Stupa

Définition

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 01 septembre 2020
Disponible dans ces autres langues: anglais
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Boudhanath Stupa (by Jun Wei Fan, CC BY-NC-SA)
Stupa de Boudhanath
Jun Wei Fan (CC BY-NC-SA)

Un Stupa (ou stoupa, littéralement "tas" ou "pile") est un reliquaire, un sanctuaire contenant les restes d'un saint ou d'une sainte personne et/ou des artefacts (reliques) qui lui sont associés. Le Stupa est originaire de l'Inde et date d'avant le 5ème siècle avant notre ère, il s'agissait de tombes de saints hommes et évolua par la suite vers des sites sacrés dédiés au Bouddha (c. 563 - c. 483 av. J.-C.).

Plus tard, des stupas furent également érigés pour honorer des arhats (saints), des bodhisattvas (êtres éveillés) bouddhistes, d'autres figures saintes ou des divinités locales. Un stupa est une structure hémisphérique, avec une flèche au sommet, parfois située sur une base dont la forme et la taille varient (en fonction de l'objectif du stupa) et qui est entourée d'une allée pour les visiteurs. Certains stupas, comme le Grand Stupa de Sanchi, en Inde, ou le Stupa de Boudhanath à Katmandou, au Népal, sont de grandes structures ornées, tandis que d'autres sont plus modestes.

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La construction de stupas à grande échelle, associée au bouddhisme, commença dans toute l'Inde sous le règne d'Ashoka le Grand (268-232 av. J.-C.) de l'empire maurya (322-185 av. J.-C.), après sa conversion au bouddhisme. Avant le règne d'Ashoka, il y avait huit stupas (ou dix, selon certains spécialistes) dédiés au Bouddha (et contenant ses restes incinérés) sur différents sites, qui correspondaient à des événements importants de sa vie. Afin de répandre le bouddhisme et d'encourager l'éveil de ses sujets, Ashoka fit déterrer les restes et ordonna la construction de nombreux autres stupas (84 000, selon la légende), chacun d'entre eux recevant une certaine quantité de restes qui conféraient à la structure une énergie mystique.

QUELLE QUE SOIT LA CULTURE DERRIÈRE UN STUPA, SON BUT EST DE FOURNIR UN ESPACE SACRÉ OÙ LES GENS PEUVENT SE CENTRER SUR DES PENSÉES SUPÉRIEURES ET SE REVITALISER SPIRITUELLEMENT.

Les stupas bouddhistes ne sont qu'un type parmi d'autres, puisqu'il existe également des stupas hindous et jaïns, mais les stupas bouddhistes restent les plus populaires et leur construction, dans le monde entier, a été la plus prolifique. On trouve des stupas dans tous les pays du monde, de l'Inde au Sri Lanka, en passant par le Népal, la Chine, les pays européens, l'Australie, les États-Unis et bien d'autres encore. Quelle que soit la culture qui élève l'une de ces structures, son objectif est toujours le même: offrir un espace sacré permettant aux gens de se centrer sur des pensées supérieures et de se revitaliser spirituellement.

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L'acte de dévotion que constitue la construction d'un stupa est censé porter chance, apporter la santé et un bon karma, et permettre d'échapper au cycle des renaissances et de la mort (samsara), objectif de l'hindouisme, du bouddhisme et du jaïnisme, ou, du moins, de renaître dans une autre vie sur terre où l'on atteindra ce but. La destruction d'un stupa, à l'inverse, porte malheur, entraîne un mauvais karma et condamne à des cycles de vie répétés pour expier le péché. C'est pourquoi les stupas sont très appréciés dans le monde entier et on ne ménage pas ses efforts pour les entretenir. Ils sont considérés comme des sites sacrés d'une importance vitale, marquant un espace liminal hors du temps et des circonstances, quel que soit l'endroit où ils sont construits, et attirent quotidiennement des visiteurs - de toutes religions même des personnes qui n'en ont aucune.

Les premiers stûpas et le Bouddha

Les premiers stupas étaient des tumulus érigés sur les dépouilles de mystiques, d'ascètes, d'enseignants ou d'autres personnes ayant fait preuve d'une profonde perspicacité spirituelle. Ces premières structures étaient des amas de terre et de pierres qui recouvraient soit les restes incinérés de l'individu, soit son cadavre, qui était enterré en position assise et méditative. Le monticule était construit de manière à recouvrir le corps, avec une base large qui allait en s'amenuisant vers la tête. Cette forme était utilisée même dans les cas où la personne avait été incinérée, afin de symboliser la position méditative adoptée par les sages éclairés.

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Chaukhandi Stupa, Sarnath
Stupa Chaukhandi, Sarnath
Anindita Basu (CC BY-NC-SA)

Le Bouddha laissa des instructions à ses disciples pour que sa dépouille soit honorée de la même manière, comme le décrivent les chercheurs Robert E. Buswell, jr. et Donald S. Lopez, jr :

Dans le Mahaparinibbanasutta, le Bouddha dit qu'après sa mort, ses reliques doivent être enchâssées dans un stupa à un carrefour, et que le stupa doit être honoré avec des guirlandes, de l'encens et de la pâte de bois de santal. En raison d'un différend entre ses disciples laïcs après sa mort, ses reliques auraient été divisées en dix portions et distribuées à dix groupes ou individus, chacun construisant un stupa pour enchâsser sa part des reliques dans sa région d'origine. (859)

Ces stûpas reprenaient la forme précédente mais étaient plus élaborés et plus soigneusement construits pour représenter le Bouddha assis dans la position du lotus. Les sites de ces stupas furent choisis en fonction des événements les plus importants de la vie du Bouddha, notamment Lumbini (son lieu de naissance), Bodh Gaya (où il atteignit l'illumination), le parc des cerfs à Sarnath (où il prêcha son premier sermon), Kushingara (où il mourut). Les adeptes du bouddhisme se rendaient en pèlerinage sur les différents sites ou, selon leurs capacités ou leur degré de dévotion, sur tous les sites le long d'une route sacrée, ce qui leur permettait de revivre symboliquement l'existence terrestre du Bouddha.

Le bouddhisme et Ashoka le Grand

Le bouddhisme n'était pas une religion majeure en Inde, même cent ans après sa mort. Il s'agissait d'une école philosophique mineure qui s'était développée, avec d'autres, à partir de la tradition religieuse de l'hindouisme. L'hindouisme est connu des adeptes sous le nom de Sanatan Dharma ("Ordre éternel" ou "Voie éternelle") et l'"ordre" auquel il est fait allusion (connu sous le nom de rita) était divin, ayant été établi par le Seigneur suprême de l'Univers (qui était aussi l'Univers lui-même), Brahman. Cet ordre était compréhensible grâce aux textes connus sous le nom de Vedas ("Connaissance"), considérés comme des émanations sacrées de l'univers qui avaient été "entendues" par d'anciens sages et consignées par écrit. Les prêtres hindous de l'époque de Bouddha (5e siècle avant notre ère) comprenaient ces textes et les interprétaient pour le peuple, mais le peuple lui-même n'y avait pas accès. Divers sages de l'époque ont réagi en remettant en question la vision et la pratique orthodoxes de la religion, qui maintenaient tout le pouvoir et le contrôle spirituels entre les mains du clergé.

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Le bouddhisme resta une école philosophique mineure jusqu'au règne d'Ashoka le Grand.

Cette situation donna naissance à un certain nombre d'écoles de pensée différentes qui soit soutenaient la conception hindoue orthodoxe, soit la modifièrent, soit la rejetèrent. Les écoles qui soutenaient la vision hindoue étaient connues sous le nom d'astika ("il existe") parce qu'elles acceptaient l'existence de l'ordre éternel tel qu'il est énoncé dans les Védas et leur interprétation par les prêtres. Les écoles qui rejetaient l'orthodoxie hindoue étaient appelées nastika ("il n'existe pas") et comprenaient le bouddhisme, le charvaka et le jaïnisme. Le bouddhisme gagna du terrain plus tôt que le jaïnisme (tous deux plus que le charvaka) mais il resta une école philosophique mineure jusqu'au règne d'Ashoka le Grand.

Ashoka était le troisième roi de l'empire maurya, décrit par les historiens postérieurs comme totalement impitoyable et sans pitié. Vers 260 avant notre ère, Ashoka décida d'envahir le petit royaume de Kalinga, qui était entouré par l'empire maurya et avait été un partenaire commercial de longue date. On ne connaît pas la raison de cette invasion, car il semble que les deux parties profitaient équitablement de leurs relations. Quelle qu'en ait été la raison, Ashoka lança une campagne massive qui détruisit Kalinga et se solda par le massacre de 100 000 habitants, la déportation de 150 000 autres et la mort de milliers d'autres à la suite de blessures, de maladies et de famines.

Sanchi Stupa
Stupa de Sanchi
Elleen Delhi (CC BY-NC-SA)

Ashoka ne se réjouit pas de cette victoire et fut même choqué par le carnage et la destruction insensée. Après la campagne de Kalinga, il renonça à la violence et se consacra à la voie de la paix par le biais du bouddhisme. Il décréta que des édits seraient gravés dans tout son empire, relayant son concept de responsabilité personnelle et les préceptes bouddhistes, puis fit retirer les reliques du Bouddha des stupas originaux et les fit enchâsser dans des milliers d'autres érigés dans tout l'empire, tout en envoyant des missionnaires bouddhistes dans d'autres nations telles que la Chine, la Grèce, le Sri Lanka et la Thaïlande. Ces missionnaires introduisirent le concept de stupa dans les différentes régions où ils exerçaient leur ministère et, une fois que le bouddhisme eut trouvé sa place dans bon nombre de ces cultures, des stupas furent érigés au Sri Lanka (connus sous le nom de dagobas) et en Chine (connus sous le nom de pagodes) et se répandirent ensuite à partir de ces régions dans d'autres pays.

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Signification et fonction

La base fondamentale du bouddhisme est que la vie n'est que souffrance: on souffre par manque de ce que l'on n'a pas mais, une fois que l'on a cette chose, on souffre par peur de la perdre et, une fois qu'elle a disparu, on souffre de la perte. Tant que l'on vit, on souffre de cette manière, mais le Bouddha a compris qu'il existait un moyen de mettre fin à la souffrance, en changeant la façon dont on interprétait le monde et sa propre personne. En comprenant les quatre nobles vérités et en pratiquant les préceptes de l'octuple sentier, on peut élever sa compréhension de l'existence, contrôler ses pensées et ses actions, et vivre en paix avec soi-même et avec les autres. Tout ce que l'on désire, ce que l'on craint de perdre et ce que l'on pleure sont éphémères - ils ne sont pas faits pour durer - et n'ont donc pas de sens final. Il faut donc apprécier ces aspects de la vie pour ce qu'ils sont, mais ne pas s'y accrocher puisque leur nature est d'apparaître pour un court laps de temps et de disparaître ensuite. Le stupa bouddhiste est une manifestation physique de cette conception qui invite les adeptes à se centrer et à s'élever par le biais de divers rituels ou simplement en se rassemblant et en concentrant leurs énergies sur le site.

Dharmarajika Stupa (Taxila)
Stupa Dharmarajika (Taxila)
Dr. Muhammad Kashif Ali (CC BY-NC-ND)

L'apparence physique du stupa est destinée à élever l'esprit. La flèche supérieure (yasti) symbolise l'axis mundi (axe du monde), la ligne qui passe par le centre de la terre et autour de laquelle tourne l'univers. On pense également qu'elle représente l'arbre du monde, dont les racines sont profondément enfouies dans la terre et les branches dans le ciel, un symbole commun à de nombreuses cultures à travers le monde. Le yasti est entouré d'une porte carrée appelée harmika, et au-dessus du yasti et de l'harmika se trouvent des parasols qui symbolisent la protection, la majesté et le Bouddha lui-même. Le grand hémisphère descend de la yasti jusqu'à une plate-forme ou une base, parfois carrée, qui est souvent entourée d'un mur percé de quatre portes (toranas) correspondant aux quatre directions cardinales. Ces directions correspondent à leur tour à quatre événements de la vie du Bouddha:

  • Est - Naissance du Bouddha
  • Sud - Éveil du Bouddha
  • Ouest - Premier sermon du Bouddha
  • Nord - Nirvana/libération du Samsara du Bouddha

Stupa - Labelled Isometric View
Stupa, Vue Isométrique Légendée
Muhammad Bin Naveed (CC BY-ND)

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L'ensemble a pour but de reproduire l'image du Mont Meru, centre spirituel de l'univers dans la cosmologie bouddhiste, hindouiste et jaïniste. Le stupa est donc un espace sacré - quel que soit son emplacement ou les structures qui l'entourent - où l'on peut communier avec les énergies lumineuses et tranquilles qui infusent la structure. Les chercheurs Buswell et Lopez commentent:

Chacun de ces éléments architecturaux a évolué dans sa forme et s'est finalement imprégné d'une riche signification symbolique au fur et à mesure de l'évolution du stupa en Inde et dans toute l'Asie. Les reliques enchâssées dans le stupa sont considérées par les bouddhistes comme des vestiges vivants du Bouddha (ou du saint concerné), et le pèlerinage et le culte des stupas constituent depuis longtemps un type important de pratique bouddhiste. Pour toutes les écoles bouddhistes, le stupa est devenu un point de référence indiquant la présence du Bouddha dans le paysage. Bien que les premiers textes et les documents archéologiques associent le culte des stupas à la vie du Bouddha, et en particulier aux sites clés de sa carrière, on trouve également des stupas dans des lieux qui étaient sacrés pour d'autres raisons, souvent en raison d'une association avec une divinité locale. (860)

Les visiteurs du site peuvent se prosterner plusieurs fois devant le stupa, le contourner dans le sens des aiguilles d'une montre sur un sentier de marche, faire les deux, ou ne rien faire du tout. La circumambulation est le rituel le plus étroitement associé aux images des stûpas de nos jours. On entre sur le site par l'une des quatre portes, puis on fait le tour du stupa dans le sens des aiguilles d'une montre, en récitant des mantras, des prières et des chants, en touchant fréquemment le mur de la structure ou en plaçant des prières écrites dans des fentes. Cette circumambulation est parfois observée de manière rituelle un certain nombre de fois par période de 24 heures dans les stupas. Il faut procéder dans le sens des aiguilles d'une montre (vers la droite autour du stupa) pour suivre la course naturelle du soleil et de son énergie qui produit la lumière, la vie et encourage la croissance et la transformation; procéder dans le sens inverse des aiguilles d'une montre revient à diriger son énergie contre le flux naturel de la vie et, par essence, à tenter de "défaire" l'ordre naturel et l'état d'équilibre de l'existence. Il est donc interdit de procéder dans le sens inverse des aiguilles d'une montre devant un stupa.

Stupas célèbres et leur fonction

Le complexe de stupas le plus célèbre de l'Inde (et celui qui est le plus souvent représenté dans la définition d'un stupa) se trouve à Sanchi, dans l'État du Madhya Pradesh. Le complexe comprend le Grand Stupa (Mahastupa) commandé par Ashoka le Grand, des temples, des piliers, des reliefs et d'autres stupas. Les travaux du Grand Stupa auraient été supervisés par Ashoka lui-même, qui érigea sur le site l'un de ses piliers, sur lequel sont inscrits ses édits. Le pilier d'Ashoka à Sanchi est toujours visible dans le complexe. Les toranas du Grand Stupa sont sculptés et ornés de manière complexe, mais le Bouddha lui-même, sous sa forme physique, n'est pas représenté; sa présence est suggérée par des reliefs montrant ses empreintes de pas, ses yeux, le parasol symbolisant sa protection, ou par des animaux associés à sa vie et à son ministère. Des esprits et d'anciennes divinités de la fertilité sont également représentés sur les toranas, soulignant la nature inclusive et accueillante du site.

Le Sri Lanka, première région à avoir adopté le bouddhisme à grande échelle en dehors de l'Inde, compte un certain nombre de stupas impressionnants. Le plus connu est probablement Ruwanwelisaya, qui attire des adeptes bouddhistes du monde entier parce qu'il contient la plus grande quantité de reliques du Bouddha de tous les stupas et qu'il est donc censé offrir la plus grande quantité d'énergie et de pouvoir spirituels.

Ruwanwelisaya Stupa
Stupa Ruwanwelisaya
Arian Zwegers (CC BY)

Le Népal abrite deux autres stupas célèbres: le stupa de Boudhanath et le stupa de Swayambhunath, tous deux situés à Katmandou. Le stupa de Boudhanath est l'un des plus grands du Népal et du monde. Il a été construit directement sur une route commerciale du Tibet traversant la région et est devenu un centre religieux pour les réfugiés tibétains fuyant les persécutions chinoises. On dit qu'il contient les reliques d'un Bouddha ultérieur et il est entretenu en permanence. La structure a été endommagée lors d'un tremblement de terre en 2015 et a été restaurée pour un coût de plus de 2 000 000 de dollars américains. Le stupa de Swayambhunath est, selon la tradition, auto-créé (émergeant naturellement de la terre) et abrite de puissantes énergies spirituelles qui maintiennent la terre en équilibre. Ce stupa a également été endommagé lors du tremblement de terre de 2015 et a été restauré. Un modèle miniature est exposé au musée d'art asiatique de San Francisco, aux États-Unis. Toutes les caractéristiques du stupa y sont parfaitement reproduites, y compris les quatre bouddhas autour du sommet et les yeux du bouddha au-dessus d'eux, sur les quatre côtés - une caractéristique centrale de nombreux stupas.

Le plus grand ensemble de stupas au monde est Borobudur, à Java, en Indonésie, achevé au 9e siècle. Borobudur est un important site de pèlerinage bouddhiste où les visiteurs sont invités à parcourir les neuf niveaux de l'immense structure, en contemplant d'innombrables statues et reliefs relatifs à la vie et à la vision du Bouddha, ce qui leur permet de s'élever physiquement et psychologiquement au-dessus du monde de la vie quotidienne.

Borobudur Model
Maquette de Borobudur
Mark Cartwright (CC BY-NC-SA)

Les stupas ci-dessus datent des premiers siècles de l'ère commune, mais de nombreux autres ont été construits dans le monde au cours des 100 dernières années, voire plus récemment. Le stupa le plus haut d'Europe est celui de Benalmadena, en Andalousie (Espagne), achevé en 2003 et s'élevant à 33 mètres de haut. Aux États-Unis, le plus grand stupa est The Great Stupa of Dharmakaya Which Liberates Upon Seeing à Red Feather Lakes, Colorado, achevé en 2001. Son nom évoque la fonction principale du stupa, quel que soit l'endroit où il est érigé, qui est d'élever et de libérer l'âme de l'ignorance, de l'égoïsme, de l'obscurité spirituelle et du cycle des renaissances et de la mort.

Un stupa plus modeste mais non moins impressionnant a été érigé au Amitabha Stupa and Peace Park à Sedona, en Arizona, en 2004; il attire de nombreux visiteurs chaque jour. Les visiteurs offrent des sacrifices pour la paix et la compréhension dans le monde, ainsi que des pétitions pour des problèmes personnels et des prières de gratitude. La grande vision du Grand Stupa de la Compassion Universelle à Victoria (Bendigo), en Australie (consacré au début de l'année 2020) suit ce même paradigme d'élever un stupa et un complexe environnant pour encourager la bonté, la compréhension et l'empathie parmi les gens du monde entier.

Conclusion

Tous les stupas, partout, quel que soit leur âge ou leur environnement, encouragent ce même concept de libération spirituelle, de compassion pour les autres et de respect affectueux de tous les êtres vivants. Cette vision est incarnée par le projet de stûpa de glace du Ladakh, en Inde, lancé par l'ingénieur Sonam Wangchuk (né en 1966), qui crée des stûpas de glace afin d'irriguer la terre de manière naturelle. Les structures sont réalisées en gelant de l'eau sur un cadre en forme de stupa en hiver, à flanc de montagne. Lorsque le stupa de glace fond au printemps, l'eau s'écoule vers les champs situés en contrebas.

Le projet a été lancé en 2013 et se poursuit encore aujourd'hui, dans le but d'équilibrer les effets du réchauffement climatique dans la région. Les stupas de glace ont la même fonction que leurs homologues en pierre: ils élèvent la vie de ceux qui les construisent et ceux qui en tirent profit, tout en nourrissant l'environnement naturel et en encourageant une plus grande attention à la terre.

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2020, septembre 01). Stupa [Stupa]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-11092/stupa/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Stupa." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le septembre 01, 2020. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-11092/stupa/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Stupa." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 01 sept. 2020. Web. 28 mai 2024.

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