La bataille de Raismes (alias bataille de Condé) fut un engagement majeur de la campagne de Flandre de 1792-1795, pendant la guerre de la Première Coalition (1792-1797). Elle vit une armée républicaine française, sous le commandement du général Dampierre, attaquer une force de la Coalition plus importante dans une tentative désespérée de lever le siège de Condé. Les Français furent vaincus, et la Coalition poursuivit son avancée en France.
La bataille entraîna la mort de Dampierre, qui n'avait commandé l'Armée française du Nord que pendant un mois, et elle causa de nouveaux revers aux armées de la Révolution française (1789-1799), déjà en manque de ravitaillement. Des défaites comme celle de Raismes poussèrent la France révolutionnaire à mettre en œuvre des mesures extrêmes, telles que le Règne de la Terreur, afin de se défendre. Cette bataille fut également importante car elle fut le premier affrontement entre soldats français et britanniques pendant les guerres de la Révolution française (1792-1802) et, par extension, les guerres napoléoniennes (1803-1815).
Défaites et trahisons
À la fin de l’année 1792, les armées de citoyens de la jeune République française avaient obtenu des résultats bien meilleurs que ce qu’avaient prévu la plupart des observateurs. La victoire décisive de l’Armée française du Nord sur une armée autrichienne professionnelle lors de la bataille de Jemappes, le 6 novembre, avait permis la conquête des Pays-Bas autrichiens (Belgique) avant la fin de l’année. Mais la guerre a ses hauts et ses bas; à peine quatre mois après Jemappes, cette armée autrefois victorieuse se retrouva en retraite vers la France, après avoir subi le double coup dur de la défaite à la bataille de Neerwinden le 18 mars 1793 et de la défection de son commandant, le général Charles-François Dumouriez, qui passa dans le camp ennemi.
Dumouriez, qui venait encore récemment d’être salué en tant que défenseur héroïque de la France, s’était indigné de la montée en puissance des Jacobins extrémistes à Paris. Après sa défaite à Neerwinden et la perte de la Belgique, Dumouriez n’avait aucune intention de se soumettre à eux; au contraire, il complota pour faire demi-tour avec son armée, marcher sur Paris et renverser le gouvernement provisoire de la République, la Convention nationale, avec peut-être même l’intention de restaurer la monarchie constitutionnelle. Malheureusement pour lui, ses soldats n'étaient guère enclins à commettre un acte de trahison; le 5 avril, Dumouriez et une poignée d'officiers d'état-major furent chassés du camp français, les balles françaises sifflant à leurs oreilles alors qu'ils se réfugiaient auprès de l'armée autrichienne.
À Paris, la Convention nationale fut alarmée d’apprendre que son général en chef avait commis un acte de trahison alors que les armées de la Coalition avançaient sur tous les fronts. La peur et la paranoïa face à de telles trahisons allaient pousser la Convention à tenir ses généraux sous un contrôle plus strict, les soumettant à l'autorité des représentants de la Convention en mission. Au cours du règne de la Terreur qui allait suivre, cette crainte fit des généraux vaincus les premiers candidats à un rendez-vous avec la guillotine. Pour l’instant, la Convention devait trouver un remplaçant à Dumouriez au poste de commandant en chef de l’Armée du Nord, d’une importance capitale. Son choix se porta sur Auguste Marie Henri Picot de Dampierre, un officier français de 37 ans qui avait prouvé sa loyauté en refusant de se joindre au complot de Dumouriez.
Dampierre fut le premier commandant en chef français à avoir atteint son poste par le mérite plutôt que par son rang. Dix mois auparavant seulement, il était colonel du 5e régiment de dragons et avait depuis gravi les échelons en se distinguant vaillamment à Jemappes et à Neerwinden. Dès son plus jeune âge, Dampierre avait aspiré à la gloire militaire. Officier de la Garde suisse au début des années 1780, il avait déserté son poste pour se rendre en Espagne et participer au siège de Gibraltar. Incapable de réintégrer son régiment, il passa quelque temps au royaume de Prusse où il en vint à admirer le célèbre système militaire imposé par le roi Frédéric II le Grand; Dampierre adopta avec enthousiasme les coutumes et les codes vestimentaires prussiens. À son retour en France, il était tellement imprégné de la culture prussienne que le roi Louis XVI (r. de 1774 à 1792) fit remarquer à son sujet: "Avez-vous vu ce fou avec ses manières prussiennes?" (Phipps, 173).
Malgré sa prussophilie, Dampierre était désormais déterminé à vaincre les Prussiens ainsi que toutes les autres nations de la Coalition qui menaçaient désormais sa patrie. Se voyant confier le commandement général de l’Armée du Nord et de l’Armée des Ardennes, Dampierre reprit le camp de Famars, près de Valenciennes, le 15 avril 1793. Confronté à la tâche colossale de devoir défendre un long front, Dampierre fut contraint de disperser largement ses troupes. 10 000 hommes sous les ordres du général d'Harville gardaient le flanc droit français entre Maubeuge et Philippeville, tandis que 10 000 autres, sous les ordres du comte de La Marlière, occupaient le flanc gauche, retranchés à Cassel. Le gros des forces de Dampierre, soit quelque 30 000 hommes, resta avec lui à Famars, tandis que des renforts furent envoyés pour garnir les villes fortifiées de Valenciennes, Le Quesnoy, Condé, Dunkerque et Lille. En infériorité numérique, mal entraînés et très dispersés, les Français n'avaient d'autre choix que d'attendre les armées de la Coalition, qui se rapprochaient de plus en plus.
La Coalition avance
Alors que Dampierre positionnait ses troupes pour défendre la France, l'armée de la Coalition entama sa lente offensive sur le territoire français. Le 8 avril, la Coalition assiégea Condé-sur-l'Escaut, une forteresse française tenue par une garnison de 4 300 hommes. Mais leur avancée s'enlisa à cet endroit; le commandant suprême des forces de la Coalition du Nord, le prince Frédéric Josias de Saxe-Cobourg-Saalfeld, ne voyait pas l'utilité de précipiter son offensive. Homme naturellement prudent, réticent à agir sans ordres de Vienne, Cobourg savait que les armées françaises manquaient de ravitaillement et étaient dispersées sur de multiples fronts, leurs côtes menacées par de redoutables navires de guerre britanniques. Le temps jouait en sa faveur, et chaque jour qu'il passait devant les murs de Condé, ses effectifs grossissaient.
Le 23 avril, Cobourg commandait quelque 60 000 soldats au siège de Condé-sur-l'Escaut, représentant des troupes issues de l'ensemble de la Coalition. 6 000 Néerlandais et 3 000 Prussiens, sous le commandement de Guillaume V, prince d'Orange, gardaient le flanc droit près des villes d'Ypres et de Menin, tandis que 8 000 Prussiens sous les ordres du maréchal Alexander von Knobelsdorff tenaient la Scarpe. Le comte Clerfayt couvrait le siège de Condé au sud, commandant 12 000 Autrichiens qui occupaient les forêts denses près des villages de Vicoigne et Raismes. La force principale de Cobourg, forte de 15 000 hommes, assiégeait Condé même. Enfin, les Britanniques, qui n’avaient rejoint la guerre contre la France qu’en février, avaient débarqué une force expéditionnaire à Bruges sous le commandement du prince Frédéric, duc d’York et d’Albany, le deuxième fils du roi George III. La contribution britannique comprenait des troupes hanovriennes et hessoises ainsi que des soldats réguliers britanniques. L'armée de Cobourg, prête à envahir la France, incarnait la puissance des Anciens Régimes européens, déterminés à remettre à leur place les révolutionnaires français qui avaient pris tant d'importance.
En revanche, Dampierre ne disposait que de 30 000 soldats prêts au combat et était sans doute réticent à l'idée d'aller livrer bataille chez l'ennemi. Pourtant, la Convention nationale lui rappela sévèrement qu'il ne fallait pas laisser tomber Condé, et l'encouragea avec force à passer à l'attaque. La Convention interpréta la réticence de Dampierre comme un manque de zèle révolutionnaire; une telle accusation était dangereuse à cette époque, alors que la menace de la guillotine planait. Dampierre savait qu’il n’avait pas le choix. "Ah, se lamenta-t-il auprès d’un de ses officiers, j’aimerais bien qu’on m’emporte un bras ou une jambe, pour pouvoir me retirer honorablement" (Phipps, 179). Une telle déclaration s’avérerait étrangement prophétique.
Première attaque: 1er mai
Conformément aux souhaits de la Convention, Dampierre passa à l'offensive contre la Coalition le 1er mai, dans l'espoir de prendre l'initiative. À 4 heures du matin, il attaqua la ligne de la Coalition de Saint-Saulve à Saint-Amand, avançant avec une colonne le long de l'Escaut, tandis qu'une deuxième colonne était envoyée contre les troupes de Clerfayt regroupées autour des villes de Vicoigne et Raismes. Aucune des deux attaques fut efficace. Aux abords de Saint-Saulve, les soldats français, mal entraînés, furent facilement repoussés par les troupes autrichiennes commandées par Joseph de Ferraris, d’origine française. Profitant de l’élan de sa victoire, Ferraris se jeta sur la garnison française de Valenciennes, qui avait quitté ses fortifications pour prêter main-forte à l’attaque. Prise en embuscade, la garnison fut décimée; les survivants s’enfuirent, terrifiés, derrière les remparts de leur ville.
La deuxième colonne s'en sortit un peu mieux, réussissant à installer des batteries d'artillerie sur les hauteurs d'Anzin, surplombant Raismes. Mais alors que l'artillerie française bombardait la ville, Clerfayt mena en personne ses troupes dans les bois denses environnants, forçant les Français à venir à leur rencontre. Tout au long de la journée, des combats féroces et chaotiques firent rage parmi les arbres, les Français attaquant et étant repoussés à quatre reprises. Une fois que les Autrichiens épuisés de Clerfayt eurent reçu le renfort de troupes prussiennes fraîches, les Français annulèrent l'attaque, et Dampierre retira ses forces vers Famars. Il avait perdu 2 000 hommes, sans rien avoir gagné en retour. Les troupes de la Coalition, en revanche, s'étaient emparées de plusieurs canons français, dont l'un fut offert au duc d'York.
Deuxième attaque: 8 mai
De retour à Famars, les Français pansaient leurs blessures lorsque Dampierre reçut un nouvel ordre de la Convention nationale. Une fois de plus, la Convention souligna l'importance de lever le siège de Condé; une fois de plus, elle ordonna à Dampierre d'attaquer sans délai. Cette fois-ci, Dampierre décida de concentrer l'essentiel de son attaque sur la position de Clerfayt autour de Raismes, convaincu que les Français avaient failli percer lors de leur précédente attaque. Le 7 mai, Dampierre envoya des forces symboliques le long de l'Escaut pour distraire le reste de l'armée de la Coalition, tandis qu'il conduisait le gros de ses 30 000 hommes vers Raismes. Il commença son bombardement de la ville ce soir-là.
Coburg avait toutefois anticipé l'attaque de Dampierre. L'avance des soldats français, annoncée par le grondement assourdissant de leur artillerie, poussa Coburg à envoyer le duc d'York renforcer la position de Clerfayt et défendre la ville de Maulde. York arriva à 6 heures du matin, avant que l'attaque française proprement dite n'ait commencé, accompagné du 10e régiment d'infanterie hanovrien et de trois bataillons britanniques, dont le 2e régiment de la Garde britannique, une unité qui allait devenir célèbre sous le nom de Coldstream Guards. York, qui n'avait encore jamais connu le feu de l'action, était sur le point d'être mis à l'épreuve.
À 7 h 30 du matin, l'attaque française commença. Dampierre lui-même mena l'assaut sur Raismes, à la tête de huit bataillons au complet. À trois reprises, les Autrichiens de Clerfayt repoussèrent l'attaque française, mais ils ne purent résister à la quatrième charge, et peu après, Dampierre contrôlait la majeure partie de Raismes. Pendant ce temps, une autre colonne de troupes françaises sous les ordres du général La Marlière avait pris Saint-Amand, qui avait été abandonnée par les Prussiens. La Marlière envoya une division traverser la Scarpe pour rejoindre la forêt de Vicoigne; depuis cette position stratégique, les Français commencèrent à mettre en place une batterie d'artillerie avec laquelle ils allaient bombarder la ville de Vicoigne, juste à l'ouest de Raismes. Les attaques matinales s'étaient bien déroulées pour les Français; s'ils parvenaient à tenir leurs positions, les forces de la Coalition seraient contraintes de se disperser, chaque contingent national se repliant vers sa base de ravitaillement respective.
Mais la chance allait rapidement tourner à l’encontre des Français. Rassemblant ses hommes, Dampierre poursuivit sa route vers Vicoigne, où les Autrichiens tenaient toujours bon. Au cours de l’assaut, Dampierre fut touché à la cuisse par un boulet de canon, ce qui le fit tomber. Son commandant en second, François de Lamarche, ordonna la retraite, constatant que les soldats étaient démoralisés.
Charge des Coldstream Guards
Malgré la chute de Dampierre et le retrait de Lamarche, La Marlière occupait toujours les hauteurs au-dessus de Vicoigne, menaçant le point faible des lignes de la Coalition entre les divisions de Clerfayt et de Knobelsdorff. Les Autrichiens et les Prussiens passèrent le début de l'après-midi à tenter en vain de déloger les Français de leurs positions. À 17 h, des centaines de soldats autrichiens avaient été tués ou blessés en essayant sans succès de s'emparer des hauteurs boisées.
C'est à peu près à ce moment-là que le duc d'York arriva sur le champ de bataille, accueilli par le général prussien von Knobelsdorff. Ce dernier tenta d'inciter les Britanniques à attaquer, en minimisant délibérément la force des positions françaises et en omettant de mentionner les pertes subies par les Autrichiens lors de leurs assauts précédents. Dans un anglais approximatif, Knobelsdorff expliqua qu’il avait réservé la gloire finale de la journée aux gardes britanniques, et que les tuniques rouges n’avaient qu’à se montrer dans le bois pour que les Français prennent la fuite. Trompé et impatient de jouer son rôle, York aligna les Coldstream Guards et leur ordonna d’avancer dans la forêt de Vicoigne.
Les gardes avancèrent prudemment vers le coin sud-ouest de la forêt, se frayant un chemin à travers les broussailles épaisses et le feuillage, enjambant les corps des Autrichiens tombés au combat. Ils s’approchèrent d’une clairière où trois canons de 9 livres les attendaient, tout comme les chasseurs de l’infanterie légère française. Le lieutenant-colonel Lowther Pennington mena la charge contre les batteries françaises; les balles des chasseurs sifflèrent dans les rangs britanniques, tandis que le mitraille des canons fauchait des dizaines d'hommes. Les Coldstream Guards furent contraints de se replier dans les arbres, après avoir subi 70 pertes.
Bien que l'attaque britannique ait été repoussée, elle eut un effet retentissant. Le général français La Marlière, réalisant que la présence des tuniques rouges signifiait que la Coalition avait engagé de nouveaux renforts, décida de limiter les pertes et de se retirer, ce qui se solda par une victoire pour la Coalition. La charge des gardes britanniques eut également un impact sur les alliés de la Grande-Bretagne; Gebhard Leberecht von Blücher, alors colonel dans les hussards rouges prussiens et présent lors de la bataille, écrirait plus tard: "Je n’ai jamais vu de meilleurs soldats. Ils marchaient avec une telle détermination et firent tout leur possible pour remporter la victoire" (Brown, 72). La charge des Coldstream Guards à Raismes a également la particularité d'être le premier engagement entre soldats britanniques et français pendant les guerres de la Révolution française et leur prolongement, les guerres napoléoniennes.
Conséquences et bataille de Famars
Le 9 mai, Clerfayt et Knobelsdorff prirent d'assaut les retranchements français, faisant 600 prisonniers. Ils ne parvinrent pas à s'emparer de pièces d'artillerie, car les canons français avaient été attelés sous le couvert de la nuit et s'étaient repliés vers Famars avec le reste de l'Armée du Nord. Le général Dampierre, qui avait souffert toute la nuit de sa grave blessure à la cuisse, succomba à ses blessures plus tard dans la journée. Il fut inhumé dans une redoute à Famars, après avoir commandé l'Armée du Nord pendant seulement un mois. Peut-être valait-il mieux qu'il succombe à ses blessures; s'il avait survécu, il aurait très probablement été guillotiné pour ses échecs, car il était déjà soupçonné de trahison. Sa mort au service de la République a préservé son héritage, et son nom figure parmi ceux inscrits sur l'Arc de Triomphe à Paris.
La bataille de Raismes fut une victoire éclatante pour les alliés, qui avaient perdu entre 600 et 800 hommes, contre les 4 000 pertes apparemment subies par les Français. Le nombre disproportionné de pertes britanniques devint un sujet de friction entre les Britanniques et les Autrichiens, York accusant Knobelsdorff de l'avoir trompé. Certains imputèrent ces pertes au colonel Pennington, l'accusant d'avoir lancé une attaque téméraire alors qu'il avait constaté la solidité des positions françaises. Quelles qu'aient pu être les griefs personnels du duc d'York, il ne déposa jamais de plainte officielle.
Cobourg décida de tirer le meilleur parti de cette victoire. Le 23 mai, il attaqua le camp français de Famars, défendu par 27 000 hommes sous les ordres de Lamarche, qui avait pris le commandement après la mort de Dampierre. Les Français étant positionnés sur deux plateaux parallèles surplombant la Rhonelle, Cobourg divisa son armée en deux colonnes: la première, commandée par York, devait traverser la Rhonelle et attaquer le flanc droit français. Une deuxième colonne, sous les ordres du général Ferraris, devait attaquer les retranchements français sur la rive est de la rivière; cette colonne comprenait la brigade britannique de Sir Ralph Abercrombie.
Bien que York ait été initialement retardé par un épais brouillard, Ferraris et lui parvinrent à progresser vers les positions françaises, battant les Français lors de plusieurs escarmouches préliminaires. Épuisés, les commandants alliés décidèrent d'attendre une nuit avant d'attaquer sérieusement les positions françaises. Se rendant compte qu'il était encerclé, Lamarche profita de l'occasion pour se retirer de Famars. La retraite de Lamarche laissa grande ouverte la route menant à la ville fortifiée de Valenciennes; Cobourg l'assiégea le 13 juin et s'en empara le 28 juillet. Condé tomba également aux mains des alliés assiégeants le 10 juillet.
Cette série de victoires des alliés alarma les Français. Lamarche fut relevé de son commandement et remplacé par Adam Philippe, comte de Custine, qui ne resta lui-même que trois mois avant d'être arrêté et guillotiné par la Convention nationale, accusé de lâcheté. Des défaites comme celle de Raismes contribuèrent également à mener au Règne de la Terreur, mis en place par la France révolutionnaire pour se défendre contre ses ennemis étrangers et intérieurs. Pourtant, le temps qu'il fallut aux armées de la Coalition, peu efficaces, pour mettre fin aux sièges de Condé et de Valenciennes donna à l'armée française un temps précieux pour se réorganiser. L'automne 1793 vit des victoires françaises décisives lors de la bataille de Hondschoote et de la bataille de Wattignies, victoires qui redynamisèrent l'effort de guerre français et renversèrent une nouvelle fois le cours de la guerre en faveur de la France.
