Zachary Taylor (1784-1850) était un officier militaire américain qui fut le douzième président des États-Unis. Né dans une famille de planteurs virginien influents, Taylor s'engagea dans l'armée américaine en 1808 et finit par atteindre le grade de major général. Surnommé "Old Rough and Ready" par ses hommes, il joua un rôle important dans la guerre américano-mexicaine (1846-1848), menant les forces américaines à la victoire lors de batailles telles que la bataille de Monterrey (21-24 septembre 1846) et la bataille de Buena Vista (22-23 février 1847). Il mit à profit son nouveau statut de héros de guerre pour remporter l'élection présidentielle de 1848. Cependant, il décéda subitement un peu plus d'un an après son entrée en fonction, le 9 juillet 1850.
Jeunesse et débuts dans l'armée
Zachary Taylor vit le jour le 24 novembre 1784 dans la plantation familiale du comté d'Orange, en Virginie. Il était le troisième des neuf enfants de Richard Taylor, un planteur éminent et vétéran de la Révolution américaine, et de son épouse, Sarah Dabney Strother Taylor. Sa famille était une vieille famille profondément enracinée dans l'État de Virginie; il était apparenté à la célèbre famille Lee de Virginie et était un cousin éloigné du président James Madison (1751-1836) et du général confédéré Robert E. Lee (1807-1870). Mais à la naissance de Zachary, le sol de la plantation de tabac familiale était presque épuisé, obligeant Richard Taylor à chercher des terres plus fertiles dans l'Ouest. Les Taylor s'installèrent dans la communauté frontalière en plein essor de Louisville, dans le Kentucky, où ils vécurent d'abord dans une petite cabane. En peu de temps, ils devinrent suffisamment prospères pour s'installer dans une maison en briques et, au début du siècle, Richard Taylor avait accumulé 10 000 acres de terres dans tout le Kentucky ainsi que 26 esclaves.
Zachary Taylor reçut une éducation formelle, mais il fut principalement éduqué à la maison par sa mère. Le Kentucky de son enfance était un endroit dangereux, théâtre de combats sanglants entre les colons anglo-américains et divers peuples autochtones dans le cadre de la guerre amerindienne du Nord-Ouest (1785-1795). Taylor était sans doute très conscient de ces effusions de sang et cette violence frontalière influença peut-être son choix de carrière militaire. Il s'engagea dans la milice du Kentucky en 1806 et, deux ans plus tard, fut nommé premier lieutenant dans l'armée américaine. Sa première affectation fut dans un camp militaire près de La Nouvelle-Orléans en 1809, où régnaient les maladies et le manque criant de provisions. Taylor tomba rapidement malade et retourna chez lui à Louisville pour se rétablir. C'est là qu'il rencontra Margaret Mackall Smith, la fille d'un riche planteur du Maryland. Ils se marièrent en juin 1810 et s'installèrent rapidement dans un petit cottage à Baton Rouge, en Louisiane.
Après le déclenchement de la guerre de 1812 (1812-1815) entre les États-Unis et le Royaume-Uni, de nombreuses nations amérindiennes du nord-ouest décidèrent de s'allier aux Britanniques, voyant dans cette guerre leur meilleure chance de résister à l'empiètement américain sur les terres qu'il leur restaient. Taylor, désormais capitaine, reçut l'ordre de prendre le commandement du fort Harrison, dans le territoire de l'Indiana, qui était vulnérable aux attaques des Autochtones. Le 4 septembre 1812, le fort Harrison fut assiégé par une force de 600 hommes composée d'Indiens Miami, Potawatomi, Winnebago et Kickapoo. Malgré leur infériorité numérique, Taylor refusa de se rendre. Cette nuit-là, un guerrier mit le feu à la casemate du fort pour faire diversion pendant que les autres attaquaient le mur ouest. Taylor organisa une chaîne humaine pour éteindre l'incendie, mettant ses chirurgiens et les femmes de ses soldats à contribution, tandis que la garnison repoussait les assaillants.
Bien que le feu ait finalement été éteint et que les Autochtones aient été repoussés, le lendemain matin, la plupart des réserves alimentaires de la garnison avaient été détruites dans l'incendie; il ne restait plus aux assiégeants qu'à les affamer. Heureusement pour Taylor, un détachement de 1 000 renforts arriva le 12 septembre; ils levèrent le siège et forcèrent les assaillants à se replier dans les bois. Taylor avait tenu le fort à un moment où les États-Unis avaient cruellement besoin de victoires. Il fut récompensé par une promotion au grade de major. Il passa le reste de la guerre à combattre les Indiens sur la frontière, notamment à Wild Cat Creek (novembre 1812) et Credit Island (septembre 1814).
Guerre de Black Hawk et Guerres Séminoles
Après la guerre, Taylor passa deux ans en poste dans le territoire du Michigan avant de retourner à Louisville avec sa famille qui s'agrandissait. En 1826, Margaret et lui avaient six enfants, dont quatre survivraient jusqu'à l'âge adulte (dont Richard Taylor, futur général confédéré). En avril 1819, il fut promu lieutenant-colonel et, l'année suivante, il reçut le commandement d'un régiment d'infanterie en Louisiane. En 1822, il fut envoyé à Baton Rouge pour recruter des soldats; pendant son séjour, il continua à améliorer sa maison de Baton Rouge et commença à acheter des propriétés le long du Mississippi, qui s'avérèrent être des investissements lucratifs. En 1832, il commanda des troupes pendant la guerre de Black Hawk (avril à août 1832), l'une des dernières grandes guerres indiennes dans le nord-ouest des États-Unis. Au cours de cette campagne, sa fille de 17 ans, Sarah Knox "Knoxie" Taylor, tomba amoureuse du lieutenant Jefferson Davis (1808-1889), un jeune officier sous les ordres de Taylor et futur président des États confédérés. Bien que Taylor ait initialement désapprouvé cette union, il finit par donner son accord à contrecœur, et le couple se maria en juin 1835. Cependant, Sarah contracta tragiquement le paludisme et mourut trois mois seulement après son mariage.
En 1837, Taylor fut envoyé en Floride pour participer à la deuxième guerre séminole (1835-1842). Menée contre diverses tribus autochtones du sud-est, collectivement appelées "Séminoles", cette guerre fut un conflit long et acharné, qui fit appel à la guérilla dans les marécages de Floride. Taylor respectait les tactiques de guérilla de ses adversaires amérindiens, même s'il cherchait à les vaincre et à les priver de leurs terres. Le 25 décembre 1837, Taylor et 1 100 soldats américains attaquèrent un grand campement séminole lors de la bataille du lac Okeechobee. Bien que largement surpassés en nombre (ils ne comptaient que 400 guerriers), les Séminoles réussirent à repousser les troupes de Taylor suffisamment longtemps pour évacuer leur campement. Malgré cette défaite, Taylor fut promu brigadier général et se vit confier le commandement de toutes les troupes américaines en Floride. C'est à cette époque qu'il gagna son célèbre surnom "Old Rough and Ready" (le vieux dur prêt à tout). En 1840, il quitta la frontière floridienne et acheta la plantation Cypress Grove, d'une superficie de 778 hectares, dans le Mississippi. Sur cette plantation, où travaillaient 127 esclaves, Taylor cultiva du coton, du tabac et d'autres cultures commerciales, mais il ne parvint que très rarement à dégager des bénéfices en raison d'inondations chroniques et d'infestations fréquentes de parasites.
Armée d'occupation
En 1843, les États-Unis entamèrent des négociations en vue d'annexer la République du Texas, qui venait d'accéder à l'indépendance. Cependant, un obstacle de taille se dressait devant eux, car le Mexique n'avait jamais reconnu l'indépendance du Texas. Le Mexique refusait également de reconnaître le Rio Grande comme frontière sud du Texas, car historiquement, la frontière du Texas mexicain était le fleuve Nueces, situé à 240 km au nord de la ligne revendiquée par le Texas. Aux États-Unis, le Parti démocrate, le parti politique le plus étroitement associé au concept de "destinée manifeste" et à l'expansionnisme américain, réclamait à tout prix l'annexion du Texas. En 1844, le candidat démocrate James K. Polk (1795-1849) remporta l'élection présidentielle et, l'année suivante, ordonna à Taylor de prendre le commandement de l'armée d'occupation forte de 4 000 hommes et de faire valoir les revendications des États-Unis sur le Texas et la frontière du Rio Grande. Bien que Taylor ne fût pas le général le plus gradé de l'armée, il obtint ce poste parce que Polk était un homme jaloux qui ne voyait pas en Taylor, apolitique, une menace; la plupart des autres officiers de l'armée, comme le major général Winfield Scott (1786-1866), étaient membres du parti rival, le Parti whig, qui nourrissait des ambitions politiques et était donc méfiant à l'égard de Polk.
En juin 1845, Taylor marcha avec son armée jusqu'à Corpus Christi, à l'embouchure de la rivière Nueces au Texas, où il passa les mois suivants à entraîner ses troupes en attendant la suite des événements. Lorsque les pourparlers entre les négociateurs américains et mexicains échouèrent rapidement, comme Polk l'avait prévu, Taylor reçut l'ordre de mener son armée dans le territoire contesté et de s'approcher autant que possible du Rio Grande. Il arriva en mars 1846, construisit le fort Texas et pointa ses canons vers la ville de Matamoros, de l'autre côté du fleuve, où une forte troupe mexicaine se rassemblait. Lorsque les Mexicains exigèrent le retrait de Taylor, le "Old Rough and Ready" répondit en bloquant l'embouchure du Rio Grande, empêchant ainsi tout ravitaillement de l'armée mexicaine par voie fluviale. Le 23 avril, le président mexicain publia une proclamation accusant les États-Unis d'être responsables des hostilités et ordonnant au commandant de Matamoros, le général Mariano Arista, d'entreprendre des opérations défensives. Arista obéit et envoya 1 600 cavaliers de l'autre côté du fleuve. Le matin du 25 avril, la cavalerie mexicaine affronta 60 dragons américains sous le commandement du capitaine Seth Thornton, tuant ou capturant tous les soldats sauf un.
Après cette brève escarmouche, connue sous le nom d'"affaire Thornton", Arista savait que savait que les heures lui étaient comptées s'il voulait porter un coup décisif aux forces de Taylor. Il prévoyait de traverser le fleuve et d'encercler la petite armée américaine, mais sa traversée fut retardée par le manque de bateaux. Lorsque l'armée mexicaine eut traversé le fleuve, Taylor s'était retiré, ne laissant qu'une petite garnison pour défendre Fort Texas. Arista décida d'assiéger le fort avec ses 3 270 hommes, mais Taylor revint avec 2 288 soldats. La bataille de Palo Alto (8 mai) qui s'ensuivit commença par un duel d'artillerie, les canons de Taylor infligeant plus de dégâts qu'ils n'en subissaient. Arista ordonna à sa cavalerie de charger, mais ses cavaliers ne purent briser la formation en "carré creux" adoptée par les fantassins américains. À la tombée de la nuit, aucune des deux armées n'avait porté de coup décisif, mais Arista décida de battre en retraite, espérant trouver un terrain plus favorable pour forcer Taylor à l'attaquer. Taylor frappa cependant avant qu'Arista ne soit prêt, assaillant le flanc mexicain lors de la bataille de Resaca la Palma (9 mai). Arista fut vaincu et repoussé de l'autre côté du Rio Grande. Cette victoire fit de Taylor un héros de guerre aux États-Unis et lui valut d'être promu major général.
Monterrey et Buena Vista
Taylor poursuivit les forces mexicaines vaincues à travers le Rio Grande et occupa d'abord Matamoros, puis la ville de Camargo. Son armée se reposa à cet endroit pendant les six semaines suivantes, dans l'attente de ravitaillement et de renforts. Pendant ce temps, elle fut ravagée par la dysenterie, qui tua un soldat sur huit. En septembre, Taylor avança avec 6 000 hommes vers la ville stratégique de Monterrey, défendue par 7 000 soldats mexicains et 3 000 combattants occasionnels. Le 21 septembre, Taylor ouvrit la bataille de Monterrey en se manifestant contre la partie est de la ville avec son corps principal, tandis que 2 000 soldats sous le commandement du général William Worth attaquaient par l'ouest. Le 23, les deux parties de l'armée de Taylor avaient pénétré dans la ville, ce qui donna lieu à des combats acharnés de maison en maison.
Conscient que les deux armées étaient épuisées par les combats, Taylor proposa un armistice le 24 septembre. Comme son armée manquait de ravitaillement et ne pouvait se permettre de faire des prisonniers, il promit de laisser les soldats mexicains se retirer sans être inquiétés en échange de la reddition de la ville. Cette proposition fut acceptée et Taylor prit le contrôle de Monterrey. Si cette bataille ne fit que renforcer sa réputation auprès du public américain, elle lui valut la colère de Polk. Le président était furieux que Taylor ait accepté un armistice, estimant qu'il avait gâché une occasion de détruire une fois pour toute l'armée mexicaine. Polk, qui se sentait également menacé par la popularité croissante de Taylor, décida de dépouiller son armée de ses soldats vétérans et de les envoyer au général Scott, qui se préparait à envahir le cœur du Mexique. Taylor et son armée affaiblie furent laissés à Monterrey, ce que les Mexicains apprirent grâce à une lettre interceptée. Espérant détruire les forces de Taylor avant l'arrivée de la nouvelle armée de Scott, le général mexicain Antonio López de Santa Anna (1794-1876) leva une armée de 20 000 hommes et marcha précipitamment vers le nord.
Taylor, ayant eu vent de l'approche de Santa Anna, ne battit pas en retraite mais établit une solide ligne défensive près de la ville de Saltillo. Le 22 février 1847, Santa Anna aligna sa grande armée face aux Américains dans une démonstration d'intimidation avant d'envoyer un officier exiger leur reddition; Taylor répondit simplement: "Dites à Santa Anna d'aller au diable!". Le lendemain marqua la féroce bataille de Buena Vista, le plus grand engagement de la guerre. Santa Anna lança vague après vague d'assauts contre les positions américaines, manquant de briser leur ligne. À un moment critique des combats, un officier dit à Taylor qu'ils étaient vaincus, ce à quoi le général répondit froidement: "C'est à moi d'en décider". Lorsque les Mexicains percèrent la ligne américaine, Taylor combla habilement la brèche en envoyant les volontaires du Mississippi, dirigés par son ancien gendre, Jefferson Davis. À la tombée de la nuit, les Américains contrôlaient le champ de bataille et, le lendemain matin, Santa Anna se retira. La bataille avait fait 700 morts du côté américain et plus de 1 500 du côté mexicain.
Élection de 1848
Après sa victoire à Buena Vista, Taylor se retira à Monterrey, où il resta avec ses troupes affaiblies jusqu'en novembre 1847, date à laquelle il retourna aux États-Unis. Malgré les tentatives de Polk pour le mettre à l'écart, il fut accueilli en héros à son arrivée à La Nouvelle-Orléans, et des clubs politiques soutenant sa candidature à la présidence commencèrent à voir le jour dans tout le pays. Taylor était loin d'être un candidat présidentiel typique. Jusqu'alors, il était resté largement apolitique, refusant de s'exprimer sur les questions d'actualité. Sa carrière militaire lui avait inculqué un scepticisme salutaire à l'égard des politiciens et, en fait, il n'avait même jamais voté auparavant. Mais son absence de bagage politique s'avéra bénéfique. Les whigs du Nord voyaient en lui un héros de guerre populaire qui avait les meilleures chances de renverser les démocrates expansionnistes de Polk. Les Sudistes savaient qu'il était propriétaire d'une plantation avec des centaines d'esclaves et pensaient qu'il défendrait leur "institution particulière". En septembre 1847, Taylor publia une lettre dans laquelle il exposa certaines de ses opinions, notamment en faveur de droits de douane peu élevés.
En février 1848, le traité de Guadalupe Hidalgo mit fin à la guerre contre le Mexique, obligeant le gouvernement mexicain à céder 529 000 miles carrés de territoire aux États-Unis; dont l'actuelle Californie, le Nouveau-Mexique et l'Utah, ce territoire fut connu sous le nom de "cession mexicaine". Satisfait d'avoir tenu ses promesses impérialistes, Polk annonça qu'il ne briguerait pas de second mandat; les démocrates choisirent alors le sénateur Lewis Cass, du Michigan, comme candidat. Bien que Taylor ait initialement déclaré qu'il n'accepterait la nomination d'aucun des deux partis, il finit par céder à la pression populaire et brigua l'investiture du Parti whig. En juin 1848, il assista à la Convention nationale whig à Philadelphie, où ses rivaux étaient notamment le général Winfield Scott et Henry Clay (1777-1852). Taylor remporta l'investiture au quatrième tour de scrutin, et la convention choisit Millard Fillmore (1800-1874) comme candidat à la vice-présidence. Lors de l'élection générale, Taylor ignora le programme du Parti whig et se présenta uniquement sur la base de son parcours militaire et de sa popularité personnelle. Cette stratégie s'avéra payante: en novembre, Taylor battit Cass et le candidat d'un troisième parti, Martin Van Buren (1782-1862), remportant 163 des 290 voix électorales et 47,3 % des suffrages populaires.
Présidence et mort
Dès son investiture le 4 mars 1849, Taylor sentit tout le poids de la nation peser sur ses épaules. La cession du Texas avait rouvert de vieilles blessures entre le Nord et le Sud, notamment en ce qui concernait l'esclavage: fallait-il autoriser cette "institution particulière" à s'étendre dans les territoires nouvellement conquis? De nombreux politiciens du Nord s'y opposaient. Outre l'argument moral avancé par la minorité abolitionniste, les Nordistes craignaient que l'ajout de nouveaux "États esclavagistes" à l'Union ne renforce injustement le pouvoir politique du Sud, déjà disproportionné au Congrès. De plus, les anciennes autorités mexicaines avaient déjà aboli l'esclavage dans la plupart de ces territoires, et les populations qui y vivaient étaient désormais largement opposées à cette institution. Les politiciens sudistes s'opposèrent farouchement à toute restriction de l'esclavage. Ils faisaient valoir que le compromis du Missouri de 1820 avait autorisé l'esclavage dans tous les territoires situés au sud du parallèle 36° 30'.
Bien que Taylor fût lui-même propriétaire d'esclaves, il ne considérait pas l'expansion de l'esclavage dans ces terres comme pratique; après tout, seule une petite partie du territoire cédé par le Mexique était exploitable pour la culture du coton. En 1849, il conseilla aux territoires de Californie et du Nouveau-Mexique de rédiger leur propre constitution et de décider eux-mêmes s'ils souhaitaient autoriser l'esclavage. Cela déclencha une vive réaction de la part des politiciens sudistes, car ces deux territoires choisiraient probablement d'entrer dans l'Union en tant qu'"États libres". Alors que le débat faisait rage au Congrès, plusieurs dirigeants sudistes allèrent à la rencontre de Taylor pour le pousser à changer d'avis, menaçant de faire sécession si l'esclavage était interdit en Californie. Furieux de ces menaces, Taylor promit que s'ils faisaient sécession, il marcherait vers le sud avec une armée et pendrait tous les sécessionnistes qu'il trouverait "avec moins de réticence qu'il n'avait pendu les espions et les déserteurs au Mexique" (cité dans American Battlefield Trust).
Alors que les tensions s'aggravaient, Henry Clay et plusieurs autres hommes politiques s'efforcèrent de résoudre la crise en élaborant plusieurs propositions qui allaient constituer la base du compromis de 1850. Taylor les pressa vivement de conclure le compromis, mais il ne vécut pas assez longtemps pour voir son adoption. Le 4 juillet 1850, pendant les célébrations du 4 juillet, il consomma de grandes quantités de cerises et de lait glacé pour se rafraîchir. Il tomba ensuite malade et, bien que son état fût initialement bénin, il s'aggrava rapidement. Il mourut le 9 juillet 1850 à l'âge de 65 ans, probablement d'une gastro-entérite. Il fut remplacé par son vice-président, Fillmore, qui termina le reste de son mandat.
