Raid de John Brown contre Harpers Ferry

Comment des erreurs ont fait un martyr
Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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Le raid de John Brown sur Harpers Ferry, en Virginie (16-18 octobre 1859), fut soigneusement planifié et, dans un premier temps, parfaitement exécuté, jusqu'à ce qu'il ne commette l'erreur de laisser partir le médecin John Starry (qui mobilisa alors la milice locale) et d'autoriser le train de la Baltimore and Ohio Railroad, qui s'était arrêté là, à repartir, donnant ainsi au conducteur du train l'occasion de donner l'alerte à l'extérieur de la ville.

John Brown in the Engine House, Harpers Ferry Raid, 1859
John Brown dans la caserne, raid contre Harpers Ferry, 1859 Unknown Artist (Public Domain)

Bien que la milice locale ait engagé le combat contre Brown et ses hommes dès le matin du 17 octobre, elle était tellement désorganisée et inefficace qu'il semble évident que si Brown s'en était tenu à son plan initial, qui consistait à piller l'arsenal, à charger les armes et les munitions dans des charrettes et à disparaître dans la nature pour mener ensuite une guérilla contre les forces esclavagistes, il aurait très bien pu réussir. Au lieu de cela, il tarda, même après avoir laissé l'alerte être donnée, dans l'espoir que des esclaves viennent rejoindre son armée de libération, alors qu'il devait savoir que cela réduirait à néant toute chance d'atteindre les objectifs de son raid.

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Les raisons qui poussèrent John Brown à agir ainsi à Harpers Ferry font encore débat aujourd'hui. Tout au long de sa vie, il était connu comme un homme d'action décisif qui ne déviait jamais du cap qu'il s'était fixé. Dans ce cas précis, cependant, il semble avoir délibérément agi contre ses propres intérêts et ceux de la cause à laquelle il avait consacré sa vie, peut-être dans le but de créer un martyr pour le mouvement anti-esclavagiste aux États-Unis.

Contexte

John Brown (1800-1859) avait été élevé par des parents abolitionnistes, d'abord dans le Connecticut, puis dans l'Ohio. Vers l'âge de douze ans, il avait vu un jeune garçon noir se faire battre sans raison par son maître, ce qui renforça sa haine de l'esclavage. Ses parents étaient également de fervents chrétiens et Brown fut élevé dans la foi évangélique. À l'âge de 16 ans, il fit profession de foi en tant que membre de l'Église congrégationaliste de Hudson, dans l'Ohio.

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La constante dans la vie de Brown était la vision qu'il avait été placé sur terre par Dieu pour mettre fin à l'esclavage aux États-Unis.

Il travailla dans la tannerie de son père jusqu'à ce qu'il ne crée sa propre entreprise et ne se consacre au chemin de fer clandestin, cachant des esclaves fugitifs dans ses différentes propriétés et les aidant à se rendre au nord, au Canada, où ils retrouveraient la liberté. Son dévouement au mouvement anti-esclavagiste semble avoir été son seul intérêt en dehors du travail. Il condamnait les réunions sociales, la danse, la boisson, les jeux de cartes, la chasse et la pêche (qu'il considérait comme des loisirs), ainsi que le théâtre. Chaque jour. il lisait la Bible et les Vies parallèles de Plutarque et ce, pendant des années, ainsi que tout autre ouvrage pouvant avoir une application pratique, comme lorsqu'il apprit l'arpentage en autodidacte à partir d'un livre.

Brown se maria deux fois, eut plus de 20 enfants et créa puis perdit diverses entreprises, mais la constante dans sa vie fut toujours la vision qu'il avait été placé sur terre par Dieu pour mettre fin à l'esclavage aux États-Unis. En novembre 1837, le pasteur abolitionniste, écrivain et éditeur Elijah Parish Lovejoy fut assassiné par une foule pro-esclavagiste venue du Missouri, ce qui renforça davantage encore la détermination de Brown et finit par le conduire au Kansas en 1854.

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Le terme "Bleeding Kansas" (Kansas sanglant) fut inventé par le New York Tribune en 1856 pour décrire les hostilités répétées entre les partisans de l'esclavage et les abolitionnistes sur la question de savoir si le Kansas devait entrer dans l'Union en tant qu'État esclavagiste ou libre. Brown et ses fils s'installèrent près de la colonie libre d'Osawatomie, et il fut rapidement reconnu comme le leader de la faction en faveur de l'abolition.

John Brown, Abolitionist
John Brown, abolitionniste Levin C. Handy (Public Domain)

Le 21 mai 1856, des miliciens esclavagistes et des voyous de la frontière du Missouri pillèrent la ville abolitioniste de Lawrence. Le lendemain, à Washington, D.C., l'abolitionniste républicain Charles Sumner fut roué de coups jusqu'à perdre connaissance par le démocrate esclavagiste Preston Brooks dans la salle du Sénat américain. Brown riposta en menant ses fils et ses partisans dans le désormais tristement célèbre massacre de Pottawatomie, les 24 et 25 mai 1856, au cours duquel cinq partisans de l'esclavage furent assassinés.

Il poursuivit ses efforts au Kansas, bien qu'il fût désormais recherché, jusqu'en 1859, date à laquelle il quitta la région pour rassembler des armes et des hommes en vue d'un événement qu'il préparait depuis au moins 20 ans: l'attaque de l'arsenal de Harpers Ferry, en Virginie.

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Préparatifs du raid

Personne ne sait réellement quels étaient les plans de Brown pour le raid, car il ne révéla jamais l'intégralité de son projet à quiconque. Les informations furent transmises seulement aux personnes concernées, et les 21 hommes qui le suivirent à Harpers Ferry savaient seulement qu'ils devaient couper les fils télégraphiques, prendre certaines positions dans la ville, retenir des otages tout en appelant la population noire de la région (plus de 20 000 personnes à l'intérieur et à l'extérieur de Harpers Ferry) et piller l'arsenal pour s'équiper en armes afin de former cette armée de libération qui mettrait fin à l'esclavage. Cet aspect du plan semble avoir été inspiré, du moins en partie, par la rébellion de Nat Turner (1831), qui reposait également sur l'espoir que le premier coup porté inciterait les esclaves à se soulever pour soutenir la cause.

La manière dont ils mèneraient leur guerre, une fois qu'ils auraient réussi à fuir la ville avec les armes, ne fut jamais discutée, et Brown semblait penser que Dieu le guiderait le moment venu, tout comme il croyait que Dieu guidait tous ses pas vers Harpers Ferry.

Harriet Tubman (vers 1822-1913), qui avait aidé à planifier le raid, connaissait probablement mieux que quiconque la vision ultime de Brown, tout comme Frederick Douglass (1818-1895), que Brown avait tenté de recruter comme leader noir capable de rallier les anciens esclaves. Douglass refusa de participer, estimant que le raid était une mission suicide, mais son ami, "l'empereur" Shields Green (vers 1836-1859), n'était pas d'accord avec Douglass et s'engagea aux côtés de Brown en tant que raider.

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Harpers Ferry Arsenal, 1862
Arsenal de Harper's Ferry, 1862 National Park Service (Public Domain)

Brown loua la ferme Kennedy dans le comté de Washington, dans le Maryland, à 6,4 km au nord de Harpers Ferry, en Virginie (aujourd'hui située en Virginie-Occidentale), sous le pseudonyme d'Isaac Smith, car il était un hors-la-loi notoire depuis son séjour au Kansas. La ferme Kennedy devint le quartier général de l'attaque. Outre les 21 hommes (qui devaient rester enfermés dans le grenier pendant la journée pour ne pas éveiller les soupçons), il y avait la fille de Brown, Annie, et sa belle-fille, Martha. Brown, sous le nom d'Isaac Smith, se faisait passer pour un ingénieur chimiste à la recherche de nouvelles techniques minières.

Brown et son groupe étaient arrivés équipés de près de 200 carabines Sharps et plus de 900 piques, qui devaient servir aux recrues à Harpers Ferry une fois le jour de la libération annoncé. Les armes prises dans l'arsenal devaient être utilisées plus tard, lorsque davantage de personnes se joindraient à leur cause. Les piques devaient être distribuées aux Noirs qui ne savaient pas se servir d'armes à feu. Pendant leur séjour à la ferme Kennedy, les hommes s'entraînaient, nettoyaient les armes, jouaient aux cartes et lisaient les deux livres que Brown recommandait toujours: la Bible et Les Vies parallèles de Plutarque.

Le raid

Le raid fut lancé vers 23 heures le dimanche 16 octobre 1859, plus tôt que prévu, car Brown avait appris qu'ils risquaient d'être découverts. Il laissa trois hommes à la ferme Kennedy, dont son fils Owen, puis se glissa dans Harpers Ferry, coupa les câbles télégraphiques, prit les positions désignées et fit rapidement des otages (dont le colonel Lewis Washington, arrière-petit-neveu de George Washington, ainsi que l'épée de Washington) tout en alertant la population esclave qu'elle était désormais libre.

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Brown semblait penser que les esclaves s'organiseraient et se prendraient eux-mêmes en main.

Les assaillants se rassemblèrent ensuite devant l'arsenal, un complexe de bâtiments comprenant une usine d'armement, et attendirent l'arrivée de l'armée des esclaves nouvellement libérés. Brown ne disposait toutefois que de 21 hommes, dont moins de dix avaient réussi à se rendre dans les fermes et plantations voisines pour alerter la population esclave et leur demander de se joindre au combat. Bien que, selon des rapports ultérieurs, les esclaves qui reçurent la nouvelle l'aient accueillie favorablement, aucun plan n'avait été mis en place pour les organiser et les conduire à l'arsenal. Brown semblait penser que les esclaves s'organiseraient et se prendraient eux-mêmes en main.

Pendant que Brown attendait ses nouvelles recrues, certains de ses hommes chargeaient des armes dans des wagons, tandis que d'autres montaient la garde dans la ville. La première victime de l'attaque fut Heyward Shepherd, un Noir libre qui travaillait à la gare. Il fut abattu dans le dos par les hommes de Brown, qui le prirent pour un agent pro-esclavagiste, et le bruit réveilla le Dr John Starry, qui habitait à proximité. Starry examina Shepherd, mais se rendit compte qu'il n'y avait plus rien à faire pour lui. Brown, appelé sur les lieux, aurait pu garder Starry en otage, mais il lui dit plutôt de rentrer chez lui. Starry n'en fit rien; il donna l'alerte en sonnant la cloche de l'église luthérienne.

Le matin du 17, peu après 1 heure, le train Baltimore & Ohio en provenance de Wheeling entra en gare et Brown et ses hommes montèrent à bord. Ils expliquèrent ce qu'ils faisaient et pourquoi. Brown semblait penser que les passagers du train se joindraient à lui, mais aucun ne le fit. Après avoir retenu le train pendant quelques heures, Brown le laissa repartir. Dès que le train arriva à la gare suivante, où un télégraphe était en service, le conducteur envoya un message d'alerte au sujet de Harpers Ferry. Ce message fut d'abord considéré comme une farce, mais une fois confirmé, des troupes furent mobilisées pour marcher sur la position de Brown.

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Après que Starry eut donné l'alerte, la milice locale et celle des villes environnantes se rassemblèrent et engagèrent le combat contre Brown et ses hommes qui, à midi, avaient été repoussés vers la caserne (aujourd'hui connue sous le nom de John Brown's Fort). Les deux camps échangèrent des tirs tout au long de la journée, faisant des victimes dans les deux camps, dont le maire de la ville et deux des fils de Brown.

US Marines Storm John Brown's 'Fort' at Harpers Ferry
Les Marines américains prennent d'assaut le « fort » de John Brown à Harpers Ferry Frank Leslie (Public Domain)

Les Marines américains, sous le commandement du colonel Robert E. Lee, arrivèrent vers 22 heures le 17. Le lendemain matin, vers 6 h 30, Lee envoya le lieutenant J. E. B. Stuart vers la caserne avec un drapeau blanc pour proposer des conditions de reddition, mais celles-ci furent refusées. Stuart donna alors le signal de l'attaque en agitant son chapeau, et le lieutenant Israel Greene mena ses hommes contre la position de Brown.

Après l'échec de leur première attaque à coups de masses, Greene ordonna à ses hommes de défoncer les portes à l'aide d'une échelle. Une fois à l'intérieur, Greene frappa et poignarda Brown, tandis que deux autres hommes furent abattus. L'assaut dura moins de trois minutes. Brown fut fait prisonnier et les otages, tous indemnes, furent libérés.

Procès et discours devant le tribunal

Brown et les autres furent détenus sur place jusqu'au mercredi 19 octobre, date à laquelle ils furent transférés à la prison du comté de Jefferson, à Charles Town. Quel que fût le plan initial de Brown pour son raid, il se concentra rapidement sur la manière de tirer parti de l'événement, accordant des interviews à des journalistes de journaux de tout le pays sur ce qu'il avait fait et pourquoi il l'avait fait.

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Bien qu'initialement considéré comme un fou et un hors-la-loi, ces interviews et ces portraits présentèrent Brown sous un nouveau jour, celui d'un visionnaire chrétien et d'un martyr de la cause de la liberté pour tous. Les médias du Nord glorifièrent Brown tandis que ceux du Sud le diabolisèrent, ce qui ne fit qu'accroître sa popularité dans le Nord et la sympathie pour la cause abolitionniste, faisant rapidement de lui l'homme le plus célèbre – ou le plus tristement célèbre – des États-Unis.

John Brown with Full Beard, 1859
John Brown avec une barbe fournie, 1859 Martin M. Lawrence (Public Domain)

Le 2 novembre, date à laquelle il fut condamné, le nom de John Brown était connu de tous, et son procès avait attiré autant de monde que le tribunal pouvait en accueillir. Parmi les spectateurs se trouvait le jeune révérend Samuel Leech, qui prit note du discours prononcé par Brown après le verdict. En voici un extrait:

Je voudrais, si la cour le permet, dire quelques mots. Tout d'abord, je nie tout sauf ce que j'ai toujours admis, à savoir mon intention de libérer les esclaves. J'avais bien l'intention de mener cette affaire à bien, comme je l'avais fait l'hiver dernier lorsque je suis allé dans le Missouri et que j'ai libéré des esclaves sans qu'un seul coup de feu ne soit tiré, que je les ai fait traverser le pays et que je les ai finalement laissés au Canada. J'avais l'intention de recommencer à plus grande échelle. C'était là toute mon intention.

Je n'ai jamais eu l'intention de commettre un meurtre ou un acte de trahison, ni de détruire des biens, ni d'inciter ou d'encourager les esclaves à se rebeller ou à se révolter.

J'ai une autre objection, à savoir qu'il est injuste que je subisse une telle peine. Si j'étais intervenu de la manière que j'admets, et qui, je le reconnais, a été prouvée de manière équitable – car j'admire la sincérité et la franchise de la plupart des témoins qui ont témoigné dans cette affaire – si j'étais intervenu en faveur des riches, des puissants, des intelligents, des soi-disant grands, ou en faveur de l'un de leurs amis, qu'il s'agisse d'un père, d'une mère, d'une sœur, d'un frère, d'une épouse ou d'un enfant, ou de toute autre personne de cette classe, et si j'avais souffert et sacrifié ce que j'ai sacrifié dans cette intervention, cela aurait été acceptable et tous les hommes présents dans cette salle auraient considéré qu'il s'agissait d'un acte digne d'être récompensé plutôt que puni.

Cette cour reconnaît, je suppose, la validité de la loi de Dieu. Je vois ici un livre embrassé qui est, je suppose, la Bible, ou du moins le Nouveau Testament. Celui-ci m'enseigne que tout ce que je voudrais que les hommes fassent pour moi, je dois le faire pour eux. Il m'enseigne en outre de "me souvenir de ceux qui sont dans les liens, comme si liés avec eux". Je me suis efforcé d'agir conformément à cette instruction.

Je dis que je suis encore trop jeune pour comprendre que Dieu fait acception de personnes. Je crois que, comme je l'ai toujours admis librement, je n'ai pas mal agi en intervenant en faveur de ses pauvres méprisés. Maintenant, s'il est jugé nécessaire que je sacrifie ma vie pour faire avancer la cause de la justice, et que je mêle mon sang à celui de mes enfants et à celui de millions de personnes dans ce pays esclavagiste dont les droits sont bafoués par des lois cruelles, injustes et inhumaines, je m'y soumets. Qu'il en soit ainsi.

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(Leech, 1)

Brown fit plusieurs déclarations inexactes au cours de son discours, notamment qu'il n'avait jamais eu l'intention de soulever une révolte d'esclaves, mais beaucoup de ces déclarations furent omises dans les rapports de la presse nordiste de l'époque, ce qui amplifia considérablement le statut de martyr de Brown. Il fut reconnu coupable de tous les chefs d'accusation, y compris celui de "complot en vue de fomenter une insurrection d'esclaves", et fut pendu le 2 décembre 1859. Son corps fut ensuite transporté à son domicile de North Elba, dans l'État de New York, où il fut enterré. Les autres, dont Shields Green, furent exécutés plus tard en décembre et en mars 1860.

Conclusion

Depuis ses activités au Kansas jusqu'au déclenchement de la guerre de Sécession, John Brown demeura une figure controversée, et même aujourd'hui, le débat continue pour savoir s'il était un fou et un terroriste ou un héros et un combattant de la liberté. Le chercheur Stephen B. Oates commente:

Qualifier Brown de "fou" revient à ignorer l'immense compassion qu'il éprouvait pour la souffrance des Noirs aux États-Unis; c'est ignorer le fait qu'à une époque où la plupart des Nordistes et presque tous les Sudistes étaient racistes et voulaient maintenir les Noirs au bas de l'échelle sociale, John Brown était capable de traiter les "pauvres Africains méprisés" d'Amérique comme des êtres humains à part entière. Et le qualifier de "dingue" déconnecté de la "réalité", c'est ignorer la vision pénétrante qu'il avait de ce que son raid – qu'il réussisse ou échoue – aurait sur les tensions sectaires qui existaient déjà entre le Nord et le Sud.

(333)

Le raid de John Brown sur Harpers Ferry est souvent cité comme l'étincelle qui aurait déclenché la guerre civile américaine et peut-être, comme le suggère Oates, que c'était son plan depuis le début, et que les "erreurs" qu'il commit à Harpers Ferry n'étaient pas du tout des erreurs, mais faisaient partie de son plan de se sacrifier en martyr pour la cause que Dieu lui avait confiée.

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Questions & Réponses

Pourquoi John Brown a-t-il mené l'attaque de Harpers Ferry?

John Brown a mené le raid sur Harpers Ferry dans l'espoir de déclencher une grande insurrection d'esclaves en Virginie et d'armer les anciens esclaves avec les armes de l'arsenal de Harpers Ferry.

L'attaque de John Brown à Harpers Ferry a-t-elle été couronnée de succès?

Le raid de John Brown sur Harpers Ferry échoua, et tous les participants furent tués au combat ou exécutés par la suite. Il réussit toutefois à faire de Brown un martyr de la cause anti-esclavagiste et à exacerber les tensions entre le Nord et le Sud, conduisant à la guerre de Sécession.

Quel fut le résultat le plus significatif du raid sur Harpers Ferry?

Le résultat le plus significatif du raid sur Harpers Ferry fut l'élévation de John Brown au rang de martyr et l'aggravation des divisions entre le Nord et le Sud sur la question de l'esclavage. Le raid sur Harpers Ferry est souvent considéré comme l'étincelle qui déclencha la guerre de Sécession.

John Brown avait-il l'intention de devenir un martyr à Harpers Ferry en 1859?

Le plan complet de John Brown pour Harpers Ferry est inconnu, car il ne l'a jamais partagé avec personne. Ses actions à Harpers Ferry suggèrent qu'il avait peut-être l'intention depuis le début de se sacrifier en martyr pour la cause abolitionniste.

Bibliographie

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

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Style APA

Mark, J. J. (2025, août 18). Raid de John Brown contre Harpers Ferry: Comment des erreurs ont fait un martyr. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2772/raid-de-john-brown-contre-harpers-ferry/

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Mark, Joshua J.. "Raid de John Brown contre Harpers Ferry: Comment des erreurs ont fait un martyr." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, août 18, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2772/raid-de-john-brown-contre-harpers-ferry/.

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Mark, Joshua J.. "Raid de John Brown contre Harpers Ferry: Comment des erreurs ont fait un martyr." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 18 août 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2772/raid-de-john-brown-contre-harpers-ferry/.

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