Lamentations Mésopotamiennes

Souffrance et volonté des dieux
Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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La question "Pourquoi les mauvaises choses arrivent-elles aux bonnes personnes?" est posée depuis des millénaires, probablement depuis avant l'invention de l'écriture, mais au moins depuis environ 1700 avant notre ère, lorsque le poème sumérien (puis babylonien) Ludlul-Bel-Nemeqi (également connu sous le nom de Poème du juste souffrant) fut écrit, puis plus tard, le livre de Job, daté des VIIe, VIe ou IVe siècles avant notre ère.

Ces œuvres traitent de la souffrance individuelle, mais un genre littéraire apparut en Mésopotamie vers 2000 avant notre ère, traitant de la souffrance des multitudes lorsque leur ville est tombée et, d'après ce qu'ils pouvaient en juger, la seule raison de sa destruction était la volonté des dieux. Ces œuvres sont connues sous le nom de "lamentations" et ce genre était probablement très populaire, même si seul un petit nombre d'œuvres ont survécu. Parmi les plus complètes, on trouve:

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  • Lamentation sur Eridu
  • Lamentation sur Uruk
  • Lamentation sur la ruine d'Ur
  • Lamentation pour Sumer et Ur
  • Lamentation sur Nippur
Ruins of Uruk
Ruines d'Uruk SAC Andy Holmes (RAF) (Open Government License)

Il existe également une œuvre célèbre, La malédiction d'Akkad, qui, bien que liée thématiquement au genre des lamentations sur les villes, a plus en commun avec la littérature naru mésopotamienne (essentiellement de la fiction historique). Une œuvre de la littérature naru mésopotamienne met en scène un personnage historique connu dans un récit fictif; une lamentation sur une ville relate un événement historique réel – la chute d'une ville et les souffrances qui l'accompagnent – et en fournit une raison.

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Lamentations mésopotamiennes

Les œuvres aujourd'hui connues sous le nom de lamentations mésopotamiennes partagent toutes un thème et un sujet communs, mais peuvent différer dans les détails, comme le note le chercheur Jeremy Black:

Bien que formellement hétérogènes, [les lamentations] partagent certains thèmes fondamentaux: la destruction résultant d'une décision divine, l'abandon de la ville par le dieu tutélaire, la restauration et le retour du dieu tutélaire. Les lamentations peuvent varier considérablement dans l'importance accordée à ces thèmes.

(128)

Dans la Mésopotamie antique, la ville était considérée comme un refuge, un sanctuaire, protégé par une puissante entité surnaturelle.

Le "dieu tutélaire" est la divinité protectrice d'une ville. Chaque ville de la Mésopotamie antique avait sa propre divinité protectrice et, lorsqu'une ville donnée traversait une période difficile (lorsque les récoltes étaient mauvaises, par exemple), cela pouvait être interprété comme un signe que la divinité protectrice était mécontente du peuple, ou cela pouvait signifier que le dieu ou la déesse avait abandonné la ville, qui se retrouvait alors sans défense.

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Dans l'ancienne Mésopotamie, la ville était considérée comme un refuge, un sanctuaire, protégé par une puissante entité surnaturelle, et elle donnait à ses citoyens un sentiment d'identité et un but, comme l'explique la chercheuse Gwendolyn Leick:

Les scribes mésopotamiens considéraient la vie urbaine comme la seule forme de communauté civilisée. L'identité civique d'une personne était celle d'un citoyen d'une ville particulière, avec ses banlieues et la campagne environnante. Les membres non urbains de la population se définissaient par leur appartenance tribale.

(42)

Perdre sa ville, c'était perdre ce sentiment d'"identité civique" et, n'ayant aucune allégeance tribale en dehors de sa ville, être à la merci des éléments et d'un nombre incalculable de menaces et de dangers. La chute de la ville n'était donc pas seulement la perte de son foyer et de ses moyens de subsistance, mais aussi, dans un sens réel, la perte de soi-même, de toute apparence d'identité, de tout sentiment de sécurité, de tout but et de toute confiance en l'avenir. La complainte de la ville exprimait ce sentiment de perte totale à travers les détails de la chute de la ville.

Un trope courant dans la complainte de la ville est le retour du dieu tutélaire après la dévastation, qui donne à l'histoire une fin heureuse, mais cela ne semble jamais compenser les souffrances endurées par le peuple pendant l'absence de la divinité.

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Lamentation pour Sumer et Ur

Le meilleur exemple de lamentation, et le plus célèbre, est la Lamentation pour Sumer et Ur, qui traite de la chute d'Ur en 2004 avant notre ère. Des forces envahissantes venues de l'est ont renversé Ur – citées comme étant celles d'Élam, des Gutis ou des Amorrites – apparemment toutes les trois à des moments différents, conduisant finalement à la destruction de la ville et à la mort de ses citoyens.

La raison donnée dans le poème pour expliquer cette souffrance est que les dieux Anu (An), Enlil, Enki et Ninhursag (toutes des divinités puissantes) ont décidé de "renverser les pouvoirs divins de Sumer" et de "détruire la ville" pour des raisons qui leur sont propres. Dans l'extrait suivant de la Lamentation pour Sumer et Ur, "Nintud" est un autre nom de Ninhursag, Nanna est le dieu sumérien de la pleine lune et de la sagesse, Utu est Utu-Shamash, le dieu du soleil, et Ibbi-Suen est Ibbi-Sin, le dernier roi d'Ur.

Le poème complet (figurant ci-dessous dans la bibliographie) compte 519 vers; seuls les 103 premiers sont reproduits ici, tirés du Corpus électronique de littérature sumérienne (tout comme les deux autres lamentations pour Ur et Eridu). Certaines orthographes ont été modifiées pour plus de clarté, et les commentaires entre parenthèses/variantes de vers ont été omis.

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1-2 : Pour renverser les temps fixés, pour anéantir les plans divins, les tempêtes se rassemblent pour frapper comme un déluge.

3-11 : An, Enlil, Enki et Ninhursag ont décidé de son sort: renverser les pouvoirs divins de Sumer, enfermer le règne favorable dans sa demeure, détruire la ville, détruire la maison, détruire l'enclos à bétail, raser la bergerie; que le bétail ne reste pas dans l'enclos, que les moutons ne se multiplient pas dans la bergerie, que les cours d'eau transportent de l'eau saumâtre, que les mauvaises herbes poussent dans les champs fertiles, que les plantes funèbres poussent en pleine campagne,

12-21 : que la mère ne cherche pas son enfant, que le père ne dise pas "Ô ma chère épouse!", que la jeune épouse ne prenne aucun plaisir à ses étreintes, que le jeune enfant ne grandisse pas vigoureusement sur ses genoux, que la nourrice ne chante pas de berceuses; pour changer le lieu de la royauté, pour souiller la recherche des oracles, pour retirer la royauté du Pays, pour jeter le regard de la tempête sur tout le pays, pour effacer les plans divins sur ordre d'An et d'Enlil;

22-26 : après qu'An eut froncé les sourcils sur toutes les terres, après qu'Enlil eut regardé favorablement une terre ennemie, après que Nintud eut dispersé les créatures qu'elle avait créées, après qu'Enki eut modifié le cours du Tigre et de l'Euphrate, après qu'Utu eut jeté sa malédiction sur les rues et les routes;

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27-37 : afin d'anéantir les pouvoirs divins de Sumer, de modifier ses plans prédéterminés, d'aliéner les pouvoirs divins du règne de la royauté d'Ur, d'humilier le fils princier dans sa maison E-kic-nu-jal, de briser l'unité du peuple de Nanna, aussi nombreux que des brebis; pour changer les offrandes alimentaires d'Ur, le sanctuaire des magnifiques offrandes alimentaires; pour que son peuple ne réside plus dans ses quartiers, pour qu'il soit condamné à vivre dans un lieu hostile; que Cimacki et Elam, l'ennemi, habitent à leur place; que son berger, dans son propre palais, soit capturé par l'ennemi, qu'Ibbi-Suen soit emmené enchaîné au pays d'Élam, que du mont Zabu au bord de la mer jusqu'aux frontières d'Ancan, comme une hirondelle qui s'est envolée de sa maison, il ne revienne jamais dans sa ville;

38-46 : que sur les deux rives du Tigre et de l'Euphrate poussent de mauvaises herbes, que personne ne s'engage sur la route, que personne ne cherche la grande route, que la ville et ses environs soient rasés et réduits en ruines; que ses nombreux habitants à la tête noire soient massacrés; que la houe n'attaque pas les champs fertiles, que les semences ne soient pas plantées dans le sol, que la mélodie des chants des vachers ne résonne pas dans la campagne, que le beurre et le fromage ne soient pas fabriqués dans l'enclos à bétail, que le fumier ne soit pas empilé sur le sol, que le berger n'entoure pas la bergerie sacrée d'une clôture, que le chant du barattage ne résonne pas dans la bergerie;

47-55 : décimer les animaux de la campagne, exterminer tous les êtres vivants, que les créatures à quatre pattes de Cakkan ne déposent plus de fumier sur le sol, que les marais soient si secs qu'ils soient couverts de fissures et ne produisent plus de nouvelles graines, que des roseaux malades poussent dans les roselières, qu'ils soient recouverts d'un marécage puant, qu'il n'y ait aucune nouvelle pousse dans les vergers, que tout s'effondre de lui-même - afin de soumettre rapidement Ur comme un bœuf attaché, de lui faire baisser la tête jusqu'au sol: le grand taureau sauvage qui charge, confiant en sa propre force, la ville primitive de la seigneurie et de la royauté, construite sur un sol sacré.

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56-57 : Son destin ne peut être changé. Qui peut le renverser? C'est l'ordre d'An et d'Enlil. Qui peut s'y opposer?

58-68 : An effraya les habitants mêmes de Sumer, le peuple avait peur. Enlil souffla une tempête maléfique; le silence s'abattit sur la ville. Nintud verrouilla la porte des entrepôts du Pays. Enki bloqua l'eau du Tigre et de l'Euphrate. Utu retira la déclaration d'équité et de justice. Inanna a remis la victoire dans les conflits et les batailles à une terre rebelle. Ninjirsu a déversé Sumer comme du lait aux chiens. Le tumulte s'est abattu sur le Pays, quelque chose que personne n'avait jamais connu, quelque chose d'invisible, qui n'avait pas de nom, quelque chose qui ne pouvait être compris. Les terres étaient confuses dans leur peur. Le dieu de la ville s'est détourné; son berger a disparu.

69-78 : Le peuple, dans sa peur, respirait difficilement. La tempête l'immobilisait; la tempête ne le laissait pas revenir. Il n'y avait pas de retour pour lui, le temps de la captivité ne passait pas. Que fit Enlil, le berger du peuple à la tête noire? Enlil, pour détruire les familles loyales, pour décimer les hommes loyaux, pour jeter un mauvais sort sur les fils des hommes loyaux, sur les premiers-nés, Enlil envoya alors Gutium depuis les montagnes. Leur avancée était comme le déluge d'Enlil, impossible à résister. Le grand vent de la campagne emplit la campagne, il avançait devant eux. La vaste campagne fut détruite, personne ne s'y déplaçait.

79-92 : Le temps sombre fut brûlé par la grêle et les flammes. Le temps lumineux fut anéanti par une ombre. Ce jour-là, le ciel gronda, la terre trembla, la tempête fit rage sans répit. Le ciel s'assombrit, il fut recouvert d'une ombre; les montagnes rugirent. Utu s'allongea à l'horizon, la poussière passa au-dessus des montagnes. Nanna s'allongea au zénith; les gens avaient peur. La ville ...... sortit. Les étrangers dans la ville chassèrent même ses morts. Les grands arbres furent déracinés, la forêt fut arrachée. Les vergers furent dépouillés de leurs fruits, ils furent nettoyés de leurs pousses. Les récoltes se noyèrent alors qu'elles étaient encore sur pied, le rendement des céréales diminua.
3 lignes fragmentaires

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93-103 : Ils empilèrent ...... en tas, ils étalèrent ...... comme des gerbes. Il y avait des cadavres flottant dans l'Euphrate, des brigands parcouraient les routes. Le père se détournait de sa femme sans dire "Ô ma femme!". La mère se détournait de son enfant sans dire "Ô mon enfant!". Celui qui possédait un domaine productif négligeait son domaine sans dire "Ô mon domaine!". L'homme riche s'éloignait de ses possessions par un chemin inconnu. À cette époque, la royauté du pays était souillée. La tiare et la couronne qui ornaient la tête du roi étaient toutes deux abîmées. Les terres qui avaient suivi le même chemin étaient divisées et désunies. Les offrandes alimentaires d'Ur, le sanctuaire des offrandes alimentaires magnifiques, avaient changé pour le pire. Nanna avait troqué son peuple, aussi nombreux que des brebis...

Ruins of Ur
Ruines d'Ur M.Lubinski (CC BY-SA)

Autres lamentations

La Lamentation pour Sumer et Ur suit le même paradigme que les autres lamentations mésopotamiennes, mais elle n'utilise pas le rythme et la répétition des vers de la même manière. Par exemple, la Lamentation sur la ruine d'Ur commence ainsi:

Il a abandonné son enclos à vaches et laissé les brises hanter sa bergerie. Le taureau sauvage a abandonné son enclos à vaches et laissé les brises hanter sa bergerie. Le seigneur de toutes les terres l'a abandonné et laissé les brises hanter sa bergerie. Enlil a abandonné le sanctuaire Nibru et laissé les brises hanter sa bergerie...

(lignes 1 à 5)

De même, la Lamentation sur Eridu commence ainsi:

La tempête rugissante l'a recouverte comme un manteau, s'est étendue sur elle comme un drap. Elle a recouvert Eridu comme un manteau, s'est étendue sur elle comme un drap. Dans la ville, la tempête furieuse a résonné. À Eridu, la tempête furieuse a retenti. Sa voix a été étouffée par le silence comme par un vent violent. Son peuple... Eridu a été étouffée par le silence comme par un vent violent...

(lignes 1-5)

La Lamentation pour Sumer et Ur a certes un rythme et des répétitions distincts ("que les mauvaises herbes poussent dans les champs fertiles, que les plantes en deuil poussent dans la campagne, que la mère ne cherche pas son enfant... » lignes 11-12), mais les répétitions dans la Lamentation pour Ur et la Lamentation pour Eridu sont plus évidentes et confèrent à ces œuvres un sentiment plus direct d'inévitabilité et d'immédiateté.

Les répétitions dans les lamentations mésopotamiennes, comme dans la littérature sumérienne et mésopotamienne en général, étaient utilisées dans un but purement pratique: aider les scribes à mémoriser les compositions. Dans les lamentations, cependant, ces répétitions servent également à refléter l'événement qu'elles décrivent, en ce sens que ce qui s'est produit auparavant pourrait se reproduire. Comme le note Black:

Le poème utilise ces événements comme une occasion de transmettre ce qui pourrait être considéré comme son message principal: la versatilité de la fortune, la mortalité inhérente à toutes choses.

(128)

Les lamentations peuvent être considérées comme une sorte d'extension de la liste des rois sumériens (abrégée SKL). La SKL comporte des répétitions de lignes telles que "Puis Eridu tomba et la royauté fut transférée à Bad-tibira... Puis Bad-tibira tomba et la royauté fut transférée à Larak" - elle raconte ce qui s'est passé, mais pas pourquoi. Les lamentations mésopotamiennes fournissaient le pourquoi.

The Weld-Blundell Prism Version of Sumerian King List
La version du prisme Weld-Blundell de la Liste royale sumérienne Gts-tg (CC BY-SA)

Conclusion

Les lamentations mésopotamiennes ont influencé des œuvres ultérieures, notamment les récits bibliques, et en particulier le livre biblique des Lamentations, qui traite de la chute de Jérusalem en 586 avant notre ère. Le livre des Lamentations suit en fait le modèle des lamentations mésopotamiennes, mais s'en écarte de manière significative à certains égards. Une lamentation mesopotamienne est écrite de la voix de la divinité tutélaire de la ville, ce qui n'est pas le cas des Lamentations ; une lamentation mésopotamienne pleure la chute de la ville, ce qui n'est pas le cas des Lamentations; une lamentations mésopotamienne inclut la restauration de la ville, ce qui n'est pas le cas des Lamentations.

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Cependant, l'œuvre postérieure et les lamentations mésopotamiennes ont le même objectif fondamental: expliquer la souffrance à grande échelle. Lorsque tout a été perdu et que l'on ne voit aucune raison à ce qui s'est passé, il faut donner un sens à l'événement par le biais d'une forme de cause à effet. L'"effet" était déjà connu – la chute de la ville – et les lamentations mésopotamiennes en fournissaient la cause: la volonté des dieux.

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Questions & Réponses

Que sont les lamentations mésopotamiennes?

Les lamentations mésopotamiennes sont des poèmes qui pleurent la chute d'une ville et expliquent sa destruction comme étant due à la volonté des dieux.

Quelle est la lamentation la plus célèbre de la Mésopotamie?

La lamentation mésopotamienne la plus célèbre est la Lamentation pour Sumer et Ur, qui évoque la chute de la ville d'Ur en 2004 avant notre ère.

Quel était le but dee lamentations mésopotamiennes?

Les Lamentations mésopotamienne offraient aux gens une réponse à la question de savoir pourquoi leur ville était tombée et pourquoi ils avaient souffert. Cette réponse était que c'était la volonté des dieux.

Les lamentations mésopotamiennes ont-elles influencé la littérature ultérieure?

Oui. Les lamentations mésopotamiennes ont influencé la littérature ultérieure, notamment les récits bibliques du livre de Jérémie, certains psaumes et, en particulier, le livre des Lamentations.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction pour WHE, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2026, mars 27). Lamentations Mésopotamiennes: Souffrance et volonté des dieux. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2884/lamentations-mesopotamiennes/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Lamentations Mésopotamiennes: Souffrance et volonté des dieux." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, mars 27, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2884/lamentations-mesopotamiennes/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Lamentations Mésopotamiennes: Souffrance et volonté des dieux." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 27 mars 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2884/lamentations-mesopotamiennes/.

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