Little Wolf

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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Northern Cheyenne Chief Little Wolf (by Alexander Gardner, Public Domain)
Chef Little Wolf des cheyennes du nord Alexander Gardner (Public Domain)

Little Wolf (Ohcumgache, également connu sous le nom de Little Coyote, né vers 1820 et mort en 1904) était un chef et un homme sacré des Cheyennes du Nord, surtout connu pour son rôle dans l'exode des Cheyennes du Nord en 1878, mais également reconnu pour sa résistance à l'expansion vers l'ouest des États-Unis entre 1866 et 1876. Avant sa reddition en 1879, il était l'un des plus grands chefs cheyennes de son époque.

Sa renommée est due en grande partie à la description favorable qui est faite de lui dans les ouvrages de l'anthropologue et écrivain George Bird Grinnell (1849-1938), qui était également son ami, et dans Indian Heroes and Great Chieftains (1916) de l'écrivain et médecin sioux Charles A. Eastman (également connu sous le nom d'Ohiyesa, 1858-1939), qui le connaissait également. Grinnell décrit le caractère de Little Wolf et ce qui faisait de lui un si grand chef dans The Cheyenne Indians, Volume II:

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Little Wolf, lorsqu'il était chef soldat, menait toujours ses hommes; il n'envoyait jamais personne devant lui. Ainsi, il comptait toujours le premier coup. Mais en plus de se battre lui-même, il élaborait un plan pour chaque bataille. Pendant le déroulement d'un combat, Little Wolf criait constamment des mots d'instruction et d'encouragement à ses guerriers, leur disant de se battre avec acharnement et leur indiquant comment se battre efficacement. Il ne pensait pas seulement à ses actes individuels, mais à la bataille dans son ensemble. En d'autres termes, il était ce que peu d'Indiens ont été: un organisateur. Sa marche vers le nord depuis le territoire indien en 1878 a montré qu'il était un grand général. Little Wolf réfléchissait toujours à l'avance à la situation et planifiait ce qu'il fallait faire. Il possédait une grande clairvoyance, essayait de penser à toutes les éventualités et de les prévoir, et ne laissait rien au hasard. (51-52)

La biographie de Little Wolf écrite par Eastman, présentée ci-dessous, s'appuie largement sur les travaux de Grinnell afin, comme il le dit, d'éviter toute accusation d'exagération des faits. L'ouvrage d'Eastman sur Little Wolf est considéré comme plus précis que son travail sur Morning Star (Dull Knife, vers 1810-1883), également chef des Cheyennes du Nord et co-leader de Little Wolf pendant l'exode des Cheyennes du Nord.

Biographie d'Eastman et omissions

La biographie d'Eastman se concentre principalement sur l'exode des Cheyennes du Nord en 1878, lorsque Little Wolf et Morning Star (Dull Knife) conduisirent leur peuple depuis la réserve du Territoire Indien (l'actuel Oklahoma), où ils avaient été déplacés de force, vers leur terre natale dans le territoire du Montana et des Dakotas. Il inclut des détails sur la jeunesse de Little Wolf, mais omet les événements qui l'avaient conduit dans le territoire de l'Oklahoma.

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Little Wolf ne participa pas à la bataille de Little Bighorn (25-26 juin 1876), mais campait à proximité.

Little Wolf combattit pendant la guerre de Red Cloud (1866-1868) et signa le traité de Fort Laramie en 1868, qui mit fin aux hostilités et promit aux Sioux leurs terres ancestrales dans les Dakotas, y compris les Black Hills. Lorsque ce traité ne fut pas respecté, Little Wolf et d'autres reprirent les hostilités et soutinrent la Grande Guerre des Sioux (1876-1877). Little Wolf ne participa pas à la bataille de Little Bighorn (25-26 juin 1876), mais il campait à proximité, et ce sont ses hommes, partis à la recherche de nourriture, qui furent aperçus par le lieutenant-colonel George Armstrong Custer (1839-1876), qui, croyant que ses forces avaient été repérées (et croyant avoir ainsi perdu l'effet de surprise), lança son attaque, qui conduisit à la "dernière bataille de Custer" et à la grande victoire des Sioux et des Cheyennes sous le commandement de Sitting Bull (vers 1837-1890), Cheval Fou (né vers 1840-1877), le chef de guerre sioux Gall (né vers 1840-1894), le chef de guerre cheyenne Deux Lunes (né vers 1847-1917) et d'autres.

Après la bataille de Little Bighorn, Little Wolf et Morning Star (Dull Knife) mobilisèrent leurs forces pour poursuivre le combat, mais ils furent vaincus lors de la bataille de Red Fork (la bataille de Dull Knife) le 25 novembre 1876. Après cette défaite, ils furent envoyés dans les territoires de l'Oklahoma, d'où ils s'échapperaient plus tard. Little Wolf et Morning Star (Dull Knife) se séparèrent en cours de route pendant l'exode, conduisant le groupe de ce dernier à l'engagement connu sous le nom de Massacre de Fort Robinson en janvier 1879. Morning Star (Dull Knife) survécut et parvint à rejoindre la Red Cloud Agency. Le groupe de Little Wolf, quant à lui, tenta d'échapper à l'armée américaine jusqu'à ce qu'il ne soit contraint de se rendre.

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Little Coyote (Little Wolf) and Morning Star (Dull Knife) Chiefs of the Northern Cheyenne
Little Coyote (Little Wolf) et Morning Star (Dull Knife) chefs des Cheyennes du Nord William Henry Jackson (Public Domain)

Eastman omet également de mentionner le statut spirituel de Little Wolf et le fait qu'il était considéré comme une sorte d'incarnation du grand prophète et législateur cheyenne Sweet Medicine (dont l'histoire est racontée dans le conte cheyenne La vie et la mort de Sweet Medicine). En tant qu'homme saint, "Little Wolf était censé être au-dessus des émotions humaines normales telles que la colère" (Nozedar, 266) et, selon ceux qui le connaissaient, il était tout à fait à la hauteur de cette attente.

Après s'être rendu en 1879, Little Wolf accepta un poste d'éclaireur pour l'armée américaine et, selon l'historien Dee Brown (et d'autres), il aurait dépensé une grande partie de son salaire, comme d'autres éclaireurs cheyennes désormais déprimés de travailler pour leur ancien ennemi, en whisky (Brown, 348). Il était ivre lorsqu'il abattit son ami Starving Elk en décembre 1880 et, ayant assassiné un compatriote cheyenne, il perdit son poste de chef et s'exila de son peuple. Il mourut de causes naturelles en 1904 dans la réserve indienne des Cheyennes du Nord, dans le Montana, et est enterré près de Morning Star (Dull Knife) dans le cimetière de Lame Deer.

Texte

Ce qui suit est tiré de l'ouvrage d'Eastman intitulé Indian Heroes and Great Chieftains, édition de 1939, réédité en 2016.

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Si un peuple s'est battu pour la liberté et la justice, c'est bien celui des Cheyennes. Si un peuple a fait preuve d'un courage physique et moral incontestable, c'est bien cette race de héros purement américains, parmi lesquels Little Wolf était un leader.

Je connaissais très bien le chef personnellement. Jeune médecin, j'ai été envoyé à l'agence de Pine Ridge en 1890, en tant que médecin du gouvernement pour les Sioux et les Cheyennes du Nord. Bien que j'aie entendu de sa propre bouche le récit de la vaillante fuite de son peuple de son exil dans le sud vers sa patrie dans le nord, je préfère que les Américains le lisent dans le livre du docteur George Bird Grinnell, "The Fighting Cheyenne". Aucun récit ne pourrait être plus clair ni plus simple; de plus, l'auteur ne peut être accusé de partialité en faveur de sa propre race.

À l'époque où je l'ai connu, Little Wolf était un homme séduisant, doté de la dignité et de la douceur propres aux autochtones, d'une voix mélodieuse et d'une élégance agréable, comme tant de chefs courageux de son peuple. Un jour, alors qu'il dînait chez nous dans la réserve, je lui ai demandé, comme j'avais l'habitude de le faire, de me raconter quelques souvenirs de sa jeunesse. Il était plutôt réticent à parler, mais un ami qui était présent a ajouté:

"Je peux peut-être vous expliquer pourquoi il a été un homme chanceux toute sa vie. Quand il était tout petit, la tribu a connu un hiver où la nourriture manquait, et sa bonne mère avait gardé un petit morceau de viande de bison, qu'elle lui a solennellement apporté en lui disant: "Mon fils doit être patient, car quand il sera grand, il connaîtra des moments encore plus difficiles que ceux-ci."

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Il n'avait rien mangé de toute la journée et avait très faim, mais avant qu'il ait pu mettre la main sur la viande, un chien affamé s'en était emparé et s'était enfui du tipi. La mère courut après le chien et le ramena pour le punir. Elle l'attacha à un poteau et s'apprêtait à le fouetter lorsque le garçon s'interposa. "Ne lui fais pas de mal, maman! s'était-il écrié. Il a pris la viande parce qu'il avait plus faim que moi!"

On m'a raconté un autre acte de gentillesse qu'il a accompli dans des circonstances difficiles. Alors qu'il était encore jeune, il s'est retrouvé pris dans une tempête de neige aveuglante avec un groupe de chasseurs de bisons. Ils ont été forcés de s'allonger côte à côte dans les congères, et il leur a fallu un jour et une nuit avant de pouvoir s'en sortir. Le temps était devenu très froid et, lorsque les hommes se sont relevés, ils risquaient de mourir de froid. Little Wolf a donné sa belle peau de bison à un vieil homme qui tremblait de froid et a pris sa fine couverture.

Devenu un jeune homme, il fut attiré par une jeune fille de sa tribu et, conformément à la coutume en vigueur à l'époque, le couple disparut. Lorsqu'ils revinrent au camp en tant que mari et femme, quelle ne fut pas leur surprise de constater que cette affaire avait suscité une grande agitation. Il semblait qu'un certain chef avait offert de nombreux cadeaux et fait la cour à la jeune fille dans l'intention de l'épouser, et que ses parents avaient accepté les cadeaux, ce qui signifiait qu'ils donnaient leur consentement. Mais la jeune fille elle-même n'avait pas donné son consentement.

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Le ressentiment du prétendant déçu était grand. On rapporta dans le village qu'il avait déclaré ouvertement que le jeune homme qui l'avait défié et insulté devait s'attendre à être puni. Dès que Little Wolf eut vent de ces menaces, il dit à son père et à ses amis qu'il n'avait fait que ce que tout homme avait le droit de faire.

"Dites au chef, dit-il, de venir avec l'arme de son choix, et je l'affronterai dans le cercle des huttes. Il devra soit le faire, soit ravaler ses paroles. Cette femme ne lui appartient pas. Sa famille a accepté ses cadeaux contre sa volonté. Son cœur m'appartient."

Le chef s'excusa, évitant ainsi le duel inévitable, qui aurait été un combat à mort.

La jeunesse de Little Wolf offre de nombreux exemples de la bravoure caractéristique des Cheyennes et a inspiré les jeunes hommes à remporter des lauriers pour eux-mêmes. Il était encore jeune, peut-être trente-cinq ans, lorsque la crise la plus difficile de l'histoire de son peuple s'est abattue sur eux. D'après ce que je sais, et comme le confirme amplement le livre du docteur Grinnell, il fut le général qui les guida et les défendit dans cette fuite tragique du territoire indien vers leur foyer du nord. Je ne discuterai pas du bien-fondé de leur cause: je préfère citer le docteur Grinnell, de peur de donner l'impression d'exagérer les faits.

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"Ils étaient venus, écrit-il, des hautes terres arides du Montana et du Dakota du Nord vers le territoire indien chaud et humide. Ils étaient venus d'un pays où les bisons et autres gibiers étaient encore abondants vers une terre où le gibier avait été exterminé. Dès leur arrivée, ils furent attaqués par la fièvre et les frissons, une maladie qui leur était totalement inconnue. La nourriture était rare et ils commencèrent à mourir de faim. L'agent a témoigné devant une commission du Sénat qu'il n'avait jamais reçu de provisions suffisantes pour subvenir aux besoins des Indiens pendant plus de neuf mois par an. Ces gens étaient des mangeurs de viande, mais le bœuf fourni par les inspecteurs du gouvernement n'était que peau et os. L'agent, décrivant leurs souffrances, a déclaré: "Ils ont survécu, et c'est à peu près tout."

Les Indiens ont enduré cette situation pendant environ un an, puis leur patience a atteint ses limites. Ils ont quitté l'agence où ils avaient été envoyés et se sont mis en route vers le nord. Même si des soldats campaient à proximité, ils n'ont pas cherché à dissimuler leur intention. Au contraire, ils ont ouvertement annoncé leur intention de retourner dans leur propre pays.

"Nous avons beaucoup entendu parler ces dernières années de la marche des Nez-Percés sous le chef Joseph, mais on se souvient peu de la révolte de Dull Knife et de la marche vers le nord menée par Little Wolf. L'histoire de ce voyage n'a pas été racontée, mais dans les traditions de l'ancienne armée, cette campagne était remarquable, et les vieillards qui étaient stationnés dans les plaines il y a quarante ans sont susceptibles de vous dire, si vous leur demandez, qu'il n'y avait jamais eu d'autre voyage semblable depuis que les Grecs avaient marché vers la mer...

Les fugitifs continuaient d'avancer sans relâche vers le nord, tandis que les ordres fusaient par télégraphe et que des trains spéciaux transportaient des hommes et des chevaux pour les intercepter à tous les points probables des différentes lignes de chemin de fer qu'ils devaient traverser. Sur les trois cents Indiens, soixante ou soixante-dix étaient des guerriers, les autres étant des vieillards, des femmes et des enfants. Un officier de l'armée m'a raconté un jour que treize mille soldats parcouraient le pays à toute vitesse pour capturer ou tuer ces quelques pauvres gens qui avaient fui le sud ravagé par la fièvre et qui, malgré tous les obstacles, continuaient à marcher vers le nord.

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"Le ministère de la Guerre a mobilisé toutes ses ressources contre eux, mais ils ont continué. Si les troupes les attaquaient, ils s'arrêtaient et se battaient jusqu'à ce qu'ils aient repoussé les soldats, puis ils repartaient vers le nord. Parfois, ils ne s'arrêtaient même pas, mais continuaient à marcher tout en se battant. La plupart du temps, ils essayaient – avec succès – d'éviter les conflits, et n'ont livré que quatre combats vraiment difficiles, au cours desquels ils ont perdu une demi-douzaine d'hommes avec environ autant de blessés."

Il ne faut pas oublier que l'appel à la justice avait d'abord été tenté avant de prendre cette mesure désespérée. Little Wolf s'était rendu chez l'agent vers le milieu de l'été et lui avait dit: "Ce n'est pas un bon pays pour nous, et nous souhaitons retourner dans notre foyer dans les montagnes, où nous avons toujours été bien. Si vous n'avez pas le pouvoir de nous donner la permission, laissez certains d'entre nous aller à Washington pour leur expliquer la situation, ou écrivez à Washington pour obtenir la permission de rentrer."

"Restez encore un an, répondit l'agent, et nous verrons alors ce que nous pouvons faire pour vous." "Non, dit Little Wolf. Avant un an, il ne restera plus personne pour voyager vers le nord. Nous devons partir maintenant."

Peu après, on s'aperçut que trois des Indiens avaient disparu et on ordonna au chef de livrer dix hommes en otages pour garantir leur retour. Il refusa. "Trois hommes, dit-il, qui voyagent dans une région sauvage peuvent se cacher de manière à ne pas être retrouvés. Vous ne récupérerez jamais ces trois-là et vous garderez mes hommes prisonniers pour toujours."

L'agent menaça alors de retenir leurs rations et d'affamer toute la tribu pour la contraindre à se soumettre si les dix hommes n'étaient pas livrés. Il oubliait qu'il s'adressait à un Cheyenne. Ces gens n'avaient pas compris qu'ils étaient prisonniers lorsqu'ils avaient accepté d'établir des relations amicales avec le gouvernement et étaient venus s'installer dans la réserve. Little Wolf se leva et serra la main de toutes les personnes présentes avant de prononcer son dernier discours mûrement réfléchi.

"Écoutez, mes amis, je suis un ami des Blancs et je le suis depuis longtemps. Je ne veux pas voir couler le sang dans cette agence. Je pars vers le nord, dans mon propre pays. Si vous comptez envoyer vos soldats à ma poursuite, je vous prie de nous laisser prendre un peu de distance. Ensuite, si vous voulez vous battre, je me battrai contre vous, et nous pourrons ensanglanter le sol à cet endroit."

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Le Cheyenne ne bluffait pas. Il disait exactement ce qu'il pensait, et je suppose que l'agent comprit l'allusion, car bien que les militaires fussent présents, ils ne tentèrent pas d'empêcher le départ des Indiens. Le lendemain matin, les tipis furent démontés tôt et rapidement. Vers le soir du deuxième jour, les éclaireurs signalèrent l'approche des troupes. Little Wolf rassembla ses hommes et leur conseilla de ne tirer sous aucun prétexte avant d'avoir été attaqués. Un éclaireur arapahoe leur envoya un message: "Si vous vous rendez maintenant, vous recevrez vos rations et serez bien traités." Après ce qu'ils avaient enduré, il leur était impossible d'entendre une telle promesse sans mépris. Little Wolf répondit: "Nous retournons dans notre pays. Nous ne voulons pas nous battre." Il s'approchait encore lorsque les soldats ouvrirent le feu, et sur un signal, les Cheyennes lancèrent une charge. Ils réussirent à repousser les troupes pendant deux jours, avec seulement cinq hommes blessés et aucun mort, et lorsque les militaires se retirèrent, les Indiens continuèrent vers le nord en transportant leurs blessés.

Ce genre de situation se répéta à plusieurs reprises. Pendant ce temps, Little Wolf maintenait un contrôle parfait sur ses hommes. Il n'y eut pratiquement aucune déprédation. Ils s'emparèrent de quelques caisses de munitions laissées par les troupes en retraite, et à un moment donné, les jeunes hommes étaient impatients de poursuivre et de détruire tout un commandement qui semblait à leur merci, mais leur chef les en empêcha. Ils avaient maintenant atteint le pays des bisons, et il gardait toujours son objectif principal en vue. Il était extraordinairement calme. Des années plus tard, l'un de ses hommes raconta au docteur Grinnell: "Little Wolf ne semblait pas être un être humain. Il ressemblait à un ours." Il est vrai qu'un homme de son genre, en situation de crise, se transforme spirituellement et agit comme s'il était dans un rêve.

À Running Water, le groupe se divisa, Dull Knife se dirigea vers l'agence Red Cloud. Il était près de Fort Robinson lorsqu'il se rendit et connut son triste sort. Little Wolf resta tout l'hiver dans les Sand Hills, où le gibier était abondant et où il n'y avait pas d'hommes blancs. Plus tard, il se rendit dans le Montana, puis à Pine Ridge, où lui et son peuple vécurent en paix jusqu'à ce qu'ils ne soient déplacés à Lame Deer, dans le Montana, où il passa le reste de ses jours. Au-delà des nuages des préjugés raciaux, le ciel est clair, et dans cette cour d'honneur ultime, une âme noble comme celle de Little Wolf a sa place.

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Questions & Réponses

Qui était Little Wolf?

Little Wolf (également connu sous le nom de Little Coyote) était un chef, un homme sacré et un chef de guerre de la nation Cheyenne du Nord. Il est surtout connu pour avoir codirigé l'exode des Cheyennes du Nord en 1878 avec Morning Star (Dull Knife).

Pourquoi Little Wolf est-il appelé "Sweet Medicine Chief" (Chef Sweet Medecine)?

Sweet Medicine était le grand prophète et faiseur de lois des Cheyennes, et Little Wolf était considéré comme ayant reçu de lui un pouvoir spirituel ("medecine") et comme étant une sorte d'incarnation de Sweet Medicine.

Little Wolf a-t-il combattu lors de la bataille de Little Bighorn?

Non, mais il était présent le 25 juin, et c'est parce que le lieutenant-colonel George A. Custer a vu ses hommes chercher de la nourriture qu'il a lancé son attaque, pensant avoir perdu l'effet de surprise. Rien ne prouve que les hommes de Little Wolf aient vu les forces de Custer.

Comment Little Wolf est-il mort?

Little Wolf est mort de causes naturelles (probablement accélérées par l'alcoolisme) en 1904 dans la réserve indienne des Cheyennes du Nord, dans le Montana.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2026, février 05). Little Wolf. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-23061/little-wolf/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Little Wolf." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, février 05, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-23061/little-wolf/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Little Wolf." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 05 févr. 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-23061/little-wolf/.

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