Patrick Cleburne

Stonewall of the West
Harrison W. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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Patrick R. Cleburne (by Ben Oppenheimer, Public Domain)
Patrick R. Cleburne Ben Oppenheimer (Public Domain)

Patrick R. Cleburne (1828-1864) était un général confédéré d'origine irlandaise pendant la guerre de Sécession (1861-1865). Ayant immigré en Arkansas en 1850, Cleburne tomba amoureux de son État d'adoption et se porta volontaire pour combattre pour les États confédérés en 1861. Il participa à plusieurs importantes campagnes sur le théâtre occidental de la guerre et gravit les échelons pour devenir major général. Considéré comme l'un des commandants de division les plus compétents des deux côtés du conflit, il était respecté par ses hommes et gagna le surnom de "Stonewall of the West" (Stonewall de l'Ouest). Cleburne fut tué lors de la bataille de Franklin (30 novembre 1864) alors qu'il menait ses troupes dans une charge futile à laquelle il s'était opposé.

Jeunesse

Patrick Ronayne Cleburne vit le jour le 17 mars 1828, jour de la Saint-Patrick, dans le comté de Cork, en Irlande. Troisième enfant d'un médecin moyennement prospère, Cleburne connut une enfance tragique: sa mère décéda 19 mois seulement après sa naissance et son père mourut en novembre 1843, laissant le jeune Patrick orphelin à l'âge de 15 ans. Contraint par ces circonstances à grandir avant l'âge, Cleburne abandonna l'école afin de trouver du travail et d'aider à subvenir aux besoins de ses frères et sœurs. Il rêvait de suivre les traces de son père et de se lancer dans une carrière médicale. Cependant, ces ambitions furent anéanties lorsqu'il fut rejeté à deux reprises par une école de médecine de Dublin. En février 1846, n'ayant guère d'autres perspectives, il s'engagea dans le 41e régiment d'infanterie de l'armée britannique.

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Cleburne fut affecté au fort Westmoreland sur Spike Island, dans le port de Cork, une grande forteresse qui servait de prison. Bien qu'il ait rapidement atteint le grade de caporal, Cleburne fut bientôt déçu par la dureté et l'ennui de la vie dans l'armée britannique. Des gardes prolongées par des températures glaciales lui valurent des rhumatismes et un séjour de deux mois à l'hôpital. De plus, Cleburne était dégoûté par le fait que bon nombre des condamnés emprisonnés à Fort Westmoreland étaient des compatriotes irlandais, arrêtés pour avoir volé de la nourriture pendant la Grande Famine irlandaise. En 1847, le fort était devenu l'une des plus grandes prisons de l'Empire britannique et fut plus tard surnommé "l'Alcatraz irlandais". Cleburne dut ressentir une pointe de culpabilité en voyant ses compatriotes mal nourris être jetés dans des cellules surpeuplées pour avoir voulu nourrir leurs familles. C'est pour ces raisons qu'il racheta sa liberté et quitta l'armée en 1849. N'ayant plus rien à faire dans les îles britanniques, il réunit ses maigres ressources avec celles de deux de ses frères et d'une sœur et quitta l'Irlande pour toujours, à la recherche d'une nouvelle vie aux États-Unis.

Immigration en Arkansas

Cleburne faisait preuve d'une détermination farouche dans tous les aspects de sa vie.

Cleburne arriva en Amérique la veille de Noël 1849 et débarqua à la Nouvelle-Orléans. Après avoir passé quelques mois dans l'Ohio, il s'installa finalement à Helena, en Arkansas, en 1850, où il trouva un emploi de commis dans une pharmacie. Au début, Cleburne se sentait comme un étranger. D'un naturel timide et maladroit, il se ridiculisa lors d'un bal peu après son arrivée en ville, ses mouvements maladroits faisant de lui la risée de tous pendant un certain temps. De plus, sa façon de parler trahissait son manque d'éducation, tandis que son fort accent irlandais trahissait ses origines étrangères. Mais même alors, Cleburne n'était pas du genre à accepter la défaite. Il travailla sans relâche pour perfectionner ses talents de danseur, prenant des cours le soir jusqu'à ce qu'il soit aussi gracieux sur la piste de danse que n'importe qui d'autre à Helena. Il travailla également son élocution et devint rapidement assez éloquent pour être accepté comme membre du club de débat local. Cleburne appliqua cette farouche détermination à tous les aspects de sa vie. Un jour, après avoir été désarçonné par un cheval têtu, il décida de devenir un cavalier hors pair et passa des semaines à chevaucher dans les champs à l'extérieur de la ville jusqu'à ce qu'il n'atteigne son objectif.

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Les citoyens d'Helena se rendirent compte qu'ils ne pouvaient s'empêcher d'aimer cet étrange Irlandais qui était déterminé à être parfait dans tout ce qu'il faisait. En peu de temps, il fut accepté par eux et considéré comme un membre précieux de la communauté. En 1853, il avait été élu chef de sa loge maçonnique et avait acheté une participation dans la pharmacie où il travaillait. Un an plus tard, il vendit sa participation dans la pharmacie et consacra son énergie inépuisable à l'étude du droit. En janvier 1856, il passa le barreau de l'Arkansas et ouvrit un cabinet d'avocat, consolidant ainsi son statut et sa popularité auprès des habitants. Cela ne signifiait toutefois pas qu'il n'avait pas d'ennemis. En mai 1856, lui et son ami proche, Thomas C. Hindman, se disputèrent pour des raisons politiques avec des partisans du parti nativiste Know-Nothing. Leur dispute devint rapidement violente et des coups de feu furent tirés. Une balle, probablement destinée à Hindman, frappa Cleburne dans le dos et se logea près de ses poumons. Cleburne se retourna et tira, blessant mortellement l'un de ses agresseurs, avant de s'effondrer. Il fut transporté à la pharmacie, où il resta dans un état critique pendant une semaine avant de commencer lentement à se rétablir.

Map of the United States on the Eve of Civil War, 1861
Carte des États-Unis à la veille de la guerre de Sécession, 1861 Simeon Netchev (CC BY-NC-ND)

Combat pour le Sud

Alors que Cleburne s'intégrait dans sa communauté de l'Arkansas, les États-Unis étaient divisés selon des lignes sectaires. La question de l'esclavage, ainsi que d'autres questions constitutionnelles telles que celle des droits des États, opposaient les "États libres" du Nord aux "États esclavagistes" du Sud. Après l'élection du président Abraham Lincoln (1809-1865) et du Parti républicain antiesclavagiste en 1860, plusieurs États du Sud votèrent la sécession de l'Union et la formation d'une nouvelle nation, les États confédérés d'Amérique. En janvier 1861, avant même que l'Arkansas ne fasse officiellement sécession, Cleburne s'engagea comme simple soldat dans une milice locale, les Yell Rifles. Il ne le fit pas par désir de préserver l'esclavage – dont il affirmait ne pas se soucier outre mesure –, mais plutôt pour combattre aux côtés de ses compatriotes d'adoption, qui l'avaient si bien accueilli. Il déclara à son frère Robert qu'il était "avec l'Arkansas dans la joie et dans la peine" et "avec le Sud dans la vie ou dans la mort, dans la victoire ou dans la défaite" (cité dans Sword, 16). Avant de partir pour le front, ses amis lui offrirent une Bible, un geste qui le laissa sans voix, submergé par l'émotion.

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Il s'avéra tout aussi populaire dans la milice qu'il l'avait été à Helena, et lorsque sa compagnie fut intégrée au 1er régiment de l'Arkansas en mai 1861, il fut élu colonel par ses camarades. Au printemps de l'année suivante, il était brigadier général à la tête de l'une des trois brigades du corps du major général William J. Hardee. Le corps de Hardee faisait lui-même partie de l'armée confédérée du Mississippi sous le commandement du général Albert Sidney Johnston (1803-1862), qui se préparait à lancer une contre-offensive pour reprendre le Tennessee, dont une grande partie venait d'être perdue au profit des forces de l'Union. La campagne de Johnston culmina avec la sanglante bataille de Shiloh (6-7 avril 1862), où la brigade de Cleburne contribua à mener l'assaut contre l'aile droite de l'armée de l'Union, qui ne se doutait de rien. Lors de la charge initiale, Cleburne fut désarçonné de son cheval et atterrit dans un marécage. Il se releva rapidement et, couvert de boue, continua à mener ses hommes vers les lignes ennemies. Avant la fin de la bataille, les hommes de Cleburne subirent plus de pertes que toute autre brigade de l'armée; ayant commencé le combat avec 2 750 hommes, Cleburne le termina avec plus de 1 000 hommes morts ou blessés sur le champ de bataille.

Battle of Shiloh
Bataille de Shiloh Thure de Thulstrup (Public Domain)

Malgré le succès initial de l'assaut confédéré, la mort de Johnston et l'arrivée des renforts de l'Union renversèrent la situation et ils furent vaincus. Après Shiloh, l'armée confédérée battue se retira à Corinth, dans le Mississippi, où elle resta un mois avant d'abandonner la ville face à l'avancée des Yankees. Quelques mois plus tard, la brigade de Cleburne fut transférée à l'armée du Tennessee sous le commandement du général Braxton Bragg (1817-1879), qui prévoyait d'envahir le Kentucky, alors contrôlé par l'Union. La brigade de Cleburne faisait partie de l'avant-garde de l'invasion de Bragg et affronta les forces de l'Union près de Richmond, dans le Kentucky, le 30 août 1862. Au cours de la bataille, Cleburne s'était penché pour parler à un colonel blessé lorsqu'une balle lui transperça la joue gauche, lui arracha deux dents et se logea dans sa bouche. Bien qu'il se soit rétabli, Cleburne porta dès lors une moustache et une barbichette pour cacher sa cicatrice. Il reprit le commandement de sa brigade à temps pour la bataille décisive de Perryville (8 octobre 1862), où il fut de nouveau blessé lorsqu'un éclat d'obus lui frappa la cheville. Bien que Perryville ait été une victoire tactique pour les Confédérés, Bragg avait perdu tellement d'hommes qu'il fut contraint d'annuler l'invasion, laissant le Kentucky aux mains des nordistes.

Stonewall de l'Ouest

Cleburne était idolâtré par ses hommes qui disaient qu'ils le suivraient jusqu'en enfer.

En décembre 1862, Cleburne fut promu major général, apparemment à la demande du président confédéré Jefferson Davis (1808-1889), qui avait rendu visite à l'armée du Tennessee et avait été impressionné par les capacités du jeune Irlandais. Les compétences de Cleburne en tant que commandant de division allaient bientôt être mises à l'épreuve lors de la bataille de la Stones River (alias Murfreesboro; du 31 décembre au 2 janvier). Au cours de cet engagement, sa division marcha trois miles (5km) avant de mettre en déroute l'aile droite de l'Union, poussant jusqu'à la dernière ligne de défense ennemie. Alors que Cleburne était célébré pour ce succès, Bragg avait une fois de plus subi trop de pertes et ordonna le retrait. Cleburne et plusieurs autres officiers d'état-major accusèrent Bragg d'avoir causé la défaite par sa mauvaise gestion de l'armée, ce qui conduisit à la montée de cliques opposées au sein de la structure de commandement de l'armée du Tennessee.

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Lors de la bataille de Chickamauga (19-20 septembre 1863), la division de Cleburne contribua à ancrer l'aile droite confédérée. Au coucher du soleil, le premier jour des combats, il mena ses troupes dans une charge énergique contre une division de l'Union commandée par le major général George H. Thomas (1816-1870). Thomas, pris au dépourvu par l'agressivité de l'assaut de Cleburne, eut du mal à tenir sa position et fut contraint de demander à plusieurs reprises des renforts. À la tombée de la nuit, Cleburne avait gagné du terrain, mais au prix fort, ayant perdu 30 % de ses hommes. Le lendemain matin, à 9 heures, Cleburne et le major général John C. Breckenridge coordonnèrent leurs assauts contre la ligne de l'Union, les hommes de Cleburne rencontrant une forte résistance au niveau des retranchements yankees. Bien que leur assaut se soit essoufflé vers midi, il réussit à semer la confusion dans les lignes de l'Union et contribua à la victoire finale des Confédérés. Après Chickamauga, l'armée de l'Union se retira à Chattanooga, dans le Tennessee, poursuivie par Bragg.

Confederate Troops Advancing at Chickamauga
Les troupes confédérées avancent à Chickamauga Alfred R. Waud (Public Domain)

Bragg installa ses forces sur les hauteurs à l'extérieur de la ville, ce qui conduisit à la bataille de Chattanooga (25 novembre 1863), lorsque les forces de l'Union, sous le commandement du major général William Tecumseh Sherman (1820-1891), attaquèrent les positions fortifiées des Confédérés. Cleburne dirigea l'une des trois divisions retranchées sur Missionary Ridge et résista à vague après vague aux assauts de l'Union. Finalement, les rebelles furent chassés de la crête, mais les hommes de Cleburne engagèrent une retraite combattante, couvrant le retrait des canons et des ravitaillements confédérés. Cleburne et nombre de ses collègues officiers reprochèrent une fois de plus à Bragg la défaite de Chattanooga et demandèrent sa destitution; Bragg démissionna de son commandement en décembre 1863, mais la hiérarchie de l'armée du Tennessee resta en proie aux divisions. Contrairement à Bragg, Cleburne était idolâtré par ses hommes, qui affirmaient qu'ils le suivraient jusqu'en enfer. Il était largement considéré comme le meilleur commandant de division de toute l'armée confédérée. Son style de commandement agressif et sa capacité à résister aux assauts ennemis rappelaient un autre général confédéré, le défunt Stonewall Jackson (1824-1863), ce qui valut à Cleburne le surnom de "Stonewall de l'Ouest".

Proposition d'enrôlement de soldats noirs

Cleburne estimait que l'"institution particulière" devait être sacrifiée pour préserver l'indépendance du Sud.

À la fin de 1863, il était déjà clair que la Confédération sudiste était dans une situation désespérée. À l'est, le général Robert E. Lee (1807-1870) et son armée de Virginie du Nord, qui semblait invincible, avaient été vaincus à Gettysburg, tandis que la chute de Vicksburg, dans le Mississippi, avait effectivement coupé les États confédérés en deux. En plus de ces défaites sur le champ de bataille, le Sud manquait cruellement de main-d'œuvre. Alors que le Nord pouvait théoriquement aligner jusqu'à 3 millions d'hommes, le Sud ne pouvait compter que sur un peu plus d'un million; selon les registres d'enrôlement, le Sud disposait de 481 000 hommes sur le terrain, contre un total de 860 000 hommes dans les armées fédérales. Un dernier problème était que la Confédération avait désespérément besoin de la reconnaissance des nations européennes, comme la Grande-Bretagne et la France. Mais depuis que la Proclamation d'émancipation de Lincoln avait présenté la guerre comme un combat pour l'avenir de l'esclavage, les perspectives de soutien de la part d'une grande puissance étrangère s'étaient considérablement amenuisées.

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Cleburne, qui n'avait bien sûr jamais été attaché à l'esclavage, estimait que cette "institution particulière" devait être sacrifiée pour préserver l'indépendance du Sud. Le 2 janvier 1864, il approcha ses collègues officiers de l'armée du Tennessee avec une proposition radicale: le Sud devait permettre aux hommes noirs de s'enrôler dans l'armée confédérée en tant que soldats, et la liberté devait être offerte à tout esclave qui restait fidèle à la Confédération. Affirmant que sa proposition était une "concession au bon sens", Cleburne déclara que l'esclavage était le "point le plus vulnérable" de la Confédération, "une source d'embarras permanente", et qu'en enrôlant des soldats noirs, ils pourraient renforcer leurs effectifs tout en affaiblissant l'argument selon lequel ils se battaient uniquement pour préserver l'esclavage. Naturellement, cette proposition fut vivement débattue par les officiers de l'armée du Tennessee. Elle fut transmise au président Davis, qui la considéra avec inquiétude. Non seulement Davis rejeta la proposition sans hésitation, mais il ordonna sa suppression afin que le public n'en ait jamais connaissance.

General Cleburne's Coat
Manteau du général Cleburne Farrargirl (CC BY-SA)

Dernières campagnes et mort

Au printemps 1864, Cleburne se fiança à Susan Tarleton, une jeune femme originaire de Mobile, en Alabama. Ayant prévu de l'épouser après la campagne militaire à venir, il rejoignit l'armée du Tennessee alors qu'elle se dirigeait vers la Géorgie pour défendre la ville d'Atlanta. Au cours de la campagne d'Atlanta qui suivit (de mai à septembre 1864), la division de Cleburne prit part à plusieurs escarmouches alors que l'armée se retirait vers l'est. Elle ne parvint toutefois pas à sauver la ville. Le 2 septembre, l'armée du Tennessee, désormais commandée par le général John Bell Hood (1831-1879), abandonna Atlanta, qui fut occupée par les forces de l'Union sous le commandement de Sherman. La chute d'Atlanta fut l'un des principaux coups de grâce portés à la Confédération, contribuant à la réélection de Lincoln et anéantissant tout espoir du Sud de négocier la paix avec un successeur potentiel.

Après avoir pris Atlanta, Sherman commença à planifier sa campagne à travers la Géorgie, qui allait devenir célèbre sous le nom de "Marche de Sherman vers la mer". Plutôt que de le suivre, le général Hood choisit de marcher dans la direction opposée et d'envahir le Tennessee contrôlé par l'Union, espérant ainsi attirer Sherman hors de Géorgie. Sherman ne mordit cependant pas à l'hameçon et chargea le général Thomas de détruire Hood. C'est ainsi que débuta la campagne de Franklin-Nashville (de septembre à décembre 1864), la dernière opération militaire désespérée menée par l'armée du Tennessee assiégée. Lors de la bataille de Spring Hill (29 novembre 1864), Hood attaqua une armée de l'Union commandée par le major général John Schofield alors qu'elle marchait pour rejoindre Thomas à Nashville. Hood ne parvint toutefois pas à porter un coup décisif, permettant à Schofield de se replier vers la ville de Franklin, où il établit de solides positions défensives. Hood le suivit et, le 30 novembre, décida d'attaquer, passant outre les objections de ses officiers, dont Cleburne, qui considéraient qu'un assaut frontal frisait le suicide.

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Battle of Franklin
La bataille de Franklin Kurz and Allison (Public Domain)

Lors de la bataille de Franklin, six divisions confédérées totalisant environ 20 000 hommes se ruèrent vers les défenses de l'Union. Cleburne encouragea ses hommes à cheval; une fois que son cheval eut été abattu sous lui, il les conduisit à pied, hurlant des encouragements et brandissant son épée en l'air. Ce fut la dernière fois qu'on le verrait vivant. Lorsque la fumée se dissipa, son corps fut retrouvé juste à l'intérieur des retranchements de l'Union. Il avait été tué par une balle dans l'abdomen et, au moment où son corps fut retrouvé, il avait déjà été dépouillé de ses objets de valeur. Cleburne fut l'un des six généraux confédérés tués ou mortellement blessés à Franklin, où 6 000 autres soldats confédérés furent également blessés ou tués. Franklin fut l'une des pires défaites confédérées de la guerre. Par la suite, Hood subit une nouvelle défaite lors de la bataille de Nashville (15 décembre), et l'armée du Tennessee, avec laquelle Cleburne avait servi pendant tant de batailles, cessa d'exister. Après la guerre, en 1870, la dépouille de Cleburne fut inhumée dans sa ville d'adoption bien-aimée, Helena, en Arkansas.

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Questions & Réponses

Qui était Patrick Cleburne?

Patrick Cleburne était un général confédéré d'origine irlandaise qui combattit dans le théâtre occidental de la guerre civile américaine. Considéré comme l'un des meilleurs commandants de division du conflit, il était surnommé "Stonewall de l'Ouest".

Quelle était la proposition de Patrick Cleburne?

La proposition de Patrick Cleburne, présentée le 2 janvier 1864, consistait à enrôler des hommes noirs dans l'armée confédérée, offrant la liberté à tout esclave qui se battrait pour la cause sudiste. La proposition fut rejetée et supprimée par le président Jefferson Davis.

Où Patrick Cleburne fut-il tué?

Le major général Patrick Cleburne fut tué alors qu'il menait une charge confédérée lors de la bataille de Franklin, dans le Tennessee, le 30 novembre 1864.

Bibliographie

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Harrison W. Mark
Harrison Mark est diplômé de SUNY Oswego NY, où il a étudié l'histoire et les sciences politiques.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, H. W. (2025, septembre 20). Patrick Cleburne: Stonewall of the West. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24889/patrick-cleburne/

Style Chicago

Mark, Harrison W.. "Patrick Cleburne: Stonewall of the West." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, septembre 20, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24889/patrick-cleburne/.

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Mark, Harrison W.. "Patrick Cleburne: Stonewall of the West." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 20 sept. 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24889/patrick-cleburne/.

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