Stephen Fuller Austin (1793-1836) est connu, et ce depuis peu de temps après sa mort, en tant que "père du Texas", car il fut non seulement le premier à mener des colons anglo-américains dans la région et à y établir des colonies, mais il endura également les difficultés liées à l'organisation de ces colonies et de leurs lois, à l'imposition de comportements socialement acceptables et à la liaison entre les colons et le gouvernement mexicain.
Austin assuma toutes ces responsabilités en personne, souvent au prix de grands sacrifices personnels, mais, au départ, il n'avait aucune intention de s'engager dans aucune d'entre elles ni dans quoi que ce soit ayant trait aux colonies de la région de Coahuila y Tejas (Texas), le district nord de la Nouvelle-Espagne (Mexique), jusqu'en 1821.
Le père d'Austin, Moses Austin, avait obtenu l'autorisation du gouvernement espagnol d'amener des colons anglo-américains au Texas alors que la région était encore sous contrôle espagnol. Moses mourut en 1821, l'année même où le Mexique obtint son indépendance de l'Espagne, et son dernier souhait était que son fils achève son œuvre.
Stephen F. Austin envisageait de devenir avocat et était déjà un homme politique populaire lorsque son père décéda. Cet événement changea le cours de sa vie, et on peut donc à juste titre le qualifier de "père réticent du Texas".
Jeunesse
Stephen F. Austin vit le jour en Virginie le 3 novembre 1793. Il était le fils de Moses Austin et Mary Brown Austin et avait une sœur, Emily. En 1798, la famille déménagea dans la région qui allait devenir Potosi, dans le Missouri, mais qui était alors une région nord de la Louisiane espagnole. Afin de s'y installer et de créer une entreprise, Moses dut demander l'autorisation au gouvernement espagnol, qui lui fut accordée après qu'il eut obtenu la nationalité espagnole, marquant ainsi la première interaction de Moses Austin avec les autorités espagnoles.
Une partie de l'accord qu'il conclut avec ces fonctionnaires stipulait qu'il ferait venir davantage de colons anglo-américains dans la région, qui, grâce à la création d'entreprises, formeraient des communautés prospères et constitueraient une base fiscale solide dans une région qui, à l'époque, était en grande partie sauvage. Moses respecta ses obligations, ouvrit une entreprise de fusion de plomb et se lança dans le commerce des esclaves, utilisant quotidiennement des esclaves africains et autochtones dans ses mines.
En 1803, après la vente de la Louisiane aux États-Unis, la région fut intégrée aux États-Unis, et Moses joua un rôle déterminant dans la création de la Banque de Saint-Louis, en plus de diriger son entreprise de fusion du plomb, ses mines et un magasin général. Il prospérait financièrement et pouvait offrir la meilleure éducation qui fût à son fils.
En 1804, alors que Stephen Austin avait onze ans, il fut envoyé dans l'Est pour étudier à la Bacon Academy de Colchester, dans le Connecticut, puis poursuivit ses études à l'université de Transylvanie, à Lexington, dans le Kentucky, où il obtint son diplôme en 1810, à l'âge de 17 ans, avant de rentrer chez lui.
Revers de fortune et Texas
À son retour, Stephen Austin reprit la gestion du magasin de son père, puis, avec le temps, celle de l'entreprise principale. Cependant, il n'avait aucune intention d'en faire sa carrière et commença à étudier pour devenir avocat. En 1814, à l'âge de 21 ans, Austin fut élu à l'Assemblée législative du territoire du Missouri et put aider la banque de son père, qui était en difficulté.
La fortune des Austin, comme celle de beaucoup d'autres, connut un revers dramatique avec la panique de 1819, la première grande dépression économique aux États-Unis. Moses Austin perdit tout ce pour quoi il avait travaillé, tout comme son fils. Stephen partit tenter sa chance dans le territoire de l'Arkansas, tandis que Moses se dirigea vers le centre administratif du Texas: San Antonio de Béxar.
Le plan de Moses était d'offrir à la couronne espagnole les mêmes services qu'il avait fournis au Missouri: coloniser les terres sauvages du Texas en échange d'une compensation foncière. Il arriva à San Antonio en 1820 et présenta sa proposition au gouverneur, Antonio María Martínez. Martínez le renvoya. Il n'était pas intéressé par un plan qui pourrait ouvrir les portes du Texas à un afflux d'immigrants anglo-américains.
En sortant précipitamment de la maison de Martínez, Moses aperçut quelqu'un de l'autre côté de la place qui lui semblait familier. Il s'agissait de Felipe Enrique Neri, baron de Bastrop, que Moses avait rencontré 20 ans plus tôt dans le territoire du Missouri. Bastrop, bien connu de Martínez, se souvenait de Moses, accepta de l'aider et défendit sa cause avec succès.
Il fut convenu que Moses Austin ferait venir au Texas 300 familles de l'ancienne Louisiane espagnole. Ces colons seraient donc d'anciens citoyens espagnols, tout comme Moses. Ils renouvelleraient leur citoyenneté espagnole au Texas, établiraient des communautés et protégeraient le district contre les attaques des Autochtones, en particulier celles des Comanches.
Moses retourna à Potosi et commença à élaborer des plans pour repartir à zéro au Texas et retrouver sa fortune d'antan. Cependant, il mourut d'une pneumonie en juin 1821. Alors que sa santé déclinait, il dit à sa femme qu'il espérait que Stephen achèverait son œuvre, et elle transmit cette demande dans une lettre à son fils. C'est ainsi que Stephen F. Austin, avocat en herbe, devint l'Empresario Austin du Texas.
Empresario Austin
Au XIXe siècle, en Nouvelle-Espagne puis au Mexique, un empresario était une personne à qui l'on promettait des terres en échange de la création de colonies dans le district de Coahuila y Tejas. L'empresario était chargé d'attirer des colons, de les guider vers les terres attribuées à leurs communautés, d'établir des lois conformes à celles du Mexique et de veiller à ce que les immigrants les respectent.
Dans le cas d'Austin, on lui promettait 67 000 acres de terre pour chaque groupe de 200 familles qu'il amenait dans la région. Austin fit la promotion de son projet dans les journaux et par le biais de tracts en Louisiane, et beaucoup, encore sous le choc de la panique de 1819, sautèrent sur l'occasion. Austin rencontra deux responsables tejano, Don Erasmo Seguín et Juan Martín Veramendi, à Natchitoches, en Louisiane, et ces hommes guidèrent Austin et son petit groupe de colons vers San Antonio de Béxar.
Une fois sur place, l'éminent fonctionnaire Juan Antonio Navarro les accueillit et promit son aide pour l'installation des colons, tandis qu'Antonio María Martínez autorisa le transfert de la concession de Moses Austin à Stephen Austin. Le baron de Bastrop était également présent et assuma le rôle qu'il avait promis à Moses, celui de commissaire foncier.
Tout semblait bien se passer jusqu'à ce que la nouvelle arrive que le Mexique avait obtenu son indépendance de l'Espagne. Martínez assura Austin que cela n'affecterait pas les efforts de colonisation et que le contrat d'Austin serait reconnu par le nouveau gouvernement. Il avertit toutefois Austin qu'il serait tenu personnellement responsable de la bonne conduite de toute personne qu'il accepterait comme colon. Austin poursuivit donc comme prévu, envoyant d'autres avis en Louisiane et dans les territoires voisins pour offrir des terres à quiconque ferait le voyage, mais stipulant:
Aucune personne ne sera admise comme colon si elle ne fournit pas de preuves satisfaisantes attestant qu'elle a toujours été un citoyen moral, sobre et travailleur.
(Edmondson 70)
En 1822, le baron de Bastrop avait déposé 297 titres fonciers, et la concession pour les colonies qui allaient devenir connues sous le nom de Old three hundred (les 300 anciens, les 300 premières familles anglo-américaines du Texas) fut établie lorsque les colons arrivèrent pour revendiquer leurs terres et commencer à construire leurs maisons.
Fonctionnaires mexicains et Autochtones
Il s'avéra que Martínez s'était trompé. L'administration de l'empereur Agustín de Iturbide refusa de reconnaître les contrats conclus avec l'ancien gouvernement espagnol. Austin fut contraint de parcourir 2 000 km par voie terrestre jusqu'à Mexico pour convaincre les autorités d'approuver sa concession. Après quelques retards, la concession fut autorisée le 3 janvier 1823.
Le nouvel accord stipulait que les colons n'auraient pas à payer de frais, mais Austin avait déjà établi que les colons devraient lui verser 12,5 cents par acre pour ses services. Affirmant que la nouvelle concession remplaçait l'accord initial conclu avec Austin, de nombreux colons refusèrent de le payer, et Austin ne put faire grand-chose pour les contraindre à honorer leur accord initial.
Les colons d'Austin s'affairaient entre-temps à s'établir dans la région, mais ils se heurtèrent à un problème de taille: des gens vivaient déjà là, le peuple Karankawa, des Autochtones qui n'avaient aucune intention de céder leurs terres. Austin avait rencontré des représentants des Karankawas et établi des relations amicales avec eux, mais il revendiqua ensuite leurs terres comme faisant partie de sa concession, notamment les zones autour de la baie de Galveston dont les Karankawas dépendaient pour se nourrir.
Lorsque les Karankawas refusèrent de céder ces terres, ou toute autre, Austin décida qu'ils devaient être exterminés, ce qui conduisit au massacre de Skull Creek en février 1823, au cours duquel 19 Karankawas furent tués et leurs maisons incendiées. Austin créa la même année ce qui allait devenir les Texas Rangers, une force volontaire chargée au départ de s'occuper des Autochtones. Par la suite, Austin soutint la politique imposant que tout Karankawa soit abattu à vue, et en 1827, toutes les terres appartenant auparavant aux Karankawa dans la région avaient été prises par les colons anglo-américains.
Poursuite de la colonisation et conflits
Ayant rempli ses obligations envers le gouvernement mexicain en installant 300 familles dans la région, Austin obtint une nouvelle subvention pour en faire venir 500 autres. Austin avait agi en tant que "juge moral" des 300 premières familles, expulsant celles qui ne se conformaient pas à ses critères de "bons citoyens". En conséquence, il précisa qui serait éligible pour sa prochaine vague de colonisation:
[Les personnes admises doivent présenter] les preuves les plus incontestables et satisfaisantes d'une moralité irréprochable, de bonnes mœurs, de sobriété et d'habitudes laborieuses... Aucun pionnier n'ayant d'autre occupation que celle de chasseur ne sera accepté, ni aucun ivrogne, joueur, blasphémateur ou fainéant.
(Edmondson, 81)
Les colons devaient également apprendre l'espagnol, se convertir à la religion d'État, le catholicisme romain, et devenir citoyens mexicains. Ces dernières conditions furent largement ignorées par les immigrants, qui étaient presque tous des chrétiens protestants, ne voyaient aucune raison d'apprendre l'espagnol, puisque leurs communautés parleraient anglais, et ne voulaient pas renoncer à leur citoyenneté américaine.
En fait, ils considéraient leurs colonies dans le nord du Mexique comme de simples extensions des États-Unis et exigeaient que le gouvernement mexicain reconnaisse leurs "droits divins" en tant que citoyens américains. Même ainsi, cela ne devint un problème sérieux qu'à partir de 1829, et avant cela, Austin pouvait se vanter de l'excellente réputation de ses colons, considérés comme les plus vertueux et les plus travailleurs qui aient jamais colonisé une frontière.
Les immigrants contournèrent l'obligation de se convertir au catholicisme grâce à l'intervention d'un certain père Muldoon, un prêtre libéral et jovial de San Felipe qui supervisait les conversions. Après avoir accompli le rituel et le baptême requis, Muldoon se moquait bien de la façon dont les colons pratiquaient leur culte, et "la colonie d'Austin commença à se remplir de ce qu'on appela les "catholiques de Muldoon"" (Edmondson, 81).
Jusqu'alors, les colons avaient réussi à ignorer leur engagement à payer Austin pour ses services, à apprendre l'espagnol, à se convertir au catholicisme et à devenir citoyens mexicains, mais en 1829, ils se heurtèrent à un problème qu'ils ne pouvaient pas contourner aussi facilement. Cette année-là, le gouvernement mexicain abolit l'esclavage et, comme la plupart des colons, sinon tous, étaient propriétaires d'esclaves, ils menacèrent de se révolter.
Austin réussit à obtenir du gouvernement des concessions permettant aux colons de conserver leurs esclaves, mais en 1830, celles-ci furent retirées, ce qui provoqua de nouveaux troubles dans la région. De plus en plus de colons commencèrent à résister aux décisions des autorités mexicaines et, en 1832, l'avocat William Barret Travis prit une position de défi en tentant de récupérer des esclaves fugitifs auprès du gouverneur mexicain Juan Davis Bradburn, un événement qui fut plus tard connu comme le premier des troubles d'Anahuac.
Révolution et arrestation
En 1834, environ 30 000 Anglo-Américains vivaient dans la région du Texas, se désignant eux-mêmes comme Texians, et presque tous possédaient des esclaves, même s'il ne s'agissait que d'un ou deux. Les colons avaient convoqué la Convention de 1832 pour traiter les problèmes avec le gouvernement mexicain, mais ils avaient clairement indiqué qu'ils n'étaient pas intéressés par une sécession du Mexique. Cependant, tous les colons n'étaient pas d'accord avec cela, et deux factions se formèrent: le Parti de la paix, qui cherchait la réconciliation avec le Mexique, et le Parti de la guerre, qui prônait la résistance armée et la création d'une République du Texas indépendante.
La Convention de 1833 était d'une nature différente de celle de 1832, car de nombreux membres du Parti de la guerre y participaient. James "Jim" Bowie, qui était citoyen mexicain et anciennement membre du Parti de la paix, y participa et s'aligna désormais sur William B. Travis et le Parti de la guerre. Dans l'espoir d'apaiser les tensions, Austin se rendit à Mexico pour négocier une résolution pacifique des conflits, mais, soupçonné d'inciter à la rébellion pour obtenir l'indépendance, il fut emprisonné pendant deux ans.
De Gonzales à Béxar
Austin revint au Texas en 1835 et trouva un enthousiasme révolutionnaire à son comble. En juillet de cette année-là, William Barret Travis avait mené une force de 25 miliciens anglo-américains et tejano contre 40 soldats mexicains, les avait capturés et désarmés, puis les avait chassés de la région. Il s'agissait du deuxième épisode des troubles d'Anahuac. Le général mexicain Martin Perfecto de Cos ordonna l'arrestation de Travis, mais les colons refusèrent de le livrer et le nommèrent lieutenant-colonel de la cavalerie.
Le général Cos, beau-frère du président/général Antonio López de Santa Anna, fut envoyé dans la région pour rétablir l'ordre et réprimer toute rébellion ouverte. La révolution texane commença avec la bataille de Gonzales (2 octobre 1835), lorsque les Texians refusèrent de rendre un canon que leur avait prêté le gouvernement mexicain pour protéger Gonzales des raids des guerriers comanches.
Cet engagement fut la première des batailles de la révolution texane, et neuf jours plus tard, Austin fut élu commandant de l'armée du peuple. Austin estimait que la première étape consistait à déterminer si les colons souhaitaient revenir à la forme de gouvernement fédéraliste de 1824 (qui avait été abolie par Santa Anna) ou établir une république indépendante.
Un gouvernement provisoire, la Consultation, fut formé pour traiter cette question, tandis que les Texians se battaient pour chasser les fonctionnaires et les militaires mexicains de la région. La bataille de Gonzales fut suivie de la bataille de Goliad, mais Austin comprit que la seule cible importante devait être le siège administratif du district, San Antonio de Béxar, où le général Cos avait concentré ses troupes.
Austin dirigea ses troupes pendant le siège de Béxar (du 12 octobre au 11 décembre 1835), qui comprenait la bataille de Concepción (28 octobre 1835) et la bataille de Grass Fight (26 novembre 1835), toutes deux menées par James Bowie. Austin ordonna à ses hommes de se préparer à un assaut sur San Antonio, mais ils refusèrent, faisant remarquer que la ville était fortement fortifiée, que Cos avait transformé les maisons privées en mini-forts et qu'ils seraient massacrés. Lassé de ce genre d'insubordination, qui avait caractérisé une grande partie de la révolution, Austin démissionna et fut remplacé par Edward Burleson.
Burleson était sur le point de lever le siège et de renvoyer les hommes chez eux lorsque le colonel Ben Milam rallia les troupes, les menant dans des combats de maison en maison (au cours desquels il fut tué), et reprenant San Antonio aux Mexicains lorsque le général Cos se rendit le 11 décembre.
République du Texas et mort
Santa Anna refusa de reconnaître la reddition de Cos et ramena ses troupes au Texas, lançant le siège de Fort Alamo (du 23 février au 6 mars 1836). La garnison texiane tint le fort pendant 13 jours jusqu'à la bataille de Fort Alamo le matin du 6 mars, au cours de laquelle tous furent tués ou exécutés par la suite, y compris Davy Crockett, James Bowie et William B. Travis.
Après avoir démissionné de son poste de commandant en 1835, Austin fut envoyé en tant que délégué aux États-Unis pour demander des fonds et recruter des soldats. Le général Sam Houston fut élu commandant de l'armée régulière en novembre 1835 et, en 1836, il força Santa Anna à le poursuivre à travers le Texas, le battant finalement lors de la bataille de San Jacinto le 21 avril. Le gouvernement provisoire avait déjà déclaré l'indépendance le 2 mars 1836, et la victoire de Houston leur permit d'aller de l'avant et de fonder la République du Texas.
Austin se trouvait à La Nouvelle-Orléans en juin lorsqu'il apprit la victoire de Houston et il se dépêcha de rentrer et arriva en août. Il se présenta comme candidat à la présidence de la nouvelle république et semblait assuré de remporter l'élection sans opposition jusqu'à ce que Sam Houston n'annonce sa propre candidature deux semaines avant le scrutin. En tant que "héros de San Jacinto", Houston remporta l'élection avec plus de 5 000 voix contre 587 pour Austin. En guise de compensation, Houston nomma Austin secrétaire d'État.
Austin occupa cette fonction pendant deux mois avant de mourir d'une pneumonie le 27 décembre 1836, à l'âge de 43 ans. Houston le salua en tant que "père du Texas", surnom sous lequel il est encore connu aujourd'hui, et il fut enterré au cimetière Gulf Prairie dans le comté de Brazoria, au Texas, jusqu'en 1910, date à laquelle sa dépouille fut transférée au cimetière d'État du Texas dans la ville nommée en son honneur, qui devint plus tard la capitale du Texas, Austin.
Conclusion
Bien que Stephen F. Austin n'ait initialement manifesté aucun intérêt pour le Texas ou la colonisation, il établit presque à lui seul la présence anglo-américaine dans la région, pour le meilleur ou pour le pire. À titre personnel, Austin rejetait l'esclavage, mais reconnaissait que cela avait été un "mal nécessaire" dans le développement des États-Unis et qu'il le serait également au Texas.
La politique d'Austin en matière d'esclavage influença la Constitution du Texas de 1836, qui stipulait clairement que l'esclavage était un aspect intégral de la république et garantissait que le Texas entrerait dans les États-Unis en tant qu'État esclavagiste, le 28e État de l'Union, le 19 février 1846.
Il fut peut-être au départ le "père réticent du Texas", mais en supervisant presque tous les aspects de la colonisation entre 1821 et 1833 et en jouant un rôle de premier plan dans la révolution de 1835, il a marqué l'histoire du Texas de sa forte personnalité.