Calendrier Républicain

Définition

Harrison W. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 26 octobre 2022
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Disponible dans ces autres langues: anglais
French Republican Calendar (by Philibert Louis Debucourt, Public Domain)
Calendrier républicain
Philibert Louis Debucourt (Public Domain)

Le calendrier républicain, également connu sous le nom de calendrier révolutionnaire français, fut créé pendant la Révolution française (1789-1799) dans le but de construire une nouvelle société distincte des vestiges de l'Ancien Régime. Implémenté pour la première fois en 1793, le calendrier resta en usage pendant douze ans, jusqu'en 1806, et fut remis en vigueur pendant 18 jours lors de la Commune de Paris de 1871.

Le calendrier républicain avait été conçu pour supprimer tous les éléments royalistes et chrétiens du calendrier français, qui furent remplacés par des motifs naturels et agricoles. Cela se manifesta dans les noms poétiques des mois, dérivés de la caractéristique la plus marquante de chaque mois. Par exemple, le mois de Thermidor, qui durait de la mi-juillet à la mi-août dans le calendrier grégorien, était dérivé du mot grec thermon ou "chaleur d'été". Le calendrier est également remarquable pour son utilisation du temps décimal. Chaque semaine était composée de dix jours et chaque jour de dix heures. Une heure était composée de 100 minutes décimales, qui étaient à leur tour divisées en 100 secondes décimales.

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Bien qu'il soit souvent appelé calendrier révolutionnaire, ce titre est légèrement trompeur, car le calendrier ne date pas du début de la Révolution française en 1789, bien que cette idée ait été suggérée. Le calendrier célèbre plutôt la naissance de la République française, en commençant par le 22 septembre 1792, premier jour de la première année. Depuis son adoption le 24 octobre 1793, le calendrier a perduré pendant la période du Premier Empire français avant d'être définitivement aboli le 1er janvier 1806.

Origines

Dès ses débuts, la Révolution française était obnubilée par la destruction de toutes les traces de la société d'Ancien Régime, considérée comme corrompue, archaïque et oppressive. Ces changements allaient de réformes sociétales de grande ampleur, comme le démantèlement du féodalisme et l'abolition de la monarchie, à des mesures moins spectaculaires, mais non moins importantes, comme l'introduction du système métrique. Pourtant, aucun changement n'indiqua peut-être autant l'intention des révolutionnaires de construire une société entièrement nouvelle que le calendrier républicain, introduit pour la première fois en octobre 1793.

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Plutôt que de réconcilier le calendrier grégorien avec l'ère républicaine, le comité supprima l'ancien calendrier et en créa un tout nouveau.

Bien entendu, l'idée d'abandonner l'ancien calendrier et de proclamer une nouvelle ère de liberté était antérieure de plusieurs années au calendrier républicain. Dès le 15 juillet 1789, le lendemain de la prise de la Bastille, des citoyens enthousiastes dataient déjà leurs journaux et leurs lettres comme "le deuxième jour de la liberté" (Furet, 539). Alors que l'Assemblée nationale continuait d'apporter des réformes rapides tout au long de cet été révolutionnaire, les appels se multiplièrent pour que l'année 1789 soit officiellement déclarée l'an I de l'ère de la liberté et que le 14 juillet marque le début de chaque nouvelle année.

Cette idée ne faisait cependant pas l'unanimité, car beaucoup de gens ne voyaient aucune raison de modifier radicalement leur perception du temps en plaçant le jour de l'an au milieu de l'été. Cela entraîna des désaccords entre les citoyens à l'esprit révolutionnaire; certains suggérèrent que le premier jour de la deuxième année de la Liberté commence le 1er janvier 1790, plutôt que le 14 juillet de cette année-là. Cette divergence ne fit que semer la confusion, car l'année qui suivit la prise de la Bastille fut appelée, 1790, Année I de la Liberté ou Année II de la Liberté selon à qui l'on s'adressait.

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Inévitablement, cela entraîna des problèmes concernant les dates à mettre sur les transactions financières, obligeant l'Assemblée législative à affronter le problème en janvier 1792. Après un débat approfondi, l'Assemblée décida officiellement que le 1er janvier resterait le début de la nouvelle année, pour éviter de se mettre en décalage avec les autres calendriers européens. Désormais, tous les documents officiels seraient datés selon l'ère de la Liberté, proclamée comme ayant commencé le 1er janvier 1789, même si, dans la pratique, le calendrier grégorien restait plus largement utilisé.

La question se posa à nouveau lorsque, neuf mois plus tard, la Première République française fut instaurée. Presque immédiatement, le nouvel organe législatif, la Convention nationale, fut bombardé d'une avalanche de pétitions demandant que le 21 septembre soit reconnu comme le nouveau jour de l'an pour commémorer la date de naissance de la République. Cela déclencha un débat sur la question de savoir si la France devait se dater du début de la Révolution, de la naissance de la République ou d'un autre anniversaire important. En janvier 1793, dans l'espoir de régler définitivement la question, la Convention ordonna au Comité d'instruction publique de rédiger un rapport sur " les avantages qu'il y aurait pour la France à mettre l'ère commune en harmonie avec l'ère républicaine " (Furet, 539).

La création d'un calendrier

Ce qui devait être un rapport relativement rapide prit neuf mois à la commission. Plutôt que de s'en tenir à ses ordres de réconcilier le calendrier grégorien avec l'ère républicaine de la France, le comité décida d'abandonner complètement l'ancien calendrier et d'en créer un tout nouveau. Cette décision fut prise en partie en raison des efforts de la Convention, contrôlée par les Jacobins, pour déchristianiser la société. Le christianisme était indéniablement au cœur de l'ancien calendrier qui était centré sur la naissance de Jésus-Christ, ce qui impliquait qu'il s'agissait de l'événement déterminant de l'histoire humaine. En outre, pour sortir les Français des "superstitions" du christianisme et les faire entrer dans le giron de la "raison" éclairée, il fallait changer toute la structure de l'année. Si on les laissait telles quelles, les gens se souviendraient certainement de l'église chaque dimanche et des fêtes comme Noël chaque décembre.

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Une autre raison pour laquelle le comité décida de remanier le calendrier français était simplement parce qu'il pensait pouvoir créer une alternative plus concise et plus précise. Aux côtés des politiciens jacobins, d'éminents scientifiques et mathématiciens, tels que Gaspard Monge et Joseph-Louis Lagrange, apportèrent leur expertise pour atteindre cet objectif. Fait significatif, le comité décida de décimaliser leur année, en se basant sur le fait que le système décimal était la manière la plus naturelle de compter ; les êtres humains, après tout, sont naturellement nés avec dix doigts sur lesquels compter.

Decimal Clock
Horloge décimale
Unknown (Public Domain)

À cette fin, le calendrier fut conçu pour avoir douze mois, chacun composé de trente jours. Ces derniers étaient organisés en trois semaines de dix jours (appelées décades), qui étaient à leur tour divisées en journées de dix heures. Les heures dureraient désormais 100 minutes et les minutes 100 secondes. Une heure décimale était donc égale à 144 minutes conventionnelles, tandis qu'une minute décimale était égale à 86,4 secondes conventionnelles. En faisant du jour de repos hebdomadaire un dixième jour au lieu d'un septième, le comité réduisit également de manière drastique le nombre de jours chômés, une réforme que les économistes préconisaient depuis longtemps.

Le 20 septembre 1793, le directeur du comité, Charles-Gilbert Romme, présenta le rapport à la Convention nationale. Il recommanda que le calendrier commence rétroactivement le 22 septembre 1792, une date qui avait non seulement une signification réelle puisqu'il s'agissait du premier jour après la déclaration de la République, mais aussi une signification symbolique puisqu'il s'agissait de l'équinoxe d'automne ; comme Romme lui-même le dit fièrement, "l'égalité du jour et de la nuit était marquée dans le ciel", en même temps que "l'égalité civile et morale était proclamée par les représentants du peuple" (Furet, 541). En ce qui concernait le contenu du calendrier, Romme suggéra qu'il soit basé sur des événements historiques significatifs de la Révolution. Par exemple, le mois du 19 juin au 18 juillet s'appellerait Bastille, tandis que le mois du 19 juillet au 17 août s'appellerait Peuple pour commémorer la prise du palais des Tuileries par le peuple le 10 août 1792.

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Le 5 octobre, la Convention accepta l'idée de Romme de faire du 22 septembre 1792 le premier jour de la nouvelle ère mais rejeta sa terminologie jugée trop étrange et expérimenta brièvement une nomenclature ordinale pour le calendrier. Celle-ci se révélera rapidement trop lourde et fastidieuse, les citoyens étant contraints de marquer la date par quelque chose comme "signé le vingtième jour du premier mois de la deuxième année de la République". Réalisant que ce système était trop confus, la Convention se tourna ensuite vers le poète, dramaturge et homme politique jacobin Fabre d'Églantine pour nommer les mois et les jours.

Fabre d'Eglantine
Fabre d'Églantine
Unknown (Public Domain)

Plutôt que de se concentrer sur les personnes et les événements importants de la Révolution, Fabre conçut son calendrier pour célébrer la nature et le monde agricole dans lequel la majorité des travailleurs français résidaient encore. Il divisa l'année en quatre parties, chacune devant coïncider avec une saison naturelle. Chaque mois recevait un nom poétique destiné à évoquer la caractéristique la plus marquante de cette période de l'année. Les noms des mois étaient dérivés du français, du latin ou du grec, et les trois dernières lettres de chaque nom étaient regroupées par saison. Fabre attribua également un animal domestique différent à chaque quintidi (cinquième jour de la semaine), et chaque décadi (dixième et dernier jour de la semaine) reçut un outil agricole différent. À la place des saints et des martyrs chrétiens, les autres jours étaient consacrés à une variété d'herbes odorantes.

La moralisation de la Révolution française n'était cependant pas totalement absente du calendrier de Fabre. Les cinq derniers jours (ou six les années bissextiles) de l'année étaient appelés sans-culottides, en référence au groupe révolutionnaire des sans-culottes. Il s'agissait de jours fériés, chacun portant le nom d'un trait de caractère apprécié par la Révolution : les fêtes de la Vertu, du Génie, du Travail, des Récompenses et des Opinions. La sixième fête, qui apparaîtrait chaque année bissextile, serait la fête de la Révolution. Ainsi décidé, le calendrier républicain entra en vigueur le 24 octobre 1793, qui devint le 3 brumaire an II.

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Noms des mois et des jours

Voici les noms, les significations et les durées des mois et des jours de la semaine républicains tels qu'ils furent conçus par Fabre d'Églantine :

AUTOMNE

  • Vendémiaire: mois des vendanges, dérivé du latin vindemia, ou "vendanges". Premier mois de l'année. Il dure du 22 septembre au 21 octobre.
  • Brumaire: mois du brouillard, dérivé du français brume. Il dure du 22 octobre au 20 novembre.
  • Frimaire: mois de gelée, dérivé du français frimas, ou "gelée". Il dure du 21 novembre au 20 décembre.

Vendémiaire
Vendemiaire
Salvatore Tresca and Louis Lafitte (Public Domain)

HIVER

  • Nivôse: mois de la neige, du latin nivosus, ou "enneigé". Il dure du 21 décembre au 19 janvier.
  • Pluviôse: mois de pluie, du latin pluviosus, "pluvieux". Il dure du 20 janvier au 18 février.
  • Ventôse: mois du vent, du latin ventosus, "venteux". Il dure du 19 février au 20 mars.

PRINTEMPS

  • Germinal: mois de la germination des bourgeons, du latin germen, "bourgeon". Il dure du 21 mars au 19 avril.
  • Floréal: mois de la fleur. Il dure du 20 avril au 19 mai.
  • Prairial: mois de la prairie. Il dure du 20 mai au 18 juin.

Floréal
Floréal
Salvatore Tresca and Louis Lafitte (Public Domain)

ÉTÉ

  • Messidor: mois des récoltes, dérivé du latin messis ou "récolte des produits de la terre" et du grec doron ou "cadeau". Il dure du 19 juin au 18 juillet.
  • Thermidor: mois de la chaleur, dérivé du grec thermon ou "chaleur d'été". Il dure du 19 juillet au 17 août.
  • Fructidor: mois des fruits, du latin fructus. Dernier mois de l'année. Il dure du 18 août au 16 septembre.

JOURS DE LA SEMAINE

  1. Primidi (premier jour)
  2. Duodi (deuxième jour)
  3. Tridi (troisième jour)
  4. Quartidi (quatrième jour)
  5. Quintidi (cinquième jour)
  6. Sextidi (sixième jour)
  7. Septidi (septième jour)
  8. Octidi (huitième jour)
  9. Nonidi (neuvième jour)
  10. Décadi (dixième et dernier jour, destiné au repos et à la fête)

Histoire du calendrier

Le calendrier républicain, établi par les Jacobins au début du règne de la Terreur, resta en usage pendant toute cette période. De nombreux événements centraux qui eurent lieu pendant la Terreur furent nommés d'après les dates républicaines auxquelles ils se produisirent. Citons par exemple la loi du 14 Frimaire, par laquelle le Comité de salut public consolida le pouvoir, la loi du 22 Prairial, qui permit d'accélérer les exécutions, et le 9 Thermidor, date à laquelle Maximilien Robespierre et ses alliés perdirent le pouvoir, qui mit fin à la Terreur et à la domination jacobine.

Les réactionnaires qui prirent le pouvoir dans le sillage des Jacobins, eux-mêmes souvent qualifiés de thermidoriens, s'en prirent au calendrier républicain qui était devenu un mémorial aux idéaux jacobins. Il fut dénoncé par l'homme politique Jean-Denis Lanjuinais, qui le qualifia d'invention des tyrans qui avaient "osé changer les temps et les jours" (Furet, 544). Curieusement, à la même époque, alors que d'autres vestiges du régime jacobin étaien supprimés, le calendrier resta en place, malgré de nombreuses pétitions de citoyens qui souhaitaient le voir aboli. Sa survie fut en partie due à certains membres influents de la Convention nationale qui craignaient que l'abolition du calendrier ne crée un dangereux précédent dans lequel d'autres réalisations révolutionnaires pourraient être annulées.

Messidor
Messidor
Louis Lafitte (Public Domain)

Le calendrier resta en place pendant onze ans après la chute des Jacobins. Des efforts furent faits occasionnellement pour le revitaliser, surtout après le coup d'État du 18 fructidor an V. Des représentants envoyèrent des lettres aux journalistes, leur rappelant d'utiliser les dates républicaines dans leurs articles, et les gouvernements municipaux furent priés d'éviter d'organiser des festivals lors des anciennes fêtes chrétiennes. Comme de nombreux ouvriers français avaient recommencé à observer leurs jours de repos le dimanche traditionnel plutôt que le décadi, les révolutionnaires tentèrent de les inciter à observer le dixième jour en ordonnant que toutes les célébrations, annonces et fêtes nationales ne se tiennent que le décadi. Cependant, cela n'eut pas beaucoup d'effet ; une étude réalisée en l'an VI révéla que "le peuple déteste nos fêtes nationales", tandis qu'un autre rapport publié l'année suivante admit que

Les dimanches et les fêtes catholiques... sont depuis quelque temps célébrés avec autant de pompe et de splendeur qu'auparavant. Il n'en va pas de même pour le décadi, qui n'est observé que par une petite poignée de citoyens. Les premières à désobéir à la loi sont les épouses des fonctionnaires qui s'habillent pour les fêtes de l'ancien calendrier et s'abstiennent de travailler plus religieusement que quiconque. (Furet, 545)

Ainsi commença le lent déclin du calendrier républicain. En l'an VIII (1799-1800), toutes les fêtes révolutionnaires furent abolies, à l'exception du 14 juillet et du 1er vendémiaire (22 septembre). Ensuite, sous la direction de Napoléon Bonaparte, le Concordat de 1801 rétablit l'Église catholique romaine comme institution officielle en France, bien qu'elle ne soit pas déclarée religion d'État officielle. Le Concordat rétablit également les noms grégoriens des jours de la semaine et rétablit le dimanche comme jour de repos officiel pour les employés du gouvernement.

Tous les autres aspects du calendrier républicain, tels que les mois et les années, restèrent inchangés jusqu'au 1er janvier 1806 (ou 11 nivôse an XIV), date à laquelle Napoléon, désormais empereur des Français, le fit abolir, rétablissant officiellement le calendrier grégorien. Le calendrier républicain resta en sommeil pendant plus de 60 ans jusqu'à ce qu'il ne soit brièvement ressuscité pendant l'éphémère Commune de Paris en 1871. Il fut utilisé du 6 au 23 mai 1871, soit du 16 floréal au 3 prairial de l'an LXXIX selon le calendrier républicain.

Héritage

Le calendrier républicain français n'est pas le seul calendrier révolutionnaire à avoir existé ; la Révolution russe vit naître le calendrier soviétique qui expérimenta des semaines de travail de cinq et six jours, sans toutefois tenter de modifier le reste de l'année grégorienne. Le calendrier français est encore célèbre de nos jours pour sa tentative audacieuse de réorganiser radicalement l'année, ainsi que pour les noms poétiques des mois. Les historiens y font souvent référence lorsqu'ils discutent d'événements qui se sont déroulés alors qu'il était utilisé ; par exemple, le coup d'État par lequel Napoléon Bonaparte s'est emparé du pouvoir est encore généralement appelé le Coup du 18 Brumaire plutôt que le Coup du 9 novembre.

Emperor Napoleon in His Study at the Tuileries
L'empereur Napoléon dans son cabinet de travail aux Tuileries
Jacques-Louis David (Public Domain)

Les pièces de monnaie frappées pendant cette période étaient marquées de dates républicaines, désignant généralement les années par des chiffres arabes plutôt que par les chiffres romains couramment utilisés dans les documents officiels (par exemple, l'an 3 plutôt que l'an III). En bref, les horloges étaient fabriquées pour afficher l'heure décimale. L'utilisation de l'heure décimale fut officiellement supprimée en avril 1795, bien avant que le reste du calendrier ne soit aboli. La rareté de ces horloges décimales fait de celles qui ont survécu des antiquités d'une valeur inestimable.

Le calendrier républicain français symbolise les efforts des révolutionnaires de vouloir bouleverser complètement la société dans leur quête d'une nouvelle ère de liberté. Pourtant, la nature changeante de la Révolution devint rapidement incompatible avec le calendrier structuré autour du patriotisme républicain et du dégoût pour le christianisme et les coutumes de l'ancien monde. L'exemple le plus symbolique en est peut-être le fait que les deux principaux auteurs du calendrier, Fabre d'Églantine et Charles-Gilbert Romme, furent tués par la Révolution qu'ils avaient contribué à promouvoir ; Fabre fut guillotiné en 1794, Romme se suicida un an plus tard pour éviter de subir le même sort. Pourtant, le calendrier représentait aussi la liberté, ce qui explique peut-être pourquoi il dura si longtemps, survivant non seulement à la Révolution mais aussi à la République qui l'avait vu naître.

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Questions & Réponses

Quel était le calendrier de la Révolution française ?

Le calendrier républicain ou révolutionnaire français était un calendrier sécularisé destiné à séparer l'"ère républicaine" de la France, qui commence avec la naissance de sa République le 22 septembre 1792, de l'"ère de l'oppression" ou de tout ce qui a précédé cette date.

Combien de mois y avait-il dans le calendrier républicain français ?

Le calendrier républicain français comprenait douze mois, chacun composé de trois semaines de dix jours.

Quel jour le calendrier républicain français a-t-il commencé ?

Le calendrier républicain français a commencé le 22 septembre

Quand la France cessa-t-elle d'utiliser le calendrier républicain ?

La France cessa officiellement d'utiliser le calendrier républicain le 1er janvier 1806, sous le règne de l'empereur Napoléon Ier, bien qu'il ait été brièvement rétabli du 6 au 23 mai 1871 pendant la Commune de Paris.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Harrison W. Mark
Harrison Mark est diplômé de SUNY Oswego où il a étudié l'histoire et les sciences politiques.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, H. W. (2022, octobre 26). Calendrier Républicain [French Republican Calendar]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21125/calendrier-republicain/

Style Chicago

Mark, Harrison W.. "Calendrier Républicain." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le octobre 26, 2022. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21125/calendrier-republicain/.

Style MLA

Mark, Harrison W.. "Calendrier Républicain." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 26 oct. 2022. Web. 24 avril 2024.

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