Siège de Jérusalem

Article

Syed Muhammad Khan
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 18 mai 2020
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Disponible dans ces autres langues: anglais, italien, Turc

Jérusalem, ville sainte pour les adeptes des trois grandes religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islam), fut conquise par les armées de la première croisade en 1099. Les musulmans, désunis et désorganisés, n'avaient pas réussi à stopper leur progression, mais la situation allait bientôt changer et la ville sainte allait être reprise. Saladin (1137-1193), le sultan d'Égypte et de Syrie, qui avait réuni le cœur de l'empire islamique sous son domaine, se prépara à riposter. Il vainquit complètement l'armée de campagne des croisés à la bataille de Hattin, en 1187,et s'empara de Jérusalem plus tard dans l'année. Le triomphe de Saladin fut cependant beaucoup moins violent que celui des chevaliers médiévaux de la première croisade (1095-1099), et c'est pour cette raison qu'il est depuis romantisé autant par les musulmans que par les chrétiens.

Jerusalem Recaptured by Saladin
Jérusalem reprise par Saladin
Jan Luyken (Public Domain)

Prélude

La montée en puissance des Turcs seldjoukides au XIe siècle bouleversa le statu quo établi en Asie mineure. La majeure partie de l'Anatolie fut perdue au profit des guerriers des steppes venus d'Asie centrale pour s'installer dans ces pâturages. Si les princes turcs étaient chevaleresques, leurs soldats étaient extrêmement brutaux et souvent indisciplinés, commettant de leur propre chef les crimes de guerre les plus horribles. En 1071, l'espoir de restaurer l'autorité byzantine sur la région fut anéanti par l'écrasement d'une armée byzantine à la bataille de Manzikert. Mais les Turcs ne tardèrent pas à perdre leur gloire et le puissant empire fut divisé en sultanats plus petits et en États indépendants.

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Saladin passa plus de deux décennies de sa vie à combattre les croisés, et l'année 1187 lui apporta le plus grand triomphe de sa carrière.

L'empereur byzantin Alexis Ier Comnène (r. de 1081 à 1118) était déterminé à renverser les échecs de ses prédécesseurs. Il fit appel à la papauté pour obtenir de l'aide, cherchant probablement une force mercenaire soumise à son contrôle personnel, mais le résultat dépassa son imagination la plus folle. Le pape Urbain II (r. de 1088 à 1099) répondit à l'appel de l'empereur et convoqua un concile à Clermont, un village de France, où il s'adressa à une assemblée de nobles et de clercs européens. Il utilisa des récits pimentés et exagérés (avec un peu d'exactitude) sur les souffrances de leurs concitoyens chrétiens en Terre sainte et prêcha une guerre sainte contre les "infidèles" (musulmans), en échange de quoi il offrirait une indulgence plénière totale (rémission des péchés).

Stimulés par le discours du pape et motivés à la fois par la ferveur religieuse et par des perspectives plus tangibles, des nobles de tous les coins de l'Europe jurèrent d'arracher la Terre sainte aux mains des musulmans et s'embarquèrent avec leurs armées pour la première croisade (1095-1099) vers le Levant. Ils y conquirent Nicée en 1097 (reprise par les Byzantins), Antioche et Édesse en 1098, puis se dirigèrent vers Jérusalem qui tomba en 1099 et fit l'objet de massacres. Les princes musulmans désunis tentèrent à plusieurs reprises d'arrêter l'avancée des croisés, mais ils essuyèrent des défaites humiliantes face aux armées organisées et engagées des croisés. Le plus grand choc pour le monde musulman fut toutefois la profanation de la mosquée Al Aqsa qui fut ensuite convertie en église: l'église du Temple.

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Bien que manquant de force pour combattre à ce moment-là, le front islamique se prépara lentement et sûrement à reprendre Jérusalem. La guerre sainte islamique ou Djihad, longtemps oubliée, fut alors ravivée pour être utilisée contre les Croisés, et l'étendard fut d'abord brandi par les Zengides (1127-1250), une dynastie turque basée en Mésopotamie et en Syrie. Après la mort du deuxième souverain zengide, Nur ad-Din (1118-1174), l'étendard fut repris par son protégé: le sultan d'Égypte, Saladin (1137-1193). En 1187, Saladin avait passé plus de vingt ans de sa vie à combattre les croisés, et c'est cette année fatidique qui allait lui apporter le plus grand triomphe de sa carrière.

Les hostilités éclatèrent entre les deux parties lorsqu'un chevalier croisé, Renaud de Châtillon (c. 1125-1187), attaqua une caravane commerciale musulmane au mépris du pacte de paix de 1185 proposé par son camp. Il emprisonna de nombreuses personnes, en tua d'autres et, lorsqu'on lui rappela le pacte, il se moqua du prophète Mahomet. En représailles, la colère de Saladin engloutit tout ce que les croisés avaient accompli jusqu'alors. Le 4 juillet 1187, la plus grande armée croisée de tous les temps (bien que plus nombreuse que les forces de Saladin) fut écrasée à la bataille de Hattin et la Terre sainte se trouva sans défense.

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Latin Surrender to Saladin, 1187 CE
Capitulation à Saladin, 1187
Said Tahsine (Public Domain)

Prise de la côte levantine

La défaite cuisante de Hattin laissa la plupart des places fortes des croisés sans assez de soldats pour les défendre. La menace d'une contre-attaque des croisés ayant disparu, Saladin parsema ses forces pour s'emparer de la côte levantine. Dans de nombreux cas, les populations musulmanes et juives locales se rebellèrent et chassèrent les forces croisées, accueillant les armées ayyoubides dans les villes non défendues. L'historien A. R. Azzam raconte:

Il décida d'envoyer ses commandants, "comme des fourmis couvrant toute la surface du pays de Tyr à Jérusalem", aux quatre coins du royaume. Nazareth tomba aux mains de Keukburi (Gokbori) et Naplouse aux mains de Husam al-Din. Badr al-Din Dildrim prit Haïfa, Arsuf et Césarée, tandis qu'al-Adil s'empara de Jaffa. Saladin envoya alors Taqi ul-Din, son commandant le plus compétent, s'emparer de Tyr et de Tibnin... (185)

Tibnin tomba, mais c'est Tyr qui aurait dû être la première cible de Saladin; cette erreur tactique reviendrait le hanter plus tard, lors de la troisième croisade (1189-1192). Les croisés, venus de tous les coins du royaume latin, affluèrent à Tyr. Après une tentative ratée de négocier la reddition de la ville, Saladin se dirigea vers Ascalon (la porte de l'Égypte), prenant Ramla, Ibelin et Darum en cours de route. Bien que les défenseurs se soient d'abord montrés défiants, Saladin assiégea la ville et les fit capituler sans combattre. Il chercha alors à s'emparer du trésor le plus précieux de tous, qu'il ne connaîssait que sous le nom de Quds, la ville sainte - Jérusalem.

Saladin's Eagle
L'aigle de Saladin
Stanley Lane Poole (Public Domain)

Aux remparts de la ville sainte

Saladin ne voulait pas tarder à s'emparer de la ville sainte de peur de perdre cette occasion, car il savait que la puissance de toute la chrétienté allait bientôt s'abattre sur lui. Il rencontrait les délégués de la ville à l'extérieur d'Ascalon et leur proposa des conditions de reddition généreuses: ils pourraient prendre tous leurs biens et quitter la ville sous la protection d'une escorte militaire ayyoubide. Cette offre fut rejetée, ce qui incita le sultan à proposer des conditions encore plus généreuses: ils pourraient continuer à vivre, sans être gênés par les forces ayyoubides, et si aucune armée ne venait à leur secours dans les six mois à venir, ils devraient se rendre à la ville dans les mêmes conditions. Les délégués refusèrent également cette offre, déclarant qu'ils ne rendraient la ville sous aucune condition. Insulté, le sultan décida de faire subir aux chrétiens le même sort qu'aux résidents musulmans et juifs de la ville en 1099.

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Taking of Jerusalem by the Crusaders
Prise de Jérusalem par les croisés
Émile Signol (Public Domain)

En ces temps troublés, Balian d'Ibelin (1143-1193), un noble français qui avait échappé au champ de bataille de Hattin, rechercha les faveurs de Saladin et demanda à être autorisé à entrer dans la ville pour pouvoir emmener sa femme et ses enfants à Tyr. Saladin accéda à la demande de Balian à deux conditions: premièrement, il ne devrait rester qu'une nuit, prendre sa famille et partir, et deuxièmement, il ne devrait jamais lever son épée contre le sultan. Mais une fois dans la ville, le chevalier français fut reconnu par les habitants et fut incité à rester pour défendre Jérusalem. Il écrivit à Saladin pour lui expliquer sa situation et demander un sauf-conduit pour sa famille. Non seulement le sultan accéda à sa demande, mais il reçut les membres de sa famille comme des invités et les laissa partir, avec des cadeaux et une escorte armée, vers Tyr.

L'armée ayyoubide, déterminée à prendre la ville d'assaut et à la mettre à sac, marcha avec assurance vers elle sous la direction du sultan en personne. Le 20 septembre, leurs drapeaux étaient visibles sur le côté ouest de Jérusalem. Comme Jérusalem manquait cruellement de main-d'œuvre, Balian dut faire chevalier plusieurs hommes (et même des enfants), mais même ainsi, les citoyens n'avaient aucune chance en cas d'assaut direct, leur principal espoir étant de tenir les murailles.

Le 25 septembre, la force de siège de Saladin se positionna, ironiquement, à l'endroit même où les chevaliers de la première croisade avaient attaqué la ville 88 ans plus tôt.

Au début du siège, les murailles et la tour furent balayées par les flèches et les pierres lancées par des catapultes et des mangonneaux; des tours de siège furent envoyées en avant pour prendre les murailles, mais elles furent repoussées par les forces qui sortirent de la porte. Cette impasse persista pendant quelques jours jusqu'à ce que le sultan ne se rende compte de son erreur tactique: non seulement cette zone était facilement défendable, mais le soleil faisait directement face à ses combattants, et l'éblouissement ne leur permettait pas de combattre avant que midi ne soit passé. Il déplaça sa force de siège vers l'est, en direction du mont des Oliviers, où aucune porte proche ne pouvait être utilisée pour des sorties. Le 25 septembre, la force de siège de Saladin fut positionnée, ironiquement, à l'endroit d'où les chevaliers de la première croisade avaient attaqué la ville 88 ans plus tôt. Trois jours plus tard, les sapeurs du sultan ouvrirent une brèche dans la muraille et la ville put désormais être prise d'assaut.

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La ville se rend

Incapable de défendre la ville plus longtemps, Balian monta à cheval pour s'adresser directement au sultan et lui proposa une reddition sans effusion de sang. Ses paroles ont été rapportées par Stanley Lane Poole :

"Ô Sultan, dit-il, sachez que nous, soldats de cette ville, sommes au milieu de Dieu sait combien de gens, qui relâchent le combat dans l'espoir de votre grâce, croyant que vous la leur accorderez comme vous l'avez accordée aux autres villes - car ils ont horreur de la mort et désirent la vie. Quant à nous, quand nous verrons que la mort est nécessaire, nous égorgerons nos fils et nos femmes, nous brûlerons nos richesses et nos biens, et nous ne vous laisserons ni sequin ni stiver à piller, ni homme ni femme à réduire en esclavage; Après cela, nous démolirons le Rocher, la Mosquée el-Aksa (al-Aqsa) et les autres lieux saints, nous tuerons les esclaves musulmans qui sont entre nos mains - ils sont au nombre de 5 000 - et nous abattrons tous les animaux et toutes les montures que nous possédons; puis nous nous élancerons en masse vers vous et nous vous combattrons pour notre vie: Aucun d'entre nous ne tombera avant d'avoir tué ses semblables; c'est ainsi que nous mourrons glorieusement ou que nous vaincrons comme des gentilshommes." (228-229)

Que les menaces aient été creuses ou authentiques, le discours fit mouche. Saladin, qui avait été aveuglé par la rage suite à la rencontre insultante avec les émissaires croisés à Ascalon, décida d'épargner à la ville un bain de sang. Il se rendait compte qu'il ne pouvait pas laisser les lieux saints de l'islam et les musulmans, dont il s'était fait le gardien, subir des dommages.

Surrender of Jerusalem (1187 CE)
Capitulation de Jérusalem (1187)
Unknown (Public Domain)

Mais il fallait régler un autre problème: il avait juré de prendre la ville d'assaut et ne pouvait pas revenir sur sa parole. Il accepta de se rendre à une condition: Les croisés présents dans la ville seraient prisonniers de guerre, ils pourraient payer une rançon ou être réduits en esclavage. La rançon était très généreuse, même pour les normes de l'époque: 10 dinars pour les hommes, 5 pour les femmes et 1 pour les enfants. 7 000 pauvres devaient être libérés en échange de 30 000 dinars d'or provenant du trésor de la ville et de l'argent envoyé par le roi Henri II d'Angleterre (r. de 1154 à 1189).

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Un délai de 40 jours fut accordé aux habitants pour payer leur rançon, mais beaucoup ne le firent pas. Le frère de Saladin, al-Adil, Balian d'Ibelin et de nombreux ameers (généraux) de l'armée ayyoubide libérèrent les gens de leur propre chef. Quant à Saladin, il annonça que toutes les personnes âgées, qui n'avaient pas les moyens de payer leur liberté, devaient être libérées de toute façon. En outre, il autorisa toutes les femmes de la noblesse à quitter la ville sans rançon; la reine de Jérusalem, Sybille (r. de 1186 à 1190), obtint également un sauf-conduit pour rencontrer son mari, Guy de Lusignan (c. 1150-1194), qui était captif de Saladin.

Le sultan fut également approché par un groupe de femmes en pleurs qui, après enquête, se révélèrent être des dames et des demoiselles de chevaliers qui avaient été tués ou retenus prisonniers. Elles implorèrent la pitié du sultan et Saladin ordonna que leurs maris, s'ils étaient vivants, soient libérés et qu'aucune de ces femmes ne soit réduite en esclavage. La bonté de Saladin fut plus tard relatée de manière élogieuse par l'écuyer de Balian.

Saladin and the Christians of Jerusalem
Saladin et les chrétiens de Jérusalem
Alphonse-Marie-Adolphe de Neuville - François Guizot (Public Domain)

Cependant, les riches, bien que disposant des ressources nécessaires, refusèrent de payer pour les pauvres. Le patriarche Héraclius s'adressa au sultan pour demander la libération de plusieurs centaines de personnes, mais ne paya pour personne d'autre. Au contraire, il quitta la ville avec des chariots chargés de calices d'or et d'autres trésors provenant des saintes églises, tandis que les seigneurs féodaux musulmans réclamaient leur part d'esclaves et enchaînaient avidement les gens pour en faire leurs propriétés. Néanmoins, Saladin resta fidèle à sa parole et la ville fut prise sans effusion de sang, mais au prix de la réduction en esclavage de 15 000 personnes (7 000 hommes et 8 000 femmes). Saladin entra dans la ville le vendredi 2 octobre, qui était aussi le 27 de Rejeb selon le calendrier islamique, date anniversaire du voyage nocturne du Prophète vers la ville. Il souhaitait ainsi montrer au monde musulman qu'il suivait les traces de leurs ancêtres.

Conséquences

La mosquée Al Aqsa fut purifiée et la croix des croisés en fut retirée. Le bâtiment fut lavé et nettoyé, les bâtiments adjacents qui avaient empiété sur sa surface furent démolis, de même que les nombreux artefacts des croisés placés dans la mosquée. Des tapis orientaux furent placés à l'intérieur et des parfums furent répandus dans tous les coins de la mosquée. Une chaire, préparée sur les ordres du mécène de Saladin, Nur ad-Din (qui avait souhaité reconquérir lui-même la ville sainte, mais n'avait pas vécu assez longtemps pour le faire), fut placée par le sultan dans la mosquée, symbolisant l'achèvement du rêve de son maître. Après 88 ans, la prière du vendredi fut célébrée dans la mosquée par les fidèles.

Dome of the Rock
Dôme du Rocher
idobi (CC BY-SA)

Les églises chrétiennes furent converties en mosquées, bien que les chrétiens autochtones, tels que les orthodoxes orientaux et les coptes, aient été autorisés à rester et à pratiquer librement leur culte dans la ville en échange de la taxe jiziya (prélevée sur les non-musulmans à la place du service militaire obligatoire). L'église du Saint-Sépulcre, le site le plus sacré de la tradition chrétienne, fut fermée pendant trois jours jusqu'à ce que Saladin ne décide de son sort. Certains musulmans lui demandèrent l'autorisation de la détruire tandis que d'autres prônaient sa protection. Saladin finit par trancher en faveur de ces derniers. Plus de cinq siècles avant lui, le deuxième calife de l'islam, le calife Omar (r. de 634 à 644) avait pris l'église sous sa protection, et Saladin ne pouvait pas faire autrement.

La chute de Jérusalem frappa l'Europe comme une onde de choc. De nombreux érudits, dont Guillaume de Tyr, archevêque (1130-1186), considéraient Saladin comme une forme de punition divine, d'autres le considéraient comme un fléau. Pour les musulmans, en revanche, c'était le succès tant attendu que leur apportait leur sultan.

Les croisés retirèrent leur armée de campagne de leurs forteresses et, la majeure partie de l'armée croisée ayant été anéantie, plus rien ne s'opposait aux musulmans. Tyr, le seul bastion de la Croix en Terre sainte, comme nous l'avons vu plus haut, devint le centre de la résistance. Bientôt, une fraction de l'armée croisée restante, celle qui n'était pas autorisée à pénétrer dans Tyr, assiégea Acre (1189-1191). C'est à ce moment-là que les armées de la troisième croisade (1189-1192), dirigées par Richard Ier d'Angleterre (r. de 1189 à 1199) et Philippe Auguste de France (r. de 1180 à 1223), commencèrent à arriver. Bien que des parties de la côte levantine aient été récupérées par cette expédition, la Jérusalem de Saladin resta intacte.

Conclusion

La bataille de Hattin et la conquête de Jérusalem qui s'ensuivit peuvent être considérées comme l'opus magnum de Saladin. Il avait consacré toute sa vie, toute sa fortune et toute sa volonté à un seul objectif: la revitalisation de la cause musulmane en Terre sainte et l'expulsion des croisés. Bien qu'il n'ait pas réussi à atteindre ce dernier objectif, il causa des dommages irréparables à la cause des croisés.

Statue of Saladin in Damascus
Statue de Saladin à Damas
krebsmaus07 (CC BY)

Saladin est considéré comme la figure musulmane la plus importante des croisades. Sa décision d'épargner les chrétiens de Jérusalem, en contraste frappant avec ce qui s'était passé 88 ans plus tôt, inspira les auteurs et les historiens à construire une réputation posthume légendaire de l'homme. Cependant, son action avait aussi une raison pratique: il ne voulait pas créer de martyrs à venger pour la cause chrétienne. Néanmoins, il a fait l'objet d'un éloge incessant, non seulement par les musulmans, mais aussi par les chrétiens européens. Les récits sur ses exploits et sa personnalité sont encore célèbres aujourd'hui, et même si ces fables sont des œuvres de fiction, elles confirment le statut de Saladin comme l'un des hommes les plus influents de l'histoire mondiale.

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Bibliographie

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Syed Muhammad Khan
Muhammad est biologiste, passionné d'Histoire et écrivain indépendant. Il contribue activement à l'Encyclopédie depuis 2019.

Citer cette ressource

Style APA

Khan, S. M. (2020, mai 18). Siège de Jérusalem [Saladin's Conquest of Jerusalem (1187 CE)]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1553/siege-de-jerusalem/

Style Chicago

Khan, Syed Muhammad. "Siège de Jérusalem." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le mai 18, 2020. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1553/siege-de-jerusalem/.

Style MLA

Khan, Syed Muhammad. "Siège de Jérusalem." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 18 mai 2020. Web. 24 avril 2024.

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