Peuple Chinook, Histoire de la Création et Contes du Geai bleu

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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Le peuple Chinook est une nation autochtone du nord-ouest des États-Unis qui habitait la région correspondant aujourd'hui au sud-ouest de l'État de Washington et au nord de l'Oregon; de nombreux Chinook y vivent encore aujourd'hui. Parmi leurs récits les plus célèbres, on trouve le Conte de la création Chinook et les Contes du Geai bleu, ces derniers mettant en scène le Geai bleu, personnage rusé de la mythologie Chinook.

Illustration of the Interior of a Chinookan Plankhouse
Illustration de l'intérieur d'une maison en planches chinook A. T. Agate (Public Domain)

À l'instar des contes Saynday des Kiowas, des contes Wihio des Cheyennes et des contes Iktomi des Sioux, les Contes due geai bleu du peuple Chinook mettent toujours en scène le personnage farceur Geai bleu et, souvent, sa sœur aînée Ioi, qui doit endurer ses mensonges constants (même s'il prétend toujours que c'est elle qui dit des contrevérités) et son comportement souvent scandaleux.

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Les esprits de la nature sont considérés comme une réalité simple de la vie pour les Chinook.

Dans les deux contes du Geai bleu présentés ci-dessous, Geai bleu prend une femme du pays des morts, puis l'abandonne lorsque son peuple lui demande un tribut approprié (Geai bleu trouve une femme) et, dans Comment le soleil a été volé, il aide par inadvertance un homme déguisé en esclave à voler le soleil à la fille du gardien du soleil en mentant au peuple (et à son frère Robin) sur sa relation avec "l'esclave" afin d'améliorer son statut.

Le conte de la création des Chinook raconte comment les Chinook sont apparus, mais sert également de conte originel sur la manière appropriée de préparer le saumon, aliment de base du régime alimentaire des Chinook, et sur l'origine del'oiseau-tonnerre, une entité surnaturelle populaire, parfois considérée comme une divinité, qui figure dans les mythes et légendes de nombreux peuples autochtones d'Amérique du Nord. Ensemble, ces trois contes offrent un aperçu de la culture du peuple Chinook.

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Peuple chinook et culture

Les Chinook sont surtout connus dans l'histoire euro-américaine pour leur interaction en 1805 avec l'expédition Lewis et Clark (1804-1806), lorsqu'ils aidèrent le groupe, mais le peuple chinook vivaient depuis des siècles avant cette époque le long de la voie navigable aujourd'hui connue sous le nom de fleuve Columbia. Selon certains chercheurs, le mot "Chinook" pourrait signifier "mangeurs de poisson", en raison de leur dépendance au poisson comme aliment de base (bien que cette affirmation ait été contestée). À l'origine, ils étaient un peuple de chasseurs-cueilleurs avant d'établir des communautés permanentes caractérisées par leurs maisons longues (maisons en planches, d'environ 45 m de long sur 18 m de large), qui abritaient des familles élargies comptant parfois jusqu'à 40 ou 50 personnes.

Les hommes chassaient (principalement l'élan), pêchaient (généralement le saumon à la lance), défendaient le village, faisaient la guerre et ramenaient des captifs, qui étaient ensuite rançonnés ou utilisés comme esclaves. Les femmes construisaient les maisons, cueillaient des herbes, des plantes comestibles, des noix et des racines, confectionnaient des vêtements et des chaussures, élevaient les enfants et préparaient les repas. Les filles et les garçons pouvaient participer à la quête de vision lorsqu'ils atteignaient l'adolescence, et les femmes et les hommes pouvaient tous deux servir de chamans ("hommes-médecine" et "femmes-médecine") dans la communauté.

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Cathlapotle Plankhouse
Maison en planches de Cathlapotle Walter Siegmund (CC BY-SA)

Les Chinook croyaient (et croient toujours) en un seul Grand Esprit Créateur (Neahkanie) qui a créé et maintient le monde avec l'aide d'autres entités surnaturelles telles que les esprits élémentaires de la terre, de l'eau, de l'air et du feu. Les esprits de la nature sont considérés comme une réalité simple de la vie pour les Chinook, tout comme les esprits gardiens qui aident et guident chacun tout au long de sa vie. Comme la plupart, sinon la totalité, des peuples amérindiens, les Chinook croient en une vie après la mort similaire à leur expérience sur terre, mais sans maladie, sans chagrin, sans déception, sans privation et, bien sûr, sans mort.

La société chinook était stratifiée, et la classe supérieure de certaines bandes pratiquait le bandage de la tête (aplatissement du front et du crâne des enfants de la petite enfance jusqu'à leur premier anniversaire environ) afin de les distinguer des "têtes rondes" des classes inférieures. C'est pour cette raison que les premiers explorateurs européens qui les ont rencontrés appelaient souvent les Chinook "Indiens à tête plate". Certaines bandes pratiquaient également l'esclavage, mais aucun individu à tête plate de la classe supérieure ne pouvait être réduit en esclavage, seulement les "têtes rondes" des classes inférieures ou celles d'autres nations qui avaient été capturées lors de guerres.

Légendes et langue chinook

La pratique de l'esclavage chez les Chinook est reflétée dans "Comment le soleil a été volé" lorsque Kali-qoo se déguise en esclave afin que personne ne lui prête attention une fois qu'il aura atteint le pays des Gardiens du Soleil. Geai bleu manque de ruiner ses plans en affirmant, à tort, que Kali-qoo était autrefois un esclave de sa famille. Geai bleu agit ainsi pour renforcer son statut de membre d'une famille aisée propriétaire d'esclaves. La bureaucratie mise en place par la classe supérieure est clairement évoquée dans "Geai bleu trouve une femme" lorsque chaque village où Geai bleu se rend dans le pays des morts le renvoie au suivant, car ils ne sont autorisés à traiter qu'avec ceux qui sont morts depuis un certain temps.

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Dans l'ensemble, les contes du Geai bleu constituent une introduction intéressante à la culture chinook, car le personnage central se moque fréquemment des règles et des règlements de la classe supérieure, soit en apparaissant comme l'un d'entre eux, soit en prétendant être l'un d'entre eux, soit en se comportant d'une manière qu'ils désapprouveraient. En même temps, comme tous les personnages farceurs, Geai bleu offre au public la possibilité d'apprendre de ses erreurs ou de celles des autres qu'il souligne, et ainsi de changer son propre comportement erroné. Tout conte de filou tourne autour du concept de transformation, et ceux des Chinook ne font pas exception. Le public original d'une récitation de Geai bleu trouve une femme aurait trouvé l'histoire assez amusante, car l'espoir de ressusciter la femme décédée est constamment anéanti par la bureaucratie et les règles établies de chaque village.

Lower Chinook Chief from Warm Spring Reservation (1886)
Chef Chinook de la réserve de Warm Spring (1886) Unknown Artist (Public Domain)

Cela ne signifie pas pour autant que le peuple chinook n'avait aucun respect pour l'autorité ou cherchait à saper l'autorité de leurs chefs. Les rituels et festivals religieux (tels que le rituel du premier saumon) et les cérémonies (telles que le potlatch, au cours duquel les participants partageaient ce qu'ils avaient avec les autres en signe de gratitude pour ce qui leur avait été donné) ont suivi la même tradition pendant des siècles, et les sexes ont conservé leurs rôles traditionnels jusqu'au contact avec les Européens et les Euro-Américains.

Bien que les Chinook aient vécu sur ces terres pendant des siècles avant l'arrivée des Européens et qu'ils aient un droit légitime sur leurs terres ancestrales, ils se sont vu refuser la reconnaissance fédérale (une injustice subie par de nombreuses nations amérindiennes) par le gouvernement américain, ce qui signifie qu'ils se voient refuser les ressources que ce même gouvernement leur avait promises au XIXe siècle. Ils ont été reconnus en tant que "nation légitime" en 2001, mais ce statut a ensuite été annulé. Les Chinook se battent depuis 1851 pour obtenir la reconnaissance fédérale d'un gouvernement qui leur a volé leurs terres. Leur lutte se poursuit encore aujourd'hui.

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Les langues chinook ont été diluées par le "jargon chinook", un mélange de chinook, d'anglais et de français, qui a fini par être utilisé dans le commerce avec les non-autochtones. Les contes traditionnels étaient récités dans la langue d'origine, mais avec le déclin de la population dû à l'introduction de maladies européennes et aux conflits avec les Euro-Américains et d'autres nations autochtones, la langue a presque disparu. Les efforts d'anthropologues, dont Franz Boas (1858-1942), ont permis de préserver ces récits en anglais, et le peuple chinook tente aujourd'hui de faire revivre leur langue traditionnelle; l'un des aspects de cette initiative consiste à raconter les anciens récits dans la langue d'origine.

Texte

Les contes suivants sont tirés de Indian Legends of the Pacific Northwest (2003) d'Ella Clark (le conte de la création chinook), du site web Native Languages of the Americas (native-languages.org) et de Myths of the North American Indians ( 2018) de Lewis Spence (les contes du geai bleu).

Conte de la création des Chinook

Il y a très longtemps, alors que le vieil homme South Wind voyageait vers le nord, il rencontra une vieille femme qui était une géante.

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"Me donneras-tu à manger? demanda le Vieux South Wind. J'ai très faim.

"Je n'ai rien à te donner à manger, répondit la géante, mais voici un filet. Tu peux attraper du poisson si tu veux."

Le vieil homme South Wind traîna donc le filet jusqu'à l'océan et attrapa une petite baleine. Il sortit son couteau et s'apprêtait à découper la baleine pour en retirer la graisse.

Mais la vieille géante s'écria: "Ne la découpe pas avec un couteau, et ne la découpe pas en travers. Prends un coquillage tranchant et fends-la dans le dos."

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Mais South Wind ne tint pas compte des paroles de la vieille femme. Il coupa le poisson en travers avec son couteau et commença à enlever une partie de la graisse. Il fut surpris de voir le poisson se transformer en un énorme oiseau. Il était si grand que lorsqu'il s'envola dans les airs, il cacha le soleil, et le bruit de ses ailes fit trembler la terre. C'était l'Oiseau-Tonnerre.

L'Oiseau-Tonnerre s'envola vers le nord et se posa au sommet de Saddle Mountain, près de l'embouchure du fleuve Columbia. Là, il pondit un nid rempli d'œufs. La vieille géante suivit l'oiseau jusqu'à ce qu'elle ne trouve son nid. Elle cassa un œuf, mais il n'était pas bon. Elle le jeta donc en bas de la montagne. Avant que l'œuf n'atteigne la vallée, il se transforma en Indien.

La vieille géante cassa d'autres œufs et les jeta à leur tour dans le ravin. Eux aussi se transformèrent en Indiens. Chacun des œufs de l'Oiseau-Tonnerre devint un Indien.

Lorsque l'Oiseau-tonnerre revint et découvrit que ses œufs avaient disparu, il alla voir South Wind. Ensemble, ils tentèrent de retrouver la vieille géante afin de se venger d'elle. Mais ils ne la trouvèrent jamais, même s'ils voyageaient ensemble vers le nord chaque année.

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C'est ainsi que les Chinook ont été créés. Et c'est pourquoi les Indiens ne coupent jamais le premier saumon en travers. Ils savent que s'ils coupaient le poisson dans le mauvais sens, le saumon cesserait de remonter les rivières. Aujourd'hui encore, ils coupent toujours le premier saumon dans le dos, dans le sens de la longueur.

Geai bleu trouve une femme

Geai bleu était un filou qui aimait jouer des tours à tout le monde, en particulier à sa sœur Ioi. Comme elle était l'aînée, Geai bleu était censé lui obéir. Mais il interprétait délibérément de manière erronée ce qu'elle disait, s'excusant en disant: "Ioi ment toujours."

Ioi décida qu'il était grand temps que Geai bleu abandonne sa vie de farceur et se range avec une femme. Elle lui dit qu'il devait choisir une épouse parmi les habitants du pays des morts, appelés "le peuple surnaturel". Ioi recommanda à Geai bleu de choisir une vieille femme comme épouse et lui suggéra la femme d'un chef récemment décédée. Mais Geai bleu refusa; il voulait une femme jeune et séduisante. Il trouva le cadavre d'une belle jeune fille et l'apporta à Ioi, qui lui conseilla d'emmener le corps au pays des morts pour le faire revivre.

Geai bleu se mit en route et arriva au premier village du peuple surnaturel. Ils lui demandèrent: "Depuis combien de temps est-elle morte?" "Seulement un jour", répondit-il. Le peuple surnaturel du premier village l'informa alors qu'il ne pouvait rien faire pour l'aider; il devait se rendre au village où les personnes mortes depuis exactement un jour étaient ressuscitées.

Geai bleu arriva au deuxième village le lendemain et demanda aux habitants de ressusciter sa femme. Là aussi, on lui demanda depuis combien de temps elle était morte. "Deux jours maintenant", répondit-il. "Nous ne pouvons rien faire; nous ne ressuscitons que ceux qui sont morts depuis exactement un jour." Geai bleu poursuivit donc son chemin.

Il arriva au troisième village le lendemain et demanda aux habitants de ressusciter sa femme. "Depuis combien de temps est-elle morte?" lui demandèrent-ils. "Exactement trois jours maintenant." "C'est très malheureux", répondirent-ils. "Nous ne pouvons ressusciter que ceux qui sont morts depuis exactement deux jours." Et ainsi de suite, de village en village, jusqu'à ce que Geai bleu n'arrive enfin au cinquième village, où les habitants purent enfin l'aider. Les habitants du cinquième village apprécièrent Geai bleu et le nommèrent chef. Mais le filou se lassa du monde souterrain et voulut ramener sa femme nouvellement ressuscitée dans le monde des vivants.

Lorsque Geai bleu arriva chez lui avec sa femme, le frère de celle-ci vit qu'elle était à nouveau en vie et courut prévenir leur père, un vieux chef, qui exigea que Geai bleu se coupe tous les cheveux en guise de cadeau à ses nouveaux beaux-parents. Comme Geai bleu ne répondait pas, le chef se mit en colère et partit à sa recherche avec un groupe d'hommes de sa famille. Alors qu'ils étaient sur le point de l'attraper, Geai bleu prit la forme d'un oiseau et s'envola à nouveau vers le monde des morts.

À ce moment-là, le corps de sa femme tomba au sol, sans vie. Elle partit rejoindre son mari dans le pays où il était désormais exilé.

Comment le soleil fut volé

Il était une fois un chef qui gardait le soleil dans une boîte. Lorsque sa fille partait cueillir des baies, elle emportait la boîte avec elle et l'ouvrait légèrement afin de pouvoir voir. Une fois son panier rempli, elle rapportait la boîte à son père.

Les habitants d'autres pays étaient très pauvres. Ils tinrent un conseil au cours duquel ils délibérèrent sur la manière dont ils pourraient obtenir le soleil. Finalement, ils décidèrent d'envoyer Kali-qoo chez le chef pour voler le soleil.

Quand il arriva dans le pays, il prit l'apparence d'un vieil esclave. Les gens le trouvèrent et l'emmenèrent chez leur chef. Geai bleu vivait dans la maison de ce dernier. Il dit: "Oh, c'était l'esclave de mon père. Il l'a perdu un jour. Son grand-père avait été l'esclave de mon père." Les gens le crurent et le donnèrent à Geai bleu.

Lorsque la fille du chef partit cueillir des baies, ils l'emmenèrent avec eux pour pagayer dans le canoë. C'était un très bon rameur, et Geai bleu dit: "C'est Tsi sti saatq, c'était un très bon rameur." Et ils le crurent. Pendant qu'ils voyageaient, l'esclave se mit à dire "Tses, tses, tses". Geai bleu dit à son frère Robin: "Il parlait toujours ainsi quand il me transportait quand j'étais petit." Mais Robin ne s'en souvenait pas. Et Geai bleu dit: "Oh, tu ne vaux rien. Tu es plus âgé que moi et tu ne te souviens pas de lui."

Finalement, ils arrivèrent au champ de baies et la fille ouvrit légèrement la boîte. Dès que le soleil apparut, l'esclave bondit, s'empara de la boîte et l'ouvrit. Et le jour se leva. Il s'enfuit et ils ne purent le rattraper. Les gens faillirent tuer Geai bleu, car ses mensonges avaient causé la perte du soleil.

Kali-qoo rapporta le soleil à son chef, qui le donna au peuple en disant: "Dorénavant, nous profiterons tous du soleil et aucun homme ne l'aura pour lui seul."

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Questions & Réponses

Qu'est-ce-que le peuple Chinook?

Le peuple Chinook est une nation autochtone du nord-ouest Pacifique des États-Unis, qui vivait historiquement dans le sud de l'État de Washington et le nord de l'Oregon.

Pourquoi les Chinook étaient-ils appelés "Indiens à tête plate"?

Les Chinook étaient appelés "Indiens à tête plate" par les premiers explorateurs européens, car la classe supérieure de certaines tribus chinook pratiquait le bandage de la tête (aplatissement du front et du crâne des enfants de la naissance à l'âge d'un an) comme signe de statut social.

Que signifie le nom Chinook?

Selon certains chercheurs, "Chinook" signifie "mangeurs de poisson", car le saumon constituait l'aliment de base de leur régime alimentaire. Cette affirmation a toutefois été contestée.

Quelles sont les histoires les plus connues du peuple Chinook?

Les histoires les plus connues du peuple Chinook sont les contes mettant en scène Geai bleu, un personnage rusé.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2026, février 13). Peuple Chinook, Histoire de la Création et Contes du Geai bleu. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2613/peuple-chinook-histoire-de-la-creation-et-contes-d/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Peuple Chinook, Histoire de la Création et Contes du Geai bleu." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, février 13, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2613/peuple-chinook-histoire-de-la-creation-et-contes-d/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Peuple Chinook, Histoire de la Création et Contes du Geai bleu." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 13 févr. 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2613/peuple-chinook-histoire-de-la-creation-et-contes-d/.

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