile de déterminer une date précise à laquelle les pratiques de fouille appropriées ont commencé. Les différentes écoles et les directeurs de fouilles ont avancé à des rythmes différents. Par exemple, les fouilles allemandes à Olympie dans les années 1870 étaient en avance sur leur temps dans la manière dont elles consignaient les informations sur leurs travaux, tandis que bon nombre des premiers projets américains n’étaient pas aussi avancés; ils impliquaient parfois la démolition de bâtiments byzantins juste pour localiser d’anciennes inscriptions. C'est pourquoi nous tenions particulièrement à engager Charles Waldstein comme premier directeur à long terme en 1889 – il a ensuite fouillé l'Héraion d'Argos, un projet assez scientifique comparé à nos précédents.

SF : Que pouvez-vous nous dire sur l’intérêt du public pour l’archéologie en Grèce? Est-ce un sujet qui intéresse le grand public ou qui concerne principalement les universitaires et les classes élitaires?

L'intérêt du public est aujourd'hui assez élevé, en particulier aux États-Unis où le New York Times consacre souvent des articles en première page au patrimoine culturel méditerranéen antique.

ED : L'archéologie grecque a connu des niveaux d'intérêt public variables depuis la création de l'École américaine. Dans la première moitié du XXe siècle, de nombreux Américains impliqués dans l'école étaient issus de familles de la classe supérieure, et la scène sociale athénienne leur permettait d'entrer en contact avec la royauté et les élites grecques. Cela a changé dans l'après-guerre: le milieu universitaire américain s'est diversifié lorsque l'accès à l'université est devenu plus accessible à la classe moyenne, en partie grâce au GI Bill. La fin des années 1940 a également été marquée par une augmentation des investissements en Grèce due au Plan Marshall et à la lutte contre le communisme; de nombreuses organisations étaient donc actives ici, et l’École américaine a bénéficié d’une grande attention à cette époque.

L'intérêt du public est à nouveau très vif aujourd'hui, en particulier aux États-Unis où le New York Times publie souvent des articles en première page sur le patrimoine culturel de la Méditerranée antique, et où des films comme Troie et 300 ont également contribué à susciter l'intérêt du public.

SF : Quelle est la nature des relations entre les écoles étrangères? Étant donné que des étrangers ont dirigé de nombreux projets de fouilles en Grèce, y a-t-il eu des tensions entre les instituts?

ED : Historiquement, il y a eu des moments où des tensions sont apparues. Par exemple, lorsque les Américains ont voulu mener des fouilles à Delphes dans les années 1890, alors qu’il s’agissait d’un projet déjà en cours mené par les Français. Ceux-ci n’avaient rien fait sur place depuis un certain temps et ne semblaient pas vouloir reprendre les fouilles; les Américains ont donc demandé l’autorisation de fouiller à cet endroit. Les événements sont controversés, mais après deux changements de gouvernement successifs et des manœuvres politiques, ce sont les Français qui ont obtenu les droits de fouille, laissant les Américains avec un sentiment d’avoir été spoliés et déçus, bien que ces sentiments aient été peu justifiés.

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American School of Classical Studies, Athens
American School of Classical Studies, Athènes Konstantinos Tzortzinis and the ASCSA (CC BY-NC-SA)

SF : Pourriez-vous me parler des écoles archéologiques étrangères et de leurs relations avec le gouvernement grec?

ED : L'octroi des permis archéologiques est une affaire tripartite entre le gouvernement grec, les instituts étrangers et la communauté archéologique grecque. Ce système s'est développé dans les années 1920 en raison des incertitudes quant à savoir si les archéologues américains en Grèce devaient être affiliés à l'École américaine ou non; le gouvernement grec a finalement décidé qu'ils devaient l'être. Cela signifiait que les chercheurs ne pouvaient plus passer d'accords avec un chercheur grec ou un employé du ministère de la Culture pour obtenir une fouille, mais devaient passer par nous pour obtenir un permis de fouille.

JN : Il existe 17 instituts étrangers en Grèce, et tous sont soutenus financièrement par leurs gouvernements respectifs, à l’exception de l’École américaine, qui est une institution privée financée par des dons et des contributions philanthropiques. À l’origine, chaque institut disposait de trois permis de fouilles qu’il pouvait attribuer à des universités ou à des chercheurs de son pays, et le gouvernement grec a par la suite ajouté trois permis supplémentaires pour les travaux de prospection; cela implique la collecte de données topographiques afin de déterminer si un site peut faire l’objet de fouilles. Ils ont également ajouté des permis de collaboration pour les projets nécessitant la coopération d’institutions ou d’écoles grecques. De plus, l’École américaine bénéficie d’une concession spéciale pour fouiller l’Agora d’Athènes, qui n’est pas incluse dans nos trois permis habituels.

SF : En tant qu'institution menant de nombreuses fouilles, y a-t-il des objets mythiques que vous espérez trouver?

JN : De nos jours, l’archéologie n’est pas une chasse au trésor ni une quête de grandes découvertes. Certains archéologues sont même gênés si leurs découvertes attirent trop l’attention du public. Ce qu’ils recherchent vraiment, ce ne sont pas tant des objets de musée, mais des informations qui peuvent nous renseigner sur la vie d’autrefois. Cela implique par exemple de tamiser la terre pour en extraire des graines afin de savoir ce que mangeaient les peuples anciens. Nous voulons en savoir plus sur la religion et les pratiques funéraires, des informations que l'on ne peut obtenir qu'à travers des fouilles minutieuses et des relevés précis. Nous ne recherchons donc pas de trésors, et nous n'en trouverons probablement pas non plus. Ce n'est qu'une fois tous les cent ans que quelqu'un tombe sur un stock d'or, et je pense que vous serez déçu si vous comptez là-dessus.

Jenifer Neils
Jennifer Neils ASCSA (Copyright)

SF : Pour finir, l’École américaine mène-t-elle des actions de communication ou de sensibilisation pour tenir le public informé de ses travaux?

JN : Oui, tout à fait. Nous avons deux grandes séries de publications: l’une concerne les fouilles de l’Agora et l’autre celles de Corinthe. Nous avons également une revue intitulée Hesperia, lancée en 1931, qui contient des milliers d’articles sur nos travaux. La production de ces publications est coûteuse, car elles nécessitent beaucoup de travail de révision. Un volume peut coûter environ 100 000 dollars et se vendre à 500 exemplaires tout au plus, mais nous avons un bureau de publication à Princeton qui s'en charge, et nous en assumons le coût afin de conserver une trace permanente de nos travaux. Nous publions également des guides sur nos sites de fouilles et avons édité une série intitulée The Agora Picture Books, que nous vendons dans le monde entier.

ED : Nous nous sommes toujours efforcés de promouvoir l’école auprès d’étudiants potentiels aux États-Unis et au Canada, et notre plus ancienne brochure publicitaire conservée date de 1924. En raison de l’annulation du semestre, nous avons organisé une série de webinaires, qui se déroulent depuis juin et ont été visionnés plusieurs milliers de fois. Des universitaires comme John Camp ont donné des conférences sur des sujets tels que l’architecture de l’Héphaïstéion et la bataille de Salamine, et l’ambassadeur des États-Unis en Grèce, Geoffrey Pyatt, a même fait une apparition. Cette initiative a donc été couronnée de succès.

SF : Merci de m'avoir accordé cet entretien, Eric et Jenifer. Ce fut une conversation vraiment très intéressante. Que va faire l'École américaine pour le reste de l'année?

ED : Nos étudiants qui sont restés en Grèce grâce à un permis de séjour poursuivent leurs études; nous mettons donc nos ressources à leur disposition et nous nous réjouissons déjà de planifier les programmes de l’année prochaine.

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Style APA

Freeman, S. (2026, mai 02). Interview: École américaine d'études classiques d'Athènes. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1635/interview-ecole-americaine-detudes-classiques-dath/

Style Chicago

Freeman, Sam. "Interview: École américaine d'études classiques d'Athènes." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, mai 02, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1635/interview-ecole-americaine-detudes-classiques-dath/.

Style MLA

Freeman, Sam. "Interview: École américaine d'études classiques d'Athènes." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 02 mai 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1635/interview-ecole-americaine-detudes-classiques-dath/.

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