Bouddhisme Mahayana

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Définition

Joshua J. Mark
de , traduit par Jerome Couturier
publié le 17 août 2021
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Texte original en Anglais : Mahayana Buddhism

Siddhartha Gautama, the Historical Buddha (by Cristian Violatti, CC BY-NC-SA)
Siddhartha Gautama, le Bouddha Historique
Cristian Violatti (CC BY-NC-SA)

Le Bouddhisme Mahayana peut être défini comme un mouvement majeur de l'histoire du Bouddhisme qui trouve son origine dans le Nord de l'Inde. Il se compose de nombreuses écoles et réinterprétations des croyances, valeurs et idéaux fondamentaux de l'homme, et pas seulement de ceux des enseignements bouddhistes.

Le Mahāyāna, également connu comme le 'Grand Véhicule' parce qu'il englobe un grand nombre d'aspects, débuta au IIème siècle ap. JC, mais on suppose que ce raz-de-marée de changements commença à se développer avant cette date, en s'appuyant sur les écoles et systèmes existants, et qu'il se poursuit jusqu'à aujourd'hui. Ses origines exactes ne sont pas encore complètement comprises, mais contrairement aux aspirations bouddhistes antérieures, une grande importance a été accordée de façon égale aux doctrines de la compassion (sanskrit, karunā) et de la connaissance (skt, prajñā). En outre, le Bodhisattva, l'être humain qui se consacre au service des autres, devint le nouveau modèle de la pratique religieuse, par opposition à l'Arhat (Auditeur ou Aspirant du Hīnayãna), qui n'est intéressé qu'à la la recherche personnelle de la libération.

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Cette époque représente aussi un changement social massif dans la pratique des Bouddhistes, car les chefs de famille, les laïcs, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas renoncé à la vie pour devenir moines ou nonnes, deviennent aussi importants que le clergé, c'est-à-dire les pratiquants monastiques qui vouent toute leur vie à Bouddha. En outre, un nouveau corpus littéraire est associé à ce mouvement, connu sous le nom de textes de la Perfection de la Connaissance (Prajñā-pāramitā Sūtras), dans lesquels le Bouddha Sakyamuni (le Bouddha historique) est vu sous un jour nouveau comme un être surnaturel (formalisé plus tard sous le nom de trikāya, trois corps), et le concept et la doctrine de la vacuité (skt, śūnyatā) prennent une importance majeure. Aujourd'hui, le Bouddhisme Mahayana est prédominant dans l'Asie du Nord et les pays sinisés. Il a été fortement influencé culturellement et par les religions existantes dans cette région, comme le Taoïsme et le Confucianisme.

Classification

Pour clarifier ce mouvement complexe de pensée spirituelle et religieuse et de pratique religieuse, il peut être utile de comprendre les trois principales écoles du bouddhisme à ce jour : le Theravāda (également connu sous le nom de Hīnayãna, Petit Véhicule ou Véhicule des Auditeurs), le Mahāyāna et le Vajrayāna. Les pratiquants les reconnaissent comme les trois principales voies d'accès à l'Illumination (skt, bodhi, 'éveil'), l'état qui marque le sommet de toutes les voies religieuses bouddhistes. Les différences entre ces écoles sont les suivantes:

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Le Theravada est la seule école qui subsiste de la première période bouddhiste, ses textes centraux (Canon Pāli) sont en pali, la langue parlée par le Bouddha, et ses adeptes, exclusivement monastiques, s'efforcent d'atteindre l'illumination pour leur propre libération.

Le Mahayana utilise le sanskrit comme langue principale, et ses adeptes monastiques et laïcs œuvrent à la libération de tous les êtres sensibles, faisant de la compassion et de la connaissance (sagesse) ses doctrines centrales.

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Le Vajrayana, l'École du Diamant, initialement limitée au Tibet (l'occupation chinoise l'a chassée du pays au 20ème siècle), met l'accent sur la permanence des enseignements du Bouddha, symbolisée par le vajra (la foudre), un instrument rituel utilisé pour les cérémonies, il fait intervenir le Tantra (techniques permettant d'atteindre rapidement l'illumination) et s'adresse principalement aux pratiquants laïcs.

Les principales écoles pratiquées aujourd'hui sont le Bouddhisme de la Terre Pure, le Zen, le Nichiren, le Shingon et le Tendai (tous Mahayanas), ainsi que le Bouddhisme Tibétain (Vajrayāna). Il est significatif que les textes Theravāda concernent exclusivement la vie et les premiers enseignements du Bouddha, alors qu'en raison d'une large propagation (par la diffusion des enseignements), les textes Mahāyanā et Vajrayāna apparaissent dans au moins six langues. Les textes Mahāyanā contiennent un mélange d'idées, les premiers textes ayant probablement été composés dans le Sud de l'Inde et étant confinés au strict Bouddhisme monastique, tandis que les textes plus tardifs furent écrits dans le Nord de l'Inde et n'étaient plus confinés au monachisme mais étaient diffusés aussi à la pensée laïque.

Écoles et Personnalités

Le terme Mahāyāna fut mentionné pour la première fois dans le Sutra du Lotus (parmi les derniers enseignements du Bouddha Sakyamuni) à une date indéterminée entre le 1er et le 5ème siècle ap. JC. Toutefois, selon de récentes études, il pourrait y avoir eu une erreur de terme, car au lieu de 'yana', qui signifie 'véhicule', il aurait pu s'agir de 'mahajāna', 'jāna' signifiant 'connaissance', donc 'grande connaissance'. À cette époque, le Dharma (pali, Dhamma), la loi naturelle de toute existence selon le Bouddhisme, n'était plus considéré comme un élément doctrinal mais comme un médicament qui devait guérir toutes les souffrances du monde.

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Chez les Mahayanas, de nouvelles écoles commencèrent à apparaître, comme le Madhyamaka ('l'École Médiane', 2ème siècle ap. JC), le Yogācāra ou Yogachara (basé sur la pratique du yoga, 4ème siècle ap. JC), la tradition de la Terre Pure en Chine (dates et origines incertaines, mais des exemples sont Tiantai et Chán), et le Vajrayāna (Bouddhisme Tibétain fondé au 5ème siècle ap. JC par Padmasambhava).

Buddhist Illuminated Manuscript, Goryeo Period
Manuscrit Bouddhiste Enluminé, Période Goryeo, Corée
Eggmoon (CC BY-SA)

Le Bouddhisme Mahāyāna est prédominant en Asie du Nord. Il s'est répandu à partir du Nord de l'Inde vers le Tibet et l'Asie centrale, la Chine, la Corée, et enfin le Japon. En raison des influences culturelles et de la diversité des pays, le champ des pratiques bouddhistes s'est encore élargi pour inclure les pratiques tantriques et le Chamanisme (un chaman est un intermédiaire qui a accès au monde des esprits et de la guérison) d'Asie centrale. Le Taoïsme et le Confucianisme donnèrent naissance à l'école de contemplation Chán en Chine et en Corée, qui se développa en Zen japonais, etc.

Les figures notables de ce mouvement sont le philosophe indien Ashvaghosha (80-150 ap. JC), auteur de La Naissance de la Foi dans le Mahāyāna, traduit en chinois vers 550 ap. JC; Maitreyanātha, qui compila la voie du Mahāyāna dans la perspective de l'école Yogācāra, en 800 versets; Nāgārjuna, fondateur de l'école Madhyamaka, né vers le IIe siècle ap. JC dans le sud de l'Inde; Aryadeva, principal disciple de Nagarjuna; Dōgen, connu pour ses enseignements sur la Nature du Bouddha au Japon ; Kukai, fondateur du Bouddhisme Shingon; et l'école Huayan basée sur l'exégèse du sutra de la 'Guirlande de Fleurs' en Chine, en Corée et au Japon.

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Doctrines

Comme nous l'avons mentionné, les principaux principes de ce Bouddhisme Mahāyāna sont la compassion (karunā) et la connaissance ou sagesse (prajñā). La perfection de ces valeurs humaines culmine chez le Bodhisattva (pali, Bodhisatta), un être modèle qui se consacre de manière altruiste au service des autres, en mettant de côté toute notion d'intérêt personnel; s'en oppose, la recherche intéressée de la libération personnelle (Hīnayāna ou Śrāvakayāna). Bodhisattva signifie être illuminé ou une personne orientée vers l'illumination. Cet être humain idéal s'inspire de l'histoire de la vie du Bouddha Sakyamuni qui commença par émettre le souhait d'atteindre l'illumination pour le bien de tous les êtres, sous la forme d'un vœu. Il se lança ensuite dans une vie religieuse en cultivant les Six Perfections (Paramitas).

Gandhara Bodhisattva
Bodhisattva Gandhara, Inde/Afghanistan
Mary Harrsch (Photographed at the Asian Art Museum of San Francisco) (CC BY-NC-SA)

Les premiers textes Mahāyāna stipulent qu'un Bodhisattva ne peut être que masculin, mais les textes ultérieurs autorisent les Bodhisattvas féminins. Le terme bodhicitta est utilisé pour décrire l'état d'esprit d'un Bodhisattva, lequel peut revêtir deux aspects : le relatif, esprit dirigé et engagé vers l'illumination, avec cessation de tous les désirs et attachements, et l'absolu, un esprit dont la nature est l'illumination. Un Bodhisattva doit se mettre à la place des autres afin d'être désintéressé et d'incarner la compassion : en d'autres termes, il doit s'échanger contre l'autre.

Avec cette concentration nouvelle sur la vie du Bouddha, des pratiquants laïcs ou des chefs de famille qui étaient bien mieux placés que les moines ou les nonnes pour accomplir le vœu de Bodhisattva émergèrent et devinrent un élément clé du bouddhisme Mahāyāna. Le premier Bouddhiste laïc, Cunda, fut illuminé lors du Parinirvāna du Bouddha (mort d'un Bouddha), à l'indignation des moines et des rois illuminés venus apporter les offrandes finales. Lors de son départ du monde comme un vieil homme, le Bouddha révéla que tous les êtres, y compris les femmes, pouvaient devenir éveillés, et pas seulement les moines. À partir de ce moment, l'illumination prit un nouveau sens.

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Écritures

La littérature biographique du Bouddha apparut pour la première fois pendant cette époque du Mahāyāna, et elle contribua à la diffusion rapide du Bouddhisme par la Route de la Soie vers l'Est de l'Inde, puis le Népal et le Tibet. En outre, les poètes bouddhistes exprimèrent leur foi au moyen d'expressions littéraires qui transcendaient les lignes doctrinales séparant les différentes écoles.

LA NOUVELLE ÉPOQUE MAHĀYĀNA S'ACCOMPAGNA D'UN CANON D'ÉCRITURES, CONNU SOUS LE NOM DE "PERFECTION DE LA SAGESSE", CARACTÉRISÉ PAR LA DOCTRINE DE LA VACUITÉ, QUI IMPLIQUE DE CONSIDÉRER BOUDDHA COMME UN ÊTRE SURNATUREL.

La nouvelle époque Mahāyāna, longtemps après le Parinirvāna du Bouddha, s'accompagna d'un canon d'écritures connu comme les Prajñā-pāramitā Sūtras (Perfection de la Sagesse). Ils se caractérisent par la doctrine de la vacuité (śúnyatā) qui implique de considérer pour la première fois le Bouddha comme un être surnaturel digne de dévotion. Cela mena plus tard à la doctrine de sa nature en tant que trikāya, ou triple corps de Bouddha: le Dharmakāya (le corps d'illumination ou de vérité), le Sambhogakāya (le corps de félicité ou de lumière claire), et le Nirmānakāya, (le corps formel se manifestant dans le temps et l'espace, perceptible).

Le Bodhicaryāvatāra, 'Entrée dans la Voie de l'Illumination', attribué à Shantideva (685-763), moine bouddhiste, poète et érudit basé à l'Université de Nalanda (Inde du Nord), est l'un des principaux textes destinés aux aspirants Bodhisattvas. Il décrit les différentes étapes suivies par un Bodhisattva pour atteindre l'illumination. Une citation célèbre en est extraite :

Quiconque souhaite sauver rapidement lui-même et un autre doit pratiquer le mystère suprême - l'échange de soi et de l'autre. (8.120).

La compassion peut être utilisée de manière tangible par les pratiquants du Mahāyāna dans le transfert de mérite accumulé par la pratique de dévotion à tous les êtres sensibles. La sagesse peut être utilisée pour transcender la condition humaine par la conviction que tous les êtres contiennent la graine de Bouddha et peuvent donc devenir un Bouddha. Les six pāramitā (perfections) constituent la base du vœu de bodhisattva :

  • la générosité (dāna)
  • la moralité (śīla)
  • la patience (ksānti)
  • le courage (vīrya)
  • la connaissance (jhāna ou dhyāna)
  • la Sagesse (prajñā).

Dans le Bouddhisme primitif, il y avait dix pāramitās, et plus tard dans le Mahāyāna, elles furent portées à nouveau à dix pour correspondre aux dix étapes (bhumi) du progrès spirituel d'un Bodhisattva. Libérer ou sauver ceux qui étaient perdus ou souffrants devient l'unique objectif de vie de ceux qui prononcent ce vœu de Bodhisattva, jusqu'à aujourd'hui.

Lieux de Culte

Une autre caractéristique du Bouddhisme Mahāyāna est la présence des stupas. Ce sont des tours ou dômes religieux qui ont évolué, partant de simples tumulus funéraires pour finalement avoir de hautes flèches et former des structures, les pagodes, communes dans toute l'Asie. Le Bouddha demanda qu'à sa mort un stupa soit construit sur ses reliques. Aujourd'hui, les stupas qui subsistent contiennent souvent des objets sacrés tels que des textes, ainsi que des reliques ou des restes d'êtres vénérés. Leur popularité en tant que lieu de culte s'est accrue au fur et à mesure que le Bouddhisme s'étendait aux masses, qui étaient pour la plupart des laïcs illettrés. Sur les murs intérieurs des stupas, des images étaient peintes et des sculptures étaient réalisées pour décrire la vie de Bouddha et ses vies antérieures en tant que bodhisattva.

The 'Great Stupa' at Sanchi
Le 'Grand Stupa' de Sanchi, Inde
Gérald Anfossi (CC BY-SA)

Pratiquants Laïcs et Monastiques

De nombreux chercheurs affirment que le Bouddhisme laïc fut à l'origine de l'essor des Mahayanas. Le fait de centrer le mouvement sur Bouddha en tant que premier Bodhisattva et la révélation que tous les êtres pouvaient atteindre l'illumination favorisèrent le Bouddhisme dans la vie quotidienne plutôt que derrière les portes des monastères. On a aussi des évidences que les privilèges excessifs et l'arrogance des moines étaient détestés par les habitants, en particulier au Japon, et que le clergé méprisait les pratiquants laïcs comme dans d'autres religions, notamment le Christianisme. Le Asokadattavyakarana Sutra prônait la sagesse des femmes et des jeunes filles: la protagoniste, une princesse de 12 ans, refuse de saluer les moines en les qualifiant de "chacals du Hinayana". Dans le même temps, le Vimalakirtinirdesa Sutra prône le Bouddhisme laïc à travers les exploits de son héros, Vimalakirti.

Les stupas étaient administrés par des adeptes laïcs, ainsi l'importance de la vie du Bouddha devint de plus en plus signifiante. Ils offraient non seulement l'occasion d'un culte différent, mais aussi d'une interaction sociale. Il existait enfin une tradition religieuse alternative pour les chefs de famille, dont certains sont devenus les fondateurs de nouvelles écoles, comme le prince Shotoku au Japon. Il ne prononça jamais de vœux monastiques, bien qu'il vivait les enseignements bouddhistes dans sa vie quotidienne, et qu'il devint le premier homme d'état bouddhiste à réorganiser le Japon avec une constitution en 17 articles. L'élargissement des doctrines du Mahāyāna et l'attrait universel de l'atteinte de l'état de Bouddha ont permis à de nombreuses écoles de fleurir en dehors des monastères et souvent de se concentrer sur des textes du Mahāyāna. On peut dire que pendant une longue période, les moines sont restés cloîtrés à écouter le Dharma, tandis que les laïcs travaillaient activement en tant que Bodhisattvas dans la vie quotidienne.

Stupa in Ajanta
Stupa à Ajanta, Inde
Jean-Pierre Dalbéra (CC BY)

La signification de la mort physique du Bouddha, qui n'est qu'une apparence, est primordiale dans le Bouddhisme Mahāyāna. Par compassion, il devint omniprésent pour aider les êtres sensibles souffrants pris au piège du samsāra, le cycle des naissances et des morts répétées dans lequel ils sont aveuglés par les trois racines du mal, à savoir l'avidité, la haine et l'illusion, qu'ils doivent subir jusqu'à ce qu'ils atteignent le "Nirvana" (l'Illumination). Le samsāra, bien qu'il ne soit pas nommé, est caractérisé comme la souffrance (skt, dukkha) dans la première des Quatre Nobles Vérités. Il s'agit d'une notion ancienne, commune à toutes les grandes religions indiennes, qui remonte à environ 800 av. JC.

Ce changement frappant d'attitude envers le Bouddha et ses enseignements représente sa réabsorption dans la société à laquelle il avait renoncé et dont il s'était éloigné dans les monastères. Cela créa fondamentalement un nouveau système religieux et une conscience de soi qui se manifeste dans le corps des sutras du Mahāyāna et qui rendit ces doctrines respectables.

Le Bouddhisme Aujourd'hui

Au 21ème siècle, on estime que 488 millions de personnes (9 à 10 % de la population mondiale) pratiquent le Bouddhisme, dont environ la moitié sont des pratiquants des écoles Mahāyāna en Chine, qui continuent à prospérer. Les principaux pays qui pratiquent actuellement le Bouddhisme sont la Chine, le Japon, la Corée et le Vietnam. Le Bouddhisme Tibétain fut adopté par des pratiquants internationaux, notamment occidentaux, en raison de l'occupation chinoise du Tibet.

Le 'Bouddhisme socialement engagé', qui vit le jour en 1963 dans un Vietnam ravagé par la guerre, terme inventé par Thich Nhat Hanh, moine et militant international pour la paix, est un mouvement contemporain qui s'attache à développer des solutions bouddhistes pour les problèmes sociaux, politiques et écologiques mondiaux. Ce mouvement n'est pas divisé entre membres monastiques et laïcs, et comprend des adeptes de pays bouddhistes ainsi que des convertis occidentaux. Le Cambodge, la Thaïlande, le Myanmar, le Bhoutan et le Sri Lanka sont les principaux pays bouddhistes (plus de 70 % de la population y est pratiquante), tandis qu'au Japon, au Laos, à Taïwan, à Singapour, en Corée du Sud et au Vietnam le Bouddhisme a un statut de forte minorité.

De nouveaux mouvements continuent de se développer pour s'adapter au monde moderne. Les plus notables sont peut-être le Mouvement Bouddhiste Dalit (les Dalits sont un groupe d'Indiens connus comme les 'Intouchables' parce qu'ils ne font pas partie du système rigide des castes, mais qui gagnent aujourd'hui en respect et en statut avec le soutien des Nations unies), la Nouvelle Tradition Kadampa, dirigée par le moine tibétain Kelsang Gyatso, qui se réclame d'un Bouddhisme moderne axé sur les pratiquants laïcs, et le Mouvement Vipassana, composé d'un certain nombre de branches du Bouddhisme Theravada moderne qui ont quitté les monastères, se concentrant sur la méditation intérieure.

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Traducteur

Jerome Couturier
Je suis médecin, spécialisé en Génétique. J'aime l'Histoire et l'Antiquité depuis mon plus jeune âge. J'ai toujours eu un interêt pour la recherche dans divers domaines scientifiques, dont l'archéologie.

Auteur

Joshua J. Mark
Écrivain indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2021, août 17). Bouddhisme Mahayana [Mahayana Buddhism]. (J. Couturier, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-15782/bouddhisme-mahayana/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Bouddhisme Mahayana." Traduit par Jerome Couturier. World History Encyclopedia. modifié le août 17, 2021. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-15782/bouddhisme-mahayana/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Bouddhisme Mahayana." Traduit par Jerome Couturier. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 17 août 2021. Web. 03 déc. 2021.

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