Robert Bruce

Collecte de fonds pour traductions

Notre vision : Une éducation gratuite à l'Histoire pour tous, dans le monde entier et dans toutes les langues. C'est un objectif ambitieux, mais cela ne nous empêche pas d'y travailler. Pour y parvenir, nous devons traduire... beaucoup ! Faites un don aujourd'hui et aidez-nous à avoir un réel impact mondial. Merci beaucoup !
$1109 / $3000

Définition

Mark Cartwright
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 16 décembre 2020
X

Texte original en Anglais : Robert the Bruce

Bust of Robert the Bruce (by Otter, CC BY-SA)
Buste de Robert Bruce
Otter (CC BY-SA)

Robert Ier d'Écosse, plus connu sous le nom de Robert Bruce ou Robert de Brus, régna en tant que roi d'Écosse de 1306 à 1329. Pour son rôle dans l'obtention de l'indépendance de l'Angleterre, Robert Bruce est depuis longtemps considéré comme un héros national et l'un des plus grands monarques écossais de tous les temps.

Robert succéda à John Balliol (r. 1292-1296), mais seulement après une décennie tumultueuse de changements de camp et de hauts et de bas militaires contre les armées anglaises dirigées par Édouard Ier d'Angleterre (r. 1272-1307) et celles des barons écossais rivaux. Une grande victoire sur les Anglais à Bannockburn, en 1314 cimenta la revendication de Robert en tant que roi légitime d'Écosse, et son habile diplomatie lui permit de faire reconnaître l'indépendance totale de l'Écosse par le pape et Édouard III d'Angleterre (r. 1327-1377). Son fils David II d'Écosse lui succéda (r. 1329-1371).

Supprimer la pub

Advertisement

Enfance

Robert (VIII) le Bruce naquit le 11 juillet 1274 au château de Turnberry dans le Ayrshire, en Écosse. Son père était Robert (VII) Bruce (mort en 1304) et sa mère, Marjorie, Comtesse de Carrick. Les Bruce étaient les seigneurs d'Annandale depuis les années 1120, et ils prétendaient descendre du comte David, frère cadet de Guillaume Ier d'Écosse (r. 1165-1214). Robert passa une partie de sa jeunesse dans les Hébrides et en Ulster. Comme la famille possédait des domaines et des propriétés en Angleterre, il passa également du temps au château de Carlisle et à Londres. En 1292, Robert hérita du comté de Carrick.

Vers 1295, Robert épousa Isabel de Mar (d. vers 1296), fille de Donald, comte de Mar, puis, en 1302, Élisabeth de Burgh (d. 1327), fille de Richard de Burgh, comte d'Ulster. Avec Isabel, Robert eut une fille Marjorie (née vers 1295) et avec Élisabeth, il eut deux filles - Matilde et Marguerite - et deux fils - David (né en 1324) et Jean (peut-être le jumeau de David mais il mourut en bas âge).

Supprimer la pub

Advertisement

La Grande Cause

LES BRUCES N'acceptèrent PAS LA DÉCISION D'ÉDOUARD I DE METTRE JOHN BALLIOL SUR LE TRÔNE ÉCOSSAIS.

Lorsqu'Alexandre III d'Écosse (r. 1249-1286) mourut en 1286 et que son seul héritier, sa petite-fille, mourut aussi en 1290, l'Écosse fut plongée dans une crise politique. Les maisons royales d'Angleterre et d'Écosse étaient liées par plusieurs mariages mais Édouard Ier d'Angleterre fit un pas de plus en considérant le roi d'Écosse son vassal. Édouard dut passer en revue une foule de candidats à la succession dans un processus connu sous le nom de Grande Cause. Le roi anglais choisit Jean Balliol en novembre 1292. Le principal concurrent de Balliol avait été Robert (VI) Bruce (né en 1210), le grand-père de son homonyme plus célèbre et futur roi. Les Bruce n'acceptèrent pas la décision d'Édouard et continuèrent à faire valoir leurs propres revendications pour le trône. Balliol avait gagné parce qu'il était un descendant encore plus proche du comte David et, plus important pour Édouard Ier, un candidat plus anglicisé et plus faible, ce qui signifiait qu'il pouvait être plus facilement manipulé.

Robert I of Scotland & Isabel of Mar
Robert Ier d'Écosse et Isabelle de Mar
Unknown Artist (Public Domain)

Il s'avéra que le règne de Jean Balliol ne dura que quatre ans, les nobles écossais s'étant lassés de sa résistance inefficace à l'autoritaire Édouard et de l'augmentation des taxes imposées pour payer la guerre du roi anglais contre la France. À la fin de l'année 1295, un conseil de régence composé de 12 nobles mécontents établit un nouveau gouvernement, peut-être entièrement indépendant de Jean. Ce conseil, et donc l'Écosse, s'allia officiellement à Philippe IV de France (r. 1285-1314) en février 1296 de l'ère chrétienne, première étape de ce que l'on a appelé la "Auld Alliance". Le roi Jean renonça à sa fidélité à Édouard Ier en avril 1296. Les Bruce ne soutinrent pas cette rébellion contre la suzeraineté d'Édouard Ier, et Robert rejoignit même les forces anglaises qui attaquèrent l'Écosse en 1296. La réponse énergique d'Édouard à la "Auld Alliance" fut d'attaquer l'Écosse à plusieurs reprises. Des milliers d'innocents furent massacrés à Berwick, Édouard s'empara des principaux châteaux écossais et infligea une défaite à l'armée écossaise lors de la bataille de Dunbar le 27 avril 1296. Trois barons anglais furent nommés pour gouverner l'Écosse, qui devint de fait une province de l'Angleterre. Jean Balliol fut déchu de son titre et placé dans la Tour de Londres.

Vous aimez l'Histoire?

Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire gratuite!

La guerre d'indépendance

Malheureusement pour Édouard Ier, l'Écosse s'avèra plus difficile à soumettre qu'il ne l'avait prévu. Presque immédiatement, des rébellions éclatèrent. La plus réussie fut le soulèvement mené par William Wallace (c. 1270-1305) et Andrew de Moray. Les rebelles remportèrent une célèbre victoire en septembre 1297 à la bataille de Stirling Bridge. Un conseil dirigeant fut établi, composé de Wallace, John Comyn, puis de l'évêque Lamberton, mais les Bruce ne soutinrent pas ce groupe, d'autant plus que les Comyn étaient des partisans des Balliol, un groupe rival. À ce stade, les Bruce ne semblaient pas soutenir pleinement ni Wallace ni Édouard Ier, mais ils attendaient plutôt de mieux voir l'issue de cette première étape de ce que l'on appela la Première Guerre d'Indépendance. En 1298, cependant, Robert Bruce était clairement du côté écossais et participa à l'attaque du château d'Ayr, tenu par les Anglais. Cependant, en 1302, le mariage de Robert avec Élisabeth, fille d'un allié d'Édouard Ier, associé à la libération de Jean Balliol de la Tour de Londres, signifia que Robert se rangea à nouveau du côté des Anglais, de peur que les alliés écossais de Balliol ne parviennent à rétablir l'ex-roi.

King Edward I of England
Le roi Édouard Ier d'Angleterre
National Portrait Gallery (CC BY-NC-ND)

Édouard réagit à la défaite de Stirling Bridge en menant son armée en personne et en remportant une autre bataille en juillet 1298 à la bataille de Falkirk, où 20 000 Écossais furent tués. Édouard envoya alors d'autres armées, et en 1305, Wallace fut capturé et exécuté en tant que traître à Londres. Néanmoins, Wallace était devenu un héros national et un exemple à suivre pour d'autres, notamment Robert Bruce, qui, en 1305, commençait à avoir de sérieux doutes quant à son soutien à la Couronne anglaise. Il semblait désormais très improbable qu'Édouard Ier fasse un jour de Robert le roi d'Écosse. Au cours de l'année suivante, et probablement en grande partie en secret, Robert commença à s'efforcer de gagner des alliés parmi les principaux barons écossais.

ROBERT FIT LE GRAND SAUT ET SE DÉCLARa ROI D'ÉCOSSE EN MARS 1306.

En février 1306, les Écossais se rallièrent à leur nouvelle figure de proue, Robert Bruce, qui a dénonça Jean Balliol comme marionnette d'Édouard Ier. Le 10 février, Robert ou ses partisans assassinèrent John Comyn, son principal rival pour le trône, en le poignardant dans l'église de Greyfriars à Dumfries. Avec l'assurance du soutien des barons écossais du nord et le soutien douteux des autres, Robert se lança dans l'aventure et se déclara roi. Robert fut intronisé à l'abbaye de Scone le 25 mars 1306. La position du roi était cependant précaire. Deux défaites s'ensuivirent, contre une armée anglaise à Methven le 19 juin et contre une armée écossaise dirigée par John Macdougall d'Argyll à Dalry le 11 juillet. Robert fut obligé de fuir sur l'île de Rathlin, sur la côte irlandaise. Les Anglais, incapables de mettre la main sur le roi, choisirent de traquer sa famille. Trois des frères de Robert furent exécutés, et sa sœur Marie fut enfermée dans une cage en fer suspendue aux murs du château de Roxburgh, un sort qu'elle subit pendant quatre ans. Élisabeth, la femme de Robert, fut enfermée dans un manoir à Burstwick.

Supprimer la pub

Advertisement

Battle of Bannockburn, 1314 CE
Bataille de Bannockburn, 1314
Andrei nacu (Public Domain)

À la mort d'Édouard Ier en juillet 1307, son fils Édouard II d'Angleterre (r. 1307-1327) lui succéda. Le nouveau roi n'avait pas les talents politiques et militaires de son père, et il dut faire face à une descente vers l'anarchie politique dans son propre royaume qui finit par dégénérer en guerre civile. Ces développements laissèrent à l'Écosse un peu de répit. Robert put retourner en Écosse où lui et son frère Édouard menèrent une guérilla soutenue contre les troupes anglaises et les partisans de Balliol. Au milieu de l'année 1308, Robert avait écrasé les Comyn, pris et rasé leurs principaux châteaux et pris possession d'Aberdeen. À l'automne 1309, lors de la bataille de la passe de Brander, les Macdougall furent également vaincus de manière décisive. Robert offrit alors des trêves à tous les Écossais désireux de le suivre. En conséquence, en mars 1309, un parlement à St Andrews déclara que le peuple écossais soutenait Robert Bruce comme roi. Une ambassade de France déclara également que Robert était le roi légitime d'Écosse. Cependant, plusieurs châteaux clés restèrent aux mains des Anglais, notamment Berwick, Roxburgh, Edimbourg et Stirling. Au cours des quatre années suivantes, Robert entreprit de les récupérer, menant très souvent les attaques en personne.

Bannockburn et Indépendance

Le fait qu'Édouard II fût préoccupé par ses propres problèmes internes permit à Robert d'éliminer un par un les châteaux tenus par les Anglais (et de les détruire pour empêcher leur réutilisation par l'ennemi). Il effectua également des raids réguliers et lucratifs dans le nord de l'Angleterre. Après une attaque infructueuse en 1311, ce n'est qu'en 1314 qu'Édouard mèna une armée en Écosse, la motivation étant le siège du château de Stirling, tenu par les Anglais. Les forces d'Édouard étaient beaucoup plus nombreuses que celles des Écossais dirigés par Robert Bruce (15-20 000 contre 10 000 hommes), mais cet avantage et la mobilité des 2 000 cavaliers d'Édouard furent annulés par le choix de Robert d'un gué étroit et marécageux comme site de la bataille près du village de Bannockburn. Lorsque les deux armées s'affrontèrent les 23 et 24 juin, Édouard retint ses archers jusqu'à ce qu'il fut trop tard, et le terrain et les piquiers écossais disposés en formations hérissées et mobiles (schiltroms) firent le reste. Environ 200 chevaliers anglais furent tués dans cette désastreuse défaite. Le roi anglais s'en sortit de justesse. Robert avait montré à la fois ses talents de chef et sa bravoure au combat, relevant le défi d'un combat en tête-à-tête avec Henry de Bohun - Robert fendit la tête de son adversaire d'un puissant coup de hache de guerre. Après la bataille, le château de Stirling se rendit et un immense butin fut prélevé du camp anglais désormais abandonné.

The Declaration of Arbroath
La déclaration d'Arbroath
Unknown Artist (Public Domain)

L'Écosse avait effectivement réaffirmé son indépendance. Robert négocia la libération de la reine Élisabeth et de la princesse Marjorie. Il confisqua également les terres des seigneurs écossais qui avaient soutenu Édouard, ce qui lui donna suffisamment de ressources pour récompenser ses partisans et s'assurer de leur loyauté. Les conséquences à long terme de cette politique furent la création de familles presque trop puissantes dans certaines régions, la création d'ennemis parmi les descendants des déshérités, et l'appauvrissement de la Couronne elle-même, un développement qui nécessita des impôts uniquement pour payer les frais de subsistance du monarque. Pour l'instant, cependant, Robert était en pleine forme. Berwick fut prise en 1318, et le roi écossais continua ses raids dans le nord de l'Angleterre, capturant presque York en 1319.

Supprimer la pub

Advertisement

Politique étrangère et reconnaissance

Après 1314, Robert était suffisamment en sécurité dans son royaume pour envisager une conquête étrangère. Au cours d'une campagne couvrant trois hivers, le roi écossais s'empara de l'Ulster et installa son frère Édouard (né vers 1276) sur le trône d'Irlande en 1316. L'armée écossaise avait reçu l'aide des habitants de la région qui ne demandaient qu'à se débarrasser des barons anglais. Cependant, Édouard Bruce s'avéra tout aussi impopulaire, et il fut tué au combat en 1318. Finalement, les Écossais abandonnèrent le château de Carrickfergus et se retirèrent d'Irlande.

Le 6 avril 1320, une lettre fut envoyée au pape pour demander le retrait de l'excommunication de Robert et du placement de l'Écosse sous interdit papal, deux mesures qui avaient été prises lorsque Robert avait refusé de signer une trêve avec l'Angleterre en 1317. Le contenu de cette lettre est souvent appelé "Déclaration d'Arbroath". Elle affirmait avec audace que l'Écosse était un royaume libre et indépendant et que la Couronne anglaise n'y avait aucun droit. Ce document impressionnant, qui est orné des sceaux de huit comtes et de 38 barons, subsiste encore aujourd'hui.

Dunfermline Abbey
Abbaye de Dunfermline
Cocoloco29 (CC BY-SA)

Robert, quant à lui, avait toujours une poignée de barons écossais contre lui, et un complot d'assassinat raté fut impitoyablement vengé à la fin de l'année 1320. En 1322, une invasion anglaise peu enthousiaste fut repoussée. Puis, en 1323, une trêve de 13 ans futconclue entre l'Angleterre et l'Écosse. Le traité de Corbeil, en 1326, établit officiellement une alliance d'assistance mutuelle entre l'Écosse et la France (y compris une clause selon laquelle une attaque française contre l'Angleterre obligeait l'Écosse à attaquer également son voisin du sud). L'indépendance de l'Écosse et le droit de Robert au trône furent reconnus par la Couronne anglaise dans le traité d'Édimbourg/Northampton de 1328. Le traité fut scellé par la remise par Robert de 20 000 livres sterling et les fiançailles de David, le fils de Robert, avec Jeanne (née en 1321), la sœur du nouveau roi, Édouard III d'Angleterre. La cerise sur le gâteau fut la décision du pape, en 1329, d'autoriser les monarques écossais à recevoir officiellement une couronne et une onction sacrée lors de leur couronnement. Le royaume d'Écosse était, pour la première fois, sur un pied d'égalité avec les autres monarchies européennes.

Supprimer la pub

Advertisement

Mort et successeurs

Robert Bruce mourut le 7 juin 1329 dans son manoir de Cardross dans le Dumbartonshire. Le roi était malade depuis deux ans, les chroniqueurs médiévaux décrivant sa maladie comme la lèpre. Robert fut enterré à l'abbaye de Dunfermline. Cependant, il souhaitait depuis longtemps partir en croisade en Terre Sainte et, n'y étant jamais parvenu, il demanda à James Douglas d'y porter son cœur. Douglas fut tué lors d'une bataille en Espagne, mais la légende veut que le cœur embaumé de Robert ait été ramené en Écosse et enterré à l'abbaye de Melrose.

Son fils succéda à Robert et devint David II d'Écosse. Le nouveau roi n'avait que cinq ans et ce fut donc l'occasion pour les rivaux de la famille Bruce de tenter de prendre le pouvoir. Édouard Balliol (c. 1283-1367), le fils du roi Jean Balliol, avait le soutien d'Édouard III, et David fut déposé en 1332. Balliol devint roi, mais il y eut un autre cycle de trônes musicaux, et à la fin de l'année 1336, David II était de retour; il gouvernerait l'Écosse jusqu'en 1371.

Pendant ce temps, la réputation de Robert Bruce ne cessa de grandir, car il devint le favori des chroniqueurs médiévaux et le sujet d'un célèbre poème intitulé The Bruce, commandé par le petit-fils du roi, Robert II d'Écosse (r. 1371-1390). Un siècle plus tard, James III d'Écosse (r. 1460-1488) portait l'épée de Robert Bruce au combat. Et ainsi de suite au fil des siècles, Robert devenant le paradigme de la bonne royauté et un héros national. Plus récemment, le roi suscita de nouveau l'intérêt du public avec d'une part la reconstitution du visage de Robert à partir de son crâne retrouvé à l'abbaye de Dunfermline et d'autre part la question actuelle de l'indépendance parlementaire écossaise vis-à-vis du Royaume-Uni.

Supprimer la pub

Publicité

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth a enseigné l’anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l’anglais et l’italien et a 25 ans d’expérience dans le domaine de l’éducation. Elle aime voyager et découvrir la langue, l’histoire et le patrimoine culturel des différents pays qu'elle visite.

Auteur

Mark Cartwright
Mark est un auteur d'articles historiques installé en Italie. Il s'intéresse plus particulièrement à la poterie, à l’architecture, aux mythologies du monde et à la découverte des idées partagées par toutes les civilisations. Il est titulaire d’un Master en philosophie politique et éditeur en chef de WHE.

Citer cette ressource

Style APA

Cartwright, M. (2020, décembre 16). Robert Bruce [Robert the Bruce]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-18574/robert-bruce/

Style Chicago

Cartwright, Mark. "Robert Bruce." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le décembre 16, 2020. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-18574/robert-bruce/.

Style MLA

Cartwright, Mark. "Robert Bruce." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 16 déc. 2020. Web. 01 déc. 2021.

Adhésion