Pyramide à degrés de Djéser à Saqqarah

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Article

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 14 février 2016
Disponible dans ces autres langues: anglais, espagnol
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Les pyramides sont les monuments les plus célèbres de l'Égypte ancienne et fascinent toujours les gens de nos jours. Ces énormes hommages à la mémoire des rois égyptiens sont devenus synonymes du pays, même si d'autres cultures (comme les Chinois et les Mayas) ont également construit des pyramides. L'évolution de la forme des pyramides a fait l'objet d'écrits et de débats pendant des siècles, mais il ne fait aucun doute que, en ce qui concerne l'Égypte, elle commença par un monument dédié à un roi et conçu par un architecte de talent : la pyramide à degrés de Djéser à Saqqarah.

Step Pyramid Complex at Saqqara
Complexe de la pyramide à degrés à Saqqarah
Dennis Jarvis (CC BY-SA)

Djéser (alias Djoser, c. 2670 av. J.-C.) fut le premier roi de la troisième dynastie d'Égypte et le premier à construire en pierre. Avant le règne de Djéser, les mastabas étaient la forme habituelle des tombes: des monuments rectangulaires faits de briques d'argile séchée qui recouvraient des passages souterrains où le défunt était enterré. Pour des raisons qui restent obscures, le vizir de Djéser, Imhotep (c. 2667 av. J.-C.), imagina la construction d'une tombe plus impressionnante pour son roi en empilant des mastabas les uns sur les autres, en les rendant progressivement plus petits, pour former la forme connue aujourd'hui sous le nom de pyramide à degrés.

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Le vizir de Djéser, Imhotep, conçut la construction d'un tombeau pour son roi en empilant des mastabas les uns sur les autres pour former la forme connue aujourd'hui sous le nom de pyramide à degrés.

On sait peu de choses sur le règne de Djéser. On pense qu'il était le fils du dernier roi de la deuxième dynastie d'Égypte, Khâsekhemoui (c. 2680 av. J.-C.). Sa mère était la reine Nimaâthâpy et sa femme la reine Hétephernebty, qui était probablement sa demi-sœur. Djéser était un ambitieux bâtisseur de monuments et de temples. On pense qu'il régna pendant vingt ans, mais les historiens et les spécialistes attribuent généralement à son règne une durée beaucoup plus longue en raison du nombre et de la taille des monuments qu'il fit construire.

Djéser était très respecté pendant son règne et l'était encore des siècles plus tard, comme en témoigne la stèle de la famine de la dynastie ptolémaïque (332-30 av. J.-C.), qui raconte que Djéser avait sauvé le pays de la famine en reconstruisant le temple de Khnoum, le dieu de la source du Nil, que l'on croyait fâché parce que son sanctuaire était en mauvais état ; une fois que Djéser l'eut restauré, la famine fut levée. Cependant, aucune des réalisations ou des projets de construction de Djéser n'est aussi impressionnante que sa demeure éternelle à Saqqarah.

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Construction

La pyramide à degrés a fait l'objet d'études et de recherches approfondies au cours du siècle dernier. On sait aujourd'hui que le processus de construction s'est déroulé en plusieurs étapes et qu'il y a eu quelques faux départs. Imhotep semble avoir d'abord commencé à construire un simple mastaba. Le plus haut mastaba mesurait 6 mètres, mais Imhotep décida d'aller plus haut. Des enquêtes ont montré que la pyramide était au départ un mastaba carré, au lieu de la forme rectangulaire habituelle, puis qu'elle est devenue rectangulaire. La raison pour laquelle Imhotep décida de changer la forme traditionnelle du mastaba rectangulaire est inconnue, mais il est probable qu'Imhotep avait en tête une pyramide à base carrée dès le départ.

Detail, Step Pyramid of Djoser
Détail, Pyramide à degrés de Djéser
Institute for the Study of the Ancient World (CC BY)

Le premier mastaba fut construit en deux étapes et, selon l'égyptologue Miroslav Verner,

... une méthode de construction simple mais efficace fut utilisée. La maçonnerie n'était pas posée verticalement mais en rangs inclinés vers le milieu de la pyramide, ce qui augmentait considérablement sa stabilité structurelle. Le matériau de base utilisé était des blocs de calcaire, dont la forme ressemblait à celle de grandes briques d'argile (115-116).

Les premiers mastabas avaient été décorés d'inscriptions et de gravures de roseaux et Imhotep voulait poursuivre cette tradition. Sa grande et imposante pyramide mastaba aurait les mêmes touches délicates et le même symbolisme résonnant que les tombes plus modestes qui l'avaient précédée et, mieux encore, elles seraient toutes travaillées dans la pierre au lieu de la boue séchée. L'historien Mark Van de Mieroop commente ce point en écrivant :

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Imhotep a reproduit en pierre ce qui avait été précédemment construit en d'autres matériaux. La façade du mur d'enceinte présentait les mêmes niches que les tombes en terre crue, les colonnes ressemblaient à des fagots de roseaux et de papyrus, et les cylindres de pierre aux linteaux des portes représentaient des écrans de roseaux enroulés. Il y a eu beaucoup d'expérimentation, ce qui est particulièrement évident dans la construction de la pyramide au centre du complexe. Elle a eu plusieurs plans en forme de mastaba avant de devenir la première pyramide à degrés de l'histoire, empilant six niveaux en forme de mastaba les uns sur les autres... Le poids de l'énorme masse était un défi pour les bâtisseurs, qui ont placé les pierres selon une inclinaison vers l'intérieur afin d'éviter que le monument ne se brise (56).

Une fois achevée, la pyramide à degrés s'élevait à 62 mètres de haut et était la structure la plus haute de son époque. Le complexe environnant comprenait un temple, des cours, des sanctuaires et des quartiers d'habitation pour les prêtres. Il couvrait une superficie de 16 hectares et était entouré d'un mur de 10,5 mètres de haut. Le mur était percé de 13 fausses portes et d'une seule vraie entrée dans l'angle sud-est ; l'ensemble du mur était ensuite entouré d'une tranchée de 750 mètres de long et de 40 mètres de large. Les fausses portes et la tranchée ont été intégrées au complexe pour décourager les visiteurs indésirables. Si l'on souhaitait visiter la cour intérieure et les temples, il aurait fallu qu'on nous indique comment entrer.

Le complexe pyramidal

La pyramide et le complexe qui l'entoure ont été conçus pour être étonnants et susciter l'admiration. Djéser était si fier de sa réalisation qu'il rompit avec l'habitude de ne faire figurer que son propre nom sur un monument et fit graver également le nom d'Imhotep. Le complexe comprend la pyramide à degrés, la maison du nord, la maison du sud, le Serdab, la cour Heb Sed, la tombe sud, le temple T et le temple mortuaire nord. Tous ces éléments, avec le mur d'enceinte, constituaient un complexe de la taille d'une ville de l'Égypte ancienne. Le complexe de Djéser, en fait, était plus grand que la ville de Hiérakonpolis à l'époque.

Temple at the Step Pyramid, Saqqara
Temple de la Pyramide à degrés, Saqqarah
Jay Galvin (CC BY)

Le but de la Maison du Nord et de la Maison du Sud est inconnu mais on a supposé qu'elles représentaient la Haute et la Basse Egypte. Le Serdab ("cave") est une boîte en calcaire près de l'entrée nord de la pyramide où une statue grandeur nature de Djéser a été retrouvée. Cette statue aurait été d'une grande importance pour l'âme du roi dans l'au-delà.

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On pensait que l'âme était composée de neuf aspects et l'un d'entre eux, le ba (l'image en forme d'oiseau que l'on retrouve souvent sur les gravures des tombes), était capable de voler de la terre vers les cieux à volonté. Il lui fallait cependant un point de repère reconnaissable sur terre, et ce point de repère devait être la pyramide devant laquelle se trouvait le portrait du roi. Une fois que le ba, haut perché, voyait la maison de son propriétaire, il pouvait descendre en piqué, entrer et visiter à nouveau le plan terrestre. L'importance des noms et des images des pharaons entre en jeu ici, car l'âme devait être capable de reconnaître son ancienne demeure (corps physique) sur terre pour être en paix dans l'au-delà. La statue de Djéser, érigée dans le complexe, est la plus ancienne statuaire égyptienne grandeur nature connue à ce jour et aurait été créée dans ce but, ainsi que pour rappeler aux visiteurs l'héritage du grand roi.

La cour Heb Sed était liée au festival Heb Sed au cours duquel le roi validait son droit de régner. Ce festival avait lieu la 30e année du règne du roi, puis tous les trois ans, afin de revitaliser son règne en reconstituant son couronnement. Cette cour, qui contient la Maison du Nord et la Maison du Sud, compte également treize petites chapelles. La tombe sud possède trois panneaux sculptés représentant Djéser accomplissant le rituel Heb Sed. Cette tombe est en forme de mastaba et on pense qu'elle fut construite pour abriter une autre statue du roi. Le temple T est l'une des structures les plus fascinantes et mystérieuses du complexe. La façade extérieure du bâtiment est simple et ne présente aucun effort d'ornementation, mais l'intérieur est magnifiquement construit avec des piliers Djed (représentant la stabilité) partout. Il y a également des sculptures complexes à l'intérieur, dont une porte entrouverte qui semble être une porte réelle. La signification de cette porte sculptée n'est pas claire, mais elle pourrait représenter un passage symbolique vers l'au-delà. Le temple mortuaire nord, situé sur le côté nord de la pyramide voisine, était utilisé pour accéder aux passages souterrains de la pyramide qui menaient à la chambre funéraire.

Djed pillars
Piliers Djed
Michael Tinkler (CC BY-NC-SA)

La pyramide à degrés

Les chambres de la tombe, où reposait le corps du roi, furent creusées sous la base de la pyramide sous la forme d'un dédale de tunnels avec des chambres à l'écart des couloirs pour décourager les voleurs et protéger le corps et les objets funéraires du roi. La chambre funéraire de Djéser avait été taillée dans le granit et, pour l'atteindre, il fallait naviguer dans les couloirs qui étaient remplis de milliers de récipients en pierre portant les noms des rois précédents. Les autres chambres du complexe souterrain étaient destinées à des cérémonies. L'historienne Margaret Bunson écrit :

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Les passages souterrains et les chambres étaient ornés de fins reliefs et de carreaux de faïence bleue faits pour ressembler aux rideaux matelassés de la résidence royale de Memphis. Le grand puits de la structure, qui mène à la chambre funéraire, mesurait 92 pieds de long. La chambre du fond, encastrée dans le granit, mesurait 13 pieds de haut. Un bouchon de granit scellait le passage vers la tombe proprement dite. Des labyrinthes étaient également intégrés à la conception afin de déjouer les voleurs potentiels (253).

Les passages souterrains sont vastes et l'une des découvertes les plus mystérieuses à l'intérieur sont les récipients en pierre. Plus de 40 000 de ces récipients, de formes diverses, ont été découverts dans deux des puits descendants de la pyramide (les 6e et 7e puits). Ces vases portent les noms de souverains de la première et de la deuxième dynastie d'Égypte et sont fabriqués à partir de toutes sortes de pierres telles que la diorite, le calcaire, l'albâtre, le limon et l'ardoise. Les noms des rois Narmer, Djer, Den, Adjib, Sémerkhet, Ka, Hotepsekhemoui, Ninetjer, Sekhemib et Khâsekhemoui apparaissent tous sur ces récipients, ainsi que des noms non royaux de personnages de moindre importance.

Les chercheurs et les archéologues ne s'accordent pas sur la raison pour laquelle les vases furent placés dans la tombe de Djéser ou sur ce qu'ils sont censés représenter. L'archéologue Lauer, qui a fouillé la majeure partie de la pyramide et du complexe, pense qu'ils furent entreposés à l'origine par Khâsekhemoui vers la fin de la deuxième dynastie et que Djéser leur donna une "sépulture appropriée" dans sa pyramide pour honorer ses prédécesseurs. D'autres historiens, en revanche, affirment que les récipients auraient été jetés dans les puits dans le but d'empêcher les pilleurs de tombes d'accéder à la chambre funéraire du roi.

Malheureusement, toutes les précautions et la conception complexe du complexe souterrain n'ont pas empêché les pilleurs antiques de trouver un moyen d'entrer. Les biens funéraires de Djéser, et même sa momie, furent volés à un moment donné dans le passé et tout ce que les archéologues ont trouvé du roi était des parties de son pied momifié et quelques objets de valeur oubliés par les voleurs. Il restait cependant suffisamment de choses à examiner dans toute la pyramide et son complexe pour étonner les archéologues qui l'ont fouillée.

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Découverte

Comme pour de nombreux monuments d'Égypte, des visiteurs et des voleurs ont exploré le complexe pyramidal pendant des siècles après son abandon, mais aucune exploration systématique ne fut entreprise avant la campagne d'Égypte de Napoléon (1798-1801). Napoléon emmena avec lui une équipe d'érudits et de scientifiques qui explorèrent, examinèrent, enregistrèrent et étudièrent les monuments de l'ancienne culture égyptienne et qui, entre autres réalisations, découvrirent la pierre de Rosette en 1799, la stèle d'inscription trilingue qui permit à l'érudit français Jean-François Champollion (1790-1832) de déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens et d'ouvrir au monde l'histoire de l'Égypte ancienne. L'expédition de Napoléon fut la première étude systématique de la civilisation et, plus tard, conduisit le premier musée occidental à installer une aile égyptienne permanente au Louvre à Paris.

Après les artistes et les scientifiques de Napoléon, des archéologues et des chercheurs allemands, anglais et prussiens visitèrent la pyramide à degrés tout au long du XIXe siècle, mais aucun examen scientifique critique ne fut entrepris avant les années 1920, lorsque l'archéologue anglais Cecil Mallaby Firth (1878-1931) arriva sur le site. C'est Firth qui, en 1924, découvrit le Serdab et la statue de Djéser. En 1926, Firth fut rejoint sur le site par l'architecte et égyptologue français Jean-Philippe Lauer (1902-2001) qui ferait les principales découvertes du complexe et contribuerait le plus à la compréhension moderne de la construction des pyramides en général et de la pyramide à degrés en particulier.

Djoser
Djéser
tutincommon (CC BY-NC-SA)

Lauer restaura, fouilla et explora la pyramide à degrés et son complexe pendant les cinquante années suivantes. Il mit au jour les puits et les chambres funéraires, trouva et restaura les pièces en faïence bleue, et se consacra à faire revivre le site antique. Une grande partie de ce que l'on voit aujourd'hui en visitant le site est due aux efforts personnels de Lauer ou de ceux qu'il encadra et inspira, comme l'égyptologue Zakaria Goneim. Lauer préserva la conception grandiose d'Imhotep et mit en lumière les complexités du complexe qui avaient été négligées par Firth et par ceux qui avaient travaillé avec lui. Malheureusement, la pyramide et son grand complexe risquent aujourd'hui de s'effondrer en raison d'un tremblement de terre qui a secoué la région en 1992 et des efforts inadéquats et insuffisants déployés pour la préserver et la restaurer.

Risque d'effondrement et efforts de préservation

Un article de septembre 2014 de Beverley Mitchell pour le magazine en ligne Inhabitat note comment le Conseil suprême des antiquités égyptiennes a engagé une entreprise qui n'avait jamais travaillé sur des sites anciens auparavant et que la pyramide était dans un état critique. Des coussins gonflables géants ont été gonflés sous la pyramide pendant les travaux de construction mais, à ce jour, les chambres situées sous le monument risquent toujours de s'effondrer et le complexe entourant le monument est instable. Mitchell écrit que "c'est une tragédie qu'un héritage archéologique aussi important puisse être détruit par l'incompétence et le manque de financement adéquat", ce qui est tout à fait vrai et devrait être une évidence pour tous ; mais rien de significatif n'a été fait pour préserver la pyramide ou le complexe au cours des deux dernières années.

Miroslav Verner écrit : "Peu de monuments occupent dans l'histoire de l'humanité une place aussi importante que celle de la pyramide à degrés de Saqqarah... On peut dire sans exagérer que son complexe pyramidal constitue un jalon dans l'évolution de l'architecture monumentale en pierre en Égypte et dans le monde entier (108-109)." La pyramide à degrés était une avancée révolutionnaire dans l'architecture mais, tout aussi important, elle est devenue l'archétype que tous les autres grands constructeurs de pyramides d'Égypte allaient suivre. La conception de la pyramide à degrés a influencé les constructeurs des célèbres pyramides et de leurs complexes de la quatrième dynastie, dont la grande pyramide de Gizeh, dernière des sept merveilles du monde antique. Espérons que les efforts de préservation de la pyramide à degrés de Djéser s'amélioreront à temps pour sauver ce site unique afin que les visiteurs puissent l'apprécier et l'admirer à l'avenir, comme ils le font depuis 4 000 ans.

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2016, février 14). Pyramide à degrés de Djéser à Saqqarah [The Step Pyramid of Djoser at Saqqara]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-862/pyramide-a-degres-de-djeser-a-saqqarah/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Pyramide à degrés de Djéser à Saqqarah." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le février 14, 2016. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-862/pyramide-a-degres-de-djeser-a-saqqarah/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Pyramide à degrés de Djéser à Saqqarah." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 14 févr. 2016. Web. 21 juil. 2024.

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